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    LE JOUR OÙ FÉLICITÉ A TUÉ LA MORT
    Henri GOUGAUD


    Félicité a 95ans et ne veut pas vieillir.


    Elle décide d’en finir au moyen d’une seringue pleine de mort-aux-rats.


    Henri Gougaud, avec son inimitable talent de conteur, livre, sous la forme d’une désopilante chronique villageoise, une vaste réflexion sur la vie, la mort, et l’après.

     

    Je viens de terminer la lecture de ce livre  et cela m'a réjouie.

    C'est plein de verve, de fantaisie , de rebondissements.

    C'est à mourir de rire et cependant il nous invite à réfléchir à ce qui est l'essentiel.

    Et il nous redonne le courage d'affronter les difficultés.

    Pionnier du renouveau des contes, Henri Gougaud est un touche à tout : romancier, éditeur,poète,

    parolier (Juliette Gréco, Jean Ferrat, Serge Reggiani l’ont chanté) il débute sur France inter en 1973,

    il a écrit de nombreux livres, celui-ci est son dernier.


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    C'est la sixième anthologie éphémère

    Chaque participant(e) a écrit un texte sur "les métiers improbables"

     

    Tous les sous récoltés vont à une association d'enfants malades.

     

    Ce livre vous est proposé au prix de 15€

     

    Si vous le désirez vous pourrez vous le procurer aux adresses ci-dessous :

     

    http://www.les-anthologies-ephemeres.fr/2019/05/metiers-improbables-presentation.html

     

     

     

    https://quichottine.fr/2019/05/metiers-improbables-souscription.html

     

     


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     Je viens de terminer ce livre qui est une biographie romancée de Gustave Roud. Gustave et sa soeur Madeleine ont vécu ensemble toute leur vie dans la maison des parents. Lorsqu'elle meurt, quatre ans avant lui, il est tout désemparé

    L'auteur nous parle de la vie qui passe et qu'il faut affronter chaque matin, il nous parle de la vie domestique dans sa simplicité et sa beauté, de la nature offrant des sensations toujours neuves....Cette vie peut paraître monotone tant elle est répétitive mais ce n'est qu'une apparence  car elle est intensément vécue et féconde.

     Maintenant, je n'ai qu'une envie : découvrir l'oeuvre de Gustave Roud, ses poèmes  et son journal...Il y a une profonde cohérence entre ce qu'il a écrit et sa vie.

     

    – "Gustave Roud  m'inspire par sa façon de mener sa vie, oui. Madeleine m’inspire tout autant. Ils me touchent dans leur façon de faire des choix, d’accepter la vie qui en découle et de la vivre le plus pleinement possible. La vie consiste bien au bout du compte à occuper chacune de ses journées. Et la manière dont Gustave et Madeleine occupaient les leurs m’émeut. Ma vie, nos vies sont d’abord faites de choses banales et sans suspens. Mais elles nous construisent, jour après jour. Il faut donc croire que ces choses apparemment anodines ont de l’importance. C’est à cela que j’ai essayé de redonner de la valeur, à travers cette façon dont Gustave et Madeleine avaient d’être intensément présents au monde." dit San Pellegrino

     

     


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    J.M. Coetzee, né en 1940, est l'auteur de deux récits autobiographiques et de 10 romans traduits dans 25 langues et abondamment primés. Deux d'entre eux: Michael K sa vie, son temps et Disgrâce ont été couronnés par le prestigieux Booker Prize et qualifiés de chefs-d'œuvre par la critique internationale.
    J.M.Coetzee a reçu le prix Nobel de littérature en 2003.

     

    Une femme, écrivain, face aux assauts de la vieillesse.

    Chaque jour qui passe la rapproche de l’ombre, et elle constate, avec calme et lucidité, la perte de ses facultés mentales. Autour d’elle se pressent les enfants, qui s’inquiètent pour elle et désirent qu'elle se rapproche d'eux.. Elle s’y refuse pourtant, préférant affronter sa fin de vie dans la liberté et l'indépendance de la solitude, s'interrogeant jusqu'au bout, sans relâche, sur le sens de sa propre existence .

