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    Oh j'aimerais la trouver la chanson

    qui t'accompagne la nuit le jour

    qui dans la nuit te soit la lampe

    la bonne étoile la voie d'amour

    Oh j'aimerais le trouver ce refrain

    brin de campagne pour citadins

    et qu'il se pose sur ton épaule

    l'oiseau qui niche en mon jardin.

     

    oh ce couplet que j'adresse

    à l'inconnu et son mystère

    ah quelle affaire d'être reçu

    le petit prince est dérisoire

    rose à la bouche et sang dessus

    pour un écho de joies secrètes

     

    oh l'ai trouvée la clé de la parole

    ouvrant les coeurs et les maisons

    la clé de sol la clé des songes

    où les mensonges font des chansons

    oh l'ai trouvée l'ai perdue c'est la règle

    à cloche rime à croche pied

    ce long poème où je musarde

    c'est précipice et doux sentier

     

    oh ce couplet que je tresse

    c'est un dessin d'enfant chagrin

    qui se rachète en coloriant

    maison naïve arbre devant

    et chemin vert qui s'insinue

    entre collines jusqu'à la nue

     

    oh j'aimerais la trouver la chanson

    comme un enfant qui lance vers le  ciel

    un ballon


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    Autoportrait de Marcellin Desboutin 

    Autoportrait de Marcellin Desboutin 

    Son autoportrait et  aussi celui de Emile Zola  m'ont beaucoup impressionnée, on aurait envie de leur parler, de savoir ce qui se passe dans leur tête

     

     

    Le musée Anne de Beaujeu à Moulins rend hommage à un artiste tombé dans l'oubli : Marcellin Desboutin. Ce peintre et graveur du 19e siècle s'était fait une spécialité des portraits. C'est la première fois qu'une exposition d'envergure lui est consacrée depuis 1922. Elle rassemble 200 œuvres jusqu'au 15 septembre 2019.

    A regarder l'autoportrait de Marcellin Desboutin, on se croirait face à Rembrandt avec son visage entouré de barbe et marqué par la vie. Rembrandt que le peintre bourbonnais admirait et avec qui il partageait une appétence pour les portraits sans fard. 

    Il était vraiment passionné par le portrait et la représentation, une représentation sans concession. Les gens sont tels qu'ils devaient être. Il ne les enjolive pas. Il a essayé de les montrer tels qu'ils sont avec leurs défauts et leurs qualités physiques



    Zola par Desboutin

     

     

     



    La rétrospective Marcellin Desboutin permet de cerner cet artiste atypique qui a vécu un temps à Florence et qui est devenu une figure incontestée de la gravure. A sa mort en 1902, il laissera entre 1500 et 2000 peintures, ainsi que de très nombreux dessins et gravures


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    Elle était dans un lit d'hôpital depuis...

    Elle ne savait pas, le temps s'était arrêté, elle ne savait plus où elle en était...

    Des voisins, inquiets, viennent la voir.

    Elle ne sait que leur dire.

    Elle leur dit que vivre c'est très fatigant.

    Manger, c'est fatigant

    Respirer, c'est fatigant

    Bouger, c'est fatigant

    Mais ne pas bouger, c'est fatigant aussi.

    Mais , surprise, voilà qu'un nouveau visiteur arrive...

    Le regard de la malade s'éclaire

    "Mais comment as-tu su que j'étais là?" lui demande-t-elle

    Les yeux pleins de malice, il la laisse chercher...

    Puis finalement , il lui dit: "j'ai rencontré ton fils...il m'a dit qu'il ne pouvait pas venir te voir aujourd'hui,

    alors, comme j'étais libre, j'ai pensé que je pouvais venir  à sa place.

    Et, elle qui semblait inerte tout à l'heure, la voilà qui reprend vie, qui s'illumine...

    "Alors, lui dit-elle, ce soir tu es mon fils, il est vrai que vous  êtes nés la même année tous les deux..."

