•  La maison d' Izieu est aujourd'hui un lieu de mémoire, d'éducation et de vie pour comprendre le crime contre l'humanité et agir contre toute forme de discrimination.  C'est contre toute forme d'intolérance et de racisme qu'elle désire agir

    Ces jours-ci, j'ai eu l'occasion de la visiter et cela m'a profondément marquée.

    Une exposition permanente présente l'histoire de la Shoah en France durant la seconde guerre mondiale

     

     

     

    Izieu est un village du Bugey, dans l’Ain, loin des routes principales, qui jouit d’un beau panorama sur la Chartreuse

    et le nord du Vercors. Le hameau de Lélinaz où se trouve la colonie est à mi-chemin entre les villages d’Izieu

    et de Brégnier-Cordon.

    À cette époque, le village est situé en zone d’occupation italienne.

    Le 11 novembre 1942, en réaction au débarquement des Alliés en Afrique du Nord,

    l’armée allemande envahit la zone non occupée et la Tunisie. Les Italiens quant à eux, occupent les huit départements

    situés sur la rive gauche du Rhône, de la Haute-Savoie à la Corse.

    Dans cette zone, les autorités italiennes appliquent une politique de bienveillance à l’égard des Juifs.

    Elle devient alors un espace refuge pour nombre d’entre eux.

    À la demande du préfet de l’Hérault, investi dans le sauvetage des enfants juifs,

    Sabine et Miron Zlatin partent au printemps 1943 avec quelques enfants vers la partie de l’Ain

    sous occupation italienne. Ils sont recommandés à Pierre-Marcel Wiltzer, sous-préfet de Belley.

    Grâce à son aide, ils s’installent dans une grande maison au hameau de Lélinaz.

    L’installation de la colonie se fait légalement, avec l’appui de la sous-préfecture de Belley.

    La colonie n’est pas cachée ou clandestine. Peu à peu le quotidien s’organise et les membres de la colonie

    trouvent leur place dans cet environnement rural. Des liens se tissent avec les habitants et les institutions locales.

     

     

     

    "Ici vous serez tranquilles” , cette phrase est adressée par le sous-préfet de Belley Pierre-Marcel Wiltzer à Sabine Zlatin en 1943 alors qu’il lui fait visiter la maison d’Izieu. Désormais, elle est aussi le titre du nouvel ouvrage édité par le mémorial. Cet ouvrage, résultat d’un travail de recherches géo-historiques ancre l’histoire des enfants d’Izieu dans son territoire au travers d’un recueil de témoignages.

    Et il est vrai que la « colonie des enfants réfugiés de l’Hérault » bénéficia, outre la protection du sous-préfet de Belley, de la solidarité de la population locale durant sa courte année d’existence. Toutefois, empruntant de nombreux détours et cédant à une lecture simplificatrice de l’histoire, la mémoire de la colonie des enfants juifs d’Izieu a très tôt été réduite à la dimension symbolique et tragique de la rafle du 6 avril 1944. Au fil du temps, une certaine distance s’est ensuite créée entre la population locale et ce qui est devenu en 1994 le Musée-mémorial d’Izieu.
    L’un des grands mérites de cet ouvrage est de questionner cette relation à partir de témoignages oraux récents, de documents d’archives ou d’ouvrages écrits à diverses périodes ; et ce que l’on découvre – « chemin faisant » puisqu’il s’agit aussi de découvrir les paysages du Bugey Sud et leur évolution depuis près d’un siècle –, c’est une grande bienveillance des villageois à l’égard de la colonie durant son année d’existence et un attachement profond à la mémoire du drame qui s’y est déroulé.
    Quant à la légende tenace d’une dénonciation de la colonie, il est rappelé dans ces pages que rien ne vient l’étayer et que les soupçons émis par des journalistes sans méthode historique n’ont fait que renforcer l’incompréhension. L’heure est venue aujourd’hui de réaffirmer que, si rien ne permet de dire qu’une dénonciation n’a pas eu lieu, rien ne permet de dire l’inverse et que toutes les hypothèses émises au sujet d’habitants d’Izieu ou de Brégnier-Cordon se sont révélées fausses.
    Que cet ouvrage, fruit d’un patient travail de recherches géo-historiques, contribue à consolider les liens entre notre mémorial et la population locale serait un juste retour des choses pour une terre qui a contribué à sauver de nombreux enfants juifs. »

    Dominique Vidaud, directeur de la Maison d’Izieu


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    Ce mardi 3 décembre, comme chaque année, des millions d’individus célèbrent la générosité en réponse aux événements commerciaux du Black Friday et du Cyber Monday.

    Des milliers d'associations qui œuvrent pour le bien commun dans le monde entier ont créé le « Giving Tuesday », une journée pour célébrer ensemble le partage et la solidarité !

