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    Je suis allée récemment à une soirée japonaise...Cela se passait dans un cinéma...Deux films japonais étaient au programme et entre les deux, nous pouvions déguster un petit repas du pays, ce qui était fort agréable, surtout après avoir vu le premier film:"La saveur des ramen"  que j'ai beaucoup apprécié

     

     

     

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    La Saveur des ramen

    Sortie le 03 octobre 2018
     

     

     

     

    d'après  Jacques Morice

    A la mort de son père, un grand chef japonais, le cuisinier Masato part à Singapour sur les traces de sa mère. Une délicate invitation au voyageDe Tampopo (1986) aux Délices de Tokyo (2015), on ne compte plus les films faisant honneur à l’art culinaire nippon.

    Eric Khoo, cinéaste éclectique (Be with me, Hôtel Singapura), vient compléter le tableau, en y ajoutant une touche de Singapour, son pays d’origine. Jeune cuisinier orphelin de mère, Masato travaille au Japon avec son père, un grand chef de ramen (bouillon typique de porc ou de poisson, avec des nouilles), dans un petit restaurant très couru. Le père meurt brutalement. Le fils décide alors de partir à Singapour pour retrouver le goût de certains plats liés à la mémoire de sa mère et de sa grand-mère. Ce périple initiatique l’amène à retrouver un oncle et à réveiller une part sombre et enfouie de l’histoire familial.

    Sur la spécificité culturelle du Japon et de Singapour, sur leurs liens tendus ou étroits, le film est instructif et sensible, chacun des personnages apportant une pièce au puzzle familial que reconstitue peu à peu Masato.  

    La préparation en cuisine et la dégustation autour de la table et les mets sont décrits et célébrés comme un langage à part entière, un moyen de découverte, de partage et de réconciliation. On goûte et on commente toutes sortes de saveurs, celle des ramen mais aussi du chili de crabe ou du bak kut teh, soupe très populaire de Singapour. Le tout ouvre grand l’appétit. —

     

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  •   Cette semaine, j'ai vu ce film à la télé et je sais que je ne l'oublierai pas
     
     
     
     
           En Allemagne de l'Ouest, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
    Un adolescent, Michael Berg, fait par hasard la connaissance de Hanna, une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant.
    Pendant plusieurs mois, Michael rejoint Hanna chez elle tous les jours, et l'un de leurs jeux consiste à ce qu'il lui fasse la lecture.
    Il découvre peu à peu le plaisir qu'elle éprouve tandis qu'il lui lit L'Odyssée, Huckleberry Finn et La Dame au petit chien.
    Hanna reste pourtant mystérieuse et imprévisible. Un jour, elle disparaît, laissant Michael le coeur brisé.

    Huit ans plus tard, devenu étudiant en droit, Michael assiste aux procès des crimes de guerre Nazi. Il retrouve Hanna... sur le banc des accusés.
    Peu à peu, le passé secret de Hanna est dévoilé au grand jour...
    Quand il l'a connu, elle était employée dans les transports publics...On lui a proposé une promotion dans les bureaux, elle n'a pas osé dire qu'elle était analphabète, elle avait trop honte...Alors elle a  accepté un emploi de gardienne sans trop savoir ce qu'il en était....On lui reproche surtout d'avoir laissé périr 300 personnes juives enfermées dans une  église alos qu'un incendie venait de se déclarer...Quand le juge lui  demande pourquoi elle n'a pas ouvert les portes, elle ne sait que répondre: Mais si javais ouvert, elles se seraient échappées, on n'aurait pas pu les garder....
     
    Combien d'êtres humains deviennent criminels  simplement par obéissance aux ordres qui leur ont été donnés?
     
    J'imagine le choc que cela a dû être pour ce jeune homme de découvrir que la première femme qu'il a aimée est une criminelle....
     
       Jamais manichéen, d'une sobriété infaillible, le film s'abstient de toute réponse : implacablement, ces questions minées nous sautent à la figure.

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  • Ce film est un conte plein de douceur et d'humanité.

    Notre voisine a emprunté ce DVD à la médiathèque et il lui a tellement plu qu'elle a eu envie de partager son plaisir avec nous

    Et, moi aussi enchantée, je l'ai porté à une autre voisine qui désirait le voir.

     Les Délices de Tokyo

    http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19553297&cfilm=235589.html

     

    C'est la rencontre de deux personnes qui cachent un lourd secret:

    un marchand de dorayakis (pâtisseries traditionnelles japonaises qui se composent de  deux pancakes fourrés de pâtede haricots rouges confits)

    et une adorable mamie pleine de fantaisie et de générosité qui va le convaincre de l'embaucher, elle a le secret d'une pâte exquise et prépare les haricots confits à merveille et c'est elle qui va redonner vie à la petite échoppe en difficulté

    On y retrouve les thèmes favoris de Kawase : la beauté de la nature (les cerisiers en fleurs sont omniprésents),les secrets de famille, l'attention aux riens de la vie

    Le film a l'intérêt de rappeler les problèmes concernant la place donnée aux malades au Japon, et en particulier l’exclusion dont furent victimes les lépreux d’après-guerre.

