•  Ce dimanche, dans un village voisin, un beau spectacle.

    Nous y allons avec une voisine. Nous y rencontrons des amis...

    Calaferte, je l'ai beaucoup lu,il y a une  vingtaine d'années et j'en garde un bon souvenir et nous connaissons un des deux comédiens que nous avons déjà vu jouer dans plusieurs spectacles...Nous y allons donc en confiance et nous en sommes heureux...Les deux comédiens jouent tout en finesse et nous permettent d'entendre les sous-entendus et les silences qui jalonnent cette rencontre

     

     TU AS BIEN FAIT DE VENIR, PAUL !

     

     de Louis Calaferte

     

     

     


     

     

     

     

      

     

    Une création du Théâtre Le Fenouillet

     

    Mise en scène et jeu : Axel Van Exter et Alain Bauguil

     

     

     

    Paul rend visite à Georges, son père, par un dimanche de fin d'été. Une visite comme tant d'autres, régulière mais souvent trop courte, trop rare. Il semble ne devoir y passer qu'un instant, échanger quelques banalités et reprendre le cours d'une vie sans relief ...

     

    Mais cette fois-ci ? Le bagage est-il trop lourd ? Le temps trop compté ? Chacun d’eux finit par être rattrapé par l'essentiel...                  

     

    Dans cette œuvre de Louis Calaferte qui montre avec humour et tendresse toute la difficulté de communiquer avec ceux qui pourtant nous sont les plus proches, tout est dans le non-dit, dans ces délicates et subtiles petites choses que le silence met en lumière, dans la pudeur des sentiments et la fragilité de nos contenances.

     

     

     


    5 commentaires
  •  

     

    https://youtu.be/0i3kpN-WiIg?t=8

     

    Dimanche, avec des voisins, nous allons voir un spectacle.

    Un seul comédien, Nicolas Prugniel qui joue le rôle du chercheur en métasciences.

    Il nous démontre tout simplement que l'homme peut traverser les murs.... Certes, les portes focalisent notre attention etnous passons généralement par elles...Mais  si nous voulions, les murs n'étant qu'un amas de particules, d'atomes tournant autour d'un noyau, et nous-même aussi, il suffirait de se mettre en harmonie avec le mur pour le traverser aisément...Le plusextraordinaire, c'est qu'il arrive à nous tenir en haleine pendant une heure et quart avec cette simple supposition...

    Il est tellement drôle, exubérant, étonnant que nous le suivons dans toutes ces théories fumeuses sans effort...

    Il nous invite à poser des questions si nous le désirons et il répond avec une verve et une volubilité incroyables.

    Il nous invite à questionner notre quotidien, lemondequi nous entoure et ses évidences.

    Pourquoi ce ne serait pas possible de? Et si c'était possible ?

    Alors , accrochons-nous bien et ouvrons la porte d'un monde où tout est possible...en imagination du moins...mais il faut bien imaginer les choses pour qu'elles deviennent un jour possibles


    6 commentaires
  • Hier soir, nous sommes allés voir un spectacle des Chiens de Navarre.

    On nous promettait un spectacle absolument hilarant du début à la fin, à s'en tenir les côtes même une fois  sortis de la salle..

    Nous sommes sortis déçus, nous n'avons pas beaucoup ri, nous avons quelquefois souri, nous avons parfois été surpris...mais cela nous a paru long quand même...

    Bon, nous étions contents quand cela s'est terminé..Il faut toujours voir le côté positif.

    Quelque soit la situation, il y en a un....

    Et puis les bruitages et les éclairages étaient parfaitement réussis...

    Peut-être avons-nous eu le tort de vouloir comprendre....Il n'y avait peut-être rien à comprendre, simplement se laisser surprendre et rire de leurs facéties même si elles n'avaient ni queue ni tête...

    Les comédiens étaient certainement de bons comédiens, c'est le texte qui était nul...et sa nullité m'ôtait l'envie de rire...

    Dommage!  j'aurais bien aimé rire pendant deux heures...

    Ceci dit, la salle était pleine et il est des spectateurs qui ont ri de bon coeur et fortement applaudi

    et puis d'autres, comme nous, qui ont sagement attendu la fin...espérant jusqu'au bout qu'ils allaient enfin explosé de rire.

     


    10 commentaires
  •  

                                  Jérémie Le Louet

      avec la compagnie des Dramaticules, a mis en scène l'histoire de Don Quichotte qui a été jouée cette année devant la façade du château de Grignan

     

    C'est fou , surprenant, drôle, déroutant...Il y a un côté grand guignol.

    Certains verront en Don Quichotte un personnage dérangé ou qui feint d'être dérangé,

    quelqu'un qui confond la fiction et la réalité ou quelqu'un qui rentre en croisade

     

    Jérémie Le Louet, lui,  parle ainsi de son héros

    " Le spectacle conte l’histoire d’un homme qui décide de lutter contre la médiocrité du monde, pour la transformer en une épopée fantasmagorique. C’est, je crois, la quête de tout artiste et de tout spectateur. »

     "Don Quichotte est pur, courageux. Pour moi, il n’est pas vraiment fou. C’est quelqu’un qui cherche à croire, qui veut se racheter de sa vie paresseuse et qui se dit qu’il n’est pas trop tard pour devenir un héros".

