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    " Demandez à un arbre pourquoi lui poussent des feuilles ou à un homme pourquoi il respire. J'écris. Tout le temps. Depuis toujours. Je suis tout le temps en train d'agiter des phrases dans ma tête, d'écouter ce que les gens disent. L'écriture est une mise en mouvement perpétuel des choses que je vois et que je ressens. Il n'y a aucune épreuve de ma vie dont je voudrais faire l'économie car j'ai cet immense privilège qu'ont les écrivains de ne pas seulement subir, mais de transformer. J'adore cette phrase de Montherlant qui disait : j'aimerais qu'il y ait un Dieu pour le remercier de m'avoir donné, en tant qu'homme, suffisamment de bonheur pour tenter de le transmettre, et, en tant qu'écrivain, pour pouvoir bien parler de la souffrance dans mes romans... Je suis un romancier de la reconstruction et de l'air du temps - même si ce dernier est difficilement respirable"

    Voilà ce que répond l'auteur quand on lui demande pourquoi il écrit

    Je viens de terminer ce livre  et j'en ai eu beaucoup de plaisir.

    "Une femme qui se cherche.

    Un homme qui se perd.

    Un chien qui les trouve.

    Un livre qui rend heureux"

    Voilà ce qu'on lit sur la couverture du livre et qui le résume parfaitement.

    Je ne vais pas vous raconter l'histoire...Je vous enlèverai le plaisir de découvrir les surprises qu'il nous réserve tout au long de la lecture...Ce serait vraiment dommage !

    Je préfère vous en livrer quelques extraits

    "J'ai compris que le destin m'avait seulement apporté ce que j'avais demandé. Retrouver un sens à ma vie. Inverser la spirale de l'échec, reprendre confiance dans mon savoir et mes idées. Rompre avec le confort amer des illusions perdues."

    "Etait-ce un hasard si la personne qui avait à ma disposition ce bureau extraordinaire était comme moi un solitaire en quête d'impossible,un obstiné qui livrait à la marée son chef d'oeuvre quotidien."

    " tout a un sens pourvu qu'on ait un but. Le hasard sourit aux gens préparés, comme dit le proverbe arabe..."

    " La  réalité  n'est que l'émanation de notre conscience. C'est nous qui écrivons notre destin avec nos pensées, nos désirs, nos peurs , nos blocages envoyés dans l'univers ,mais il est toujours possible de les corriger. Les prémonitions ne servent qu'à ça."

     

    quand même je vous donne un petit résumé trouvé sur Internet qui me semble dire l'essentiel et vous laisser les surprises nécessaires à votre plaisir...Jules, c'est  le nom du chien et c'est lui le personnage principal

    Zibal est un petit génie. Ses inventions auraient d’ailleurs pu lui rapporter des millions mais tout le monde n est pas doué pour le bonheur et Zibal, malgré ses diplômes, se retrouve à 42 ans vendeur de macarons à l’aéroport d Orly. Un jour, devant son stand, apparaît Alice, une jeune et belle aveugle qui s’apprête avec son labrador Jules à prendre l’avion pour Nice où elle doit subir une opération pour recouvrer la vue. L’intervention est un succès mais, pour Jules, affecté à un autre aveugle, c’est une catastrophe. Jules fugue, retrouve Zibal et, en moins de vingt-quatre heures, devient son pire cauchemar : il lui fait perdre son emploi, son logement, ses repères. Compagnons de misère, ils n’ont plus qu une seule obsession : retrouver Alice. Un roman plein de tendresse, mené par un trio digne des plus ébouriffantes comédies hollywoodiennes.

     


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  • L'an dernier, je la rencontrais pour la première fois.

    Elle était chez sa fille où elle allait vivre désormais.

    Petite pomme ridée, toute menue, mais si vivante...malgré ses 85 ans...

    Les yeux pétillants, s'intéressant à chacun, pleine de chaleur humaine....

    L'autre jour, je rencontre son gendre qui me dit leur  inquiètude.

    La mamie a eu un AVC ces temps derniers et depuis, elle a des pertes de mémoire...

    Toujours soucieuse d'apporter de l'aide , elle veut encore continuer à participer aux travaux de la maison etelle  fait brûler des casseroles...Elle voudrait pouvoir  conduire à nouveau sa voiture...Son kiné a essayé de lui faire comprendre qu'elle n'en avait plus la capacité et elle lui a répondu :"peut-être, plus tard, ça reviendra"

     

    Que la vieillesse et la maladie sont dures à accepter parfois !

    Pourvu qu'elle ne perde pas son beau sourire, cette chère vieille dame !

     


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    Née en 1949, Chantal Roux est une artiste plasticienne autodidacte. Elle vit et travaille à Lyon.

    L'artiste propose au spectateur d'entrer dans un monde tendre et poétique où la solitude, la peur et l'étrangeté se combinent pour offrir des scènes de vie intrigantes.
    L'utilisation de couleurs vives permet d'égayer ses personnages aux yeux fermés dont l'état psychologique est le sujet central.

    Grâce à des oeuvres poétiques et simples, Chantal Roux touche directement le spectateur. L'artiste veut ainsi partager son amour des gens et de leurs singularités.

