• à nos invisibles

     

    Anne Arnaud-peinture horizontale marine-tableau bleu-gris-180X60cm huile sur toile

  •   " C'est le deuil qui m'a mise en marche.  Qui m'a appelée à la vigilance. Surtout ne pas regarder en arrière comme la femme de Lot, par crainte de "devenir une colonne de sel", d'être figée dans un passé sans fin. Toujours aller de l'avant, ne pas s'arrêter en chemin : telle est la sagesse de vie Que m'ont apprise ce bord de mer, ses calmes et ses tempêtes.Lorsque la montagne, si escarpée soit-elle, se^résente sous nos pas, il nous faut faire le deuil de toutes les plaines, de toutes les mers que nous avons traversées.  Il nous faut prendre notre courage à deux mains et trouver le souffle pour gravir la  montée.  De même lorsque nous dans le ravin de la mort, il nous faut remonter la pente, si abrupte soit-elle, pour remonter à la  lumière. Qui ne suit pas cette sagesse de vie laisse le mal etla faute arrêter son chemin. Il fige le. destin, prend le risque d'emmurer son coeur  , d'être transformé en colonne de sel. Car qui s'arrête en route ne sait plus pardonner, aller au-delà de la faute ou du faux-pas. Marcher, aller de l'avant, c'est au contraire laisser la vie aller son chemin. Laisser l'Esprit souffler et il souffle où il veut."

                              Charlotte Jousseaume ( Le silence est ma joie)

     

    En marche mais accepter ce qui vient...Il est  des moments  où l'on se sent anéanti, se dire que ce n'est qu'un passage, qu'il faut parfois faire des pauses, des petites pauses...Que ces petites pauses sont nécessaires à la  marche


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  • Envol pour un nouveau voyage.

                                                 de Benoît Marchon

     

    "Quelqu'un meurt,

    et c'est comme des pas qui s'arrêtent.

    Mais si c'était un départ pour un nouveau voyage?

     

    Quelqu'un meurt,

    et c'est comme un arbre qui tombe;

    Mais si c'était unegraine germant dans une terre nouvelle?

     

    Quelqu'un meurt,

    et c'est comme une porte qui claque.

    Mais si c'était un passage s'ouvrant sur d'autres paysages?

     

    Quelqu'un meurt,

    et c'est comme un silence qui hurle.

    Mais s'il nous aidait à entendre la fragile musique de la vie?"

     

     

    Je vous remercie pour tous vos messages chaleureux...

    Même si je ne peux vous voir , je me sens reliée à vous et cela m'aide à tenir debout;

    Merci !

     

                                                                    


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  • Aujourd'hui, avec mes enfants et mes petits enfants, , nous étions réunis

    au cimetière pour l'enterrement de Bernard : mon mari, mon compagnon

    depuis cinquante-deux ans.

    un cancer de la prostate, puis un cancer des os  et du foie l'ont terrassé...

    J'ai pu aller le voir....J'espérais le  revoir encore  quelques jours mais

    une heure après mon départ, il  s'est éteint.

    L'infirmière m'a dit: "il vous a vu, cela l'a réconforté, il a pu partir en paix"

     

    Et c'est juste  ces jours-ci, que je reçois le poème de William Blake

     

    " Je suis debout au bord de la plage.
    Un voilier passe dans la brise du matin,
    et part vers l'océan.
    Il est la beauté, il est la vie.
    Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
    Quelqu'un à mon côté dit : « il est parti !»

    Parti vers où ?
    Parti de mon regard, c'est tout !
    Son mât est toujours aussi haut,
    sa coque a toujours la force de porter
    sa charge humaine.
    Sa disparition totale de ma vue est en moi,
    pas en lui.

    Et juste au moment où quelqu'un prés de moi
    dit : «il est parti !»
    il en est d'autres qui le voyant poindre à l'horizon
    et venir vers eux s'exclament avec joie :
    «Le voilà !»

    C'est ça la mort !
    Il n'y a pas de morts.
    Il y a des vivants sur les deux rives."

    Poème de William Blake


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    " Amis bien aimés,

    Ma loulou est partie pour le pays de l'envers du décor. Un homme lui a donné neuf coups de poignards dans sa peau douce. C'est la société qui est malade. Il nous faut la remettre d'aplomb et d'équerre, par l'amour, et l'amitié, et la persuasion.