    En sept tableaux , J. M. Coetzee nous offre un somptueux portrait de femme (Elisabeth Costello) et une leçon de littérature, aussi dense que brève. Dans une langue épurée, il touche au cœur de nos interrogations : que restera-t-il de nous lorsque nous serons partis ? que transmet-on à ceux qui restent ?) et elle les affronte avec élégance et humilité .

    A travers son double féminin, Coetzee envisage sa fin de vie et nous incite à faire de même.

    Son écriture est limpide et c'est un bonheur de le lire bien que le sujet  ne soit pas très gai.


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    Olivia de Lamberterie lors de la remise du prix Renaudot essai le 7 novembre 2018.

    Olivia de Lamberterie lors de la remise du prix Renaudot essai le 7 novembre 2018. 

     Avec toutes mes sympathies par de Lamberterie

      La journaliste livre avec émotion ce qui l'a poussée à prendre la plume."C'est mon premier livre, un livre particulier car j'ai décidé de le faire après le suicide de mon frère. C'est à lui que je pense et il aurait été très heureux d'être le roi d'un jour et même le roi d'une année", confiait l'auteure.

     Un livre magnifique pour que la mort vive, qu’Alex soit toujours présent. C’est un très bel hommage à son frère, une déclaration d’amour pour ce frère qui à jamais fait partie de sa vie.

     

    Ce livre, Olivia le portait en elle car elle voulait rendre à son frère, l’image de l’homme flamboyant qu’il était, sa joie, leur bonheur, lui pour qui « vivre l’a tué », celui qui a décidé le 14 octobre 2015 de franchir le parapet de sécurité du pont Jacques Cartier à Montréal.

     

    Ce récit, c’est pour tromper la mort, garder la joie qu’elle l’a écrit. Elle nous fait découvrir sa vie, sa famille, son enfance. Une famille d’un certain milieu social où l’on exprimait peu ou pas ses sentiments, une certaine rigueur, une distance (le vouvoiement), pudeur et réserve étant de mise.

     

    Elle nous fait découvrir cet amour inconditionnel, le lien très fort qui l’unit à jamais à son frère, cela même si des kilomètres les séparaient.

     

    Elle nous pose question sur ce mal de vivre, sur le diagnostic assez tardif « dysthimie », nommé tardivement, mal soigné, sur les moyens inhumains des services psychiatriques qui abrutissent plutôt que de soigner.

     

    Elle s’interroge sur l’aspect génétique de la question, leur famille étant lourdement touchée, mais tout ceci n’est jamais noir, jamais pathos. Le ton peut être léger, l’humour étant bien présent provoquant le rire à certains passages.

     

    Elle nous parle aussi beaucoup de l’amour des mots, des livres. Les références sont nombreuses et c’est un pur moment de bonheur de lire cette plume.

     

    Pour son mari, ses enfants, sa famille elle crée de la gaieté dans son quotidien non pas pour « faire son deuil », expression horrible mais pour que la mort vive et que les liens soient toujours présents, faire vivre Alex à travers eux.

    " Je ne voudrais pas que mon mari ait une femme triste ou pire, que mes enfants aient une mère triste. Après la mort d’Alexandre, je me suis dit "je vais inventer une manière joyeuse d’être triste".

     

    La tristesse, le manque, la perte, le mal de vivre sont abordés mais c’est lumineux. L’écriture est prenante, émouvante, élégante, emplie de pudeur et d’amour. La sincérité et l’honnêteté de cette plume vraie m’a beaucoup touchée.

     

    J'ai beaucoup aimé ce livre . Pour garder vivants les morts que nous avons aimés, il nous faut les garder vivants en nous

    et ne pas avoir peur de parler d'eux. Mais bien sûr, chacun fait comme il peut.

    Certes nous souffrons de ne plus les voir mais personne ne pourra nous ôter le bonheur  de les avoir connus.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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