    Et moi, je crois qu'il nous invite à nous reconnaître dans ce personnage fantasque et qu'il nous convie  à faire vivre nos rêves autant que cela nous est possible.

     

    La pièce est une mise en abyme. La scène représente un plateau de cinéma avec caméras, spots, éléments de décor en carton, un plateau sur lequel des acteurs sont en train de tourner cette oeuvre impossible, ce roman de 1500 pages, Don Quichotte. Les comédiens de la compagnie Les Dramaticules jouent donc à la fois des personnages de Don Quichotte et des tirades écrites par Cervantès il y a 400 ans, mais ils jouent aussi les acteurs et des scènes écrites aujourd'hui.

     

     

     

    « Pourquoi Don Quichotte ? », « Comment condenser 1500 pages en deux heures ? » Ce sont des questions traditionnelles que se posent les spectateurs avant le lever de rideau. Alors Jérémie Le Louët a décidé de les poser à haute voix. Les comédiens sont mélangés au public dans les gradins et l’interpellent lors d’une séance de questions/réponses bien rodée. Il est à la table du conférencier, habillé en Don Quichotte, avec à ses côtés son fidèle Sancho, Julien Buchy.

     

    ® JeanLouisFernandez 

     

     

    Quichotte pédale sur un cheval à roulettes, Sancho sur un âne à roulettes. On déplace des éléments de décor peints en carton pâte ; des bottes de foin, des cactus, un rocher. La mise en scène oscille entre le côté artisanal du théâtre et les gros moyens techniques. Il y a trois caméras sur le plateau dont une sur un bras articulé.

     

    Le Louet tombe parfois dans la facilité et tire de grosses ficelles lorsqu’il sollicite le public qui scande debout comme un seul homme : « On n’est pas des moutons, on est colère ! ».   ..

    .Mais j'ai quand même passé un très bon moment à écouter cette pièce qui dure deux heures

    Et j'admire le travail du metteur en scène et des comédiens.

     

    Jérémie Le Louët et Dominique Massat ® JeanLouisFernandez 

    J

     

    Le metteur en scène règle aussi ses comptes avec la profession et s’attribue le Molière du meilleur spectacle pour dénoncer la vacuité de la cérémonie. Il philosophe sur l’état du Monde pour donner au roman de Cervantès une dimension universelle. Si o

     

    Mais la très grande révélation du spectacle est la seule comédienne de la distribution : Dominique Massat. Quelle présence, quelle voix ! Elle était Mère Ubu dans la précédente production des Dramaticules, elle a aussi travaillé sur le Hamlet d’Igor Mendjidky.

     

     

     

    Don Quichotte
    D’après Miguel de Cervantès
    Adaptation et mise en scène : Jérémie Le Louët / Compagnie des Dramaticules
    Avec : Julien Buchy, Anthony Courret, Jonathan Frajenberg, Jérémie Le Louët, David Maison et Dominique Massat



    Au Théâtre 13-Seine à partir du 6 septembre 2016

     

     

     


    6 commentaires
  • La Chorale du Delta, direction Coline Serreau

     

    Il y a longtemps que cette petite église n'a vu autant de monde (la photo que vous voyez est une image prise sur internet, je n'avais pas mon appareil)   Et puis même si je l'avais eu, il aurait été difficile  de m'en servir tant nous étions serrés...Nous arrivons avec une demie  heure d'avance et l'église est déjà pleine..On nous fait signe d'avancer et un des choristes nous  installe dans le choeur sur un banc de fortune... et malgré l'inconfort, c'est le sourire aux lèvres que nous sortirons une bonne heure et  demie après...

    Ils ont une telle joie à chanter et un tel désir à nous communiquer leur bonheur que nous en oublions le manque de place, le désagrément d'être installés  derrière les choristes et donc de les voir de dos quand ils chantent....

    Nous avons entendu  Bach, Mozart, Rossini, Offenbach, Janequin, Fauré, Schubert un chant populaire occitan...

    Certains morceaux sont théâtralisés comme le génèral Boum, Boum de Offenbach...

    Le programme est très varié: duos, intermèdes musicaux, petits groupes de chanteurs....

    Et la plupart des spectateurs reviennent chaque année tant ils sont enthousiastes..

    Nous aussi, l'an prochain, nous reviendrons, je l'espère.

    C'est Coline Serreau qui dirige cette chorale...elle a une maison dans la Drôme et y revient chaque année avec son équipe et la bonne entente qui règne dans leur groupe est palpable...et contagieuse...

    J'ai apprécié aussi la délicatesse du choriste qui aidait les gens à trouver une place...Il a fait déplacer deux enfants assis sur un banc pour qu'ils laissent leur place à une maman qui arrivait avec son bébé dans les bras et il a pris le  temps de bavarder avec eux pour qu'ils ne se sentent pas traités comme quantité négligeable...

    Comme la vie serait agréable et joyeuse si nous savions témoigner autant d'attention à chacun.


    9 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique