• C'était hier, à la ville voisine, mais je n'étais pas disponible et je n'ai pu y aller et je me contente de la vidéo

     

     

    par Aude Henry

    Les vocalises s'échappent des fenêtres de plusieurs salles de l'école où ils répètent. Au pied de l'emblématique tour de Crest, les stagiaires de l'atelier création du festival de Jazz Vocal répètent depuis trois jours.
    Trois jours qu'ils déchiffrent les partitions et tentent de se caler sur le tempo du Trio Barolo qui, pour l'occasion, s'est transformé en quintet. Dernier jour de stage, derniers conseils de Rémy Poulakis. Ce 2 août, les choristes amateurs seront sur scène, en première partie de Mélanie de Biasio.

    Les stagiaires, venus de toute la France, ont déjà un parcours musical. Freddy est ainsi le chef de choeur d'une chorale de variété à Paris. Il le reconnaît : "le stage est d'un bon niveau, on a tous besoin der s'accrocher, ce n'est pas évident" de suivre les musiciens.
    Christine Hemmer est chanteuse dans une chorale à Metz, et autant vous dire qu'elle apprécie tout particulièrement ce stage de création : "on a une réelle immersion au sein d'une groupe musical de renom. C'est une super expérience de voir comment ils travaillent, et comment ils nous font progresser".
     

    Répétition du stage création avec le Trio Barolo - Crest Jazz Vocal



    Echanges, et plaisir partagé. Pour le Trio Barolo, ce stage, c'est l'occasion d'apporter une autre couleur à son répertoire et ses compositions. A découvrir, sur la scène du Crest Jazz Vocal, ce 2 août. 






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  • Il y avait une belle grande forêt où on pouvait ramasser des marrons et des champignons, s'y aimer et se cacher...

    La forêt des heures

    Une histoire qui parle du temps, ce temps qui n'est pas linéaire, qui peut s'arrêter, s’accélérer ; les temps de nos enfances restés figés le long de notre route de vie, qu'il soit bonheurs ou blessures.

    En ramenant ces parts de soi dans l'instant présent, celui-ci se gonfle, s'étire, devient plus plein, plus lent. Il se prendrait presque pour l'éternité !

                                       La Forêt Des Heures - Jacques Coutureau

    J'ai aimé cette histoire  qui nous emmène dans une forêt enchantée où l'on découvre

    que celui qui danse avec le loup n'a plus peur du tout.

    Bien souvent , nous considérons que tout ce qui est inconnu nous fait peur et nous paralyse.

    Si l'on ose avancer, avec prudence quand même, nous découvrons une liberté et une joie inconnue...

    J'aurais aimé trouver le conte  dit en son entier par Jacques Coutureau son auteur, on m'a  dit qu'il était sur Internet mais je n'ai pas pu le découvrir.

    Ce soir là, il était joué et dansé par deux conteuses qui nous ont dit des extraits seulement...Elles étaient accompagnées par un joueur de vielle.

    Néanmoins ce fut une très bonne soirée.


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  •  Il y a quelques jours, nous allons voir un spectacle à la Comédie de  Valence;
    Il s'appelle "Grande"...Les deux artistes sont acrobates, comédiens, chanteurs et, pendant presque deux heures, ils nous subjuguent par leur énergie...Il s'agit de Vimala Pons et Tsirihaka Harrivel..
     
    Nous en ressortons essoufflés et courbattus tant le rythme paraît insoutenable et leurs figures époustouflantes...En quelle matière sont-ils faits pour avoir une telle vitalité?
     
    Ils nous font voir une relation de couple avec  ses hauts et ses bas.Et c'est ainsi que Tsirihaka se retrouve suspendu au-dessus du sol accroché à une porte avant de se laisser glisser sur un toboggan ou que Vimala se dévêt de la quantité inouïe de vêtements qu'elle porte, de la mariée à la nudité en passant par la femme d'affaires, l'infirmière, la bonne soeur...Et elle se déshabille  en portant sur sa tête un mannequin grandeur nature.
     Si elle porte, c'est qu'elle "supporte" les émotions de la vie, et s'il glisse, c'est qu'il "chute" au fil de ses désillusions.
    Au fil des numéros, c'est notre vie d'aujourd'hui qu'ils racontent, les disputes amoureuses, les déceptions, la politique. Rien n'est gratuit. Lorsque Tsirihaka fait du lancer de couteau, on entrevoit une seconde Poutine et Trump dans la cible. Lorsque Vimala porte sur la tête une machine à laver, c'est pour donner la parole à une infirmière "lessivée" par le boulot.
    Tendre et gai, cruel et triste, le spectacle explore toute la gamme des émotions sans un temps mort.
     