     

                                         

    Chantal Roux

    Je vous ai déjà parlé de cette artiste, j'aime particulièrement ce tableau qui m'a inspiré ce texte

     

    Usés
              désabusés
    Ils n'ont pas eu le temps
    Ils n'ont pas pris le temps
    de se poser de grandes questions
    pourquoi,comment,pour qui
    La vie les a moulus,pétris
    et ils s'en sont sortis
    comme ils ont pu;
    Ils se sont chamaillés
    ils se sont éloignés
    ils se sont retrouvés
    ils en ont vu de toutes les couleurs.
    Mais ils ont quand même vécu
    aussi bien qu'ils ont pu;
    Et ce qui leur reste
    invisible et précieux
    c'est la tendresse.

    Regardez le regard de l'homme
    sur cette femme
    qui s'abandonne
    sur son épaule...
    Pour dire ce qu'il ressent
    à cette femme qu'il aime
    et à qui il ne l'a jamais dit,
    il ne va peut-être pas trouver les mots
    ou il ne va pas savoir les dire...
    il va falloir lire dans son regard,
    lire dans cette épaule
    qui s'incurve
    pour mieux accueillir celle de sa femme
    et lui faire un nid plus doux...
    Il va falloir lire entre les lignes
    pas écrites
    Mais elle sait le faire.
    Elle saura trouver le geste qui remplacera tous les mots..
    Et ils vont se rapprocher...
    Sans mots
    ils vont s'entendre
    Sans mots
    ils vont se comprendre
    Par la grâce de leurs deux regards,
    leurs deux regards qui semblent ne rien voir,
    ils vont s'ouvrir l'horizon
    et s'en aller ailleurs...

    Ils  se sont rejoint dans leur part la plus intime
    Ils ont rejoint le monde entier.

     


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  • Une amie frappe à ma porte, elle m'offre un livre de Laurent Gaudé

    J'ouvre la première page où l'auteur nous livre sa conception de la poésie.

    Moi aussi je veux bien de cette poésie là.

     

    "Je veux une poésie  qui s'écrive à hauteur d'hommes;

    qui regarde le malheur dans les  yeux et sache que dire la chute, c'est rester debout.

    Une poésie qui marche derrière la longue colonne des vaincus

    et qui porte en elle part égale de honte et de fraternité;

    Une poésie qui sache l'inégalité violente des hommes devant la voracité du malheur.

     

    Je veux une poésie qui défie l'oubli et pose ses yeux sur tous ceux

    qui vivent et meurent dans l'indifférence du temps.

    Même pas comptés. Même pas racontés.

    Une poésie qui n'oublie pas la vieille valeur sacrée de l'écrit:

    faire que des vies soient sauvées du néant parce qu'on lesaura racontées.

    Je veux une poésie qui se penche sur les hommes

    et ait le temps de le  dire avant qu'ils ne disparaissent...

     

    Les mots du poète, eux seuls,posés sur ce que nous vivons,

    donnent couleur à nos vies etnous sauvent , un temps, de l'insignifiance et du bruit."

     

                                                     Laurent Gaudé (De sang et de lumière)


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  • Je  fais du rangement.

    Dans un tas de revues que je n'ai pas consultées depuis des années, je découvre un texte écrit  après une rencontre.

    J'avais complètement oublié  et puis, au fur et à mesure que je lis, tout me revient en mémoire : la surprise d'abord, puis la joie de rencontrer quelqu'un avec qui l'échange se fait aussi aisément...

    Ce moment là est loin, quinze ou vingt ans,et pourtant si proche.

     

    j'attendais, le nez en l'air, devant les marches du Théâtre de la ville, un soir de juillet.

    un concert gratuit d'un chanteur pour moi inconnu allait commencer et j'avais l'esprit à la découverte.

    Je me demandais pourquoi l'heure n'était pas tout à fait respectée.

    D'autres personnes attendaient, les uns assis sur les marches, les autres debout, les uns bavardant avec leurs voisins, les autres solitaires et muets...J'en remarquais un, pas comme les autres, d'abord parce qu'il était en vélo, avec ses bagages dans les sacoches...Sans doute n'était-il pas là pour le spectacle? me dis-je....Mais alors pourquoi attend-il?

    Mais voilà que ce jeune homme me demande l'heure, puis il me demande si je connais le chanteur qui doit venir ce soir. Et d'une question à une autre, nous voilà en grande conversation, le temps s'est accéléré d'un coup.

    Il m'explique qu'il est parti de chez lui, dans le Nord, depuis un mois mais qu'il va s'arrêter dans la région car ila un travail pour l'été...Il est passé dans la ville, il a vu l'affiche du spectacle, il a eu envie de s'arrêter, il espère seulement qu'on lui laissera rentrer son vélo pour qu'il soit en sécurité avec ses bagages.

    On nous fait signe de rentrer, le spectacle précédent est terminé...Place au suivant.

    On lui montre un endroit où il peut déposer son vélo...Je le vois un peu plus tard, dans la salle, quelques rangées devant moi...toujours affable et souriant...Il échange quelques mots avec la personne qui est derrière lui, puis avec sa voisine de droite, puis avec une autre...Pour quelqu'un qui est de passage et ne connaît personne dans al ville, vraiment, il m'étonne...Et je l'envie pour cette aisance admirable dans la relation, pour cette sagesse en lui qui lui a permis de comprendre que l'essentiel est dans les liens, durables ou éphémères quenous tissons avec les autres;

    Pour moi, il fut comme un rayon de soleil...

    Comme la vie serait plus simple et joyeuse si'ils étaient plus nombreux comme lui...Ce serait contagieux.

     


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