•  Ce poème est dédié à lady Marianne en la remerciant pour sa présence et pour tout ce qu'elle nous a apporté

     

     

    L’Arbre et la graine” – Benoît Marchon

    Quelqu’un meurt, et c’est comme des pas qui s’arrêtent.
    Mais si c’était un départ pour un nouveau voyage ?

    Quelqu’un meurt, et c’est comme un arbre qui tombe.
    Mais si c’était une graine germant dans une terre nouvelle ?

    Quelqu’un meurt, et c’est comme une porte qui claque.
    Mais si c’était un passage s’ouvrant sur d’autres paysages ? 

    Quelqu’un meurt, et c’est comme un silence qui hurle.
    Mais s’il nous aidait à entendre la fragile musique de la vie ?


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    Alors que toutes détresses

    Me touchent et me blessent

    Un vent d'allégresse

    Parfois m'entoure

    Elle a le goût de ces liesses

    D'anciennes kermesses

    Lointaines tendresses

    Parfums de cour

    Elle vient sans prévenir

    Elle fleurit sans choisir

    Le terrain ni l'instant

    Souvent c'est déroutant

    Ce bonheur insensé

    Dans ce monde cassé

    Cette envie de danser

    Un souffle..et c'est passé...effacé

     

    Alors que toutes détresses

    Me touchent et m'oppressent

    Un vent d'allégresse

    Parfois m'entoure

    Insoutenable et légère

    Etrange étrangère

    Diva passagère

    Du point du jour

    Elle vient d'un infini

    Impalpable alchimie

    D'une enfance au-delà

    Elle me touche du doigt

    La spirale du temps

    M'offre tous ses printemps

    Et me laisse attendant

    Qu'elle réapparaisse l'allégresse...

    L'ALLEGRESSE...........

           Pierre Barouh


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    "Avoir tout dit
    et ne plus rien dire
    Accéder enfin au chant
    par le pur silence
    T'ouvrant là 
    sans retenue

    S6001190.JPG


    A l'appel d'un geai
    Aux cris des cigales
    au pin jailli de toi
    te brisant les entrailles

    Sous le ciel uni 
    Qu'effleure seul 
    un nuage"








    "Bâtir le royaume à mains nues

    Sur les cailloux entrechoqués 

    De l'habitable étincelle"














    a


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    Pendant que nous tâtons du néant,
    château de plus en plus lointain

    l'ange qui prétend veiller nos nuits
    palpe la pulpe d'un verger sans étoiles

    On le devine moins par son aile
    que par le doigté du velours

    Il arrive qu'il accepte le détour
    et s'immisce en nos sommeils

    mais à peine apprécions-nous
    son essence qu'il frôle
    les paupières de l'éveil

    Et se fait la belle au petit jour,
    promesse aux lèvres ou prince
    charmant en esquive d'amour
                                 

                                 Jeannine Dion-Guérin (l'écho des nuits)

     

    Jeannine Dion-Guérin a exercé dans l'Éducation Nationale en tant que directrice d’école maternelle. Depuis sa retraite, elle se consacre entièrement à la poésie, au théâtre, à la radio. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages publiés en France et en Belgique, elle est notamment la créatrice du projet poétique international et de l’anthologie d’art Vincent, de la toile au poème, réalisés en 1990 sous le haut patronage de Léopold Sédar Senghor pour le centenaire de la mort de Van Gogh. Aimant les rencontres entre la poésie et les arts, plusieurs de ses recueils ont été illustrés par des peintres tels que Wilfrid Ménard1, Jacky Duyck2, Casimir Farley3, Marie-Geneviève Simon-Ballou4, Id Yakoubi...

    Son livre-CD Offre-moi ce oui...5 fait entendre sa propre voix accompagnée à la guitare par Alain Richou.

    En 2006, Jeannine Dion-Guérin a représenté la France à Bruxelles, lors de la commémoration de la Francophonie et du Centenaire de la naissance de Léopold Sédar Senghor, Journée organisée par l’Union européenne. Elle a reçu le Prix Léopold Sédar Senghor de poésie 20106.

