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    Un texte s'empare de toi
    Tu es habité par une voix
    Tu l'entends qui monte
    Tu l'entends qui descend
    et tisse à travers toi
    une échelle de soie
    En bas de l'échelle,il est là
    En haut de l'échelle,il est là
    Comme un arc en ciel
    pour relier ciel et terre
    et tous les êtres de l'univers.


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  • janvier2008Morestel-peintures-de-G-rard-Z-034.jpg        
    La mort et la vie


    Marchent d'un même pas

     

    Comme soeurs jumelles.


    Un pas de côté : la mort est là


    Un autre pas : la vie renaît


    Laquelle précède l'autre?


    Laquelle la suit ?Je ne sais


    C'est une ronde incessante


    Comme le jour et la nuit


    Comme l'ombre et la lumière


    Comme joie et douleur.


    Elles s'enlacent et s'entremêlent


    Se transforment, fusionnent


    Reprennent leur forme première


    Et dansent à l'infini.


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  • La beauté c'est un pays

     

    où l'invisible se donne à contempler

     

    où l'impalpable se laisse toucher.


     

    La beauté c'est un pays,

     

    où la bonté , "contrée énorme où tout se tait"

     

    s'offre à nous comme un fruit délicieux.

     

     

    La beauté, c'est un pays

     

    où d'étranges absents nous ouvrent à la lumière

     

    où la voix des invisibles résonne enfin à nos oreilles.

     

     

    La beauté, c'est un pays

     

    où l'absence devient présence

     

    où la douleur devient diamant.

     

     

    La beauté, c'est un pays

     

    où le plus petit brin d'herbe

     

    résonne aux joies et aux douleurs de tout l'univers.

     

    La beauté, c'est un pays

     

    Il n'est pas devant moi

     

    le pays où je vais,

     

    il est à l'intérieur de moi,

     

    ma sombre merveille,

     

    ma joie, ma douleur,

     

    mon cadeau du ciel

     

    pour l'éternité.

     

    Fêtons nos retrouvailles.

     

    "Là où tout n'est qu'ordre et beauté"

     

     



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  • 3575356431_b2eb17fdea.jpg

     

     

    En 1981, Hepsibah, la soeur de Yehudi Menuhin, meurt à 60 ans. Yehudi écrit à ses parents

    "Ses restes mortels sont enterrés mais, d'une manière extraordinaire, tout ce qu'elle signifiait réellement, chaque qualité de sympathie, d'amour, chaque émotion profonde qu'elle communiquait, demeure plus forte que jamais, infusant ma vie de sa présence. Je ne peux pas dire si elle est partie ou si elle est venue, si elle est de retour avec moi, plus proche que jamais, même si je ne peux plus entendre sa voix, ni la voir, ni faire de la muisque avec elle."


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  •   Hier soir, je plonge à nouveau dans un livre lu cet été  : Chanter de Delecroix chez Flammarion...Je me souvenais surtout , et c'est celui-là que je cherchais, d'un très beau chapitre de trois pages seulement ( "Tu chanteras pour finir" ) où l'auteur nous parle  d'une femme sur le point de mourir..

      Elle est entourée de toute sa famille, elle a dit à chacun ce qu'elle avait à lui dire et, depuis plusieurs jours, elle ne dit plus un mot...et, soudain, au moment suprême....

    Je partage avec vous la fin de ce chapitre...J'ai été fortement touchée par cette histoire...La fin de vie peut être belle.

     

     

     

     

     

     

    " Et puis dans le silence de la chambre, il se fit un silence plus profond encore et ce silence ne s'entend qu'à une seule occasion, n'appartient qu'à un seul moment, qui est celui de la mort...Dans la chambre, la mort était là, ils le surent aussitôt, et la vie,  enfin , se retirait à jamais. Elle, elle la voyait sans aucun doute et n'en apraissait pas effrayée. Elle voyait la mort se pencher sur elle, elle voyait la vie se retirer sur la pointe des pieds et refermer la porte. Avant de s'en remettre au néant, pourtant, elle les regarda, son mari, ses enfants. Ils crurent qu'elle voulait dire quelque chose, qu'une parole restait à dire peut-être, que peut-être elle était réservée pour cette minute.

    Mais c'est dans ce silence qu'ils l'entendirent chanter.

    Ils crurent un instant avoir rêvé. Ils se regardèrent sans comprendre. Mais ils dûrent se rendre à l'évidence, discrètement, fragilement, à peine audible, elle chantait.... Elle était là, entièrement là, toute la vie sur el bord de ses lèvres. C'était un air familier qu'ils reconnurent. ayant délaissé la parole, défait un à un les liens, s'étant allégée de tout et d'elle-même finalement, elle n'avait plus qu'un souffle qui, désertant peu à peu tous les recoins du corps, franchissait pour toujours la fine frontière des lèvres, et c'était comme si ce dernier souffle était le premier, celui qui avait précédé la première parole, celui qui, au fond, soutenait toute aprole, la vie elle-même. Et ce souffle, elle le leur offrit parce qu'il chantait."          Vincent Delecroix  ( Chanter)


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