• "De tout coeur de tout corps
    peindre en écoutant le chant de la vie
    voir les couleurs se marier
    s'aimer
    les traits s'unir et danser
    voir apparaître l'espace libre
    s'ouvrir l'oeil au coeur
    puis tracer le trait unique
    sur  l'infini du ciel."      Bang Hai Ja,peintre et poète coréenne

     

     

     

                 vue sur Séoul

     


      

     

     Bang Hai Ja est née à Séoul en 1937 et vit en France depuis 1961.

     

    Elle fait partie de la première génération de peintres abstraits coréens.

     

     

     

     C’est à l’extérieur de son pays que Bang Hai Ja va vraiment découvrir ses racines et qu’elle choisit délibérément de garder en référence sa culture coréenne, les techniques, l’approche de l’univers qui a été celle de son enfance et de son adolescence. 

      Sa peinture ne cesse de nous offrir de nouvelles vues de l’univers. Elle est d’abord un regard sur le cosmos : regard qui admire l’univers et qui nous aide à en admirer les multiples beautés. Elle est témoin de la beauté du cosmos, de son harmonie, de sa diversité. 

    « L’énergie qui émane de l’acte de peindre est un véritable souffle qui donne la force de l’âme à celui qui regarde. » dit l’artiste elle-même. 

     


     souffle de lumière

     

    De nombreuses expositions ont été consacrées à Bang Hai Ja en France, en Corée, en Suisse, en Allemagne, en Suède, en Belgique, aux États-unis, au Japon et au Canada. (Bang Hai Ja a fait au-delà de 80 expositions personnelles et a participé à de nombreuses expositions collectives)

     


     

    Proche des poètes, elle a illustré plusieurs ouvrages avec des lavis pour les Editions Voix d’Encre: “Une joie secrète “ de Charles Juliet (2001), “Aux chants  des transparences“ de  Roselyne Sibille (2002), “Eclosion“ de Kim Chi-ha (2006) et “Les mille monts de lune“, poèmes des moines bouddhiques dans la collection “Les carnets du calligraphe“ chez Albin Michel en 2003.

     

     

     

     

     


     

    Dans la 2e monographie ‘Souffle de lumière – Bang Hai Ja’ des Editions Cercle d’Art parue en 2007, le grand critique d’art Pierre Cabanne écrit ;

     

    « Quand elle n’est pas là, d’autres viennent se promener dans le pays de ses tableaux, découvrent qu’ils s’y plaisent, emportent dans leurs regards et leur esprit sa lumière et cet impalpable scintillement de souffles colorés, ces constellations, ces germinations vibrantes qui épousent les sortilèges de l’immatériel.  …

     


     

    Ce qui est frappant dans le travail de BANG Hai Ja, c’est  qu’elle a toujours cherché, dans ses œuvres,  à faire jaillir la lumière.  Et cette quête de lumière, combinée à une réflexion sur le mystère de la vie et de la création, a donné naissance à des toiles  magnifiques. Des toiles  où se mêlent Orient et Occident, fruits d’une perception contemplative du monde. 

     


     

    Pierre Courthion, Gilbert Lascault, Pierre Cabanne, Charles Juliet, Maurice Benamou, André Sauge, Olivier Germain-Thomas, Valère Bertrand, Patrice de la Perrière, Alain Blanc, Roger Barbier et beaucoup d’autres ont écrit sur elle.


     

     


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    Par Aude HenryPublié le 14/03/2017 à 19:24Mis à jour le 15/03/2017 à 09:14

    L'idée consiste à amener un peu de poésie, de manière inattendue, dans des lieux publics. Cette année, le poématon a pris place au coeur de l'Université de Lyon 2, par le biais de la 19ème édition du Printemps des Poètes.
    A cette occasion, les étudiants sont invités à tendre l'oreille, pour écouter des poèmes africains lus par une comédienne.

    Le poèmaton devient un lieu de pause, et offre un moment d'écoute, tout en étant posé au milieu du vacarme du quotidien. 
    C'est là une invention lyonnaise, et le poèmaton a comme qui dirait de l'avenir : il s'adapte au monde des enfants et devrait s'exporter prochainement jusqu'en Finlande.


    Interviennent dans ce reportage réalisé pour l'édition de la Locale du Grand-Lyon, sur le campus de Bron  :
    1- Joris, étudiant en sciences politiques
    2- Louise, étudiante en sciences sociales
    3- Isabelle Paquet, directrice artistique compagnie Chiloé

     

    Je lis cette information et je m'en réjouis

    même si je me doute que certains penseront que cette initiative est dérisoire

    Il me semble que ce sont des petites choses comme ça qui peuvent nous aider à vivre dans la paix et l'harmonie...

