• chanson pour Loulou de Julos Beaucarne

     

    Curieusement, le hasard m'a fait découvrir coup sur coup deux livres où le monde des vivants et le monde des morts est étroitement lié...

    Tout d'abord, le livre de François Cheng : "Quand reviennent les âmes errantes"

     

    "Alors que je suis encore vivante, les âmes de mes aîmés m'ont rejointe...Non, je ne doutais pas  que nous nous serions réunis mais je pensais que ce serait après ma mort.

    Or la faveur nous est accordée. J'aimerais croire que la frêle bougie qu'est  devenue ma vie consumée, jamais éteinte, bougie qui n'est plus que flamme, ait éclairé le chemin de retour de mes aîmés. Cette énigmatique chemin terrestre."

                                                    -------------

     

    Et puis ensuite "Le garçon qui voulait dormir" de Aharon Appelfeld

    Il y a des éléments autobiographiques dans ce livre.

    Ce jeune héros, qui a été déporté, se retrouve au sortir de la guerre, dans un camp d'apatrides et il traverse de longues périodes de sommeil, non pour fuir la réalité mais pour dialoguer avec ses parents disparus et ainsi découvrir ce à quoi il va destiner sa vie.

     

    " La plupart des hommes pensent que la mort nous sépare pour l'éternité. Il n'y a pas de plus grande erreur que cette conception. La mort est un des visages de la vie."

                                                     -------------

     

    Et curieusement  je retrouve cette chanson  que Julos a écrit après la mort de sa femme, cette chanson si pleine de tendresse et d'espoir.


    8 commentaires
  • Un petit livre léger et plein de couleurs et pourtant il parle d'un départ.

    Un petit livre reçu il y a quelques jours seulement.

    Un petit livre plein de vie où, avec beaucoup de tendresse et de simplicité, Kasimir (Clovis Perrin) nous parle de Suzanne , sa belle soeur qui vit alors ces derniers jours avec eux...

     

     

    img072.jpg

     

     

     

    Joie et douleur mêlées, je ressens un grand apaisement en lisant ces pages et en regardant ces dessins, une grande sérénité et j'en remercie l'auteur.

     

    C'est aux Editions du puits de Roulle mais vous pouvez aussi le trouver chez l'auteur (liens

    dans la colonne de droite)


    11 commentaires
  • "Le plus souvent, les êtres malheureux vivent plus longtemps : l'effroi de n'avoir pas vécu, de n'avoir pas aimé, leur confère cette énergie du désespoir qui maintient en vie à tout prix. Plus l'existence est entravée, opaque, inaccomplie, plus la mort devient inacceptable et scandaleuse, plus on repousse l'échéance."

                             Christiane Singer

     

     

     

      2012fev-003.jpg

     

    "Pour se sentir vraiment vivant, il faut avoir le courage de prendre conscience que nous sommes pris dans beaucoup de morts...Il faut une vie entière pour essayer de naître."

                              Christian Bobin


    16 commentaires
  •  

     

    Merci à Nelly qui m'a envoyé ce poème après avoir lu le texte du 7 décembre

     

     

    Colombe 


    8 commentaires
  • Quand il est mort

    je me suis dit

    on m'a dit

    vous avez fait tout ce que vous pouvez

     

    Lui-même me l'a dit aussi

    Je sentais sa main sur mon épaule

    son regard bienveillant qui me demandait

    de continuer à vivre pour lui

    maintenant

     

    qui me demandait

    de ne pas l'abandonner

    de savourer pour lui

    tout ce que la vie

    savait donner

    et dont il avait si peu profité.

     

    Vous avez fait tout ce que vous pouvez

    disaient-ils

    mais ce n'est pas vrai

    On n'a jamais fait tout ce qu'on peut

    on peut toujours plus

    et on ne le fait pas

    et on ne le sait pas

    on n'y croit pas

     

    On meurt avant de mourir

     

    Mais lui-même me disait

    et ce sont ces mots qui m'importent

     

    VIS

              VIS

                         VIS

     

    Et, lui, il est mort parce qu'il voulait vivre

    non pas mollement

    mais entièrement

    Dix-neuf ans, est-ce un âge pour mourir?

    Dix-neuf ans, cela suffit pour  laisser une trace sur la terre

    et beaucoup plus dans le coeur de ceux qui nous aiment...

     

     Et comme je l'ai dit, lors du premier 7 décembre où j'ai écrit sur mon blog :

    si je me laissais aller, j'aurais l'impression de le faire mourir une seconde fois

    si vous voulez relire les articles le concernant,ils sont dans la catégorie: à nos invisibles (colonne de gauche)

     


    27 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique