•  C'est un livre que je viens de découvrir, que j'ai lu très rapidement et il serait bon que je le relise...

    J'ai été happée par l'histoire de ce jeune garçon, élevé par un vieil homme qui a su lui enseigner l'essentiel sans beaucoup de mots mais en vivant lui-même ce qu'il désirait transmettre à cet enfant qui lui avait été confié.

    J'ai été étonnée par la maturité et la sagesse de ce jeune garçon, par la liberté que le vieil homme sait lui accorder.

     

     

    Richard Wagamese, né en 1955 en Ontario, est l’un des principaux écrivains indigènes canadiens. En activité depuis 1979, il a exercé comme journaliste et producteur pour la radio et la télévision, et est l’auteur de treize livres publiés en anglais par les principaux éditeurs du Canada anglophone. Wagamese appartient à la nation amérindienne ojibwé, originaire du nord-ouest de l’Ontario, et est devenu en 1991 le premier indigène canadien à gagner un prix de journalisme national. Depuis lors, il est régulièrement récompensé pour ses travaux

     

     

     

    Lorsque Franklin Starlight, âgé de seize ans, est appelé au chevet de son père Eldon, il découvre un homme détruit par des années d’alcoolisme. Eldon sent sa fin proche et demande à son fils de l’accompagner jusqu’à la montagne pour y être enterré comme un guerrier. S’ensuit un rude voyage à travers l’arrière-pays magnifique et sauvage de la Colombie britannique, mais aussi un saisissant périple à la rencontre du passé et des origines indiennes des deux hommes. Eldon raconte à Frank les moments sombres de sa vie aussi bien que les périodes de joie et d’espoir, et lui parle des sacrifices qu’il a concédés au nom de l’amour. Il fait ainsi découvrir à son fils un monde que le garçon n’avait jamais vu, une histoire qu’il n’avait jamais entendue.

     

    Des extraits:

     Tout ce que je peux faire,c'est te montrer comment devenir une bonne personne. si tu apprends à devenir un homme bon, alors tu seras un bon indien. du moins, c'est comme ça que je crois que ça marche. Maintenant, il faut que tu lui fasses des remerciements.

    Des remerciements?

    - Au chevreuil. Y va nous nourrir pendant un bon bout de temps, y va  nous donner une bonne peau à  tanner. alors tu fais une prière et tu le remercies de nous avoir donné sa vie à cause qu'il prend soin de la nôtre maintenant. Notre vie. c'est important.

    - Comment je fais ça?

    - Je n'ai jamais été très porté sur les prières. Du moins, pas comme dans les églises.. Mais moi, je crois que tout est sacré. alors, quand je dis quelque chose, j'essaie toujours de ressentir ce que je ressens et de dire ce qui en vient. ça m'a toujours suffi comme ça.

     


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    L'éternité n'est pas de trop
     
    Je viens de terminer ce livre que j'ai beaucoup aimé
     
    François Cheng est né en 1929 dans la province de Shandong, non loin du yang Tsé et des brumes du Mont Lu.
    Il vit en France depuis 1949. Universitaire, poète, calligraphe, traducteur en chinois de Baudelaire, Rimbaud, René Char, des surréalistes etc., auteur d'essais remarquable sur la poésie et l'art de la Chine, il a reçu en 1998 le prix Fémina pour son premier roman Le dit de Tianyi publié par Albin Michel et le prix André Malraux du livre d'art pour Shitao : la saveur du monde (Phébus).
     
     
     
    L'éternité n'est pas de trop - Cover image

     

     François Cheng arrête la course du temps et nous fait toucher l'éternité.
    En Chine, au XVIIème siècle, Dao-sheng a d'abord été vendu enfant à une troupe de comédiens itinérants, et il est devenu joueur de violon;  et lors d'un concert, pour avoir osé sourire à la jeune Lang-ying, promise au seigneur Zhao, il a été envoyé au bagne. Ayant réussi à s'échapper , il trouve refuge dans un monastère taoïste où il apprend l'art de la médecine et de la divination. Parvenu à l'âge mûr, il part à la rencontre de celle qui n'a jamais cessé d'habiter son coeur....
     L'histoire d'amour interdite entre Dao-sheng et Dame Ying  montre la puissance de l'esprit, qu'il soit appelé Souffle par les taoïstes ou âme par les chrétiens.  Du simple contact de leurs deux mains naît une communion des âmes qui irradie de sensualité comme l'acte d'amour ultime.
     François Cheng fait un délicat éloge de la patience et de la spiritualité. Il  dissèque les comportements humains dans ce qu'ils ont de plus vil comme de plus noble. J'ai savouré son style imagé

    C'est une véritable quête de sens qui nous élève.

      Dans" L'éternité n'est pas de trop" l'amour est vécu comme absolu. Il est le seul porteur du dépassement de soi, il permet de pénétrer le mystère de l'univers et d'accéder au sentiment d'éternité. dans une Chine en pleine mutation qui s'ouvre aux autres civilisations il est aussi le lien qui permet le dialogue et l'ouverture à l'autre. Une vision hautement exigeante et spirituelle des rapports amoureux où l'intensité, la ferveur, le dépouillement et l'engagement sont les clefs de toute métamorphose. Un roman d'une rare puissance, intense et envoûtant qui peut toucher tous les publics.


