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    Le musée Fabre de Montpellier consacre une grande rétrospective à l’oeuvre de cet artiste inclassable.

     

    Vincent Bioulès, « La Tourette I », février 1994-janvier 1995, huile sur toile, 130 x 162 cm.Vincent Bioulès, « La Tourette I », février 1994-janvier 1995, huile sur toile, 130 x 162 cm. © photo Christian Palen, © ADAGP, Paris, 2019

     

    par Philippe Dagen

    "Voici une exposition à peine concevable voilà ne serait-ce qu’une décennie : une rétrospective du peintre Vincent Bioulès au Musée Fabre de Montpellier. Pourquoi ? Parce que son œuvre est fortement perturbatrice. Elle l’est pour le regard, car si colorée soit-elle, avec des sujets apparemment simples – paysages, marines, villes, nus et portraits –, elle se révèle, dès que l’œil s’y attarde, parsemée d’étrangetés stylistiques et armée d’une résolution obstinée. Et, seconde raison, parce que Bioulès est l’exemple troublant de l’artiste qui a d’abord participé à une avant-garde historique avant de s’en écarter, ce qui ne signifie pas qu’il l’ait reniée, mais réinterprétée à sa façon singulière. Cette liberté lui a été souvent reprochée : on ne savait pas où le ranger et, donc, le mieux était de le tenir à distance.

    Son avant-garde, c’est le groupe Supports/Surfaces, fondé en 1970 et qui lui doit son nom. Il le trouve lors d’une réunion chez Claude Viallat. Bioulès est née en 1938 à Montpellier, Viallat en 1936 à Nîmes. En 1970, ils sont les principales figures méridionales du groupe, qui a sa fraction parisienne, celle de Marc Devade, Jean-Pierre Pincemin ou Louis Cane. Ils ont la trentaine et il leur faut se dégager de l’abstraction française des années 1950, qui se répète, autant que du pop art.

    Pour y parvenir, ils se fondent sur une peinture alors mal connue en France, l’abstraction nord-américaine des grands formats saturés : Rothko, Newman, Hofman, Louis, Diebenkorn. Bioulès se mesure à eux frontalement. En 1967, le motif naturel est encore perceptible, marronnier en fleurs, fenêtre. Il cède vite à l’expansion des couleurs. D’abord fluides, contenues par des lignes courbes, celles-ci deviennent de plus en plus stables, jusqu’à de longues compositions de monochromes juxtaposés, scandées parfois par des verticales, celles que Newman appelait ses « zips ». Dans ces années, de 1967 à 1971, il n’y a guère que Daniel Buren qui, selon une évolution comparable, aille dans cette direction

    La différence, aujourd’hui évidente, est que Buren n’a plus changé depuis, jusqu’à des formules de plus en plus décoratives, alors qu’à partir de 1974, la géométrie de Bioulès se met à vibrer. Les droites s’effritent, les monochromes s’émiettent. On dirait son abstraction secouée par un tremblement de terre de plus en plus intense. On le dirait d’autant plus que ce séisme met à jour des architectures, incomplètes et ébréchées d’abord – l’admirable série des « places d’Aix », de 1976-77."

     

      Moi, c'est ce deuxième tableau qui m'a le plus touchée

     


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    Bram Van VeldeVan Velde

    Abraham Van Velde, dit Bram Van Velde est né le 19 octobre 1895 à Zoeterwoude aux Pays-Bas. Sa famille connaît une terrible misère qui marquera profondément l’enfance et la vie de Bram Van Velde, son père l'abandonne très jeune. Il est obligé de travailler comme apprenti peintre en bâtiment dès 1907.

     

    Aidé par son patron et mécène (Eduard H. Kramers), il se rend en Allemagne ou il découvre les peintres expressionnistes: ce court séjour sera déterminant pour Bram Van Velde. Il s'installe ensuite à Paris en 1924 où il découvre les œuvres de Matisse et Picasso, puis part vivre à Majorque de 1932 à 1936. Dans les années vingt, Bram Van Velde peint des paysages colorés puis des natures mortes. Pendant les années trente, ses toiles deviennent lentement plus abstraites.

     

    Bram Van Velde retourne en France en 1936 pour échapper à la guerre civile espagnole. En 1939, la seconde guerre mondiale éclate,Van Velde ne peut travailler, il arrête de peindre pendant 4 ans ("Je n'ai pas peint parce que je n'ai pas pu. Nous mangions juste de quoi survivre."), mais il se lie d'amitié avec Samuel Beckett qui sera l'un de ses grands défenseurs. Sa première exposition a lieu en 1946 à Paris.