    De même , hier j'entends à la radio l'écrivain Philippe Djian raconter que, se trouvant sur la place Saint Sulpice à Paris, il y avait là des jeunes gens qui se retrouvaient...et , un peu plus loin, un SDF qui dormait dans un coin...A un moment un des jeunes s'est détaché du groupe et il est alléen direction du SDF et , très délicatement, il s'est mis à lui nettoyer le visage...

    Personne n'y a fait attention et pourtant dit P. Djian, c'était une scène de toute beauté, une scène biblique...


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    Bien assis sur sa chaise rempaillée,

    pleinement en accord

    avec cette maison qui lui était destinée

    avant sa naissance,

    en accord avec ces champs qui sont les siens,

    avec cette terre accueillante qui l'a vu naître

    et qui le verra mourir.

    Toute la vie pour lui se résume

    à ces quelques lopins de terre,

    à cette maison ancestrale

    et aux siens qui l'habitent

    ou y retournent régulièrement.

     

    Il ne connaît que cela mais il le connaît bien :

    cette terre lui a donné ses racines

    et ailleurs ne le concerne pas

    ou plus exactement ailleurs est inclus

    dans ce qu'il connaît déjà.

    Il est d'ici et de maintenant.

    Et même ce temps passé

    dont il égrène les souvenirs

    avec un si évident plaisir

    ce n'est que du passé.

    C'est l'instant d'aujourd'hui

    qui est à vivre.

     

    Il n'a pas l'habitude de recevoir des inconnus

    et pourtant il est avec nous entièrement disponible.

    Pas de regret, pas de révolte,

    à peine un peu de nostalgie...

    La vie d'aujourd'hui est bonne,

    je ne suis pas si vieux que ça, semble-t-il dire...

    L'avenir est devant lui;

     

    Je regarde ce paysan et je pense à mon père.

     

     

     

    Cet après-midi, à la radio, j'entends quelqu'un qui parle de Jean Giono qui a si bien parlé de sa terre

    et qui disait : "pourquoi partir, il y a tant de beauté à découvrir dans le talus qui est devant la maison,

    pourquoi partir? Tout est là "

    Et j'ai repensé à ce texte écrit , il y a déjà quelques années, au retour d'un petit voyage dans l'Aveyron...


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  •  Ce dimanche, dans un village voisin, un beau spectacle.

    Nous y allons avec une voisine. Nous y rencontrons des amis...

    Calaferte, je l'ai beaucoup lu,il y a une  vingtaine d'années et j'en garde un bon souvenir et nous connaissons un des deux comédiens que nous avons déjà vu jouer dans plusieurs spectacles...Nous y allons donc en confiance et nous en sommes heureux...Les deux comédiens jouent tout en finesse et nous permettent d'entendre les sous-entendus et les silences qui jalonnent cette rencontre

     

     TU AS BIEN FAIT DE VENIR, PAUL !

     

     de Louis Calaferte

     

     

     


     

     

     

     

      

     

    Une création du Théâtre Le Fenouillet

     

    Mise en scène et jeu : Axel Van Exter et Alain Bauguil

     

     

     

    Paul rend visite à Georges, son père, par un dimanche de fin d'été. Une visite comme tant d'autres, régulière mais souvent trop courte, trop rare. Il semble ne devoir y passer qu'un instant, échanger quelques banalités et reprendre le cours d'une vie sans relief ...

     

    Mais cette fois-ci ? Le bagage est-il trop lourd ? Le temps trop compté ? Chacun d’eux finit par être rattrapé par l'essentiel...                  

     

    Dans cette œuvre de Louis Calaferte qui montre avec humour et tendresse toute la difficulté de communiquer avec ceux qui pourtant nous sont les plus proches, tout est dans le non-dit, dans ces délicates et subtiles petites choses que le silence met en lumière, dans la pudeur des sentiments et la fragilité de nos contenances.

     

     

     


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    " La beauté est partout

    Même sur le sol le plus dur

    le plus rebelle.

     

     

    Dans les lieux les plus vides

    où l'espoir n'a pas de place

    où seule la mort invite le coeur.

     

    La beauté est là

    elle émerge

    in compréhensible

    inexplicable.

     

    Elle surgit

    unique et nue.

    A nous d'apprendre

    à l'accueillir en nous."

                      Kennett White ( Limite et marge)

     

     


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