    C'est l'histoire de mon petit amour à moi, arrêté sur le seuil de ses 33 ans. Ne perdons pas courage, ni vous ni moi, je vais continuer ma vie et mes voyages avec ce poids à porter en plus et mes 2 chéris qui lui ressemblent.

    Sans vous commander, je vous demande d'aimer plus que jamais ceux qui vous sont proches. Le monde est une triste boutique, les cœurs purs doivent se mettre ensemble pour l'embellir, il faut reboiser l'âme humaine. Je resterai sur le pont, je resterai un jardinier, je cultiverai mes plantes de langage. A travers mes dires, vous retrouverez ma bien-aimée ; il n'est de vrai que l'amitié et l'amour. Je suis maintenant très loin au fond du panier des tristesses. On doit manger chacun, dit-on, un sac de charbon pour aller en paradis. Ah ! Comme j'aimerais qu'il y ait un paradis, comme ce serait doux les retrouvailles.

    En attendant, à vous autres, mes amis de l'ici-bas, face à ce qui m'arrive, je prends la liberté, moi qui ne suis qu'un histrion, qu'un batteur de planches, qu'un comédien qui fait du rêve avec du vent, je prends la liberté de vous écrire pour vous dire ce à quoi je pense aujourd'hui : Je pense de toutes mes forces qu'il faut s'aimer à tort et à travers. "

    Julos - nuit du 2 au 3 février 1975 - Ecrit après l’assassinat de sa femme par leur jardinier. (Texte dit par Claude Nougaro dans son album "Femmes et famines")


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    J'ai découvert  ce tableau et ce commentaire dans Artips

     

     

     

     

     

     

     

    Voici une petite famille italienne du XVIIe siècle qui nous fixe d’un œil grave. À l’arrière-plan, le père. Au centre, le bébé allaité par… une personne très barbue. Mais qui cela peut-il bien être ?

    Ce tableau surprenant, peint par l’espagnol José de Ribera, est une commande du vice-roi de Naples. Ce dernier lui demande de représenter cette famille, et notamment cette "femme à barbe".

    Vous n'arrivez pas à voir les images ? Contactez-nous sur jean@artips.fr

    José de Ribera, Magdalena Ventura avec son mari et son enfant, 1631, huile sur toile, 212 x 144 cm, Hospital de Tavera, Tolède
    Voir en grand

     

     

     

    Son visage, velu et viril, contraste avec son sein rond, bizarrement placé au milieu du buste. Ajoutons à cela une pénombre tout à fait dramatique… Bref, tout ceci donne au tableau une curieuse étrangeté.

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    Détail de l'œuvre

     

     

     

    Heureusement, l’artiste ne nous laisse pas dans le flou. À droite, sous un coquillage symbolisant l’hermaphrodisme, Ribera peint une longue inscription. On y apprend que la femme en question est Magdalena Ventura, une Italienne âgée de 52 ans, mère de trois enfants.

    On découvre aussi que cette superbe barbe lui est apparue à la fin de la trentaine. Mais la raison d’être de cette toile tient dans les quatre premiers mots en latin : En magnum natura miraculum, ce qui signifie "un grand miracle de la nature".

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    Détail de l'œuvre

     

     

     

    Au XVIIe siècle, les "femmes à barbe" sont vues comme des prodiges, des raretés absolument fascinantes.

    Ce sont des "curiosités" que le vice-roi de Naples, commanditaire du tableau, collectionne avec ferveur. Il possède déjà d’autres portraits d’êtres au physique alors considéré comme monstrueux.

     

     

     

     

    Voilà pourquoi Ribera, à sa demande, représente Magdalena Ventura avec autant de soin et de réalisme.

    Mais l’artiste ne se contente pas de la réduire à sa seule bizarrerie : il peint son modèle avec beaucoup de dignité, et fait du portrait un de ses chefs-d’œuvre.

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    José de Ribera, Magdalena Ventura avec son mari et son enfant, 1631, huile sur toile, 212 x 144 cm, Hospital de Tavera, Tolède. Détail de l'œ


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