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      peinture de Josette Verhoeven



    "De tout coeur de tout corps
    peindre en écoutant le chant de la vie
    voir les couleurs se marier
    s'aimer
    les traits s'unir et danser
    voir apparaître l'espace libre
    s'ouvrir l'oeil au coeur
    puis tracer le trait unique
    sur  l'infini du ciel."      Bang Hai Ja,peintre et poète coréenne

     
    J'aime beaucoup ce tableau que j'avais déjà publié il y aura bientôt 10 ans
     
     

    Commentaires

     
    1
    Mercredi 2 Juillet 2008 à 21:30   Supprimer le commentaire
     
    Et la peinture et le texte sont beaux!
     
    2
    Mercredi 2 Juillet 2008 à 21:49   Supprimer le commentaire
     
    une merveille de lignes et de couleurs, merci
     
    3
    Mercredi 2 Juillet 2008 à 22:47   Supprimer le commentaire
     
    j'adore cet article... la peinture est géniale besos tilk
     
    4
    Jeudi 3 Juillet 2008 à 00:40   Supprimer le commentaire
     
    Bonjour Gazou La peinture est une bien belle expression de l'âme. Bisous à toi et à bientôt
     
    5
    Jeudi 3 Juillet 2008 à 01:07   Supprimer le commentaire
     
    Il y a du divin la dedans! C'est l'âme qui peint, le pinceau ne fait qu'obéir...
     
    6
    Jeudi 3 Juillet 2008 à 14:36   Supprimer le commentaire
     
    La peinture est à la mesure du poème et inversement , c'est beau ! on touche là à l'essence de l'art ! amicalement et merci du partage chrystelyne
     
    7
    Dimanche 6 Juillet 2008 à 21:21   Supprimer le commentaire
     
    Magnifique toile très beau texte j'adhère - bises
     
    8
    Zilberman
    Mardi 2 Juillet 2013 à 17:08   Supprimer le commentaire
     
    comme je recherche en permanence qu'est ce que la peinture, comment en parler, je retiens ce texte du peintre et poétesse coréenne, Bag Hai Ja. Merci Solange de nous l'avoir fait connaître. Gérard
     
    9
    Danièle
    Mardi 2 Juillet 2013 à 17:08   Supprimer le commentaire
     
    Très beau Gazou ! Merci !
     
    10
    Noisette
    Mardi 2 Juillet 2013 à 17:08   Supprimer le commentaire
     
    C'est beau tout simplement.Noisette.
     

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    Saly Mollon vit à Tournon en Ardèche.

    Peintre depuis 25 ans, elle a travaillé la terre.

    En 2010, elle organise le premier salon de sculpture de la région.

    Elle est une peintre et une dessinatrice au langage plastique riche et complet  mêlant  réalisme et abstraction.

     

     

     

    Sous la pluie

     

     

    Et bien dansez maintenant !

    Brusquement atteinte d’un cancer, elle puise, pour lutter, dans la force de son art. Une nouvelle série de toiles crie à ceux qui en ont bavé « Et bien, dansez maintenant ! »

    Elle nous dit sa joie de vivre: tonique, spontanée, joyeuse

    Elle arrive en France, enhardie par l’espérance que mettaient en elle ses parents. Brillante, seule fille de la fratrie, elle vient faire ses études.

    Son surnom « Saly » lui plait. Sa résonance est plus… internationale. Elle l’adopte.

    Les premières années tournonaises sont aussi douces que la soie sur laquelle elle peint. Pendant douze ans, Saly crée des modèles uniques. Elle aime cette part de hasard qui révèle les couleurs dans l’alchimie d’une étuve. « La soie ? Impossible de la dompter, il faut en jouer ». Mais elle éprouve le besoin d'un autre support; La guerre au Liban fait monter en elle une souffrance qu’elle ne peut mais veut exprimer. Le besoin d’un autre medium s’impose, plus pérenne.

    Le destin lui envoie un mentor en la personne de Raymonde Esprit-Massonneau, artiste-peintre parisienne dans la mouvance impressionniste, établie à Tain. Elle travaille avec elle pendant trois ans.

    Au Liban, une guerre s’achève…  Il faut briser ses peurs. Oser. Peindre Beyrouth, la dévastée. C’est « le » tournant : des toiles belles, fortes, commencent à jouer alors avec l’abstraction, jusqu’à s’y abandonner. La  Pléiade choisira même une toile pour la couverture d’un recueil de poésies « 100 Poèmes pour la paix au Liban ».

    Elle butine les enseignements de Sylvie Franc et de Réjane, en retire le suc qui fera son miel, papillonne aux côtés de ses pairs (le péruvien  Kawashima, la parisienne Michelle Taupin, l’élève de Philippe Lejeune Christophe Desbusshère, l’américain Franck Janca). À leur contact, sa vision de la peinture s’enrichit . Elle perfectionne sa propre technique, celle qui lui donnera le plus de liberté : marier l’huile exigeante et l’acrylique facile comme on marie le feu et l’eau: « Ce que l’une me donne l’autre ne me le donne pas et inversement » dit-elle... Chaque sujet est le fruit d’une longue réflexion mais il lui arrive souvent « de rêver ses toiles ». Suivent nécessairement des dessins préparatoires, asseyant la composition. Maitriser le dessin est une force. Saly en est consciente : « avant de prendre le prochain tournant, je me ressource et retourne au dessin. Quand on connait la technique, on est attiré par la technique. Ce n’est que parce qu’on la connait, qu’on peut s’en détacher, s’en échapper.  Sans dessin, on est limité. Le dessin me rassure »

    Oui, le  dessin est l’ami intime. Et lorsque tombe le verdict de la maladie, un cancer (Salwa n’aime pas tricher, refuse les euphémismes), elle abandonne pinceaux et chevalet mais fait du dessin le complice, le compagnon de son enfer. Elle noircit deux carnets, deux  « bouées pour ne pas couler, pour ne pas sans cesse solliciter les proches » et croque… les autres patients, leurs angoisses, les siennes, la douleur, l’attente, la honte, le besoin de hurler, de s’isoler dans sa coquille, de renoncer à se battre. « 

    Un livre, « Un bélier contre un crabe », en est né, tiré à 200 exemplaires : « Ce qui m’a aidée peut aider quelqu’un d’autre ». En cure à la Roche-Posay, elle est approchée pour une exposition dans le cadre des Journées du Ruban rose. Elle expose les œuvres originales qui serviront le livre et les toiles exécutées après sa guérison. C’est un succès. Quant au petit livre, il est à l’origine de confidences qui la bouleversent. Elle envisage dès lors un deuxième tome  « Chronologie d’une vie annoncée ».

    Aujourd’hui Salwa est revenue à tout ce qu’elle aime : « je jouis désormais de ce que m’offre la vie, j’en goûte chaque instant intensément».

     

     

     

     

     

    Souvenirs d'enfants


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    Ibrahim Shahda, né en Egypte, entre en 1947 à l'école des Beaux-Arts du Caire .

    En 1955,  il  remporte un prix et organise sa première exposition. Il décide alors de partir pour la France.

    Il arrive à Paris, mais se retrouve totalement seul et presque sans ressources. Une amie l'invite à vivre dans le sud de la France, à Carpentras. Là, Shahda peint, montre son travail et remporte le Prix de peinture du Festival d'Avignon avec "La femme en noir", aujourd'hui conservé au Musée Calvet. Il obtient également la même année le Prix de peinture de la ville d'Aix-en-Provence.

    Mais il n'est pas satisfait, et choisit de retourner à Paris où il travaille dans la solitude de 1962 à 1964.  Puis il retourne en Provence.


    En 1975, il découvre qu'il est gravement malade. Ceci va renforcer à la fois son acharnement à travailler et son isolement. Deux expositions importantes sont organisées à Carpentras en 1981 et en 1984.

    De 1985 à 1991, malgré le cancer et le traitement associé, il continue de peindre avec ce sentiment d'ugence qui n'appartient qu'aux grands artistes. Des expositions posthumes sont organisées à Carpentras (1993), Alès (1994), Saint-Rémy-de-Provence (1998), Vaison-la-Romaine (1998), Paris (1998), Avignon (1999), Malaucène (2000), Carpentras (2006), Paris (2009), Marseille (2011) et Aix-en-Provence (2011).

    Le musée Calvet d'Avignon possède 2 toiles de Shahda.

    De nombreux amateurs d'art et galeristes comparent SHAHDA à BACON, MUSIC ou SOUTINE pour ne donner que les noms qui reviennent le plus souvent. Tous sont frappés par la puissance, la modernité et en même temps l'intemporalité de son oeuvre.

     

     


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     Kupka n'a jamais cessé ses recherches sur la couleur et les formes

    LE Grand Palais fait une rétrospective de son oeuvre jusqu'au 30 juillet 2018)

    "Je peins, oui, mais seulement des conceptions (…), des synthèses, des accords", écrivait-il en 1905.
     
    C'est "un artiste rare", dit de lui le co-commissaire de l'exposition du Grand Palais, Pierre Brullé.

    Un artiste peu exposé de son vivant et dont on n'avait pas vu de rétrospective en France depuis celle de 1989 au Musée d'art moderne de la Ville de Paris. Le Grand Palais présente une vue de toute sa carrière en 300 œuvres.
     
