• Gentils coquelicots
    que l'on croit frivoles et légers
    c'est vous qui venez
    tenir compagnie
    à nos morts oubliés
    C'est vous qui venez
           égayer
    leurs tombes abandonnées.
          


    13 commentaires
  • f-vrier-2008-055.jpg                             

    Pour se sentir vraiment vivant,il faut avoir le courage de prendre conscience que nous sommes pris dans beaucoup de morts...

    Il faut une vie entière pour essayer de naître.

                                              Christian Bobin

    Tout ce qui est visible n'est autre que quelque chose d'invisible à l'état de secret
                                                                                               Novalis                        


    15 commentaires
  • Si je n'avais qu'une heure à vivre...
    Oh l'immensité de cette heure!
    Comment remplir intensément
    cet ultime espace de temps ?
    Tout ce qui me resterait de vie
    ramassé en une heure.
    Cela me rendrait très grave;
    Je rentrerais au fond de moi
    pour choisir ce qui mérite
    d'éterniser cette heure :
    une musique que j'aime,
    un poëme qui m'émeut,
    une prière qui me rassure,
    un paysage qui m'apaise?
    Non !
    Je chercherais plutôt un être humain 
    qui me parle au coeur
    un être qui me ravirait
    par  notre transparence réciproque,
    un être qui me confirmerait
    dans ma certitude que ce que je sens de lui,
    ce qu'il sent de moi,ne peut périr.
    Et dans ce moment d'éternité,
    nous ne saurions plus qui de nous deux
    va mourir ou continuer de vivre car,
    au point que nous aurions atteint,
    les deux seraient indifférents.     Louis Evely
                                                                (1910-1985)


    11 commentaires
  • Tu es l'absent présent.
      Je ne te cherche plus, tu t'imposes à moi. Chaque fois que je prépare ma valise pour quitter la maison,c'est comme si tu te glissais dans mes bagages incognito, et je te découvre à l'arrivée et tu ris de ma surprise et tu me dis:"toi qui aimes écrire,qu'attends-tu pour me redonner la vie?"
      -Mais,mon petit,c'est difficile,bien sûr que je brûle d'écrire un poème à toi dédié
    mais il y a eu ces trois années sombres avant que tu ne nous quittes et nous avons failli sombrer ensemble dans la folie et dans la peur? Comment nous retrouver?
      Et tu me réponds avec ton fin sourire:"ne te décourage pas, tout a un sens, je ne suis pas venu au monde pour rien...cherche mais surtout aime la vie, c'est un cadeau trop immense pour le négliger,c'est parce que je l'aimais trop que je l'ai quittée, je ne pouvais pas me contenter de faire semblant,vis pour moi, tu me réjouiras"

    Toi qui voulais une seconde naissance,je suis dans l'attente de toi, je veux te la donner,car de ta mort doit jaillir la VIE. Je sais que tu attends cela, que cela est nécessaire pour que le drame de ta mort ne soit pas rejoué encore. L'ombre est là pour que tu en fasses de la lumière. Ta mort doit devenir source de VIE.

    Ainsi ,tous ces liens qui se sont créés ou qui se sont fortifiés depuis que je parle de toi, n'est-ce pas de la vie qui circule...Merci à tous ceux qui m'ont envoyé des commentaires ,des mails....Je n'espérais pas tant de chaleur, tant de partage, tant de compréhension...Merci infiniment et BON NOEL à tous...Croyants ou incroyants,peu importe...Vivons la vie et le partage.


    12 commentaires
  •   Celui qui, tel un météore, a accompli sa vie  en un temps record, pour apporter à ceux qui l'ont connu une lumière irremplaçable...C'est toi, mon fils mort à 19 ans, seul ,dans une maison déserte où tu  t'étais abrité du vent,,de la pluie, du froid et des tiens qui te cherchaient
      L'annonce de ta mort par un gendarme qui avait découvert ton cadavre déjà froid fut,à la fois, une épouvante absolue et,à la fois, un grand  apaisement...Seuls peuvent comprendre ceux qui sont passés par ce chemin...Je n'avais plus à te chercher,à m'angoisser en pensant que tu avais faim et froid, que tu étais seul...Je n'avais plus à me creuser la tête pour savoir comment te venir en aide, comment faire pour que tu acceptes notre aide...Une grande paix m'avait envahie...Tu ne souffrais plus et tu me chuchotais à l'oreille:

                                 "la vie est belle,il faut oser la vivre pleinement , la savourer, l'aimer...Aimer,maman,il n'y a que cela qui compte,vas-y maman,je suis parti pour ça...pour que vous puissiez vivre en paix" 


       Les trois semaines qui ont suivi ta mort, je les ai vécues dans la douleur mais pas dans l'effondrement car tu m'accompagnais...Je débordais d'amour à l'intérieur de moi, j'étais pleine de compassion pour ceux que je rencontrais, réconciliée avec tous, quelque soient les conflits qui avaient pu nous opposer, ils étaient devenus sans importance...C'était comme si tu m'avais envoyé ce que tu avais découvert , dans ta nouvelle vie ,dans ce lieu d'amour parfait où te trouvais...Et c'est parce que j'ai goûté à ça que je peux continuer à vivre dans la joie malgré tout...Mais il faut sans cesse ranimer la flamme.


    9 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique