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                                                                                 Albert Besnard devant le portrait de sa femme (1905)

     


     

    Parmi ses nombreux portraits, on peut citer ceux de sa femme, de ses enfants (Une famille, 1890, Paris, musée d'Orsay), de la princesse Mathilde, de la comédienne Réjane, de Madame Georges Duruy, de Madame Henry Lerolle, d'Ernest Cognacq, de Marie-Louise Jaÿ, de Gabriele D'Annunzio, du cardinal Mercier, de Jean-Louis Vaudoyer, de Boni de Castellane, de Denys Cochin ou de Frantz Jourdain qui sera son premier biographe.

    Au Salon de 1886, son portrait de Madame Roger Jourdain annonce les caractéristiques de son art, influencé par l'impressionnisme

     

     

     

     

     

     

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    1886. Albert Besnard, peintre qui excelle dans l’art du portrait, dîne chez des amis. Alors que la nuit tombe, la maîtresse de maison madame Jourdain s’arrête un instant sur sa terrasse.

    À ce moment-là, elle se tient entre deux sources lumineuses : celle, très jaune, émise par les lampes, et la lueur plus froide de la lune. La peau de la jeune femme semble alors devenir jaune et bleue ! Besnard est subjugué et une idée germe en lui…

     

     

     

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    Le peintre veut restituer ces effets lumineux aux teintes si particulières. Il exécute sans tarder le portrait de Madame Jourdain. Sous son pinceau, le visage de la dame se couvre de touches de peinture jaune et bleue.

    Très content du résultat, il s’exclame : "Ah, ça par exemple, si ce portrait ne plaît pas aux gens du monde, je veux bien être pendu !". Mais Besnard a parlé un peu trop vite...

    Il fut beaucoup critiqué par certains qui lui reprochaient des couleurs trop vives...Mais c'est ce portrait qui lui a donné le plus de célébrité.

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     Les touches de piano, le lac de Kupka - 1909

     

    1909, Paris. Le peintre Kupka met le dernier coup de pinceau à sa nouvelle œuvre. Il y évoque quelques personnages colorés qui font de la barque sur un lac. L’artiste tchécoslovaque ne le sait pas encore, mais ce tableau va marquer un tournant dans sa carrière. Pour quelle raison ?

    La clé se trouve en bas de la toile. Des doigts se promènent sur des barres verticales blanches et noires…

     

     

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    Détail de l'œuvre

    Il s’agit de touches de piano. Kupka fait comprendre que ce sont les sons de l’instrument qui donnent naissance à la scène du lac, comme si chaque personnage était une note.
    En représentant la musique en peinture, il se détache de la réalité pour évoquer l’immatériel, "l’abstraction". Et ça, c’est tout nouveau !

     

     

     

     

     

     



    Pour Kupka, ce tableau n’est qu’une première étape. Quelques années plus tard, toujours en s’appuyant sur la musique, il présente cette fois des œuvres complètement abstraites.
    Finis, les doigts de la main ou les personnages esquissés. Cette fois-ci, tout ce qui est figuratif disparaît au seul profit de bandes colorées verticales.

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    Hélas, méconnu et difficile à ranger dans une case, Kupka est peu à peu oublié... Quand les historiens de l’art le découvrent dans les années 1990, c’est une surprise !

    Ils s’aperçoivent que Kupka travaillait autour de l’abstraction avant de nombreux autres peintres. D’ailleurs, le tableau de 1909 leur paraît tellement avant-gardiste que certains ont cru que l’artiste l’avait retouché des années plus tard.

    Heureusement, cette redécouverte a permis de rendre à Kupka la place qu’il mérite. Parmi les pionniers de l’abstraction, aux côtés de Kandinsky, il a pleinement participé à ce bouleversement dans l’art du XXe siècle !

     

     

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     František Kupka, Madame Kupka dans les verticales, 1910-1911, huile sur toile, 135 x 85 cm

     

    Cet article  a été publié par Artips

     


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     Coup de projecteur sur Thanh Thúy, une artiste peintre trisomique de 36 ans dont les créations ont séduit le fabricant de foulards Malfroy.

    Elle vit dans sa bulle et porte un regard différent sur le monde qui l'entoure. La jeune artiste d'origine vietnamienne est atteinte de trisomie 21. Depuis l'âge de 6 ans, Thúy peint et exprime le grand écart de ses émotions avec sa palette de couleurs. Ses dessins oscillent entre le figuratif, le naïf et l'abstrait, avec une maîtrise des tonalités inouïe.

    À tel point que le fabricant de foulards Malfroy a décidé d'intégrer ses toiles dans ses propres collections. Ce spécialiste lyonnais du travail de la soie depuis 1939 a eu un coup de cœur pour le travail de Thúy.  « Un jour, sa maman m'a contacté pour savoir si on serait intéressé par ses oeuvres. On n'avait pas trop l'habitude, car on est avant tout un prestataire de services. Alors on lui a fait des foulards à partir de ses œuvres. Puis on a introduit l'artiste dans notre collection. Les foulards de Thúy ont eu beaucoup de succès en France, au Canada et au Japon », livre Benoît Malfroy, le directeur général de cette institution lyonnaise.