     

     
     
    J'écoute une vidéo de Bram Van Velde.
    Il y a de longs silences...Et le suivre dans ses méandres intérieurs demande beaucoup d'attention...Mais ce qui m'attire en lui, c'est son regard...Tant de vie, tant de lumière, tant de force dans ce regard, dans ce visage émacié, dans ce corps affaibli par l'âge

     

     

    Il commence par par la peinture figurative et s'en détache peu à peu pour aller à la recherche d'une image intérieure

    et ses tableaux deviennent des assemblages de  formes aux configurations insolites

     

     

     

     "J'ai tout quitté, c'est la peinture qui l'a exigé, c'était tout ou rien" dit-il             

     

     

     

      Devant sa toile, il est comme devant un labyrinthe..et tant qu'il n'est pas assez vivant, il peine à s'y mettre car c'est comme entrer dans un labyrinthe ,dit-il...et ce qu'il va trouver c'est lui-même dans toute sa misère...Il veut descendre , dans ses profondeurs  à lui-même cachées...

    Il travaille dans un dénuement extrême, il a très peu d'outils dans son atelier. son atelier qui a longtemps été un garage....Le liquide, le fluide l'attirent car la vie elle-même est fluide, instable, insaisissable

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     "Quelque chose veut sortir de moi, quelque chose qui ne peut pas ne pas être"

     

    Je vous reparlerai de lui peut-être car je suis encore sous son emprise...Je relis le livre que Charles Juliet a écrit  après ses nombreuses rencontres avec lui...Lui aussi est frappé par son regard

     

    "Un homme intensément présent.Ses yeux brillent avec une acuité extraordinaire et pourtant ailleurs en proie à ce qui l'habite; De grands silences très denses qui font résonner les quelques mots qu'il prononce"

     

    "Je me sens incapable de traduire ce que je ressens face à lui, ce surcroît de vie qui afflue en moi sous l'action de ses propos.....Avec lui, toute conversation est impossible, l'échange s'effectue plus par les silences que par les mots"  (rencontres avec Bram Van Velde aux éditions Fata Morgana)


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    Beauté et  vérité, mais ces hautes vagues

    Sur ces cris qui s'obstinent. Comment garder

    audible l'espérance dans le tumulte,

    Comment faire pour que vieillir, ce soit renaître,

    Pour que la  maison s'ouvre, de l'intérieur,

    Pour que ce ne soit pas que la mort qui pousse

    Dehors  celui qui demandait un lieu natal ?

                       Yves Bonnefoy ( Les planches courbes)


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    franceinfo Culture  
     
     
    L\'artiste syrienne Amani al-Ali travaille sur une peinture dans son appartement d\'Idlib.

      Amani al-Ali décrit les ténèbres de la vie quotidienne dans la région d'Idleb (nord-ouest de la Syrie),

    théâtre d'intenses bombardements depuis trois mois.

    "Je cherche à communiquer ce que les autres ont du mal à exprimer", explique l'artiste de 30 ans, dans son atelier,

    penchée sur une tablette, stylo numérique à la main. Dominée par les jihadistes, la région d'Idleb, qui abrite environ trois millions d'habitants, est soumise depuis fin avril aux frappes du régime de Damas et de son allié russe.


    Dans ses caricatures et peintures, Amani al-Ali, longue veste rouge et foulard de dentelle blanche sur la tête,

    dénonce notamment l'indifférence de la communauté internationale face à l'effusion de sang.

    Sur l'un des croquis, le monde est ainsi dépeint en forme d'autruche enfouissant sa tête

    dans un amas de crânes ensanglantés, alors que des missiles rouges pleuvent autour.

    Un autre dessin intitulé l'Aïd à Idleb montre un avion de chasse larguant des bonbons remplis de TNT

    au lieu des confiseries habituellement distribuées durant la célébration qui marque la fin

    de la fête musulmane du ramadan.

    Du noir et blanc, des tâches rouges, les couleurs des dessins s'inspirent, selon l'artiste, de la vie quotidienne des habitants de la région. "Nous ne voyons que du sang, des ténèbres et de la destruction", déplore Amani al-Ali.

    Un dessin de l\'artiste syrienne Amani al-Ali. 

