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    Longtemps , j'ai maudit

    Mes insomnies.

                       Aujourd'hui,

                       J'oserais les bénir

    Ce sont de longs moments

    De repos , de répit.

                        Rencontre avec l'immobile, 

                        Rencontre avec le silence.

    Qui ouvre les voies

    Où vivre la pleine vie.

                          Il m'arrive

                          De me faire ruisseau,

    Et de me laisser aller

    Bercé par le courant,

    Parlant à des pierres.

    Et me voici rivière, fleuve

    Hésitant devant l'océan.

                            Je peux me transformer

                            En ciel d'azur

                            Saluant ce qui me regarde.

    Je peux être rocher,

    Vivant en moi les données

    D'un silence qui fait communier

    L'homme et la pierre.                        GUILLEVIC  (Relier)

         


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    " Entre la foi et l’incrédulité, un souffle, 

    Entre la certitude et le doute, un souffle, 

     

    Sois joyeux dans ce souffle où tu vis, 

    Car toute ta vie est là, dans ce souffle qui passe. »

                                                            Omar   Khayyam


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    Ces jours qui sont à nous si nous les déplions
    Pour entendre leur chuchotante rêverie
    Ah c’est à peine si nous les reconnaissons.
    Quelqu’un nous a changé toute la broderie.

    (Jules Supervielle)


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    Et un sourire

                                                     de Paul Eluard

     


    "La nuit n'est jamais complète


    Il y a toujours puisque je le dis,


    puisque je l'affirme


    au bout du chagrin une fenêtre ouverte


    une fenêtre éclairée.


    Il y a toujours un rêve qui veille


    Désir à combler, faim à satisfaire,


    un coeur génèreux,


    une main tendue, une main ouverte,


    des yeux attentifs,


    une vie, la vie à se partager"


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  •  Ce poème est dédié à lady Marianne en la remerciant pour sa présence et pour tout ce qu'elle nous a apporté

     

     

    L’Arbre et la graine” – Benoît Marchon

    Quelqu’un meurt, et c’est comme des pas qui s’arrêtent.
    Mais si c’était un départ pour un nouveau voyage ?

    Quelqu’un meurt, et c’est comme un arbre qui tombe.
    Mais si c’était une graine germant dans une terre nouvelle ?

    Quelqu’un meurt, et c’est comme une porte qui claque.
    Mais si c’était un passage s’ouvrant sur d’autres paysages ? 

    Quelqu’un meurt, et c’est comme un silence qui hurle.
    Mais s’il nous aidait à entendre la fragile musique de la vie ?


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