    Chacun se mobilise à sa façon : en donnant de l’argent, de la nourriture, des objets, ou juste un peu de leur temps, afin de redonner espoir aux plus pauvres et aux plus vulnérables.


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  • Ce matin, je lis cet article de Denis Vigneau-Dugué (frtv info.fr/auvergne-rhone alpes) et cela me redonne courage

     

    A 50 ans, Jean-Michel Dor a changé de métier. Il a tourné le dos au monde de la banque, dans lequel il a travaillé pendant 30 ans, pour se lancer dans une franchise de livraison de repas à domicile sur Annecy, les Menus Services.

    La décision a été murement réfléchie et prise en famille. Elle correspondait à une volonté de redonner du sens à sa carrière.

    Mais Jean-Michel n'a pas choisi la facilité. Il a perdu quelques kilos depuis le début de son activité en novembre 2018.

    Il faut dire qu'il s'occupe de tout.

    La préparation des commandes en chambre froide de 6h30 à 8h30.

    Puis la livraison de 8h30 à 12h30 avant le travail administratif l'après-midi.

    Mais le moment qu'il préfère, c'est quand il endosse son costume de livreur à domicile. Car il va à la rencontre de ses clients. Des personnes du 4è âge pour la plupart. 

    Betterave, parmentier de volaille, clafoutis...  Madeleine Pochat-Cotilloux, 95 ans, vérifie sa commande. Elle est heureuse de bénéficier de ce service "à la carte" ! 

    "C'est formidable parce qu'on peut choisir d'une semaine sur l'autre et on regarde les menus qui nous plaisent et on commande avec ma fille ce qu'on a choisi et ça arrive sur la table"

    La toute jeune entreprise se porte déjà plutôt bien. Les nouveaux clients arrivent régulièrement grâce à Astrid, l'épouse de Jean-Noël qui se charge de toute la partie commerciale.
     

    A Annecy, un ancien banquier se reconvertit en livreur de repas à domicile


    Jean-Noël Dor ne regrette pas une seconde son ancien métier.

    "On voit qu'on sert à quelque chose et c'est ce que je voulais, redonner du sens à ma carrière.
    Evidemment il y a plein de changements,  je suis revenu dans l'opérationnel,  je ne suis plus dans un bureau en train d'étudier des tableaux exel. Il n'y a pas de sot métier mais là je suis revenu dans le monde réel."


    Jean-Noël pense déjà à la suite. Il envisage d'engager rapidement des collaborateurs et espère ouvrir dans les prochaines années d'autres agences à Aix-les-Bains et Annemasse.


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    Ce mail m'a été envoyé par Amnesty International et je me trouve en total accord avec eux.

    Aussi ai-je envie de vous faire partager ces réflexions.

     

     

    Utiliser sa voix, utiliser son vote Les droits dont nous jouissons aujourd'hui n'existent que parce que des gens, par le passé, se sont battus pour eux.   Participer à une marche, une manifestation pacifique, une grève, faire entendre votre voix sur les réseaux sociaux, signer des pétitions, écrire aux personnes qui vous représentent, et voter, sont des actions qui peuvent entraîner de réels changements.. Voter est une façon concrète de montrer que vous voulez que les droits de toutes et tous soient respectés. Les candidates et candidats à l'élection se soucient de l’opinion des électrices et des électeurs.En faisant entendre votre voix, vous pouvez les mettre au défi de s’engager en faveur de politiques qui protègent les droits de chacun et chacune et, s’ils sont élus, nous pouvons ensemble veiller à ce qu’ils tiennent leurs promesses une fois au pouvoir. Amnesty ne donne bien entendu aucune consigne de vote aux citoyens. Notre objectif est d'encourager chaque citoyen d'Europe à participer à la vie politique en faisant entendre sa voix.

    Défendez les valeurs auxquelles vous tenez !

    Nous voulons :

    vivre toutes et tous à l’abri de la haine, de la violence et de l’oppression, être traités équitablement et être seuls responsables de nos corps et nos vies.

    avoir les moyens de prendre soin de nous et de nos familles dignement, sans que personne ne soit laissé de côté.

    être libres d’aimer qui nous voulons, de manifester pacifiquement sans crainte, d’avoir accès à des médias indépendants et d’obtenir justice auprès de tribunaux indépendants et impartiaux.

    que soient traitées dignement les personnes qui fuient la guerre, les persécutions et la misère.

    que nos gouvernements européens agissent résolument et immédiatement pour la protection de l'environnement et des vies humaines partout dans le monde.


