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    Chez Bonheur du jour, (voir blogs amis dans la colonne de droite) la question du lundi est : rire de soi-même...

    Un bel exemple m'en est donné aujourd'hui...

    Je suis  dans la salle d'attente du docteur, je n'ai même pas de quoi m'asseoir tant  il y a du monde...Le matin, on peut s'y rendre sans rendez-vous...Heureusement, une dame me voyant très essoufflée, me propose sa place... J'hésite...elle ne me semble pas en grande forme, elle aussi...Et puis comme elle insiste, j'accepte...

    Un peu plus loin, une dame, les yeux plongés sur son smartphone, me semble un peu grincheuse...

    Je comprends, un moment après, qu'elle souffre ...que le moindre mouvement est douloureux...Un tout petit qui circule auprès de nous, lui a heurté le pied et elle a grimacé de douleur... Se lever de sa chaise   n'est pas aisé pour elle...Une autre dame lui demande gentiment ce qu'elle a...A ce moment-là, elle a rangé son smartphone et peut donc entrer en relation avec son entourage si elle le désire....Elle répond qu'elle a des crises de fibromyalgie et qu'alors se lever de son lit le matin est tout un problème...Je me dis en moi-même que mes difficultés ne sont rien à côté des siennes...

    Mais elle ne paraît pas trop déprimée pour autant...Elle raconte et rit d'un bon rire...Il faut bien s'y faire, alors autant en rire...Rire un peu forcé sans doute...On rit pour ne pas pleurer...Mais ça marche et elle rit  de bon coeur...Elle est belle quand elle rit  et encore pleine de jeunesse...Et c'est en riant qu'elle entre dans le cabinet du docteur quand c'est son tour de passer...Cela fait plus de deux heures qu'elle attend, presque trois...( moi aussi )...mais elle ne rouscaille pas, elle s'apitoie plutôt  sur ce pauvre docteur qui n'aura même pas le temps de manger avant ces rendez-vous de l'après-midi...

    Et dire que je lui avais trouvé l'air grincheux...Comme quoi, les premières impressions sont parfois très trompeuses...Et nous pouvons avoir plusieurs visages et en changer en peu de temps...

    Allons, rions un peu de nous-mêmes et de nos impressions fausses...


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  •  Cet article est extrait de Artips

     

     

     Vous n'arrivez pas à voir les images ? Contactez-nous sur jean@artips.fr Pieter Brueghel dit l’Ancien , La Chute d'Icare, vers 1558, peinture sur toile, 73 x 112 cm, Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles

     

     On voit bien le paysan et le berger  mais où est Icare?

    Dans la mythologie grecque , Icare est fait prisonnier , sur une île avec son père.

    Pour s'enfuir, ils se fabriquent des ailes avec  des plumes qu'ils collent sur leurs bras à l'aide de cire.

     

    Icare vole de plus en plus haut vers le soleil

    Mais la chaleur de l'astre fait fondre la cire de ses ailes et il tombe et il se noie.

     

     

     

     

     
     



     

    Vous n'arrivez pas à voir les images ? Contactez-nous sur jean@artips.fr

    Détail de l’œuvre

    Malgré les apparences, c’est bien ce mythe que Brueghel illustre. Icare est présent dans le tableau. Où donc ? En bas à droite, on voit deux petites jambes sortant de l’eau !
    Ce choix peut sembler curieux, puisqu’il s’agit du sujet de l'œuvre. Pourquoi avoir réduit le thème principal à un microscopique détail ?

     

     

    Vous n'arrivez pas à voir les images ? Contactez-nous sur jean@artips.fr

    Détail de l’œuvre

    C’est fait exprès ! D’ailleurs, aucun personnage ne regarde dans la direction d’Icare. Ce mythe est un avertissement destiné à celui qui fait preuve d'orgueil.
    Face à l’ambition démesurée d’Icare qui défie les lois de la nature, le monde continue à tourner sans lui et les hommes restent bien concentrés sur leurs tâches quotidiennes.

    La morale est sans appel : si l’on suit le sillon tracé par le paysan au premier plan, on ne subira pas le même sort qu’Icare, ce pauvre fou réduit à un détail anecdotique !

     

     

     


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  • C'était la première fois que, dans la petite ville de Crest, était organisée "Une nuit de la Poésie"

    Quel succès ! Je n'en reviens pas !

    Et ceux qui l'ont organisée aussi...

    Il est donc des gens qui sont en recherche de poésie, en recherche de beauté...

    Et un public jeune, pour la plupart... mais tous les âges étaient représentés.

    Deux poètes et six poétesses venus de tout Rhône-Alpes et logés chez l'habitant étaient présents et ont lu leurs textes ou même les ont chantés...

    Les lectures avaient lieu dans différents lieux ... et  tout ce petit monde a déambulé dans la ville...plus d'une centaine de personnes...Et à une heure du matin il y avait bien encore une cinquantaine de personnes...Moi, je suis partie bien avant car j'étais très fatiguée ce soir là..Mais j'ai bien regretté, et j'espère que cette nuit de la poésie se renouvellera l'an prochain et que je serai en meilleure forme...

    Je vais essayer de découvrir un peu mieux les écrits des auteurs que j'ai entendus.

    Merci à tous ceux qui ont permis que cette soirée ait lieu.

    C'étaitun beau moment de partage.


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  • Ce dimanche matin, la boucherie du village était grand ouverte et il y avait affluence....

    En effet, une vente  de mets carnés était proposée dans le but de récolter des fonds pour  Romain qui, ayant eu un accident de la route cet été, se retrouve paraplégique...La famille fait appel à la générosité des habitants et autres passants pour l'achat d'un fauteuil roulant, l'aide de la Sécurité sociale n'étant pas suffisante...Des produits préparés par leurs soins sont proposés : caillettes, boudins, rôties...Il y a aussi une cagnotte et chacun est libre de participer à son gré...

    Il règne une atmosphère bienveillante et la solidarité est palpable...

    Le jeune Romain est là, tout ému que tant de gens soient là pour l'aider

    et je crois que cela  va lui donner un peu d'énergie pour  s'adapter à sa nouvelle vie...

    Moi aussi,  cette ambiance me redonne le goût de vivre...

    Il va bientôt pouvoir quitter le centre de rééducation où il se trouve depuis l'accident...

    Il est beau, en des périodes aussi difficiles, de pouvoir sentir l'entraide et la solidarité...


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    " Le vert de la lumière timide

    des tilleuls,

    le jaune solaire

    du chant  matinal des coqs,

    le bleu épanoui des raisins de Corinthe,

    la couleur frileuse des premières

    violettes, le rouge

    glorieux du cri des faucons :

    du nord au sud

    c'était l'arc-en-ciel qui surgissait

    dans le matin humide,

    c'était l'hiver qui s'en allait,

    le vieux et somnolent

    hiver qui partait :

    de la fenêtre

    on aperçoit les ultimes embarcations ."

                         Eugenio de Andrade  ( Le sel de la langue  )

     


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