    Un artiste qui a connu tous les mouvements artistiques de la première moitié du XXe siècle en restant toujours indépendant. Il a fait partie des inventeurs de l'abstraction, à partir du début des années 1910, tout en refusant le terme d'abstrait :

    " la peinture n'est pas abstraite, elle est concrète" disait-il.

    Il a fait des recherches continuelles sur la couleur, parfois d'un lyrisme jubilatoire, où celle-ci devient l'élément essentiel, à l'origine des formes et du mouvement.

    František Kupka, "Madame Kupka dans les verticales", 1910-1911, Etats-Unis, New York, The Museum of Modern Art

	Hillman Periodicals Fund, 1956 "Mad          "Madame Kupka dans les verticales", 1910-1911
     

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    Fernand Léger : Le cirque Médrano, 1918. Huile sur toile, 58 cm x 94,5. Centre Pompidou, MNAM-CCI / Jacques Faujour / Dist. RMN-GP. Adagp, Paris 2017

    Fernand Léger : Le cirque Médrano, 1918.

    L’amour de la modernité

    « Le beau est partout, dans l’ordre d’une batterie de casseroles, sur le mur blanc d’une cuisine, aussi bien que dans un musée », écrit Léger en 1923.  Il fait le constat de la puissance esthétique de la vie moderne, trépidante et colorée »

    Un créateur voyageur

    Fernand Léger est né le 4 février 1881, à Argentan, en Normandie. Après avoir été apprenti chez un architecte de Caen, il s’installe à Paris en 1900 et devient assistant photographe. Trois ans plus tard, il est admis à l’Ecole des Arts décoratifs, mais refusé aux Beaux-Arts. Il découvre l’œuvre de Cézanne, peintre aux compositions très structurées, très architecturées. En 1908, il travaille dans les ateliers de la célèbre Ruche, à Montparnasse, et fréquente Robert Delaunay, Marc Chagall, Chaïm Soutine. En 1911, il expose sa première toile au salon des Indépendants (La Noce). Un critique de l’époque le qualifie de «tubiste». Après la Grande Guerre, il rencontre Le Corbusier et découvre l’œuvre de Piet Mondrian. Avec Dudley Murphy, il réalise le film «Ballet mécanique». En 1936, il collabore aux activités de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR). Il réalise les costumes et les décors d’un ballet de Serge Lifar (David triomphant). Deux ans plus tard, il part aux Etats-Unis où il réalise des fresques pour l’appartement de Rockefeller, à New York. En 1940, il se réfugie en Normandie, puis il fuit la France pour un nouveau voyage aux USA. Il enseigne au Mills College (Californie) et participe à l’exposition «Artists in exile» chez Pierre Matisse. 1945, il adhère au parti communiste français, depuis New York. Première rétrospective, en 1949, au Musée national d’art moderne de Paris. Il s’installe à Biot où il réalise ses premières céramiques, il illustre également la grande salle de l’ONU, à New York. Il crée des vitraux en Suisse et au Venezuela. En 1955, il séjourne à Prague pour le Congrès des Sokols. Il décède, à Gif-sur-Yvette, le 17 août, de la même année. Ce peintre voyageur a donc eu une vie bien remplie


     

     Quand Léger peint cette toile, il est revenu du front et recommence une vie normale. Mais il se souvient des tranchées et des corps déchiquetés. Les bras ressemblent à des tubes métalliques et cela préfigure ses recherches esthétiques à venir, sur le monde industriel. Le fond de la toile est divisé en zones géométriques, qui me rappellent Cézanne, même si le sujet principal de l’œuvre est bien sûr : l’horreur de la guerre.

    Fernand Léger : La partie de cartes, 1917. Huile sur toile, 129,5 cm x 194,5. Adagp, Paris 2017

    Fernand Léger : La partie de cartes, 1917. Huile sur toile,

     

     Cette œuvre  représente un ouvrier assis de dos, avec au centre de la toile une feuille rouge sur laquelle on reconnait la lettre R. Cette lettre est un clin d’œil aux innovations en matière d’illustration des livres d’avant-garde, qui intéressent beaucoup Léger. De plus, l’artiste observe souvent les grandes enseignes lumineuses publicitaires. On retrouve tout cela dans cette œuvre, qui est à elle toute seule, une... ville.

    Fernand Léger : Le Typographe, 1919. Huile sur toile, 130,3 cm x 97,5. The Louise and Walter Arensberg Collection, 1950. Adagp, Paris 2017

    Fernand Léger : Le Typographe, 1919.

