• Dans sa tête

    Une petite phrase tourne sans arrêt.

     

    Elle marche dans les rues avec des  amis.

    Elle s'assoit   avec eux aux tables des cafés

    Elle mange avec eux

    Elle boit avec eux

    Elle parle avec eux

    Elle leur sourit même

    Et la petite phrase ne cesse de tourner.

    Mais eux ne le savent pas...

    Ils l'imaginent avec eux puisqu'elle est  là,

                          présente,

    qu'elle leur parle et qu'elle  leur sourit...

    Ils se leurrent

     

           Elle est absente

    Elle sauve les apparences

    par son semblant de sourire,

    son semblant de phrases

    son semblant de regard...

    Elle, elle est  avec cette petite phrase

                qui tourne dans sa tête

    sans cesse et qui la veut attentive, toute

    à ces quelques mots assemblés

    qu'elle tourne et retourne

    car elle voudrait bien en comprendre le sens

    ou plus exactement le pourquoi

    Le sens, il n'est que trop aisé à comprendre

    Le sens premier tout au moins

    mais le pourquoi de ce goût, de ce vertige

    et ce qu'il révèle  de ses manques et de sa recherche

    C'est cela qu'il lui faut découvrir.   

    D'abord ne pas se laisser effrayer par la vision

    Elle est là, nul ne l'ayant vue ne peut plus la nier ,

    l'accepter, en découvrir la beauté.

    elle n'est pas destruction,

    elle est transcendance  ,

    elle est curiosité passionnée

    de tout ce qu'un être humain peut ressentir.  

     

    J'ai retrouvé ce texte que j'ai écrit en 2013

    Je n'en ai qu'un très vague souvenir          

    si bien que je cherche quelle phrase tournait dans sa têteou dans la mienne à ce moment là


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  • Les mots coulent de  sa bouche

    Ils coulent, toujours les mêmes

    Et elle ne les reconnaît pas....

    Ils disent le manque

    ils disent la lassitude

    ils disent l'angoisse qui la guette

    partout où elle va...

    Et elle se demande s'ils disent vrai...

    "Je n'en peux plus , dit la voix

    vivre est trop fatigant,

    la beauté du monde je ne la vois pas

    à quoi bon continuer..."

    Et la litanie recommence

    les mots tournent en boucle et ne peuvent plus s'arrêter

    les mots la paralysent

    elle ne sait plus où elle en est....

     

    Mais rester muette serait peut-être pire...


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  • !                                                 Coloriage de muguet pour la fête du travail

    L' origine de la tradition du muguet.
    Cette tradition française remonte au début du XXe siècle.
    En 1890, lors des premiers défilés, les manifestants portaient un petit triangle rouge, symbole de la division de la journée de travail en trois parties (huit heures de travail, de sommeil et de loisirs).
    Ce triangle rouge a ensuite été remplacé par une fleur d'églantine, fleur traditionnelle du nord de la France et symbole de la foi en la Révolution. C’est en 1907 que le muguet, symbole du printemps en Ile-de-France, a remplacé l’églantine : le brin de muguet était alors porté à la boutonnière avec un ruban rouge. Dès lors, il est devenu habituel d'offrir un brin de muguet le jour de la Fête du Travail.

     

     

    La fête du travail est une fête internationale marquée par des manifestations du mouvement ouvrier dans le monde entier. Elle est célébrée à la date du 1er mai dans de nombreux pays du monde même si elle n’est pas toujours un jour férié légal. En Allemagne, le 1er mai, on porte traditionnellement un œillet rouge à la boutonnière. Au Royaume-Uni et en Irlande, la fête du travail n'est pas célébrée le 1er mai mais le premier lundi de mai. En Amérique du Nord, la fête du travail officielle (Labor Day) est célébrée le premier lundi de septembre mais il y a aussi une fête des travailleurs (jour non férié) le 1er mai.

     

    Bon premier mai !


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  • L’image contient peut-être : 1 personne, assis et nourriture

    Sarah Boutiouta

     

     

    Je découvre cette histoire sur internet, elle ouvre à la réflexion et à une plus  grande humanité, alors je la partage avec vous

    Une Dame demande :
    «Combien vendez-vous vos œufs ?»
    Le vieux vendeur répond :
    «0.50 ¢ un œuf, madame» .
    La Dame dit :
    «Je vais prendre 6 œufs pour 2.50$ ou je pars».
    Le vieux vendeur lui répond :
    «Achetez-les au prix que vous souhaitez, Madame. C'est un bon début pour moi parce que je n'ai pas vendu un seul œuf aujourd'hui et que j’ai besoin de ça pour vivre».

    Elle lui a acheté ses œufs à prix marchandé et est partie avec la sensation qu'elle avait gagné.
    Elle est entrée dans sa voiture élégante et est allée dans un restaurant élégant avec son amie.
    Elle et son amie ont commandé ce qu'elles voulaient. Elles ont mangé un peu et ont laissé beaucoup de ce qu'elles avaient demandé.
    Alors elles ont payés l'addition, qui était de 400$. Les dames ont donné 500$ et ont dit au propriétaire du restaurant chic de garder la monnaie comme pourboire...

    Cette histoire pourrait sembler assez normale vis-à-vis du patron du restaurant de luxe, mais très injuste pour le vendeur des œufs...

    La question que ça amène est:

    Pourquoi avons-nous toujours besoin de montrer que nous avons le pouvoir quand nous achetons à des nécessiteux ?
    Et pourquoi sommes-nous généreux avec ceux qui n'ont même pas besoin de notre générosité ?

    Une fois j'ai lu quelque part :

    «Mon père avait l'habitude d'acheter des biens à des pauvres à des prix élevés, même s'il n'avait pas besoin de ces choses.
    Parfois, il les payait plus cher. J'étais stupéfait. Un jour je lui ai demandé «pourquoi fais-tu ça papa?»
    Alors mon père répondit :
    «C' est une charité enveloppée dans la dignité, mon fils»

    Je sais que la plupart d'entre vous ne partageront pas ce message, mais si vous êtes l'une des personnes qui à prit le temps de lire jusqu'ici... Alors ce message de tentative «d'humanisation» aura fait un pas de plus...
    dans la bonne direction...  


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  •  

     

    Toujours il avait rêvé d'aventures

    et dans sa tête combien il en avait vécues !

     

    C'était un chercheur d'or,

    un amateur de nouveauté,

    un goûteur de beauté,

    un coureur.

     

    Mais en réalité, à cinquante ans passés, il constate

    que d'aventures, en réalité,

    il en a vécu très peu

    et encore manquaient elles de saveur,

    car il avait trop peur,

    peur du qu'en dira-t-on,

    peur de s'aliéner,

    peur de se perdre.

    Le rêve et la réalité restaient à l'opposé.

    Et la frustation en lui est devenue blessure

    béante, désespérante.

     

    Et, un jour, il a rencontré une ogresse aux yeux  de velours.

    Il s'est cru très audacieux, très courageux:

    "regardez ce que j'ose faire"

    Il s'est imaginé preux chevalier, braveur d'interdits.

    Et l'ogresse a applaudi.

    Pour le capter,

    elle lui a fait croire qu'elle était prête à se sacrifier

    à l'oeuvre à  créer.

    Elle est partie en croisade avec lui.

    Mais ce qu'elle voulait, c'était seulement le hacher menu.

    Et lui n'a rien compris et le piège s'est refermé.


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