• Ce film est un conte plein de douceur et d'humanité.

    Notre voisine a emprunté ce DVD à la médiathèque et il lui a tellement plu qu'elle a eu envie de partager son plaisir avec nous

    Et, moi aussi enchantée, je l'ai porté à une autre voisine qui désirait le voir.

     Les Délices de Tokyo

    http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19553297&cfilm=235589.html

     

    C'est la rencontre de deux personnes qui cachent un lourd secret:

    un marchand de dorayakis (pâtisseries traditionnelles japonaises qui se composent de  deux pancakes fourrés de pâtede haricots rouges confits)

    et une adorable mamie pleine de fantaisie et de générosité qui va le convaincre de l'embaucher, elle a le secret d'une pâte exquise et prépare les haricots confits à merveille et c'est elle qui va redonner vie à la petite échoppe en difficulté

    On y retrouve les thèmes favoris de Kawase : la beauté de la nature (les cerisiers en fleurs sont omniprésents),les secrets de famille, l'attention aux riens de la vie

    Le film a l'intérêt de rappeler les problèmes concernant la place donnée aux malades au Japon, et en particulier l’exclusion dont furent victimes les lépreux d’après-guerre.

     

    " Tout en menant ce récit avec simplicité et candeur, Naomi Kawase (Still the water) ne cesse d'y chercher matière à une élévation. Elle reste ainsi ­fidèle à l'élan de spiritualité qui parcourt son cinéma, mais trouve, à tra­vers le personnage de Tokue, une ­manière plus émouvante d'exprimer sa foi en des forces invisibles présentes dans notre monde quotidien. La spécialiste des dorayakis n'a pas son pareil pour recommander d'écouter ce que racontent les haricots rouges ou les feuilles de cerisier. Elle ouvre un chemin vers la grâce et la possibilité de surmonter les épreuves. Et Naomi Kawase nous fait, avec ferveur, passer d'une recette de cuisine à une leçon de vie." — Frédéric Strauss (Télérama)

     


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  •    Une autre justice

    Hier soir, j'ai vu à la télé une émission sur "Une autre justice" et cela m'a beaucoup touchée

    C'est le titre du documentaire réalisé par Chloé Henri-Biabaud et Isabelle Vayron.

    Il nous montre des personnes qui souhaitent rencontrer les assassins de leurs proches pour dépasser le traumatisme.

    En exprimant leur douleur face au criminel, en apprenant de sa bouche  les circonstances du crime, elles trouvent un apaisement et peut-être un sens à leur vie, une façon de garder vivant en eux les disparus.

     

    Ainsi Agnès Furey dont la fille et  son enfant  ont été tués par Léonard, sept ans après le procès, décide de correspondre avec lui, et cela malgré la désapprobation de son entourage....Elle dit :"Ma fille m'avait dit qu'elle voulait aider ce garçon qui avait beaucoup souffert, c'est une façon pour moi de la garder vivante, de continuer ce qu'elle a voulu faire"

    Nous voyons aussi Léonard qui témoigne et dit : "c'est Agnès qui m'a fait comprendre que je n'étais pas un meurtrier mais seulement un homme qui avait tué et que je pouvais être aussi autre chose,  que je pouvais aussi avoir une action dans la prison pour qu'elle devienne plus humaine,elle m'a fait redevenir un être humain". Et des larmes coulaient sur ses joues...

    Il avait 19 ans quand il a commis cet acte et il se droguait...maintenant il est devenu un autre homme et, même condamné à perpétuité, sa vie a un sens.

    D'autres familles viennent expliquer leur parcours et leur détermination

    Il y avait une discussion ensuite, je n'ai pas pu la regarder hier...Trop fatiguée !

    Ce film repasse le 3 janvier à 20heures 30 sur LCP

     


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  • " Tu veux venir avec moi,  propose ma voisine, je vais au cinéma, je vais voir "Louise en hiver", c'est un dessin animé...

    J'hésite et puis je me décide  "pourquoi pas"

    Et je suis très vite saisie par le charme inouï de cette vieille dame au nez épaté...

    Le dernier train est parti sans elle et la voilà seule dans la petite station balnéaire de Biligen désertée...Plus personne dans les rues ni sur la plage...

    Mais Louise va affronter le froid et la solitude

    "C'est le film le plus intime que j'ai réalisé jusqu'à présent, dit le cinéaste de 76ans. La solitude, je la ressens aujourd'hui plus facilement. C'est un thème universel qui, comme la liberté, habite mes réalisations"

    "Les oiseaux ne font pas attention à moi, je dois leur paraître insignifiante", constate Louise dans une scène, tandis qu'elle vagabonde le long des falaises de Normandie avec "Pépère", chien devenu compagnon de fortune.

                          

                                                         Louise en hiver

     

    "Louise en hiver" a en partie été bâti en Bretagne, où Jean-François Laguionie vit et travaille. Le film est le prolongement animé d'une nouvelle écrite par le cinéaste il y a trente ans.

     

    " Laguionie sait capter du bout de son fusain les petits pas mesurés et craintifs des anciens lancés à l’assaut d’efforts physiques aussi anodins en apparence que monter une côte, ou marcher sur un sable trop mou, et cette déambulation tâtonnante a la beauté des carnets intimes de grand-mères." dit  Raspiengeas (Bande à part) et je partage tout à fait cette impression.

    Tout est épuré, minimaliste, en retenue. Presque pas de dialogues. Beaucoup de délicatesse et d'élégance.

    Les choses sans importance sont magnifiés et la beauté est avec nous.

    Le rythme lent et méditatif nous fait voyager loin, au profond de nous.

    Il est des voyages immobiles  qui nous entraînent au loin.

    il y a plusieurs jours que je l'ai vu et je suis encore sous le charme.

    Je remercie ma voisine.

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    Jean-François Laguionie à Annecy le 16 juin 2016 © JEAN-PIERRE CLATOT AFP

    Ce Franc-Comtois, qui a débuté aux côtés de Paul Grimault ("Le Roi et l'Oiseau"), loue la "diversité" de la production française actuelle et "la curiosité" de la nouvelle génération, dont il apprécie "la liberté de ton".

     

    Révélé en 1965 à Annecy avec le court métrage "La Demoiselle et le Violoncelliste", qui décrocha cette année-là le Grand prix du festival, Jean-François Laguionie a réalisé en tout huit courts métrages.

     

    L'un d'eux, "La traversée de l'Atlantique à la rame", lauréat de la Palme d'or du court et d'un César en 1978, a lancé sa carrière et fait de lui une référence mondiale de l'animation. En 1985, à l'aube de son premier long métrage - "Gwen, le Livre de sable" -, le réalisateur a créé La Fabrique, studio basé dans les Cévennes.

     

    "Louise en hiver", produit par Jean-Pierre Lemouland et Unité centrale au Canada, sortira dans les salles françaises le 23 novembre.

    Jean-François Laguionie à Annecy le 16 juin 2016 © JEAN-PIERRE CLATOT AFP

     

     


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  • " La vie, voyez-vous, ce n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit"

    C'est ainsi  que finit le roman"Une vie" de Maupassant.

    Et c'est en partie ce qui a décidé Stéphane Brizé de faire un film de ce roman.

    Il s'est senti en lien très intime avec Jeanne l'héroïne qui est confrontée à la désillusion, à la brutalité, aux mensonges...Elle voit disparaître tous les piliers qui soutenaient son idéal de beauté.

    A peine sortie du couvent où elle a fait ses études, elle se marie ou on la marie à un jeune homme qui se montre très vite infidèle, tyrannique, soucieux seulement des apparences.... son mari la trahit, sa bonne, son fils ensuite qui dilapide sa fortune....

     

     

    "Une vie", de Stéphane Brizé

    Une vie est un film sur la naïveté, la douceur confrontée à la rude vie. . De son actrice dont il ne filme jamais le regard,  Brizé ne se détache pourtant à aucun moment. Judith Chemla est de tous les plans. Elle devient Jeanne entièrement.  La vie passe devant Jeanne et Jeanne reste là, comme figée sur place, abandonnée par les hommes de sa vie.

     

    " Le film  ne convainc pas tout à fait. 

    Brizé manie l'ellipse comme personne, effectue des retours au passé ou enjambe les décennies avec virtuosité, joue des silences, des regards, des gestes. Il ne surligne rien, il indique. Délicate, fragile, innocente ou bafouée, éperdue et perdue, Judith Chemla accompagne ses allers et retours dans le temps. Solaire et joyeuse dans les années de jeunesse ; vieillie et accablée, au bord de la folie à la fin de sa vie. Pourtant, malgré ces qualités, « Une vie », qui devrait nous bouleverser, nous tient à distance. "

    C'est ce que je lis dans la critique des Echos et je partage assez ce point de vue.

    C'est un beau film, presque trop poétique, avec de très beaux paysages, une belle musique au piano forte de Olivier Beaumont

    Mais, c'est  vrai, on reste à distance...Néanmoins, je suis très heureuse d'avoir vu ce film, d'avoir lu le livre et d'avoir entendu Stéphane Brizé à la radio.

     


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  •  Claude Lelouch au 27e festival du Film britannique de Dinard, le 29 septembre 2016
 

    Claude Lelouch au 27e festival du Film britannique de Dinard, le 29 septembre 2016

     

     

    "  C'est un film choral qui fait le portrait d'une ville de province. J'avais envie de filmer la France qui est un pays que j'aime à la folie malgré ses défauts. Un pays où tout le monde veut commander et où personne ne veut obéir. J'ai choisi une ville comme Beaune au centre de la France. On a essayé, avec les plus grandes stars du cinéma français, de faire une comédie qui sera à la fois tendre, tragique, drôle. Pour moi, la vie est un mélange de genres, la vie est un tourbillon et c'est ce tourbillon qu'on a essayé de filmer.

     

     " Dans ce film, on va parler de ce qui est le plus en danger, l'amour. Aujourd'hui ce qu'il faut sauver, c'est l'amour. Il faut casser l'égoïsme dans lequel nous vivons. C'est le mal du siècle, les gens se referment sur eux-mêmes. On vit au paradis et on ne trouvera pas mieux. C'est nous qui l'avons transformé en enfer. C'est à nous de retrouver le paradis. L'égoïsme, c'est une forme de sécurité, les gens pensent qu'il va assurer leurs retraites. C'est tout le contraire : la chose la plus rentable au monde, c'est la générosité. Quand les gens l'auront compris, on changera le monde."

     

    C'est ce que dit Claude Lelouch qui préside le festival du film britannique à Dinard.

    Il est en plein montage de son prochain film "Chacun sa vie et son intime conviction"

    C'est un film que j'ai bien envie d'aller voir....

    C'est dans Culturebox que j'ai trouvé cette documentation

     

     
     

     


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