     

    " Tout en menant ce récit avec simplicité et candeur, Naomi Kawase (Still the water) ne cesse d'y chercher matière à une élévation. Elle reste ainsi ­fidèle à l'élan de spiritualité qui parcourt son cinéma, mais trouve, à tra­vers le personnage de Tokue, une ­manière plus émouvante d'exprimer sa foi en des forces invisibles présentes dans notre monde quotidien. La spécialiste des dorayakis n'a pas son pareil pour recommander d'écouter ce que racontent les haricots rouges ou les feuilles de cerisier. Elle ouvre un chemin vers la grâce et la possibilité de surmonter les épreuves. Et Naomi Kawase nous fait, avec ferveur, passer d'une recette de cuisine à une leçon de vie." — Frédéric Strauss (Télérama)

     


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  •    Une autre justice

    Hier soir, j'ai vu à la télé une émission sur "Une autre justice" et cela m'a beaucoup touchée

    C'est le titre du documentaire réalisé par Chloé Henri-Biabaud et Isabelle Vayron.

    Il nous montre des personnes qui souhaitent rencontrer les assassins de leurs proches pour dépasser le traumatisme.

    En exprimant leur douleur face au criminel, en apprenant de sa bouche  les circonstances du crime, elles trouvent un apaisement et peut-être un sens à leur vie, une façon de garder vivant en eux les disparus.

     

    Ainsi Agnès Furey dont la fille et  son enfant  ont été tués par Léonard, sept ans après le procès, décide de correspondre avec lui, et cela malgré la désapprobation de son entourage....Elle dit :"Ma fille m'avait dit qu'elle voulait aider ce garçon qui avait beaucoup souffert, c'est une façon pour moi de la garder vivante, de continuer ce qu'elle a voulu faire"

    Nous voyons aussi Léonard qui témoigne et dit : "c'est Agnès qui m'a fait comprendre que je n'étais pas un meurtrier mais seulement un homme qui avait tué et que je pouvais être aussi autre chose,  que je pouvais aussi avoir une action dans la prison pour qu'elle devienne plus humaine,elle m'a fait redevenir un être humain". Et des larmes coulaient sur ses joues...

    Il avait 19 ans quand il a commis cet acte et il se droguait...maintenant il est devenu un autre homme et, même condamné à perpétuité, sa vie a un sens.

    D'autres familles viennent expliquer leur parcours et leur détermination

    Il y avait une discussion ensuite, je n'ai pas pu la regarder hier...Trop fatiguée !

    Ce film repasse le 3 janvier à 20heures 30 sur LCP

     


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  • " Tu veux venir avec moi,  propose ma voisine, je vais au cinéma, je vais voir "Louise en hiver", c'est un dessin animé...

    J'hésite et puis je me décide  "pourquoi pas"

    Et je suis très vite saisie par le charme inouï de cette vieille dame au nez épaté...

    Le dernier train est parti sans elle et la voilà seule dans la petite station balnéaire de Biligen désertée...Plus personne dans les rues ni sur la plage...

    Mais Louise va affronter le froid et la solitude

    "C'est le film le plus intime que j'ai réalisé jusqu'à présent, dit le cinéaste de 76ans. La solitude, je la ressens aujourd'hui plus facilement. C'est un thème universel qui, comme la liberté, habite mes réalisations"

    "Les oiseaux ne font pas attention à moi, je dois leur paraître insignifiante", constate Louise dans une scène, tandis qu'elle vagabonde le long des falaises de Normandie avec "Pépère", chien devenu compagnon de fortune.

                          

                                                         Louise en hiver

     

    "Louise en hiver" a en partie été bâti en Bretagne, où Jean-François Laguionie vit et travaille. Le film est le prolongement animé d'une nouvelle écrite par le cinéaste il y a trente ans.

     

    " Laguionie sait capter du bout de son fusain les petits pas mesurés et craintifs des anciens lancés à l’assaut d’efforts physiques aussi anodins en apparence que monter une côte, ou marcher sur un sable trop mou, et cette déambulation tâtonnante a la beauté des carnets intimes de grand-mères." dit  Raspiengeas (Bande à part) et je partage tout à fait cette impression.

    Tout est épuré, minimaliste, en retenue. Presque pas de dialogues. Beaucoup de délicatesse et d'élégance.

    Les choses sans importance sont magnifiés et la beauté est avec nous.

    Le rythme lent et méditatif nous fait voyager loin, au profond de nous.

    Il est des voyages immobiles  qui nous entraînent au loin.

    il y a plusieurs jours que je l'ai vu et je suis encore sous le charme.

    Je remercie ma voisine.

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    Jean-François Laguionie à Annecy le 16 juin 2016 © JEAN-PIERRE CLATOT AFP

    Ce Franc-Comtois, qui a débuté aux côtés de Paul Grimault ("Le Roi et l'Oiseau"), loue la "diversité" de la production française actuelle et "la curiosité" de la nouvelle génération, dont il apprécie "la liberté de ton".

     

    Révélé en 1965 à Annecy avec le court métrage "La Demoiselle et le Violoncelliste", qui décrocha cette année-là le Grand prix du festival, Jean-François Laguionie a réalisé en tout huit courts métrages.

     

    L'un d'eux, "La traversée de l'Atlantique à la rame", lauréat de la Palme d'or du court et d'un César en 1978, a lancé sa carrière et fait de lui une référence mondiale de l'animation. En 1985, à l'aube de son premier long métrage - "Gwen, le Livre de sable" -, le réalisateur a créé La Fabrique, studio basé dans les Cévennes.

     

    "Louise en hiver", produit par Jean-Pierre Lemouland et Unité centrale au Canada, sortira dans les salles françaises le 23 novembre.

    Jean-François Laguionie à Annecy le 16 juin 2016 © JEAN-PIERRE CLATOT AFP

     

     


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