•   Ce matin je relisais les textes que j'ai écrits dans la rubrique: je me souviens (voir colonne à droite)...

    Et j'ai été surprise par certains que j'avais oubliés...

    Surprise aussi  de constater que cette famille nombreuse que j'avais imaginée pour tenir compagnie à ma solitude,( j'étais une enfant qui parlait peu et ne bougeait guère)

    Cette famille qui  transformait tout en chansons et en danses,

    cette famille pour qui chaque jour était une fête...

    cette famille que j'avais longtemps attendue...et puis que j'avais oubliée...trop occupée par les personnes réelles que je rencontrais...

    cette famille occupait à nouveau mes rêves, sous une autre forme, certes, avec d'autres visages, d'autres noms, d'autres préoccupations...

    mais toujours des chants et des danses et la joie de vivre...

    Il devient vital de les rendre encore plus vivants

    Etres de chair ou êtres imaginaires, lesquels sont les plus vrais?

     


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  •  

    Je me souviens.

    J'étais à l'école primaire.

    A la récréation, une institutrice avait  décidé de punir une de ses élèves qui, et ce n'était pas la première fois,

    avait mouillé sa culotte....Et pour lui faire honte, comme si la honte n'était déjà pas assez grande de s'être

    ainsi oubliée,elle lui avait mis sa culotte sur la tête et , d'autorité , elle avait demandé à toutes  de faire la

    ronde autour d'elle...Certaines avaient l'air de trouver cela très drôle...mais moi j'étais horrifiée...mais je n'ai

    pas osé désobéir....Cette scène est restée en moi et j'en éprouve de la honte  à chaque fois que j'y pense...

    et de la colère pour cette maîtresse malfaisante....


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  • "'L'inconnu nous offre souvent la possibilité de découvrir de nouvelles richesses en nous, le connu nous rend prisonnier de nos habitudes."

    C'est ce que Daniel écrit aujourd'hui sur son blog

     

    .

    Il y a quelques  jours, je lisais aussi J P Brouillaud et je m'étonnais de le voir rire  alors qu' il est dans un pays inconnu, qu'il il ne retrouve  pas sa tente et qu' il est aveugle ..

    .Et il rit alors qu'il s'est perdu...

     

    Un autre aussi raconte que lorsqu'il était enfant, il a pris un autre chemin que celui qu'il prenait habituellement pour rentrer de l'école et il s'est perdu...et il était presque déçu lorsqu'il a aperçu sa maison...l'aventure était finie...

     

    Moi, j'ai  toujours eu une peur panique de me perdre et cela ne s'arrange pas... et quand la panique vous prend, évidemment cela ne vous aide pas à vous retrouver...

    Le premier souvenir que j'ai :

    J'avais huit  ans et ma mère m'avait envoyé  chercher du lait...La laiterie se trouvait au fond d'une impasse, à cinq cents mètres de chez nous...et bien qu'ayant fait plusieurs fois le trajet avec elle, j'ai trouvé moyen de me perdre et j'ai demandé mon chemin à un passant...quand je suis revenue et que j'ai raconté ma mésaventure à ma mère,  celle-ci m'a crié après en me traitant d'incapable...et depuis lors, je me suis estimée incapable de 'm'orienter aisément comme tant d'autres savent le faire


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  • Pur esprit, à quinze ans , comme j'aurais aimé l'être...
    Ne plus être attaché à ce corps si pesant, si encombrant,
    si terne, si limité
    et pouvoir vagabonder au gré de ses désirs,
    dans les terres les plus lointaines,
    dans les lieux les plus secrets,
    entrer et voir et ressentir,
    s'enrichir de toutes les vies que l'on croise,
    pénètrer incognito partout où celà vibre...

    Ah! quel rêve merveilleux !
    jouer au passe-muraille,
    s'envoler là-haut et toucher les étoiles,
    faire la course avec les nuages..
    approcher au plus intime,
    de tous les êtres qui m'attirent ,
    sans crainte de les importuner,
    pouvoir être,en plusieurs lieux à la fois;
    n'est-ce pas magnifique?

    Oui mais
    les purs esprits n'ont pas de racine,
    les purs esprits ne font pas d'enfants.
    que ressentent-ils les purs esprits?
    Vivent-ils d'amour ?


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  • J'avais décidé, très jeune, de ne rien ressentir.

    Non, c'est faux, je n'avais rien décidé du tout.

    J'étais anesthésiée, ma vie se déroulait  en dehors de moi, à côté de moi...

    Qu'aurais je pu décider?

    Ne rien ressentir pour ne pas souffrir

    Ainsi, je n'étais pas concernée par les décisions que l'on m'imposait.

    Quand ma mère m'a dit ( j'avais alors huit ou neuf ans) que je n'irai plus jouer dans l'impasse avec les autres enfants du quartier, il n'y avait presque que des garçons , je n'ai même pas eu l'idée de protester  et j'ai laissé mes frères descendre et s'amuser avec les autres et je me suis réfugiée dans un monde imaginaire...

    Je n'étais pas malheureuse, j'avais au-dedans de moi toute une famille heureuse: ils chantaient , dansaient, riaient, ils s'écoutaient...Je les regardais,  et cela suffisait pour que je partage leur bonheur...J'avais un cahier où j'avais noté leur prénom, leur âge...Ce qu'ils vivaient me concernait plus que ce que l'on m'obligeait à vivre


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