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  • Ce matin, par hasard, j'ouvre les pages de ce livre écrit par Edouard Louis. " Qui a tué mon père". C'est son troisième roman. L'auteur n'a que 25 ans et on a beaucoup parlé de lui quand son premier roman est paru; En finir avec Louis Bellegueule" qui a été traduit dans une trentaine de langues...

    Je commence le livre et ne peux plus m'arrêter tant ce livre me touche profondément;

    On  dit que ce livre est un roman mais en fait, il n'invente rien ou très peu, c'est de lui qu'il nous parle...Il y exprime tout l'amour qu'il a  pour son père et que son père a pour  lui, tout l'amour si longtemps refoulé; inexprimé et il essaie d'en dire les raisons.

    J'ai mal pour eux, je souffre avec eux  et finalement je suis apaisée...Enfin cet amour a pu s'exprimer, enfin il peut se vivre. Tout n'est pas perdu.  Il y a de la beauté.

                                 

     

                                                       

     cQue vaut le troisième roman d'Edouard Louis, "Qui a tué mon père" ?

     

     

     

    Certains critiques trouvent ce livre mal écrit, trouvent que l'auteur prend des pauses;

    Ce n'est pas mon avis.

    Il est très touchant parce que justement il est authentique...Etre au plus près de la vérité , c'est ce que cherche l'auteur, je crois et peu  lui importe de  faire de la littérature , de faire de belles phrases....

    Je l'ai lu d'une traite, il est vrai qu'il n'a que 85 pages.

     

     

    PAUSE ....Cette semaine je fais une pause...A bientôt

     

     


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    " Dans le recueil de nouvelles de Lucia Berlin, Manuel à l’usage des femmes de ménage , tout est vu de l’intérieur, comme elle l’a vécu. Elle ne donne pas un cours de récurage, mais plutôt un modus vivendi entre les maîtresses et leurs femmes de peine.

    On apprend que la première condition est de bien écouter, de faire semblant d’acquiescer et ensuite d’en faire à sa guise en restant dans la ligne générale.

    Née dans une petite ville minière en Alaska, trois mariages ratés, Lucia Berlin a été prof dans le secondaire, standardiste, auxiliaire médicale et infirmière, pour subvenir aux besoins élémentaires de ses quatre enfants, avec une forte addiction à l’alcool. Elle a publié soixante nouvelles. Ce recueil, sorti dix ans après sa mort, la désigne comme un phénomène littéraire : une Raymond Carver. L’écriture est brève, sèche, précise, comme un battement de cœur."

     

    Je viens de terminer ce livre. Ma fille me l'a offert à Noël. Plus de 500 pages...Mais cela se lit aisément...

    Je l'ai lu trop vite, il faudra  que je le relise...mais j'étais avide de découvrir la suite....bien qu'il s'agisse de nouvelles, il y a des liens entre elles, elle y parle parfois des mêmes personnages...Elle n'invente pas, c'est de sa vie qu'elle nous parle, des gens qu'elle a rencontrés.

    Et j'admire la faculté de rebondir de cette femme... et son talent d'écrivain bien sûr,

    Comment a-t-elle fait pour vivre tant de vies différentes et savoir s'adapter?

    Quelle force l'habite? Comment a-t-elle fait pour ne pas être anéantie par une enfance difficile au milieu d'alcooliques, de gros problèmes de santé, trois mariages ratés... Comment a-t-elle fait pour élever seule ses quatre enfants?

    Elle nous fait découvrir la beauté qui subsiste chez certains êtres que l'on croit totalement dépravés, détruits.

    Elle nous offre un autre regard sur la vie.

     

    Elle est morte en 2004...Ses nouvelles ont été publiées dix ans après sa mort. Elle a eu seulement quelques textes publiés de son vivant.


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  • Aujourd'hui, 10  décembre, c'est la journée des Droits de l'Homme

    Je lis en ce moment un livre de Carolin Hemcke et j'y découvre ce passage

     

    "Celui qui correspond à la norme peut croire qu'elle n'existe pas.

    Celui qui ressemble à la majorité peut succomber à l'illusion que la conformité à la majorité qui fixe la norme n'a aucune importance.

    Celui qui correspond à la norme ne remarque pas qu'elle exclut ou dégrade les autres .

    Celui qui correspond à la norme peine souvent à imaginer ses effets, parce que son acceptation par le groupe est considérée comme évidente.

    Mais les Droits de l'homme valent pour tous, pas seulement pour ceux qui vous ressemblent.

    Il convient donc d'observer avec vigilance quelles sortes de différences, quelles formes d'altérité sont présentées comme méritant l'acceptation,ou le respect et la reconnaissance.

    De même il convient d'être attentif quand ceux qui diffèrent de la norme racontent comment ils vivent au quotidien le fait d'être exclus ou méprisés - et de commencer par entrer dans cette expérience, même si on ne l'a jamais vécue soi-même."                       

                                                                                 Carolin Hemcke (Contre la haine)


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