    La révélation du cinéma

    Fernand Léger a une véritable fascination pour le cinéma. Pour lui, c’est avant tout l’art de la modernité. Il découvre le 7e art, lors d’une permission en 1916, en compagnie de Guillaume Apollinaire et Max Jacob. Certains experts affirment que Fernand léger a failli abandonner la peinture pour le cinéma, mais là, le débat est ouvert... Toujours est-il que l’artiste reçoit un choc, lorsqu’il voit Charlot et sa démarche mécanique sur grand écran. Il dessine plusieurs fois Charlot et, dans les années 20, il écrit le scénario d’un dessin animé intitulé «Charlot cubiste». Il conçoit également quelques illustrations de ce Charlot, qu’il veut désarticulé et coloré. Le dessin animé ne se fera pas, mais Léger s’en servira dans le générique de son film « Ballet mécanique », en 1924.

    Fernand Léger : Charlot cubiste, 1924. Eléments en bois peints, cloués sur contreplaqué, 73,6 cm x 33,4 x 6. Centre Pompidou, MNAM-CCI / Georges Meguerditchian / Dist. RMN-GP. Adagp, Paris 2017

    Fernand Léger : Charlot cubiste, 1924. Eléments en bois peints, cloués sur contreplaq

    Corps et mouvements

    Fernand Léger associe les corps humains aux objets de la modernité, d’autant qu’il adore aller voir un spectacle de danse ou de cirque. Le corps en mouvement le fascine. Il conçoit des décors, des costumes et participe à une dizaine de créations. Ami de la grande famille du cirque, les Fratellini, il admire la forme circulaire de la piste et la souplesse des artistes. Il s’en souvient encore lorsqu’il peint, en 1944, cette toile. Ici, les corps se transforment en formes abstraites et tout est mouvement. Je me demande si Keth Haring a vu ce tableau, il y a plus d'un point commun entre ces deux artistes.

    Fernand Léger : Les grands plongeurs noirs, 1944. Huile sur toile, 189 cm x 221. Centre Pompidou, MNAM-CCI / Jacques Faujour / Dist RMN-GP. Adagp, Paris 2017

    Fernand Léger : Les grands plongeurs noirs, 1945


     

    La peinture dans l’espace

    Vers 1950, à Biot, Léger s’essaye à la céramique. En réalité il veut donner du relief à sa peinture. Il utilise souvent des motifs de fleurs ou de fruits. Cette fleur polychrome est peinte sur les deux faces. Elle fleure bon la bonne humeur, c'est un soleil à elle toute seule.

    Fernand Léger : La Fleur polychrome, 1952. Ciment et plâtre peints, 165 cm x 132 x 47. Centre Pompidou, MNAM-CCI / Philippe Migeat / Dist RMN-GP. Adagp, Paris 2017

    Fernand Léger : La Fleur polychrome, 1952

    Hommage aux ouvriers

    Avec le temps, Léger affirme de plus en plus ses idées politiques dans ses toiles. Dès 1936, il écrit : « Libérer les masses populaires, leur donner une possibilité de penser, de voir, de se cultiver. La classe populaire a droit à tout cela. Elle a droit sur ses murs à des peintures murales, signées des meilleurs artistes modernes ». Cette toile est l’aboutissement d’une série consacrée à la classe ouvrière, celle qui œuvre sur les chantiers et dans les usines. Elle illustre aussi la reconstruction de l’après- guerre. Plus réaliste que ses travaux précédents, elle témoigne de l’envie de Léger de s’inscrire dans la tradition de la grande peinture. Mais, avec Léger, les angelots et les saints sont remplacés par des ouvriers et les architectures d’églises, par des structures métalliques. Léger réinvente la peinture classique, à sa façon.

    Fernand Léger : Les constructeurs, 1950. RMN-Grand Palais (musée Fernand Léger) / Gérard Blot. Adagp, Paris 2017

    Fernand Léger : Les constructeurs, 1950. RMN-Grand Palais (musée Fernand Léger) /

    Congés payés

    Dans cette très belle toile, réalisée deux ans avant sa mort, le peintre évoque les premiers congés payés de 1936, après les luttes sociales du Front populaire. Dans une ambiance, qui rappelle les films de Jean Renoir, l’artiste peint une famille au bord de la mer. Pour illustrer la force du rêve devenu réalité, la végétation évoque des coraux, mais un homme en casquette à gauche a bien les mains dans le cambouis...

    Fernand Léger : La Partie de campagne (deuxième état), 1953. Huile sur toile, 130,5 cm x 162. Centre Pompidou, MNAM-CCI / Service de la documentation photographique du MNAM/ Dist. RMN-GP. Adagp, Paris 2017

    Fernand Léger : La Partie de campagne (deuxième état), 1953. Huile sur toile, 130,5 cm x 162. Centre Pompidou,

     

     d'après Thierry Hay

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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