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  • Cette histoire m'a été envoyée par mail, je la partage avec vous


     

     Des infirmières font une découverte renversante dans les poches d'un vieil homme décédé.
      Bien sûr, il faut prendre le temps de lire : c'est émouvant et triste à la fois.
      Émouvant, plus l'on vieillit, plus on s'en rend compte...
      Lorsque ce vieil homme est décédé dans l’aile gériatrique d’une maison de retraite d’une petite ville, tout le monde a cru qu’il ne laissait rien de valeur derrière lui.
      Mais lorsque les infirmières ont fait la liste de ses maigres possessions, elles ont découvert ce poème.
    Sa nature et sa qualité étaient telles que le personnel de la maison de retraite en a fait des photocopies, et qu'il a été distribué à tous les employés de l'hospice.
      Une infirmière a même emporté une copie du poème à Melbourne.
    Depuis, l'’unique titre de gloire du vieil homme a été publié dans les éditions de Noël de nombreux magazines australiens,  ainsi que dans des magazines traitant de la santé mentale.
      Ce poème simple mais éloquent a même été transformé en diaporama.
      Et ce vieil homme, qui n'avait rien de plus à offrir au monde, est désormais l’auteur de ce poème “anonyme” qui  connaît un grand succès sur le web.

     

     *Vieil homme grincheux.*

    Que voyez-vous, infirmières ? . . .. 
    Que voyez-vous ?
    À quoi pensez-vous.. . lorsque vous me regardez ?
      À un vieil homme grincheux . . . pas très sage, aux habitudes hésitantes .. . et au regard perdu dans le lointain ?
    Qui bave en mangeant ... et ne répond jamais aux questions.
      Qui, lorsque vous criez ... “J’aimerais que vous fassiez un  effort !”, Semble ne pas réagir du tout . . . à toutes ces choses que vous faites.
      Un homme qui perd . . . toujours une chaussette ou une chaussure ?
      Qui, en résistant parfois . . . vous laisse faire ce que vous voulez, pour le nourrir et le baigner . . . .et pour remplir ces longues journées ?
    Est-ce que c'est à cela que vous pensez ?. . 
      Est-ce que c'’est ce que vous voyez ?
      Alors ouvrez les yeux, infirmières. Car vous ne me voyez pas.
      Je vais vous dire qui je suis . . . . .. 
      Alors que je suis assis ici, alors que je vous obéis, .. . . . alors que je mange ce que vous me donnez,
      Je suis un enfant de dix ans . . J'ai un père, une mère, des frères et des sœurs qui tous s'aiment beaucoup.
      Je suis un garçon de 16 ans vif et motivé, qui n'a qu'un espoir : rencontrer au plus vite celle qu'il aimera.
      Je suis un futur marié de vingt ans au cœur palpitant.
      Je peine à me souvenir des vœux .. .. que j'ai promis d’honorer.
      Maintenant âgé de 25 ans, j'ai désormais des enfants qui ont besoin de mes conseils . . . et d’un foyer heureux et sûr.
      À 30 ans,… mes enfants grandissent vite, unis comme les doigts d'une main par des liens qui devraient  être durables.

    À 40 ans, mes jeunes fils… sont devenus grands et sont partis, mais ma femme est toujours à mes côtés . . pour voir que je ne leur en veux pas.

    À 50 ans, à nouveau,… des bébés jouent autour de moi à nouveau, il y a des enfants à la maison . . . . Ma bien-aimée et moi.
      Le pire n’est plus à venir, il est déjà là . . . . Ma femme n'est plus.
      Je me tourne vers le futur … . . . . Je tremble de peur.
      Car tous mes enfants ont désormais leurs ... propres petits.
      Et je pense au temps qui passe . . . et à tout l’amour que j’ai reçu.
      Je suis désormais un vieillard . . . et la nature est particulièrement cruelle.
      La vieillesse est une mauvaise blague qui nous fait paraître stupides.
    Le corps s'écroule .. .. . La grâce et la vigueur disparaissent.

    Il ne reste plus qu’une pierre . . . là où autrefois j’avais un cœur.
      Mais au fond de cette vieille carcasse, il reste un jeune homme, tapi dans l'ombre, et de temps en temps . . . mon cœur épuisé s'emballe lorsque je me souviens de tous les moments joyeux .
    Je me souviens aussi des moments douloureux.
      Et j'aime et je vis de nouveau ma vie.
      Je repense à toutes ces années, bien trop peu nombreuses...  bien trop vite parties.
      Et j’accepte ce triste état de fait . . . Rien ne dure  éternellement.
      Ouvrez donc les yeux… Ouvrez les yeux, et regardez bien.

    Je ne suis pas un vieil homme grincheux.
    Regardez de plus près . . . . et admirez-MOI !!

     

     

     

    Souvenez-vous de ce poème lorsque vous croiserez une personne âgée que vous aurez envie d'’ignorer,

    sans faire l'effort de chercher l'âme d’enfant qui vit en son sein.
    Car un jour, nous aurons tous cet âge avancé!


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