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    Paolo Rumiz a fait un voyage de 33 jours sur plus de 6000 km, à travers 10 pays, en bus, en train, en auto-stop, à pied, simplement muni d’un sac à dos de 6 kilos contenant le strict minimum : de quoi se vêtir et de quoi écrire. 

    Né en 1947 à Trieste, ville carrefour, à cheval entre l’occident et l’orient, aux premières loges des bouleversements géopolitiques des confins de l’Europe, Paolo Rumiz est parti à la recherche de la frontière...

    C’est donc un voyage intéressant , aux noms exotiques (Botnie, Livonie, Latgale, Polésie, Carélie, Courlande, Mazurie, Volhynie, Ruthénie, Podolie, Bucovine, Bessarabie, Dobrogée).

    Il y a dans l’écriture de Paolo Rumiz beaucoup de tendresse et de mélancolie par rapport à ces endroits qu’il traverse et ces personnages qu’il rencontre.

    Voici quelques citations:

    " En Russie, tant pis pour qui salue quelqu'un, s'il n'a pas quelques heures à lui consacrer, parce que ce quelqu'un répondra certainement à son salut et l'invitera à fraterniser"

     "Un jour, j'ai rencontré, dans un train, une aide à domicile de Smolensk qui, au bout de cinq minutes de dialogue, sans rien savoir de moi, m'a demandé si j'étais heureux. Et elle voulait vraiment le savoir, ce n'était pas une curiosité de pure forme."

    J'aime cette façon de voyager où l'on est plus en recherche de rencontres authentiques que de musées et de monuments prestigieux.

     


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  • Nathacha Appanah enchante la rentrée littéraire  avec "Le le ciel par-dessus le toit", son 10e roman

    Peut-on renaître de ses cendres ? C'est à cette question que répond Nathacha Appanah dans son très beau  roman, "Le ciel par-dessus le toit". 

    La romancière Nathacha Appanah, septembre 2016La romancière Nathacha Appanah, septembre 2016 (JOEL SAGET / AFP)

     

    Nathacha Appanah avait reçu avec Tropiques de la violence, le prix Roman France Télévisions en 2017

    Le ciel par-dessus le toit a été publié aux éditions Gallimard. La romancière mauricienne, qui écrit en français,

    y  raconte l'histoire d'Eliette, livrée à la convoitise des hommes par ses parents dans l'enfance. Arrivée à l'âge adulte,

    la jeune femme a tenté d'effacer les traumatismes en faisant table rase, jusqu'à se choisir un nouveau prénom, Phénix,

    pour mieux renaître de ses cendres. Mais peut-on vivre en occultant le passé ?

    L'histoire :  dans cette famille, il y a Eliette, alias Phenix, la mère. Paloma, la fille, et Loup, le fils. Loup a 17 ans.

    Il est en prison. Loup "n'est pas un garçon comme les autres, il faut l'avouer mais qu'est-ce qu'il a exactement,

    et qu'est-ce qu'il n'a pas précisément", sa mère ne le sait pas. Loup est en prison parce qu'il a pris la voiture

    de sa mère, et conduit (sans permis) toute la nuit pour aller retrouver sa sœur Paloma,

    qu'il n'a pas vue depuis dix ans. Comment Loup en est-il arrivé là ?

    Les blessures de l'enfance ont des effets irréversibles et provoquent, comme les tremblements de terre,

    des répliques incessantes sur les générations qui suivent. C'est ce que raconte en 125 pages ce roman,

    dont le titre a été emprunté à un poème de Verlaine publié dans le recueil Sagesses (1880),

    et que le poète a écrit pendant son incarcération en 1871 à la suite de son altercation avec Rimbaud. Un poème dans lequel il évoque les pensées qui l'occupent entre les quatre murs de sa prison.

    "Les murs qui entourent, qui séparent, qui aliènent"

    Comme Verlaine, Loup est enfermé. Il est bel est bien entre les quatre murs d'une prison, 

    N'est-ce pas plutôt en lui-même que ce garçon est reclus, victime d'une histoire qui l'a précédé ?

    "Toujours et encore, il y a les murs qui entourent, qui séparent, qui aliènent", nous dit-elle..

