• Hier soir, j'écoute "La Grande Librairie"...

    Parmi les personnes présentes il y a François Cheng dont je viens justement d'acheter son nouveau livre ...

    Il nous parle de l'âme...sujet dont on parle peu de nos jours

    Un neurobiologiste , présent sur le plateau, semble dire  que âme et cerveau sont une seule et même chose...

    Evidemment, François Cheng ne peut être d'accord...Même le mot "esprit" n'a pas le même sens...On peut  avoir perdu l'esprit, à la suite d'un accident ou être malade d' Azheimer, et l'on demeure quand même une personne digne de respect...

    Je suis aussi très touchée par les propos d'Abd Al Malik qui vient d'écrire un livre sur Albert Camus qu'il considère comme son grand frère spirituel, celui qui l'a tiré par le  haut, qui lui a permis de donner le meilleur de lui-même.

    Je reparlerai certainement, un jour, de  ces deux écrivains


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  • J'aime le cimetière qui se pare de belles couleurs.

    J'aime, qu'au moins une fois dans l'année, on témoigne des liens qui demeurent avec ceux qui nous ont quittés.

    Bien sûr, on peut le faire à n'importe quel moment de l'année.

    Bien sûr, on peut rester relié même sans aller au cimetière...

     

     


    – Poème amérindien

     

     

    Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !
    Laissez-moi partir
    Car j’ai tellement de choses à faire et à voir !
    Ne pleurez pas en pensant à moi !

     

    Soyez reconnaissants pour les belles années
    Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !
    Vous ne pouvez que deviner
    Le bonheur que vous m’avez apporté !

     

    Je vous remercie pour l’amour que chacun m’a démontré !
    Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
    Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
    La confiance vous apportera réconfort et consolation.

     

    Nous ne serons séparés que pour quelques temps !
    Laissez les souvenirs apaiser votre douleur !
    Je ne suis pas loin et et la vie continue !
    Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !

     

    Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,
    Et si vous écoutez votre cœur, vous sentirez clairement
    La douceur de l’amour que j’apporterai !

     

    Quand il sera temps pour vous de partir,
    Je serai là pour vous accueillir,
    Absent de mon corps, présent avec Dieu !

     

    N’allez pas sur ma tombe pour pleurer !
    Je ne suis pas là, je ne dors pas !

     

    Je suis les mille vents qui soufflent,
    Je suis le scintillement des cristaux de neige,
    Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
    Je suis la douce pluie d’automne,
    Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,
    Je suis l’étoile qui brille dans la nuit !

     

    N’allez pas sur ma tombe pour pleurer
    Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.


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  • " Rien de plus heureux que de penser à ceux qui ne sont plus : ils reviennent par cette pensée et c'est comme si on gagnait un bras de fer avec la mort, éprouvant la douceur d'être momentanément vainqueur des ténèbres des ténèbres.

    Le sourire à mes lèvres, c'est ton sourire. ..." 

                               Christian Bobin (Noireclaire)

    C'est dans le dernier livre de Christian Bobin, c'est une longue lettre d'amour à celle qu'il aimait et qui est morte brusquement , il y a vingt ans et pour lui, elle est toujours aussi vivante et il éprouve toujours le besoin de lui parler


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  • 7 décembre

    C'est l'anniversaire de mon plus jeune fils,

    L'anniversaire de son arrivée sur terre

    et, 19 ans plus tard, l'anniversaire de son départ.

    mais dans nos coeurs, il est toujours vivant  et il nous appartient de le garder vivant parmi nous.

    La frontière entre les vivants et les morts n'est pas si étanche... et on peut communiquer avec eux sans paroles, sans vision,

    simplement en  gardant  précieusement la petite flamme de notre amour...

     

    Je relis ce que j'avais écrit, à cette date, la première année où j'ai commencé ce blog, c'est-à-dire en 2007.

     

     

    le 7 décembre 2007

    Joie et douleur mêlées...Je me dis que , enfin tu ne souffres plus, enfin je ne suis plus morte d'inquiétude...

    Le pire est arrivé, il n'est plus à craindre..

    Mais c'est intolérable, on ne met pas au monde un enfant pour, quelques années plus tard, le porter en terre...

    il y a maldonne,il faut recommencer la partie mais rien ne se recommence et tout se vit...

