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    La fondatrice d'ateliers d'écriture Elisabeth Bing meurt à 83 ans

    Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox

    Publié le 08/05/2017 à 16H44

    "Et je nageai jusqu'à la page" d'Elisabeth Bing : 1re de couverture (détail)

     

     
     

     

    Fondatrice des ateliers d'écriture en France, une mode importée des Etats-Unis, Elisabeth Bing est décédée le 27 avril dans sa 83e année, a annoncé lundi sa famille dans Le Monde.

    Créatrice des ateliers qui portent son nom, Elisabeth Bing, engagée comme enseignante de français par l'Institut médico-pédagogique de Beauvallon (Drôme), a inventé en 1969 les ateliers d'écriture auprès d'enfants en grande difficulté. Une expérience qu'elle raconte dans un livre, "Et je nageai jusqu'à la page", paru en 1976 aux Editions des Femmes.

    Passionnée d'écriture et de littérature, elle crée ensuite les premiers ateliers d'écriture pour adultes dans le cadre de l'université d'Aix-en-Provence, avant de fonder en 1980 l'association qui porte son nom. Ses ateliers connaissent rapidement le succès et forment depuis "plus de 400 personnes chaque année", selon le site internet de l'association.

    "Nous ne sommes pas une école d'écrivains", et "il ne s'agit pas non plus (...) de groupes d'expression libre où se fourvoient parfois des demandes thérapeutiques masquées", explique-t-elle sur le site. "Nous travaillons pour que l'écriture reste ce qu'elle a toujours été : un espace d'invention et de subversion dont la liberté est la condition", ajoute-telle. "Dans le monde où nous vivons, l'acte d'écrire est un acte de résistance, une respiration".

    Elisabeth Bing avait pris sa retraite en 2000. Elle a été inhumée mercredi dans l'intimité familiale au cimetière de Bessan, dans l'Hérault.

     

     

    Quand j'ai lu cet article, j'ai immédiatement reconnu le livre dont je m'étais servie quand j'étais institutrice et que je tentais  de donner à mes élèves le goût d'écrire...Je leur disais que ce n'était pas parce qu'ils étaient mauvais en orthographe qu'ils étaient mauvais en français...ils avaient des choses à dire , et cela c'était certain,  si on est vivant, on a envie, on a besoin d'exprimer ce que l'on ressent...Et parfois  nous avions la joie d'entendre de beaux textes où ils savaient dire l'essentiel...Et c'était une joie pour eux  comme pour moi...L'orthographe, bien sûr, il faut s'en occuper...mais d'abord donner le goût d'écrire...J'ai trop vu des enfants et aussi des adultes qui n'osaient pas écrire le moindre mot tant ils avaient peur de faire des fautes...et ainsi se priver du bonheur d'écrire ce que l'on porte en soi....Il est vrai que les mentalités sont différentes maintenant et que la faute d'orthographe n'est plus redoutée  ...et c'est dommage aussi...A vouloir trop simplifier la langue, on risque de l'appauvrir...


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  • " Il faut choisir : se reposer ou être libre"  Thucydide

     

     

    "Dans une avalanche, aucun flocon ne se sent responsable"  Voltaire

     

    " Le but de la société, c'est le bonheur commun"

                                                                                   Déclaration des droits de l'homme

     

    Tous les dictateurs parlent au nom du peuple  "Le peuple veut que"

    Alors que la  démocratie donne la parole au peuple.

    Parfois la tentation est  grande pour le peuple de voter pour la dictature parce que la liberté est angoissante.

    En dictature, plus de doute, on vous martèle ce que vous devez penser et , à force d'entendre les mêmes mots,

    vous arrivez à croire que c'est votre pensée,  et le peuple entier répète  le discours qu'on lui a appris.

                                                       C'est ce que j'ai retenu des paroles de Boris Cyrulnik, hier soir, à la Grande Librairie...Le sujet était " Les mots du pouvoir"...Pour une fois, les écrivains invités ne parlaient pas de leurs livres..mais seulement des mots, de leur usure, de leur évolution, de leur utilité, de leur perte de sens parfois...

    Que veulent dire les mots" égalité, fraternité, liberté, bonheur, sécurité, sûreté, peur, populisme...

    De quoi réfléchir, devenir un plus lucides, un peu plus libres et responsables


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  • J'ai contemplé le soir,
    j'ai laissé venir le silence,
    lui ai donné le temps de s'installer
    et j'ai commencé à écrire
    "écrire comme on se tait"
    dit Christiane Singer.

     

    Et de nouveau,j'ai senti la vie
    circuler en moi
    Les instants se sont mis à défiler
    chargés de couleur et d'odeur...


    Et voilà que je m'aperçois ...au loin, si loin

    J'ai treize ou quatorze ans peut-être...
    J'écris mes premiers poèmes
    et je m'émerveille de voir les mots
    se présenter à moi
    si dociles,si délicieux...
    Je savoure cette complicité
    avec moi-même.


    Peut-être que écrire, c'est d'abord se plaire
    en sa propre compagnie,
    être pleine de tendresse pour soi-même
    et ainsi pouvoir l'être avec les autres,
    partager avec eux ce qui nous émerveille,
    nous étonne,nous rehausse,nous donne du sens...
    Ecrire...c'est pour se relier...

     


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  • Ce qui me motive ?
    Quelqu'un que je ne connais pas me pose la question...
    Je le sens très loin de moi, il me semble que mes mots n'auront pas de sens pour lui..
    Or, j'ai la désagréable habitude de ne parler que lorsque j'ai quelque espoir d'être comprise....
    Sans doute la peur d'être blessée, le besoin de me préserver...
    Mais agissant ainsi, je juge  inconsciemment la personne, j'évalue si , selon mes critères, elle est capable d'établir un pont entre elle et moi...et, sans doute, souvent je me trompe.
    Ainsi donc, hier, je me suis trouvée devant plusieurs personnes dans l'incapacité de parler, de livrer quoi que ce soit de moi...Car, en effet, comment ressentir plusieurs personnes à la fois et savoir ce qu'elles sont capables d'entendre...Donc, quand je suis dans un groupe, j'écoute et je me tais...
    Mais pourquoi tant de prudence?
    Un peu plus de simplicité serait plus juste.

    Je dis ce que je pense, je dis ce que je suis ou ce que je crois être
    Et l'autre entend ce qu'il peut entendre, ce qu'il veut entendre...
    Et je ne suis pas blessée, je ne suis pas diminuée s'il a mal entendu ou s'il déforme mes propos.
    Il fait ce qu'il peut.

    Ce qui  me motive
    C'est l'amour, la beauté, l'harmonie
    Chimères, diront certains
    Mais pour les avoir parfois aperçues
    et savourées
    et à cause de la joie éprouvée
    alors je sais qu'elles sont réalité.


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  • Il ne sait plus

    Il ne peut plus

    Il n'a plus la force

    plus le désir

    plus la volonté.

    Il est un peu désabusé.

    Il sait aimer d'un amour superficiel

    mais bienveillant

    toutes les personnes qu'il rencontre

    et cela est dous et réconfortant.

    Mais s'engager,

    être un compagnon dans les jours douloureux,

    c'est trop lourd pour lui.

    Il pourrait s'écrouler lui aussi,

    perdre pied.

    Alors il se préserve,

    il se met des barrières

    pour ne pas voir

    pour ne pas entendre

    et ainsi rester dans cette quiètude

    dont il a tant besoin.

     

    Tant de fois

    nous aussi

    nous avons manqué aux autres

    et ils ne nous ont rien dit.

    Peut-être auraient-ils dû s'exprimer....

    Peut-être ainsi

    nous auraient-ils permis d'agrandir nos limites?

    Mais la peur...

    la peur de faire mal nous retient.


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