•    A l'intérieur de moi
       deux petites voix

    L'une dit: à quoi bon?
    A quoi ça sert tout ça?
    Faut que ça s'arrête!


         
    Et l'autre dit.: ah ! que c'est bon
        la VIE

    Quelle merveille,quelle joie
    Chaque jour est nouveau
    chaque jour nous étonne.



    L'une dit: ne bougeons plus,
    Attendons la fin.

    Et l'autre,  légère et papillonnante
    ne cesse de voltiger,
    de danser,  de s'émouvoir, de s'attendrir, de s'épanouir,
              d'inventer.

     

     Quand la première prend le dessus,                

    je m'enlise.

    Quand la seconde triomphe,

    tout devient simple et facile.



    Si je fais taire la première,

    si je lui déclare la guerre,

    quand je crois l'avoir vaincue

    la voilà qui se venge et m'assaille

    .

    Alors peut-être vaut-il mieux l'écouter
    lui dire qu'on l'a entendue
    la consoler avec des mots très doux,


    Lui dire aussi qu'elle se trompe
    qu'elle n'a pas besoin d'être aussi méchante
    et qu'elle ferait mieux de chanter en harmonie avec son double.


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  •  Ces deux derniers jours

     

     Afficher l'image d'originephoto trouvée sur Internet

     

    Pluie ,  neige , grisaille toute la journée

    et juste avant de se coucher

    le soleil nous gratifie d'une apparition inattendue,

    les nuages colorés de rose deviennent soudain aimables,

    un superbe arc-en-ciel les illumine,

    le besoin de se promener au dehors

    et d'admirer

    les couleurs du ciel nous habite soudain

    et nous voilà renouvelés et allégés

    momentanément

    mais la vie n'est faite que de moments et il faut savourer

    ceux qui sont bons....


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  •  

     

    Elle avait cauchemardé une partie de la nuit

     

    Au petit matin elle s'était endormie

     

    Elle s'était réveillée, il faisait  plein soleil

     

    Elle s'était levée d'un pas souple et léger

    souriant au sac d'ombres qu'elle avait abandonné

                       sans regret.

     

    Et elle dit :

    Aujourd'hui sera le plus beau de mes jours

     

    Et elle ouvrit ses bras

    et accueillit le jour nouveau.


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  • Bien sûr

    c'est un lieu fugitif

     

    A peine trouvé

    Déjà égaré

    Qu'importe !

     

    Ces quelques instants

    Où je l'ai habité

    Pour moi

    Ont goût d'éternité

     Et de la désespérance

    Et de l'errance

    Ils me délivrent

    A tout jamais.

     

    J'ai en moi

    Un lieu

    Où je puis m'abandonner.

    Un lieu qui me hèle,

    Qui m'appelle

    Un lieu pour faire halte

    Et puis reprendre la route


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  •  

    " Je me baladais seul tel un nuage

    Flottant très haut par-delà vaux et monts,

    Quand tout à coup je vis une foule,

    Toute une profusion de jonquilles d'or;

    A côté du lac, en dessous des arbres.

    Elles voletaient et dansaient dans la brise.

     

    Drues comme les étoiles qui brillent

    Et scintillent sur la Voie lactée,

    Elles s'étendaient sur une ligne sans fin

    Tout le long de la rive d'une baie:

    J'en ai vu dix mille d'un seul coup d'oeil,

    secouant leur tête dans une danse allègre.

     

    Les vagues derrière elles dansaient; mais elles

    Dépassaient d'exultation les vagues étincelantes;

    Un poète ne pouvait être que gai,

    En si jubilatoire compagnie:

    Je contemplais encore et encore, mais pensai peu

    A tout le trésor que cette vue m'apporta :

     

    Car souvent , lorsque je suis sur mon divan

    L'esprit vacant ou pensif ;

    Elles illuminent d'un éclair cet oeil intérieur

    Qui est le parfait bonheur de la solitude ;

    Et mon coeur  s'emplit alors de plaisir,

    Et se met à danser avec les jonquilles."

                

                                                   William Wordsworth  (Poèmes - 1815 )

     

    J'ai découvert ce poème hier

    ce qui m'a d'abord le plus  frappée, c'est qu'il sort de sa solitude  en voyant le champ de jonquilles...une foule, dit-il et il s'en émerveille...Mais l'on peut se repaître de beauté sans même être en contact direct...Cette nuit, ayant de la peine à dormir, j'ai repensé à ce poème et j'ai dansé avec les jonquilles : une danse suave et lente ...Et finalement j'ai retrouvé le sommeil...Et je me suis réveillée avec ce champ de jonquilles dans la tête.


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