• Il y avait une belle grande forêt où on pouvait ramasser des marrons et des champignons, s'y aimer et se cacher...

    La forêt des heures

    Une histoire qui parle du temps, ce temps qui n'est pas linéaire, qui peut s'arrêter, s’accélérer ; les temps de nos enfances restés figés le long de notre route de vie, qu'il soit bonheurs ou blessures.

    En ramenant ces parts de soi dans l'instant présent, celui-ci se gonfle, s'étire, devient plus plein, plus lent. Il se prendrait presque pour l'éternité !

                                       La Forêt Des Heures - Jacques Coutureau

    J'ai aimé cette histoire  qui nous emmène dans une forêt enchantée où l'on découvre

    que celui qui danse avec le loup n'a plus peur du tout.

    Bien souvent , nous considérons que tout ce qui est inconnu nous fait peur et nous paralyse.

    Si l'on ose avancer, avec prudence quand même, nous découvrons une liberté et une joie inconnue...

    J'aurais aimé trouver le conte  dit en son entier par Jacques Coutureau son auteur, on m'a  dit qu'il était sur Internet mais je n'ai pas pu le découvrir.

    Ce soir là, il était joué et dansé par deux conteuses qui nous ont dit des extraits seulement...Elles étaient accompagnées par un joueur de vielle.

    Néanmoins ce fut une très bonne soirée.


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    "Marie Madeleine pénitente" de Laurent Pécheux au Monastère royal de Brou / © Franck Grassaud avec l'autorisation du Monastère de Brou "Marie Madeleine pénitente" de Laurent Pécheux au Monastère royal de Brou / © Franck Grassaud avec l'autorisation du Monastère de Brou

    C'est un tableau magnifique qui a pris place au Monastère royal de Brou en février 2017

    La "Marie Madeleine" de Laurent Pécheux remonte au 18e siècle.

     Laurent Pécheux, formé à Lyon et Paris, s'installe à Rome en 1752, puis à Turin en

    1777 où il est Premier Peintre du roi de Piémont-Sardaigne, également Duc de Savoie,

    et dirige l'Académie des Beaux-Arts.


    Cette huile sur toile montre Marie Madeleine à demi allongée dans la grotte de la Sainte-Baume en Provence,
    absorbée dans la contemplation amoureuse du crucifix. La pénitente offre une beauté solaire,
    avec son teint rose et sa légendaire chevelure dorée. On devine quelques larmes sur ses joues.
     
     

    Cette œuvre résonne particulièrement avec le monument de Brou, où s'exprime la dévotion de Marguerite
    d'Autriche pour Marie Madeleine. Elle la fait figurer à plusieurs reprises dans la statuaire et les vitraux de l'église.
     

     


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  •   Cette semaine, j'ai vu ce film à la télé et je sais que je ne l'oublierai pas
     
     
     
     
           En Allemagne de l'Ouest, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
    Un adolescent, Michael Berg, fait par hasard la connaissance de Hanna, une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant.
    Pendant plusieurs mois, Michael rejoint Hanna chez elle tous les jours, et l'un de leurs jeux consiste à ce qu'il lui fasse la lecture.
    Il découvre peu à peu le plaisir qu'elle éprouve tandis qu'il lui lit L'Odyssée, Huckleberry Finn et La Dame au petit chien.
    Hanna reste pourtant mystérieuse et imprévisible. Un jour, elle disparaît, laissant Michael le coeur brisé.

    Huit ans plus tard, devenu étudiant en droit, Michael assiste aux procès des crimes de guerre Nazi. Il retrouve Hanna... sur le banc des accusés.
    Peu à peu, le passé secret de Hanna est dévoilé au grand jour...
    Quand il l'a connu, elle était employée dans les transports publics...On lui a proposé une promotion dans les bureaux, elle n'a pas osé dire qu'elle était analphabète, elle avait trop honte...Alors elle a  accepté un emploi de gardienne sans trop savoir ce qu'il en était....On lui reproche surtout d'avoir laissé périr 300 personnes juives enfermées dans une  église alos qu'un incendie venait de se déclarer...Quand le juge lui  demande pourquoi elle n'a pas ouvert les portes, elle ne sait que répondre: Mais si javais ouvert, elles se seraient échappées, on n'aurait pas pu les garder....
     
    Combien d'êtres humains deviennent criminels  simplement par obéissance aux ordres qui leur ont été donnés?
     
    J'imagine le choc que cela a dû être pour ce jeune homme de découvrir que la première femme qu'il a aimée est une criminelle....
     
       Jamais manichéen, d'une sobriété infaillible, le film s'abstient de toute réponse : implacablement, ces questions minées nous sautent à la figure.

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    et en voilà un autre qui me revient en mémoire...je n'en retranscris qu'une partie car il est très long

     

    "....Le Grand Vent qui courait, un soir qu'il était las

    De courir _ Après quoi?...Bah : il ne sait pas _

    A travers ce si long, si haut, si large monde,

    Un soir, sortant plaintif de la forêt profonde,

    A, pour se reposer _ il avait bien raison !_

    Epousé sur le champ la petite Maison.

    Il est entré dedans, rude, effrayant les portes,

    avec tout un délire de feuilles mortes,

    De poussières, de graines folles;la chanson

    Des  oiseaux, des clochers, des sources ; le frisson

    des herbes, des roseaux, des branches, des  ramées;

    Les nuages, le clair de lune, les fumées,

    des brouillards en lambeaux déchirés aux buissons...

    Il est entré...Soudain,  les lampes allumées

    Dans la chambre ont penché brusquement,

    Et tandis qu'il laissait mélancoliquement

    Tomber sur le plancher craintif son manteau sombre

    Plein encore du soir entier d'alentour,

    La Petite Maison l'a entouré d'amour ,

    La Petite Maison l'a serré dans son ombre,

    La Petite Maison l'a dans son coeur fermé

    Tendrement abrité, rasséréné, calmé,La petite Maison l'a dans sa paix amie

    Tant bercé que son âme au chaud s'est endormie,

    Et pendant qu'il dormait, elle a bien proprement

    Balayé la poussière et le frisson charmant

    Des herbes, des roseaux, des branches, des ramées,

    Des nuages; le clair de lune, les fumées,

    Les semences, les feuilles mortes, la chanson

    Des oiseaux, des clochers, des sources, pêle-mêle,

    Et, prompte, avant de battre son paillasson,

    Les a jetés dehors, secouant avec zèle

    Sur le seuil son balai, tout plein d'ailes....   Marie Noël

     

    Pour lire en entier" ce récitatif et conte fantasque", c'est ainsi que Marie Noël, la grande poétesse d'Auxerreintitule ce long poème, il faut se reporter à son premier recueil  "Les Chansons et les Heures"

     

     


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    LE VENT
    Le vent essaie d’écarter les vagues de la mer. Mais les vagues tiennent à la mer, n’est-ce pas évident, et le vent tient à souffler… non, il ne tient pas à souffler, même devenu tempête ou bourrasque il n’y tient pas. Il tend aveuglément, en fou, et en maniaque vers un endroit de parfait calme, de bonace, où il sera enfin tranquille, tranquille.
    Comme les vagues de la mer lui sont indifférentes ! Qu’elles soient sur la mer ou sur un clocher. ou dans une roue dentée ou sur la lame d’un couteau, peu lui chaut. Il va vers un endroit de quiétude et de paix où il cesse enfin d’être vent.

    Mais son cauchemar dure déjà depuis longtemps.

    Henri Michaux (né en 1899), La Nuit remue, Gallimard


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