     Au-delà de son handicap, Thanh Thuy est une jeune femme très curieuse et observatrice. Toutes ses émotions se retrouvent dans ses toiles. ©  DR

     

    Au-delà de son handicap, Thanh Thuy est une jeune femme très curieuse et observatrice. Toutes ses émotions se retrouvent dans ses toiles. © DR

     

     

    Une famille très aimante et soudée

    Thúy a la chance de vivre au sein d'une famille très aimante et soudée. Sa mère, ancienne chirurgienne-dentiste, est sa plus grande supportrice. Elle déploie sans relâche des trésors d'énergie pour organiser des événements philanthropiques. Le produit de la vente de ses foulards est régulièrement reversé à des associations caritatives.  « Thúy a une main et une approche artistique intéressantes et s'en sort avec un handicap lourd. On a été touchés par cette particularité et l'amour de sa famille. J'ai voulu prendre le risque de mettre en avant sa particularité. Nos clients n'ont absolument pas pris en considération la maladie, mais ont adhéré au côté artistique. Ils n'achetaient pas ses foulards pour faire une bonne action. Ses dessins au style un peu naïf leur plaisaient en tant qu'œuvre », poursuit Benoît Malfroy.

    En attendant de décrocher davantage de galons d'artiste, celle qui porte un regard lumineux sur son monde rêve de collaborer avec d'autres marques. Histoire de montrer qu'au-delà du handicap il y a une artiste agitée du pinceau qui ne demande qu'à s'exprimer. À bon entendeur…

     

     extrait d'un article paru dans "Le  Point"

     

     

     

     

     

     

     

     
     

     

     


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    « Mettre une touche de couleur sur la toile, c’est semer une graine de paix et de lumière. »  Bang Hai Ja

     

     

     

     

     

     

    souffle de lumière - 2014

    Bang Hai Ja, Souffle de lumière, Peinture

     

    "De tout coeur de tout corps
    peindre en écoutant le chant de la vie
    voir les couleurs se marier
    s'aimer
    les traits s'unir et danser
    voir apparaître l'espace libre
    s'ouvrir l'oeil au coeur
    puis tracer le trait unique
    sur  l'infini du ciel."      Bang Hai Ja,peintre et poète coréenne

     

     

     

    bang-hai-ja

     

     

     

    Bang Hai Ja, qui fut parmi les premiers artistes coréens à venir s'installer et travailler en France, compte à son actif plus de 80 expositions personnelles en Corée, en Europe, en Amérique et partout dans le monde.

    Elle poursuit sa quête de lumière, à la fois artistique et spirituelle, à travers ses réalisations picturales. Selon l'artiste, il s'agit de la lumière intérieure, de celle qui ne peut être vue que par « l'oeil du coeur ». Elle désire que son oeuvre soit le reflet de la lumière intérieure qui émane de chaque matière. C'est l'acte de peindre qui la remplit d'énergie et de lumière, éléments vitaux de la vie"', et lui permet de transcrire l'essence des choses. Ce processus correspond en fin de compte, pour l'artiste, à un accomplissement de soi.

    Bang Hai Ja fait partie de la première génération de l'art abstrait coréen. Dans cet art qui aspire à se libérer de toute représentation, elle découvre la lumière par le biais de la matière. L'artiste situe aussitôt ses recherches dans l'union de la lumière et de la matière ; l'incorporel rejoint ainsi le corporel et les deux éléments opposés se confondent.  Dans un état méditatif, elle applique ainsi ses couleurs, sur un géotextile ou un papier de riz, comme si elle semait des mots dans ses poèmes, activité qui accompagne le plus souvent sa création picturale. Telle une constellation, ses toiles scintillent tout comme chacun de ses mots et gestes, et nous bercent par leur douce lumière chatoyante, rendant lumineux ceux qui les contemplent. Chez Bang Hai Ja, peindre c'est d'abord et avant tout transmettre, partager et faire découvrir cette énergie, cette lumière qui est en nous.

     

    Bang Hai Ja, Aube, Peinture

    Aube (2014)

     


     

     

     


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     CAROL BERNIER
Terre, ciel ou mer no. 1, 2017
Technique mixte sur bois
46 x 46 cm

     

    Carol Bernier est née le 9 mars 1963 à Montréal, où elle vit et travaille.

    Depuis 1994, les œuvres de Carol Bernier ont été présentées dans le cadre d’expositions en solo à Montréal, à la galerie Simon Blais, ainsi qu’en Europe. Son travail fut également présenté au Mexique, ailleurs au Canada ainsi qu’à New York à l’occasion d’expositions collectives.

    Préoccupée par la lumière et la transparence, l’artiste a développé une technique de peinture à l’huile proche de l’aquarelle. De nombreuses couches superposées de couleurs et de vernis sont nécessaires à la réalisation d’une œuvre. Elle n’hésite pas à introduire des matériaux inusités comme le goudron pour enrichir les surfaces. Le résultat en est un tout en nuances et savamment texturé.

    Moins soucieux d’illustrer que de suggérer, le travail de Carol Bernier nous parle de l’enjeu éternel de la peinture, celui de rendre à notre regard, par la puissance de l’œuvre, une réalité intérieure.

    Dans son mémoire de maîtrise déposé en 1994, Carol Bernier a analysé la notion de la nécessaire solitude de l’artiste dans son processus de création. Cet ermitage qu’elle s’impose elle-même permet aujourd’hui à Carol Bernier de soutenir sa quête d’absolu et d’authenticité, dénuée d’idées préconçues.  Elle recherche un langage libre, sans restrictions et sans compromis : un mélange de douceur et de violence, de légèreté et de texture.

    Véritables pèlerinages, les voyages sont pour l’artiste une façon d’enrichir sa vision et d’aiguiser sa sensibilité. C’est lors de ses nombreux déplacements que Carol Bernier rencontra l’œuvre de maîtres tels que Rothko, Fra Angelico et Tàpies.

     

     L'effacement du rouge

     

       

     

     


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