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    Mes enfants, j'avais hâte de les voir grandir...C'était ma mission : j'étais là pour les aider à grandir, à devenir autonomes, à devenir eux-mêmes...Et je me réjouissais chaque fois que je les voyais devenir un peu plus indépendants...

     

    Mes petits enfants, j'en ai six, j'étais beaucoup moins pressée de les voir grandir...

    J'étais là pour me réjouir de leur présence, pour leur raconter des histoires, pour leur chanter des chansons...

    Et j'aurais bien aimé qu'ils restent petits un peu plus longtemps....

     

    L'autre jour, j'avais préparé le repas et je mangeais avec un de mes petits fils qui a dix-sept ans...

    Et, à un moment, il m'a demandé  comment s'étaient passées mes premières années d'instittutrice

    et j'ai eu beaucoup de bonheur à lui en parler et lui, je crois, à m'écouter...

    Et nous avons passé un très bon moment ensemble...

    Et je me suis dit alors que les petits enfants, même grands, même loin, pouvaient rester très proches de nous


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    Il en est qui rêvent tant et tant

    qu'ils en perdent le contact avec la réalité.

     

    J'en connais un qui s'achète un bateau et le dépose dans son jardin.

    La mer est loin. Néanmoins, il le garde précieusement ce bateau qui, peut-être, ne voguera jamais

    mais qui lui permet de mieux imaginer toutes ces belles traversées dont il rêve, sans les faire.

    Cela rapproche son rêve de la réalité.

     

    Cela fait dix ans qu'un autre parle à sa compagne

    du bel escalier qu'il va construire

    dans la maison  qui est sienne à la campagne

    mais qu'il ne peut encore habiter

    tant elle manque de confort.

    Il n'a pas le temps de faire les travaux,

    peut-être pas la force non plus

    mais, cette maison, il ne s'en séparera pas

    car elle alimente son rêve.

     

    J'en connais un autre qui ne rêve jamais

    sauf quand il dort.

    Et même encore, ce qui est trop dérangeant, il s'empresse de l'oublier...

    Quand il est réveillé, il s'accroche  à ce qu'il voit,

    à ce qui est à sa portée.

    Il a les deux pieds sur la  terre ferme,

    ils sont même,dirai-je, bien englués dans la boue.

    Hors de question qu'il s'envole,

    qu'il s'évade dans un rêve irréalisable.

    Lui, il sait se contenter de ce qu'il a..

    .Mais son habit a une odeur de retréci

    et distille un certain ennui teinté de gris.

     

    Et voila que parmi tous ces rêveurs et non rêveurs

    passe la jeune fille

    presque une enfant encore

    avec, dans  ses mains, une boîte à rêves...

    Elle ne les donne pas

    à qui n'en veut pas.

    Ce serait richesse perdue.

    Mais elle les expose, elle les fait luire au soleil

    Et parfois , de lui-même, un rêve prend son envol

    et se dépose dans la main de qui en a besoin

    et qui, s'il est un vrai sage,

    va marier ce rêve avec sa réalité.

    Et l'un et l'autre emmêlés,

    sa vie va devenir plus vibrante,

    plus enivrante, plus vive, plus douce,

    plus ouverte à tout ce qui vit autour de lui.

     

     


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    Un nouveau jour se lève...

     

    Je contemple le ciel qui hésite encore entre le rose et le gris...

     

    J'hésite moi aussi

    Je peux me laisser choir dans des frustations, des revendications diverses

    et teinter ainsi  de gris sale les heures qui me sont données à vivre...

    Je peux accuser les autres d'en être la cause puisqu'ils ne répondent pas à mon attente...

    Je peux me laisser dévorer par l'ennui...

     

    Je peux aussi choisir d'être heureuse ,

     sourire des imperfections de mes proches... et des miennes..

     et colorer ma journée de couleurs vives et enchanteresses

    Je peux tout voir en nouveauté

    et ne pas laisser les soucis de la veille

    me happer dès le réveil.

     

    Je sais

    Parfois les éléments extérieurs sont violents

    et nous assiègent

    Parfois aussi, cela dépend de nous,

    il suffit de changer notre regard

    et nous pouvons donner de belles couleurs au temps.

     


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  • Je vais chez mon docteur.

    La salle d'attente est pleine.

    J'attends près de deux heures.

    Il y a une mamie avec sa fille et deux tout petits.

    La fille s'occupe de son enfant; il y a un coin jeu et le petit, d'abord hésitant, devient vite très actif et joyeux...Il veut même donner des eux aux personnes qui attendent à côté de lui. La maman veille à ce qu'il range un jeu avant d'en sortir un autre.

    La mamie est très loquace et s'occupe d'une petite Kelly de deux mois qui est dans son landau.

    Son téléphone (celui de la mamie évidemment) sonne à plusieurs reprises et c'est chaque fois, une de ses filles qui l'appelle "Si seulement je n'avais pas eu cinq filles..."  Elles l'ont toutes appelée, sauf celle qui avec elle dans la salle d'attente...

    Et je sens comme une évidence qu'elle ne pense pas un mot de ce qu'elle vient de dire mais qu'elle se réjouit, au contraire, de les avoir, avec elles et d'être ainsi sollicitée à longueur de temps...

    Ce  qu'elle veut nous dire , c'est qu'une fille  a toujours besoin de sa maman et qu'un garçon, bien sûr, c'est plus indépendant...C'est ce qu'elle pense...La réalité est peut-être différente...Mais cela la rassure de penser ainsi.

     C'est pénible deux heures d'attente, surtout quand on est patraque...

    J'avais bien emporté un livre...mais trop de mouvement et de paroles.. J'ai besoin de silence pour lire...

    Et le grand livre de lavie était ouvert devant moi.


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  • Elle  parle de sa voisine qui est partie seule faire une randonnée dans les Cévennes...

    elle dit qu'elle n'éprouve plus le besoin de bouger tout le temps, d'aller au spectacle, de partir en voyage...

    Il y a  quelques années, quand elle vivait en Afrique, elle aimait se déplacer... et maintenant elle n'en éprouve plus le besoin...Son bonheur, c'est d'être chez elle...regarder les documentaires à la télé...et surtout lire, lire et encore lire...cela suffit à nourrir son besoin de découverte, son besoin de voyage...

     

     

    Lui, il dit qu'il n'aime pas les livres d'auto fiction...

    Il préfère imaginer, s'évader de la réalité, inventer...

    La réalité, pourquoi l'écrire, elle est ce qu'elle est , il suffit de la vivre...

    Elle l'écoute, elle comprend son point de vue

    Mais elle, elle ressent que la réalité a besoin d'être écrite pour être approfondie et mieux vécue

    Et que chacun l'écrit selon ce qu'il est, ce qu'il ressent et que l'imagination a sa part aussi dans cette quête de réalité


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