    Si les poètes de prédilection de Jeannine Dion-Guérin demeurent Léopold Sédar Senghor et Guillevic, elle se réfère également à l’Oulipo et à Georges Perec avec qui elle a suivi un stage d’écriture.

    Comédienne, elle a longtemps participé aux spectacles d'Ermont-sur-Scènes au Théâtre de l'Aventure. Elle a créé et a animé régulièrement jusqu'en 2016 l’émission de radio « En vers et avec tous » sur idFM Radio Enghien, invitant poètes, peintres, écrivains, chanteurs, musiciens, médecins… Elle y a reçu, entre autres, Bruno Doucey, Michel Pourtois7, Michel Bénard8, Maurice Lestieux9, Michel Verna10 Jeannine Dion-Guérin a contribué au lancement des premières « Journées du Livre de Sablet» dans le Vaucluse 11 et y prend une part active chaque année. Avec Jacques Salomé, elle fut souvent membre du jury du concours littéraire organisé à l’occasion de cette manifestation par la bibliothèque de Sablet et Portique.

    Elle est membre de plusieurs associations et fréquente les cercles littéraires et poétiques parisiens et de la région parisienne, parmi lesquels la Société des Poètes Français le Club des poètes (fondé par Jean-Pierre Rosnay), ou encore le Mercredi du poète au François Coppée12 animé par Jean-Paul Giraux, au 1, boulevard du Montparnasse dans le 6e arrondissement de Paris.


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    Raymond Joyeux

    Raymond Joyeux

    Îles échouées au ras des eaux
    Terres vomies de la mer
    Pays sans renom ni fortune
    Rochers suant le sel
    Victimes flagellées
    Par le bourreau des vents
    Et le fouet des vagues.

    C’est au bord de ces jardins de sable
    Au creux de ces nids de varech
    D’où flottent des parfums couleur d’iode
    De myrrhe d’ossuaire marin
    Des odeurs d’océan
    Que naît la vie là-bas
    À l’homme de ces îles.

    Elle s’envole échappée des antres sauvages
    Ouverts au flot tiède du soleil
    Comme un baume exhalé des forêts de rivage
    Tapissées de calcaire blanchi
    De coquillages lavés, vides et sans vie
    De strombes pâles et ternes, roses jadis,
    De carcasses d’oursins creux et chauves
    Résonnant le tapage figé
    La rumeur sourde des grands fonds.

     

    Raymond Joyeux : Poèmes de l’archipel – Les Ateliers de la Lucarne – 2014

     

    Raymond Joyeux est né en Guadeloupe d’une  famille de marin-pêcheur. Il est le cadet de cinq enfants.

    Parcours scolaire et universitaire
    Il effectue ses études primaires à Terre-de-Haut jusqu’à son entrée en 6ème en 1953 au Séminaire-Collège de Blanchet, puis au Lycée Sainte-Marie de Fort-de-France où il obtient le baccalauréat. Parti en Métropole en 1960, il entame et poursuit sa formation en philosophie, psychologie et lettres classiques, d’abord au Grand Séminaire de la Croix-Valmer dans le Var puis à la Faculté de Lettres et Sciences Humaines Claude Bernard de Lyon.

    Parcours professionnel
    Professeur de Français, il a enseigné successivement à Lyon, Terre-de-Haut, Paray-le-Monial et Pointe-à-Pitre. De 1971 à 1974, il a dirigé le collège Jean Calo de Terre-de-Haut qu’il avait contribué à ouvrir quelques années auparavant. Il a pris sa retraite d’enseignant en septembre 2005 alors qu’il était en poste depuis 1989 au Collège de Massabielle de Pointe-à-Pitre.

    Parcours littéraire
    Très jeune, Raymond Joyeux s’intéresse à la poésie. Ses premiers textes sont publiés dans diverses revues guadeloupéennes et lus sur Radio Guadeloupe dans une émission créole animée à l’époque par Casimir Létang le samedi après-midi. Par la suite il publie à compte d’auteur différents ouvrages  et obtient pour l’un d’eux un prix de poésie libre  en 1988 :

    dessin lavaud


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