• Paysage de mon enfance

    - Une impasse qui servait de terrain de jeux,espace qui  me fut vite interdit car j'étais la seule fille  qui jouait là....

     

    - Une fenêtre, au troisième étage où pouvait apparaître le loup garou, nous disait-on, mais si l'on se hasardait à s'y pencher,on apercevait un bras du Rhône qui se perdait là et que l'on appelait 'la Lône"

     

    - Un balcon où je chantais sans retenue lorsqu'une joie éphémère me frôlait mais bien vite on me faisait taire : il ne fallait pas déranger les voisins.

     

    - Des escaliers où, la nuit, dans mes rêves, un monstre me poursuivait...il fallait courir et laisser les cris s'étouffer dans ma gorge pour ne troubler personne.

     

    - Une petite table où je rangeais mes trésors, où j'écrivais,je  lisais, je rêvais et cette petite table devint bien vite mon seul terrain de jeux.

     

    Paysage de mon enfance

    - chez une tante où je passais quelques jours de vacances

    un tas de sable et des bâtons que je plantais dedans et qui était chacun un être de chair et de sang que je nommais par son nom et qui me tenait lieu de compagnons de vie : je m'étais créé ainsi une famille chaleureuse et vivante.

     

    Paysage de mon enfance

    - le jardin de mon unique amie où j'étais invitée deux ou trois fois par an...

     

    J'avais treize ans quand nous avons déménagé pour habiter une maison toute neuve avec un petit jardin....

    L'enfance se terminait...D'autres paysages peut-être

     

     


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    Ce mardi 3 décembre, comme chaque année, des millions d’individus célèbrent la générosité en réponse aux événements commerciaux du Black Friday et du Cyber Monday.

    Des milliers d'associations qui œuvrent pour le bien commun dans le monde entier ont créé le « Giving Tuesday », une journée pour célébrer ensemble le partage et la solidarité !

    Chacun se mobilise à sa façon : en donnant de l’argent, de la nourriture, des objets, ou juste un peu de leur temps, afin de redonner espoir aux plus pauvres et aux plus vulnérables.


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  • Tête lourde

    Souffle court

    Je voudrai me coucher

    fermer les yeux

    oublier...

     

    Irai-je mieux ensuite

    si je suis mon désir?

    Rien de moins certain.

    Je risque de laisser couler le temps

    dans le vague et le non-être.

     

    Certes je suis fatiguée....

    Mais trop de repos,

    mi réveillée, mi endormie

    trop de temps à ne rien faire,

    nous réduit à l'incapacité de vivre.

     

    Mieux vaut trouver une occupation

    apaisante et vivifiante...

    Ecrire par exemple

    ou chanter, même mal, chanter...ou se promener

    et admirer les couleurs  de l'automne...

    Elles ont tardé à venir cette année...

    Enfin des peupliers, des érables

    au jaune lumineux.


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  •  Ce poème est dédié à lady Marianne en la remerciant pour sa présence et pour tout ce qu'elle nous a apporté

     

     

    L’Arbre et la graine” – Benoît Marchon

    Quelqu’un meurt, et c’est comme des pas qui s’arrêtent.
    Mais si c’était un départ pour un nouveau voyage ?

    Quelqu’un meurt, et c’est comme un arbre qui tombe.
    Mais si c’était une graine germant dans une terre nouvelle ?

    Quelqu’un meurt, et c’est comme une porte qui claque.
    Mais si c’était un passage s’ouvrant sur d’autres paysages ? 

    Quelqu’un meurt, et c’est comme un silence qui hurle.
    Mais s’il nous aidait à entendre la fragile musique de la vie ?


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    Paolo Rumiz a fait un voyage de 33 jours sur plus de 6000 km, à travers 10 pays, en bus, en train, en auto-stop, à pied, simplement muni d’un sac à dos de 6 kilos contenant le strict minimum : de quoi se vêtir et de quoi écrire. 

    Né en 1947 à Trieste, ville carrefour, à cheval entre l’occident et l’orient, aux premières loges des bouleversements géopolitiques des confins de l’Europe, Paolo Rumiz est parti à la recherche de la frontière...

    C’est donc un voyage intéressant , aux noms exotiques (Botnie, Livonie, Latgale, Polésie, Carélie, Courlande, Mazurie, Volhynie, Ruthénie, Podolie, Bucovine, Bessarabie, Dobrogée).

    Il y a dans l’écriture de Paolo Rumiz beaucoup de tendresse et de mélancolie par rapport à ces endroits qu’il traverse et ces personnages qu’il rencontre.

    Voici quelques citations:

    " En Russie, tant pis pour qui salue quelqu'un, s'il n'a pas quelques heures à lui consacrer, parce que ce quelqu'un répondra certainement à son salut et l'invitera à fraterniser"

     "Un jour, j'ai rencontré, dans un train, une aide à domicile de Smolensk qui, au bout de cinq minutes de dialogue, sans rien savoir de moi, m'a demandé si j'étais heureux. Et elle voulait vraiment le savoir, ce n'était pas une curiosité de pure forme."

    J'aime cette façon de voyager où l'on est plus en recherche de rencontres authentiques que de musées et de monuments prestigieux.

     


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