     
    Fonçant d'une action à l'autre, ils slaloment entre les tableaux comme s'ils jouaient leur vie (ou presque) chaque soir.
     
     
     

    " Lorsque Tsirihaka Harrivel s’accroche à un filin dirigé par Vimala Pons qui le conduit devant un toboggan de huit mètres de haut à la pente vertigineuse et qu’il se laisse glisser avant de rebondir sur ses pieds une seconde et quelques dixièmes plus tard, la salle entière retient son souffle et laisse échapper un cri de surprise. “Première chute”, annonce-t-il dans le micro avant d’annoncer le numéro suivant : “Quand je tiens à quelqu’un.” On le voit alors prendre à deux mains la jambe d’un pantalon accroché à un filin et se laisser suspendre à nouveau à huit mètres de hauteur ainsi que toute la chaîne de vêtements qui compose cette étrange corde dont on devine qu’il va bientôt en faire son terrain de jeu."

     

     lQuant à moi, je ressors  du spectacle, ébahie certes, comment ne pas l'être devant les prouesses de ces artistes hors normes...Ebahie  mais pas ravie...Ce rythme trépidant et parfois violent  n'est pas ce que je préfère...Les plus jeunes , sans doute, ont davantage apprécié ...J'admire cependant les prouesses des artistes.

     


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  •  L'autre soir, à Valence, une bande de neuf acteurs, danseurs et chanteurs nous emmènent dans un spectacle hors normes

     C'est une étincelante comédie musicale écrite et mise en scène par Lazare et sa troupe Vita Nova

    Il l'a écrite après les attentats de novembre 2015 et tente d'exorciser la peur de vivre qui peut se propager après ces atrocités. Il leur oppose la force des songes, de la musique et du chant.  Il dit son désarroi mais aussi son espérance.

    C'est bien comme une rivière où la vie ruisselle.

     

    Scène de "Sombre rivière" © Jean-Louis Fernandez

    J'ai aimé la vitalité de ces artistes, leur exubérance, leur humour, leur capacité à demeurer vivants et joyeux  et à ne pas se laisser abattre...Leur énergie est communicative

     

    Scène de "Sombre rivière © Jean-Louis Fernandez

     

     

    "Dans « Sombre rivière », Lazare et Vita Nova sa compagnie, chantent pour mieux voir l’avenir. Leur théâtre si vivant tient de la comédie musicale et déborde d’une générosité folle, poivrée d’humour. À tel point que l’espoir luit, combatif, dans cette mise à plat pourtant sans détours du désespoir.

    Emmanuelle Bouchez – Télérama

    Depuis ses premiers textes, Lazare questionne le présent, son présent, notre présent, qu’il ne sépare jamais de ce que fut son histoire, notre histoire. Il ne cesse d’interroger le passé pour mieux comprendre aujourd’hui.
    Son écriture sait rendre poétique la langue orale de ceux qui ne maîtrisent pas la langue « savante », de ceux des marges d’une société cabossée. Avec Sombre Rivière, titre d’un standard de blues, c’est dans la musique et le chant que nous entraînent Lazare et ses compagnons de route. À partir de conversations téléphoniques après les attentats de novembre 2015, l’une avec sa mère, l’autre avec un ami dramaturge, Lazare écrit Sombre Rivière pour dire tout à la fois la violence trop actuelle du monde et la force du rêve"

     

    Photo 1

    J L Fernandez


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  • Hier nous avions  réservé des places pour le spectacle qui a lieu cet été  au château de Grignan...

    "Lorenzaccio" de Musset, mis en scène par par Marie-Claude Pietragalla, Daniel Mesguich et Julien Derouault.

    Dès le matin, le ciel était nuageux...Nous sommes partis assez tôt pour pouvoir pique-niquer en route....Et surprise ! en cours de route , le ciel s'est éclairci et nous avons eu droit à un beau soleil pendant tout le repas... et ce soleil du soir était très agréable

    Mais quand nous sommes arrivés à Grignan, des nuages de mauvais augure étaient réapparus...

    Nous montons jusqu'au château...Nous entrons....

    Il y avait  deux artistes sur la scène qui se préparer  en faisant quelques exercices d'étirement.

    Et cinq ou dix minutes après, nous ressortions, le spectacle était annulé...La pluie commençait, assez dense.

    Heureusement, nous avions nos parapluies pour retourner à la voiture

    et rentrer chez nous...

    Nous avons quand même fait un bon pique-nique... Il est bon de voir le positif dans chaque situation.


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