• Elle ne parlait pas
    Non, elle n'était pas muette
    Simplement
    Elle avait choisi de se taire
    non pour accroître son mystère
    mais elle se méfiait.

    Elle se méfiait des mots
    des mots qui enfermaient
    des mots qui étiquetaient
    des mots qui sonnaient faux
    des mots qui limitaient

    Elle voulait garder ouverts
    tout le champ des possibles
    Elle voulait l'impossible


    Un mur de silence lui déroba l'horizon
    et pour sortir de sa prison
    elle ne trouva qu'une seule issue

    le cri
    un cri sauvage et inarticulé
    qui de l'abîme dont il était venu
    s'éleva dans les airs
    et brisa le silence.


     Et pour guérir la blessure
          qui s'ouvrait
    elle découvrit le baume des mots.

    Les mots qui se pressaient
    se bousculaient  inquiets,étonnés.
    Elle parla,elle respira
    elle découvrit la liberté
    et quand elle eut épuisé
    le trésor que les mots lui offraient
    elle retourna au silence
    non plus un silence morne et aphone
    mais un , bruissant de signes
    et ruisselant d'espérance.


    Et dans un va et vient fructueux
    elle enveloppa ses mots de silence
    et du silence jaillirent en transparence
            
          des mots nouveaux.




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  • "J'aime atteindre en moi une région de grand silence.

    C'est en cet instant que peut naître un poème.

    Pour que ce silence s'établisse, il faut que la pensée se vide de son activité.

    Il faut également que je n'ai ni intention, ni désir, ni attente.

    Il faut encore que je m'abandonne, me laisse dériver.

    Alors dans ce grand calme, ce vaste silence intérieur, se fait entendre le doux murmure"

                                     Charles Juliet (Gratitude)

     

    C'est le dernier tome du Journal de Charles Juliet...Je suis en train de le lire.

    Il a été publié l'an dernier...Je crois avoir lu tous ses livres: journaux, poèmes, études sur les peintres


    15 commentaires
  •  

     

     

     

     

     Le français c'est simple,  mais d'abord il faut le comprendre. 

     

     

      
     
    Pourquoi dit-on qu'il y a un Embarras de voitures quand il y en a trop,
      et Embarras d' argent  quand il n' y en a pas assez ?


     

     
    Pourquoi parle-t-on des quatre coins de la Terre, alors qu'elle est ronde ?


     
      Quand un homme se meurt, on dit qu'il s'éteint.

      Quand il est mort,  on l'appelle « feu » ?!


     

      Pourquoi appelle-t-on « coup de grâce »  le coup qui tue ?


      On remercie un employé quand on n'est pas content de ses services.


       
      Pourquoi dit-on d'un pauvre malheureux, ruiné
      et qui n'a même plus un lit dans lequel se coucher, qu'il est dans de beaux draps ?


      
      Comment distinguer le locataire du propriétaire
      lorsque ces deux personnes vous disent à la fois :

      « Je viens de louer un appartement » ?


        
         Pourquoi un bruit transpire-t-il avant d'avoir couru?


       
      Pourquoi lave-t-on une injure
      et  essuie-t-on un affront ?

     

    On passe souvent des nuits blanches
      quand on a des idées noires.

     

    Pourquoi, lorsqu'on veut avoir de l'argent devant soi,
      faut-il en mettre de côté

     

      Pourquoi, lorsque vous ne partagez pas l'avis de quelqu'un,
      dit-on que "les avis sont partagés " ?!

     

     

    Et pour en terminer,
      réjouissons-nous que ce soient les meilleurs crus
      qui donnent les plus fortes cuites !


     


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  •  

    La fondatrice d'ateliers d'écriture Elisabeth Bing meurt à 83 ans

    Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox

    Publié le 08/05/2017 à 16H44

    "Et je nageai jusqu'à la page" d'Elisabeth Bing : 1re de couverture (détail)

     

     
     

     

    Fondatrice des ateliers d'écriture en France, une mode importée des Etats-Unis, Elisabeth Bing est décédée le 27 avril dans sa 83e année, a annoncé lundi sa famille dans Le Monde.

    Créatrice des ateliers qui portent son nom, Elisabeth Bing, engagée comme enseignante de français par l'Institut médico-pédagogique de Beauvallon (Drôme), a inventé en 1969 les ateliers d'écriture auprès d'enfants en grande difficulté. Une expérience qu'elle raconte dans un livre, "Et je nageai jusqu'à la page", paru en 1976 aux Editions des Femmes.

    Passionnée d'écriture et de littérature, elle crée ensuite les premiers ateliers d'écriture pour adultes dans le cadre de l'université d'Aix-en-Provence, avant de fonder en 1980 l'association qui porte son nom. Ses ateliers connaissent rapidement le succès et forment depuis "plus de 400 personnes chaque année", selon le site internet de l'association.

    "Nous ne sommes pas une école d'écrivains", et "il ne s'agit pas non plus (...) de groupes d'expression libre où se fourvoient parfois des demandes thérapeutiques masquées", explique-t-elle sur le site. "Nous travaillons pour que l'écriture reste ce qu'elle a toujours été : un espace d'invention et de subversion dont la liberté est la condition", ajoute-telle. "Dans le monde où nous vivons, l'acte d'écrire est un acte de résistance, une respiration".

    Elisabeth Bing avait pris sa retraite en 2000. Elle a été inhumée mercredi dans l'intimité familiale au cimetière de Bessan, dans l'Hérault.

     

     

    Quand j'ai lu cet article, j'ai immédiatement reconnu le livre dont je m'étais servie quand j'étais institutrice et que je tentais  de donner à mes élèves le goût d'écrire...Je leur disais que ce n'était pas parce qu'ils étaient mauvais en orthographe qu'ils étaient mauvais en français...ils avaient des choses à dire , et cela c'était certain,  si on est vivant, on a envie, on a besoin d'exprimer ce que l'on ressent...Et parfois  nous avions la joie d'entendre de beaux textes où ils savaient dire l'essentiel...Et c'était une joie pour eux  comme pour moi...L'orthographe, bien sûr, il faut s'en occuper...mais d'abord donner le goût d'écrire...J'ai trop vu des enfants et aussi des adultes qui n'osaient pas écrire le moindre mot tant ils avaient peur de faire des fautes...et ainsi se priver du bonheur d'écrire ce que l'on porte en soi....Il est vrai que les mentalités sont différentes maintenant et que la faute d'orthographe n'est plus redoutée  ...et c'est dommage aussi...A vouloir trop simplifier la langue, on risque de l'appauvrir...


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  • " Il faut choisir : se reposer ou être libre"  Thucydide

     

     

    "Dans une avalanche, aucun flocon ne se sent responsable"  Voltaire

     

    " Le but de la société, c'est le bonheur commun"

                                                                                   Déclaration des droits de l'homme

     

    Tous les dictateurs parlent au nom du peuple  "Le peuple veut que"

    Alors que la  démocratie donne la parole au peuple.

    Parfois la tentation est  grande pour le peuple de voter pour la dictature parce que la liberté est angoissante.

    En dictature, plus de doute, on vous martèle ce que vous devez penser et , à force d'entendre les mêmes mots,

    vous arrivez à croire que c'est votre pensée,  et le peuple entier répète  le discours qu'on lui a appris.

                                                       C'est ce que j'ai retenu des paroles de Boris Cyrulnik, hier soir, à la Grande Librairie...Le sujet était " Les mots du pouvoir"...Pour une fois, les écrivains invités ne parlaient pas de leurs livres..mais seulement des mots, de leur usure, de leur évolution, de leur utilité, de leur perte de sens parfois...

    Que veulent dire les mots" égalité, fraternité, liberté, bonheur, sécurité, sûreté, peur, populisme...

    De quoi réfléchir, devenir un plus lucides, un peu plus libres et responsables


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