    "Commencer une nouvelle vie"

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les violences ont tué plus de 780 civils

    dont plus de 190 enfants depuis fin avril, en dépit d'un accord conclu en septembre entre la Russie,

    allié indéfectible du régime syrien, et la Turquie, parrain de certains groupes rebelles.

    Amani al-Ali n'a pas hésité à épingler ce pacte en l'esquissant sous forme de papier taché de sang.

    L\'artiste syrienne Amani al-Ali, dans son atelier d\'Idleb.\"Ce que j\'entends le plus, c\'est que je suis une femme et que je ne devrais pas dessiner de telles choses\", confie-t-elle.

     

     

    Avant le déclenchement de la guerre en Syrie en 2011, la jeune femme enseignait les arts dans une école privée à Idleb. Mais après la conquête de la région par des groupes rebelles en 2015, elle décide de "commencer une nouvelle vie" en s'essayant à la caricature pour dépeindre les multiples réalités d'une guerre qui a fait plus de 370 000 morts et provoqué le déplacement de millions de personnes. La jeune femme, dont les croquis ont été exposés aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, a réalisé ses premiers dessins en cachette car son père lui interdisait cette activité. "J'ai rompu avec les coutumes et la tradition" et dû "me confronter à mes parents pour réussir à imposer la vie que je voulais", dit-elle à l'AFP, regrettant qu'il soit mal vu dans sa société pour une femme de s'adonner à la caricature.

    Éradiquer les stéréotypes

    La jeune artiste n'épargne pas les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) qui ont pris le contrôle du nord-ouest de la Syrie, faisant fi des arrestations et assassinats ciblant les voix dissidentes. En novembre 2018, l'une des figures du soulèvement contre le régime de Damas à Idleb, également critique des groupes extrémistes, Raëd Fares, a été abattu par des inconnus. "Beaucoup de gens me disent que je devrais faire attention", admet Amani al-Ali. Un de ses dessins représente un homme barbu injectant à travers une seringue géante les interdits religieux dans le crâne d'un autre homme.

    "Ce que j'entends le plus, c'est que je suis une femme et que je ne devrais pas dessiner de telles choses", rapporte l'artiste, qui pense avoir autant de fans que d'ennemis et se réjouit de voir son travail et son courage loués à l'étranger. "Lors de mon exposition au Royaume-Uni, de nombreux académiciens britanniques ont été surpris de voir une femme faire de tels dessins sous le règne (des jihadistes) de HTS", raconte-t-elle. Ses dessins sont désormais montrés en France et une exposition est en préparation en Turquie. Si la jeune artiste risque d'y être absente faute de visa, elle espère que son travail pourra contribuer à faire la lumière sur les multiples formes de violence à Idleb et à éradiquer les stéréotypes associés aux femmes dans cette région. Celles-ci ne sont pas "sans voix, incapables de quitter leur maison et toujours vêtues de noir"

     


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    Christian  Anthérion est un peintre autodidacte.

    La femme est sa muse inspiratrice depuis plus de quarante ans.

    Des toiles aux couleurs chaudes, il y en a bien  une centaine dans son atelier à Valence.

    Tout un arc-en-ciel qui réjouit les yeux.

    En 2020, il exposera à Montélimar, puis à Lyon, puis en Allemagne.

     

     

     

    " Né le 14 juillet 1951 en Avignon au 26 rue des teinturier dans la Maison du Chiffre ,j ai grandi paisiblement dans ce vieux quartier d'Avignon...les pages suivantes vous dirons comment mon amour pour la peinture est né

     Je peins comme je respire je peins entouré de mes poetes preféres Verlaine Rimbaud Villon ....j aime peindre avec de la musique et Réggiani Barbara Vivaldi  m' accompagnent souvent. Les couleurs de la vie s'imposent à moi j aime les rouge j aime les visages j aime les couleurs vives

    mon thème de prédilection est la femme et je crois que je n'arriverai pas à épuiser ce thème

    l'art en génèral fait partie de ma vie, les grands Maitres bien sûr, Gauguin, De Stael, Modigliani

    De Saint Phalle, Picasso, Koons, Chagall, Van Gogh....................

    Lorsque je me promène, lorsque je circule en transport en commun, je suis boulimique du regard, j observe l attitude des gens et je peux être fasciné par le port de tête de certaine dames et cela me permet de préparer  dans ma tête l 'ébauche d une nouvelle toile. oui la rue est belle"

     


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