    Et lui de répondre :"mais oui, je suis ton fils ce soir...tout à l'heure, j'étais le père d'un copain en détresse,

     je veux bien être ce que l'on attend de moi et qui permet à l'autre de reprendre pied et de retrouver un peu d'énergie

    Et il se met à parler avec les deux voisins qui sourient et se réjouissent de sa venue...Eux ne savaient que faire pour aider...Et ils se mettent à échanger ensemble des propos joyeux, à plaisanter...Et leurs propos légers enlèvent le poids qui anéantissait la malade

    Et la malade est transformée et elle sourit...Peut-être, lorsqu'elle se retrouvera seule, elle sera à nouveau aux prises avec ses douleurs, sa lassitude, son angoisse....Mais ce moment de partage, ce moment d'écoute lui permettra de poser un autre regard sur sa situation présente. Elle est de nouveau vivante, profondément vivante


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        J'ai découvert ce poème de Marie Noël lors d'un concert . 

    Philippe Forcioli  le chantait merveilleusement bien...Et cela m'avait fortement émue

     

     

    " La douleur a fondu sur ma chair. La douleur
    A passé renversant mon cerveau d’un coup d’aile.
    Et je me suis battu seul à seule avec elle
    Toute la nuit, sans voir, comme avec un voleur

    Et me voilà gisant mais je ne suis pas mort

    Prends garde à toi, douleur, à peine est-ce une trêve

    Prends garde à toi, douleur, déjà je me relève

    Prends garde à toi, demain, je serai le plus fort.

    La douleur m’a jeté garrotté dans sa forge
    Elle m’a retourné les deux yeux à l’envers
    Pour m’empêcher d’y voir  elle a tordu mes nerfs
    Pour m’étrangler comme des cordes à ma gorge .

     

    Prends garde à toi ! Je t'empoignerai par les ailes,

    Je te les casserai comme un bout de bois sec

    Et les petits enfants s'amuseront avec

    Je te les briserai ces  deux poignets rebelles

    Et partout où j'irai tu iras me suivant

    Aussi loin qu'à mon gré je voudrai t'y contraindre

    et les maisons la nuit t'écouteront te plaindre

    Comme un aigle blessé qui lutte avec le vent.



    Je brûlerai tes yeux pour éclairer mon livre
    Je marcherai sur toi comme sur un chemin
    Ton sang j’en ferai boire à tout le genre humain.
    Je le lui servirai jusqu’à ce qu’il soit ivre.

    Pour m’élever au ciel j’ouvrirai pas à pas
    Dans ta chair les degrés d’une échelle vivante,
    Je te commanderai, tu seras ma servante
    Et quand je te crierai : « Chante ! » tu chanteras."                Marie Noël


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    Vendredi soir , au village, il y avait un concert. Les frères Boccara étaient là, en fait, ils n'étaient que deux, le troisième étaient ailleurs, et ils nous ont offert leurs chansons...Et ils nous ont invité à chanter avec eux en chantant Brassens, Ferrat, Barbara....C'était une soirée bien sympathique

     

     

    Les Boccara sont des frères qui font de la chanson ensemble depuis qu’ils sont …. frères !
    Après avoir suivi chacun une formation différente (école de la rue, grandes écoles – ENS, ENSATT, ENM – autodidactes), ils se décident à partager les chansons qu’ils écrivent et composent.

    Amateurs de Brassens, Fersen, La Tordue ou encore des Ogres de Barback, si nos compères ont les mêmes références, chacun a bien son style : Roméo aime la poésie et les bons mots, Cyril mêle sensibilité et engagement, et Antonin, lui, adore faire rire et surprendre.

    Le groupe s’accompagne à la guitare, à plusieurs voix, avec des influences musicales diverses : chanson traditionnelle, jazz, folk, yéyé … Ils aiment travailler sans relâche leurs textes et leurs mélodies, pour vivre avec les inconnus d’un soir un moment léger et profond, sensible et joyeux … un partage simple de fraternité.


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