    Et tu es là, derrière mon épaule , et surtout au plus profond de moi, et tu me dis:

    " tout ce que je n'ai pas vécu, vis le à ma place, tout ce que je n'ai pas admiré, admire le pour moi".. .Si je me laissais aller,ce serait comme si je te faisais mourir une seconde fois...Alors, je vis mon enfant, je vis !

     

    le 23 décembre 2007

    Tu es l'absent présent.
      Je ne te cherche plus, tu t'imposes à moi. Chaque fois que je prépare ma valise pour quitter la maison,c'est comme si tu te glissais dans mes bagages incognito, et je te découvre à l'arrivée et tu ris de ma surprise et tu me dis:"toi qui aimes écrire,qu'attends-tu pour me redonner la vie?"
      -Mais,mon petit,c'est difficile,bien sûr que je brûle d'écrire un poème à toi dédié
    mais il y a eu ces trois années sombres avant que tu ne nous quittes et nous avons failli sombrer ensemble dans la folie et dans la peur? Comment nous retrouver?
      Et tu me réponds avec ton fin sourire:"ne te décourage pas, tout a un sens, je ne suis pas venu au monde pour rien...cherche mais surtout aime la vie, c'est un cadeau trop immense pour le négliger,c'est parce que je l'aimais trop que je l'ai quittée, je ne pouvais pas me contenter de faire semblant,vis pour moi, tu me réjouiras"

    Toi qui voulais une seconde naissance,je suis dans l'attente de toi, je veux te la donner,car de ta mort doit jaillir la VIE. Je sais que tu attends cela, que cela est nécessaire pour que le drame de ta mort ne soit pas rejoué encore. L'ombre est là pour que tu en fasses de la lumière. Ta mort doit devenir source de VIE.

    Ainsi ,tous ces liens qui se sont créés ou qui se sont fortifiés depuis que je parle de toi, n'est-ce pas de la vie qui circule...Merci à tous ceux qui m'ont envoyé des commentaires ,des mails....Je n'espérais pas tant de chaleur, tant de partage, tant de compréhension...Merci infiniment et BON NOEL à tous...Croyants ou incroyants,peu importe...Vivons la vie et le partage.

     

     

    Cette année, il y aura 20 ans que tu es notre absent présent.

     

     

     


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  • Ce matin, j'ouvre au hasard le dernier livre de François Cheng

    Je pense d'abord que le hasard fait bien les choses en ce jour de Toussaint...

    Je suis quand même heurtée par les premiers mots" restons inconsolables"

    Devrions-nous passer notre vie à pleurer?

    Certainement pas.

    Au contraire, la fidélité à nos morts nous oblige , nous donne le devoir de  savourer tous les bonheurs de la vie, ,de les vivre intensément  en union avec eux qui ne sont plus et ne peuvent plus en jouir qu'à travers nous...

    Mais la joie est inséparable du malheur. Et la vie sur terre est inséparable de la mort...Et le jour a besoin de la nuit...

    Par peur de souffrir, nous risquons de nous fermer et de nous priver de bien des bonheurs qui jalonnent notre vie.

    Les cris peuvent devenir des chants  apaisants et très beaux...

    Ce poème magnifie la tendresse et c'est pourquoi je veux le garder en moi

     

     

                                                            de François Cheng (La vraie gloire est ici)

    "Restons inconsolables,

    restons inconsolés.

     

    Laissons survivre en nous nos morts,

    Laissons creuser en nous nos remords,

    Gardons jusqu'au bout la douleur des disparus?

    Gardons jusqu'au bout nos propres douleurs tues.

    Que le tourment soit notre pain quotidien,

    Que soit notre vin larmes et sang versés,

    Il nous faut apprendre à durer

    Jusqu'à ce que tout soit transmué,

    Jusqu'à ce que soit transfigurée

    Toute cette expérience de

           l'éternelle souvenance.

     

    Que les cris de nos morts se mêlent aux nôtres,

    que nos cris saccadés se changent en chant,

    Seul le chant peut submerger l'oubli,;

    Il nous faut apprendre à durer

    Jusqu'à ce que nous reviennent

    Les instants de promesse et de tendresse

    -soleil buvant rosée, lune aspirant marée-

    Poignante tendresse humaine, la seule qui compte,

    C'est pour elle que nous sommes venus au monde.

    qu'ils viennent, qu'ils viennent donc

     

    Ces instants tels que les change

       l'éternelle advenance !"

    Le chant seul peut déborder le temps


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