    Pendant que Phénix astique sa vaisselle, lui reviennent les souvenirs de son enfance, du temps où elle s'appelait

    encore Eliette, qu'elle était cette fillette d'une beauté sauvage dont les parents faisaient, sans penser à mal,

    une poupée chanteuse, habillée et maquillée comme une femme, livrée en pâture aux regards des hommes,

    jusqu'à ce que forcément, ça tourne mal. Ces pensées la ramènent aux racines, pleines de nœuds,

    qui emberlificotent son existence, et celle de ses deux enfants, Paloma et Loup, empêchant qu'entre ces trois-là

    la vie circule "normalement".    

    "Un endroit ouvert sur la mer, le ciel, et la terre"

    Alors, peut-on jamais voir "le ciel par-dessus le toit" ? Oui, nous souffle ce roman. "L'enfant pas comme les autres",

    celui qui ne peut pas se retenir de faire des rimes, trouve le moyen de briser les murs de la prison, parce que, dit-il,

    "parfois il faut savoir pour pouvoir continuer à vivre". Son acte de résistance, ouvre pour lui-même, pour sa mère

    et pour sa sœur, la porte sur "un endroit ouvert sur la mer, le ciel, et la terre".    Laurence Houot

    Couverture de \"Le ciel par-dessus le toit\", de Nathacha Appanah 

     

    J'ai beaucoup aimé ce livre, je viens à peine de le finir et j'ai déjà envie de le relire, je suis sûre que je n'ai pas saisi toute la beauté de l'écriture, la subtilité des émotions qui nous sont partagées. L'univers y est très sombre  et cependant l'espoir demeure

      

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    LE JOUR OÙ FÉLICITÉ A TUÉ LA MORT
    Henri GOUGAUD


    Félicité a 95ans et ne veut pas vieillir.


    Elle décide d’en finir au moyen d’une seringue pleine de mort-aux-rats.


    Henri Gougaud, avec son inimitable talent de conteur, livre, sous la forme d’une désopilante chronique villageoise, une vaste réflexion sur la vie, la mort, et l’après.

     

    Je viens de terminer la lecture de ce livre  et cela m'a réjouie.

    C'est plein de verve, de fantaisie , de rebondissements.

    C'est à mourir de rire et cependant il nous invite à réfléchir à ce qui est l'essentiel.

    Et il nous redonne le courage d'affronter les difficultés.

    Pionnier du renouveau des contes, Henri Gougaud est un touche à tout : romancier, éditeur,poète,

    parolier (Juliette Gréco, Jean Ferrat, Serge Reggiani l’ont chanté) il débute sur France inter en 1973,

    il a écrit de nombreux livres, celui-ci est son dernier.


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    C'est la sixième anthologie éphémère

    Chaque participant(e) a écrit un texte sur "les métiers improbables"

     

    Tous les sous récoltés vont à une association d'enfants malades.

     

    Ce livre vous est proposé au prix de 15€

     

    Si vous le désirez vous pourrez vous le procurer aux adresses ci-dessous :

     

    http://www.les-anthologies-ephemeres.fr/2019/05/metiers-improbables-presentation.html

     

     

     

    https://quichottine.fr/2019/05/metiers-improbables-souscription.html

     

     


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     Je viens de terminer ce livre qui est une biographie romancée de Gustave Roud. Gustave et sa soeur Madeleine ont vécu ensemble toute leur vie dans la maison des parents. Lorsqu'elle meurt, quatre ans avant lui, il est tout désemparé

    L'auteur nous parle de la vie qui passe et qu'il faut affronter chaque matin, il nous parle de la vie domestique dans sa simplicité et sa beauté, de la nature offrant des sensations toujours neuves....Cette vie peut paraître monotone tant elle est répétitive mais ce n'est qu'une apparence  car elle est intensément vécue et féconde.

     Maintenant, je n'ai qu'une envie : découvrir l'oeuvre de Gustave Roud, ses poèmes  et son journal...Il y a une profonde cohérence entre ce qu'il a écrit et sa vie.

     

    – "Gustave Roud  m'inspire par sa façon de mener sa vie, oui. Madeleine m’inspire tout autant. Ils me touchent dans leur façon de faire des choix, d’accepter la vie qui en découle et de la vivre le plus pleinement possible. La vie consiste bien au bout du compte à occuper chacune de ses journées. Et la manière dont Gustave et Madeleine occupaient les leurs m’émeut. Ma vie, nos vies sont d’abord faites de choses banales et sans suspens. Mais elles nous construisent, jour après jour. Il faut donc croire que ces choses apparemment anodines ont de l’importance. C’est à cela que j’ai essayé de redonner de la valeur, à travers cette façon dont Gustave et Madeleine avaient d’être intensément présents au monde." dit San Pellegrino

     

     


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