• Il est des chants qui sont aussi des poèmes,

    ainsi la tendresse chantée par Bourvil

     

     

     On peut vivre sans richesse, presque sans le sou,

    Des seigneurs et des princesses, y en a plus beaucoup

    Mais vivre sans tendresse, on ne le pourrait pas.

    Non, non, non, on ne le pourrait pas.

     

    On peut vivre sans la gloire qui ne prouve rien,

    Etre inconnu dans l'histoire, et s'en trouver bien.

    Mais vivre sans tendresse, il n'en est pas question.

    Non, non, non, non, il n'en est pas question.

     

     quelle douce faiblesse, quel joli sentiment,

    Ce besoin de tendresse qui nous vient en naissant,

    Vraiment, vraiment, vraiment.

     

    Le travail est nécessaire, mais s'il faut rester

    des semaines sans rien faire, eh bien on s'y fait.

    Mais vivre sans tendresse, le temps nous paraît long.

    Long, long, long, le temps nous paraît long.

     

    Dans le feu de la jeunesse, naissent les plaisirs

    Et l'amour fait des prouesses pour nous éblouir.

    Oui, mais sans la tendresse, l'amour ne serait rien.

    Non, non, non, non, l'amour ne serait rien.

     

    Quand la vie impitoyable vous tombe dessus

    Qu'on n'est plus qu'un pauvre diable, broyé et déçu,

    Alors sans la tendresse d'un coeur qui nous soutient.

    Non, non, non, non, on n'irait pas plus loin.

     

    Un enfant nous embrasse, parce qu'on le rend heureux.

    Tous les chagrins s'effacent, on a les larmes aux yeux.

    Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu.

     

    Dans votre immense sagesse, immense ferveur,

    Faites donc pleuvoir sans cesse, au fond de nos coeurs,

    Des torrents de tendresse, pour que règne l'amour,

    Règne l'amour jusqu'à la fin des jours.


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  •  

    C'était hier après-midi.

    Dans un village voisin où se trouve encore une délicieuse petite droguerie d'autrefois

    où l'on trouve de tout, la patronne avait mis une petite affiche

    bien en vue dans la vitrine.

     

    Pour la nouvelle année

    vous êtes invités

    ce samedi 13 janvier

    entre 15 heures et 18 heures

    à venir boire le thé.

     

    Quelle magnifique occasion de se rencontrer !

    Et les amateurs de Thé (ou pas)

    se sont succédé

    toute l'après midi.

    Certains ont apporté du cidre ou du jus de fruits ou des gâteaux....

     

    Ils étaient reçus avec un grand sourire...

    Et quand ils partaient,

    elle  remerciait chacun

    comme si sa seule présence était pour elle

    un cadeau inestimable...

    Et chacun prenait des nouvelles des uns et des autres...

     

    Et ceux qui ne se connaissaient pas

     faisaient connaissance...

    Je suis Renée, me dit une dame,

    c'est moi qui ai écrit le petit livret sur le village..

    .

    Et chacun repart le sourire aux lèvres....

    Comme il est  bon de vivre dans la confiance et la gratuité.


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  •  Tableau de Sayed Haider Raza

     

     

     

     

    Originaire d'Inde, il arrive en France dans les années 50

    Très vite remarqué aux Beaux-arts de Paris où il étudie, le peintre affirme son style, qui allie techniques occidentales et approche plus spirituelle propre à l'Inde. Très vite, il acquiert une notoriété internationale. Voyageant aux quatre coins de la planète, Raza évolue dans un monde artistique foisonnant qui nourrit sans cesse son oeuvre. Il a façonné au fil des années un univers unique.

    C'est dans les années 60 que son épouse, l'artiste française Janine Mongillat, lui fait découvrir ce petit village niché sur les hauteurs de Menton. Il y restera pendant presque 60 ans. Son oeuvre, inspirée des courants de sagesse indiens, rompt avec la peinture traditionnelle

     

    Toute sa carrière, Raza partage son temps entre Paris, Gorbio et l'Inde. Son pays a toujours gardé une place unique dans son oeuvre. S'il puise dans ses souvenirs d'enfance un imaginaire débordant, il s'inspire également des courants métaphysiques indiens. Le cercle noir, dit "bindu", est pour lui source d'énergie et de créativité. Véritable "troisième oeil" exprimant la vision intérieure, de lui naissent les formes, les couleurs mais aussi les vibrations et les énergies.

     

      

    Le maître Raza entretient un rapport spirituel avec la nature et invite, par ses peintures, à une attitude contemplative. Travaillant les formes géométriques, le cercle, le "mandala" fait partie d'un équilibre global. Mais s'il s'inscrit dans une tradition indienne millénaire, il n'en est pas moins en rupture avec l'art "traditionnel

    L'amoureux de Gorbio

    Quand son épouse Janine Mongillat lui fait connaitre la Côte d'Azur, c'est un véritable coup de foudre. Il restera 60 ans à Gorbio. Et même si dans les dernières années de sa vie, il se retire à Bombay, c'est bien à Gorbio que Raza a choisi de léguer une partie de son oeuvre. 


    Expo dans la Tour de Lascaris


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  • " Malgré, malgré  tout
    Malgré tout le mal
    Tout le mal qu'on nous a fait
    Tout le mal que j'ai fait
    Tout ce que j'ai subi et fait subir
    Malgré
     
    Malgré toutes les catastrophes, 
    les horreurs, les enfants  
    martyrisés, mutilés 
    Malgré, malgré tout
    En face du mal
     
    De l'enfer que tant de gens s'infligent
    Je ne dresse pas le bien
    Pas le mal et le bien face à face
    Car ils sont ensemble
    Toujours ensemble
    dans le cours aventureux des siècles
    En face du mal, en face du bien 
    Ensemble  
    Je ne vois que la vie
    Ensemble
    Bien plus vaste que tout ce que je puis
    connaître et penser.  "
                          Henri Bauchau

                                                      

     

      


         


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  •  

    "  Enfant, je ne comprenais pas les autres.

    Et ils ne me comprenaient pas.

    Je les trouvais absurdes.

    On était étranger.

    Depuis, ça s'est amélioré.

    Néanmoins, l'impression qu'on ne se comprend pas réellement n'a pas disparu.

    Ah ! S'il y avait une langue universelle avec laquelle on se comprit vraiment,

    tous, hommes, chiens, enfants,

    et non pas un peu, non pas avec réserve.

    Le désir, l'appel et le mirage d'une vraie langue directe subsistent en moi malgré tout

                                                           Henri Michaux (Façons d'endormi,façons d'éveillé)

                                                                                     


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