• (J'ai souvent fait apprendre ce poème à mes élèves, ils se régalaient et  moi aussi)

     

     

     

    Dans la nuit de l'hiver

    galope un grand homme blanc

    galope un grand  homme blanc. 

     

    C'est un bonhomme de neige

    avec une  pipe en bois

    un grand bonhomme de neige

    poursuivi par le froid

     

    Il arrive au village

    il arrive au village

    voyant de la  lumière

    le voilà rassuré.

     

    Dans une petite  maison

    il entre sans frapper

    Dans une petite  maison

    il entrer sans frapper

    et pour se réchauffer

    et pour se réchauffer

    s'assoit sur le poêle rouge

    et d'un coup disparaît

    ne laissant que sa pipe

    au milieu d'une flaque d'eau

    ne laissant que sa  pipe

    et puis son vieux chapeau...


    18 commentaires
  •  

     

      Il est des chants, des poèmes chantés qui m'accompagnent depuis des années, des chants qui font partie de moi-même même si j'en oublie les paroles et ce poème de Germain Nouveau en est un.

    C'est un ami qui me l'a fait découvrir.

    A cette époque-là, nous faisions partie d'un groupe de théâtre amateur et il nous était parfpis demandé de choisir un texte et de le dévoiler aux autres...Et j'ai été tout de suite  saisie par l'exquise douceur qui se dégageait de ce poème. Et mon ami me demanda si  je voulais le chanter.

    " Comme une ville qui s'allume "

    Ce sont les premiers mots, on pense d'abord à quelque chose d'universel? Et surprise ! 

    Cela se termine par "j'ai soif d'un baiser"

    Comment cela peut-il se réclamer, un baiser ?  N'est-ce pas inconvenant?  Un baiser, cela ne peut venir que d'un élan réciproque, cela ne se réclame pas.

    Mais non, je me trompe, rien n'est réclamé, le poète dit simplement ce qu'il ressent, ce qu'il éprouve

    Et "qu'il se donne ou qu'il se refuse, dit-il, je veux vivre pour ce baiser"

    Et ensuite, il dit "Je veux mourir pour ce baiser"

    Et finalement, c'est la même chose.

    Les mots nous trahissent parfois en nous disant une chose et son contraire.

    Et pourtant, pour parvenir à s'unifier, il nous faut bien allier les contraires.

    Mais où vais-je m'égarer?

    Est-ce pour ces contradictions apparentes que j'ai aimé ce poème chanté?

    Je ne sais. Je sais seulement qu'il m'accompagne.

     

    Voici le poème

    " Comme une ville qui s'allume

    Et que le vent vient d'embraser

    Tout mon être brûle et se consume

    J'ai soif, oh ! j'ai soif d'un baiser.

     

    Baiser de la bouche et des lèvres

    Où notre amour vient se poser

    Plein de délices et  de fièvre

    J'ai soif, oh ! j'ai soif d'un baiser.

     

    Baiser multiplié que l'homme

    Ne pourra jamais épuiser

    O toi que tout mon être nomme

    J'ai soif, oh ! j'ai soif d'un baiser;

     

    Fruit doux où la lèvre s'amuse

    Beau fruit qui rit de s'écraser

    Qu'il se donne ou qu'il se refuse

    Je veux vivre pour ce baiser.

     

    Baiser d'amour qui règne et sonne

    Au coeur battant à se briser

    Qu'il se refuse ou qu'il se donne

    Je veux mourir pour ce baiser."

                                       Germain Nouveau

     

     

    Et vous, y a-t-il des chants ou des poèmes qui vous accompagnent ?

     

     


    16 commentaires
  •  

     

    " Seul, en ce moment, inquiet de tendresse et songeur,

    Il me semble qu'il y a d'autres hommes en d'autres contrées,

    Inquiets de tendresse et songeurs.

     

    Il me semble que je  puis jeter un coup d'oeil et les voir

    En Allemagne, Italie, France , Espagne,ou là-bas, très loin, en Chine ou en Russie

     Ou au Japon, parlant d'autres dialectes.

     

    Et il me semble que si  je pouvais connaître ces hommes-là,

    Je m'attacherai à eux, comme je m'attache aux hommes de mon pays.

    Oh ! Je sais que nous serions frères et amis.

    Je sais que je serais heureux avec eux.   "               Walt Whitman


    11 commentaires
  • C'est en lisant le dernier journal de Charles Juliet que j'ai découvert ces conseils qui me semblent très justes...J'aime la façon très simple avec laquelle il les donne.

    Et même si l'on écrit des alexandrains, il en est de très beaux...ce qui doit primer, me semble-t-il, c'est d'abord de trouver les mots qui exprimeront avec le plus de justesse ce que l'on ressent et que l'on désire partager avec ceux qui nous liront.

    Ce qui doit primer,  c'est l'authenticité.

     

     A une  lycéenne

     

      " Si tu veux écrire un  poème

       surtout surtout

       ne  cherche pas

       à faire de la  poésie

       laisse-toi simplement

       traverser par les mots

       qui te viennent

       Ce que tu sens ce que tu ressens

       cette brume qui veut

       prendre corps

       laisse-la

       s'épancher sur

       la page

       Surtout n'enjolive pas

       ce qui t'est donné

       Tiens-toi au plus intime

       au plus vrai de toi-même

       et les vers apparus

       deviendront ces pépites

       que les chercheurs de vie

       aiment à trouver

       au creux de leur tamis. "

                               Charles Juliet (Gratitude,20 octobre 2007)


    17 commentaires
  •  

     

    " Je passais mes vacances

    Devant un rosier blanc,

    Rose au coeur de la France,

    Rosier au coeur tremblant.

     

    Une abeille s'y pose,

    Les mésanges aussi.

    Rose au coeur de la rose,

    Fleur des jours sans souci.

     

    Et puis la nuit s'y pose

    - Les étoiles aussi -

    Noire au coeur de la rose,

    Et l'aube y pleure aussi.

     

    Je passais mes vacances

    Devant un  rosier blanc.

    Dans un pays de France

    Dont je rêve souvent. "

                      Maurice Fombeure

     


    15 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique