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    Née en Australie, ancienne élève de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, Emmelene Landon vit et travaille à Paris depuis 1981. Ecrivain, peintre, traductrice et vidéaste, elle a réalisé des films et plusieurs livres dont «Le tour du monde en porte-conteneur», «La tache aveugle» et «La baie de la Rencontre».

    Ce nouveau récit «Marie-Galante», publié chez Gallimard, revient sur les deux séjours qu'elle a passés sur l'île antillaise avec son mari Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur de la célèbre maison d'édition P.O.L, disparu brutalement dans un accident de voiture à Marie-Galante en janvier 2018, où Emmelene Landon a été elle-même très grièvement blessée.

     

     

    Emmelene Landonla baie de l'Emeu

     

    Emmelene Landon




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  • Une nouvelle...

    J'ai reçu cette boîte aux lettres par mail, il y a quelques jours.

    Un chat qui surveille une boîte aux lettres, ce n'est pas banal;

    Sans doute est-ce un chat lettré.

    Il attend le facteur, il attend le courrier.

    C'est un chat qui adore les cartes de bonne année peut-être...

    C'est plus savoureux que les souris...


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    Ce poème m'enchante et j'ai envie de vous l'offrir en cette nouvelle année qui s'offre à nous.

    Que les déceptions, les pertes, les échecs, la douleur ou la maladie ne nous empêchent pas de voir les moments de lumière et de joie qui viennent à nous.

    Soyons des semeurs de joie et de paix autant que nous le pouvons et peut-être qu'un monde meilleur adviendra.

    VIENT LE JOUR

    Vient le jour où la vie ressemble enfin à la vie.
    Où l’ombre et la lumière jaillissent
    du même instant d’éternité
    que délivre l’éphémère.

    Vient le jour où la joie et le tourment
    la grâce et la détresse,
    l’amour et l’absence font un.

    Vient le jour où l’on pose la main
    sur un visage, et tout devient la clarté
    de ce visage. Tout se nourrit
    du même amour, d’un même rayon de bleu
    et boit au même fleuve. Tout va
    et vient dans un unique balancement des choses.

                                            Hélène Dorion

     

    Pierre Nepveu a dit de l’œuvre de Hélène Dorion(née au Québec en 1958) : « nous avons besoin de sa quête intérieure, de cette immensité du dedans, de ce vent de l’âme que sa poésie ne cesse de faire souffler et de faire entendre, comme pour laver notre monde de ses scories, de ses bruits inutiles, de ses enjeux mesquins, afin d’y dégager un espace pur et un temps de vivre. »
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    Le site d’Hélène Dorion
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    Hélène Daumain est née à Lyon en 1962. Elle étudie à l’Ecole d’Arts Appliqués de la ville de Lyon de 1972 à 1982. Elle s’inscrit également à l’Ecole Emile Cohl de 1996 à 2000. Avec un sens exceptionnel de la lumière, elle croque des personnages « que personne ne regarde » avec un réalisme et une justesse remarquable. Sa palette est sobre, ses gris contrastent avec l’émotion que suscitent les regards attendrissants de ses modèles. Hélène Daumain est une portraitiste émouvant

     

    Portraitiste émouvante, sa quête artistique se concentre dans ces quelques lignes : « J'aime regarder les gens ordinaires, les voir vivre. Je m’intéresse à ceux que l’on ne regarde pas. Je suis sensible à la solitude et l’enfermement de la personne, sa fragilité, que je perçois quelquefois comme celle d’un enfant. » La palette de l’artiste est sobre, ses gris, poussés en densité, contrastent avec l’émotion que suscitent les regards attendrissants et limpides de ses modèles, souvent des familiers, dont les visages « parlent » au peintre                            

     


    Hélène Daumain




     " Le peintre est à l'ouvrage, il respire la lumière, en évalue le grain ; il respire le silence, s'en imprègne; il songe tout éveillé, il veille à fleur de songe ; il sonde le visible, il caresse l'invisible. Il ne fait rien, il s'applique juste à devenir  lui-même rien - un corps de résonance, de réverbération, un passeur de lumière"   SYLVIE GERMAIN à propos de Rembrandt

    Je lis ces phrases de Sylvie Germain et je me demande...comment peut-on approcher l'invisible, le" caresser"..même si l'on n'est pas peintre...Comment être un passeur de lumière dans la vie quotidienne?
    Et que veut nous dire la jeune femme du tableau avec ses grands yeux étonnés et sa main sur la poitrine ? Est-elle elle  aussi à la recherche de l'invisible ?


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  • Je lis cet article dans un journal et je m'en réjouis...Il est des musulmans qui sont respectueux des croyances etdes incroyances des autres et qui n'ont aucun désir d'imposer leur vérité à qui que ce soit.

    Des êtres sectaires et persuadés de leur supériorité , il en est dans toutes les religions et même parmi ceux qui n'ont pas de religion...  Souhaitons qu'ils deviennent de moins en moins nombreux

     

     

     

    Institutions, imams ou simples croyants : en France, les musulmans ont été nombreux en cette fin d’année 2018 à adresser leurs vœux aux chrétiens pour Noël.

    Ce faisant, ils choisissent de braver l’interdit salafiste de « s’associer » à cette fête considérée comme « impie ».

    De nombreux musulmans ont adressé publiquement leurs vœux aux chrétiens à l’occasion de Noël. ZOOM

    De nombreux musulmans ont adressé publiquement leurs vœux aux chrétiens à l’occasion de Noël. / Photographee.eu/Adobe.com

    Par lettre ou message privé, mais aussi sur les réseaux sociaux ou par communiqué, de nombreux musulmans ont adressé publiquement leurs vœux aux chrétiens à l’occasion de Noël.

    Pour la troisième année consécutive, le Conseil français du culte musulman a publié un communiqué le 22 décembre pour présenter « ses meilleurs vœux de bonheur et de prospérité à l’ensemble des chrétiens de France (…) à l’occasion de la nativité ». « À l’approche de la fête de Noël, riche en belles émotions, le site d’information Oumma.com a lui aussi présenté « ses meilleurs vœux à tous les chrétiens, avec une pensée particulière pour ceux de France et du monde arabe ».

    À Lyon, le recteur de la Grande mosquée, Kamel Kabtane, a adressé une lettre à ses « amis et frères en Dieu », leur demandant « d’élever encore plus fort vos prières afin que le souhait de paix de fraternité et d’amour que nous formulons chacun dans nos prières puisse atteindre ceux qui détiennent le pouvoir d’imposer la paix ».

    Coran, hadith et avis juridiques

    Ce faisant, ces musulmans ont délibérément choisi de braver un interdit largement relayé par le courant salafiste. S’appuyant sur le Coran, sur de très nombreux hadith (parole ou gestes prêtés par la tradition au prophète de l’islam) mais aussi sur les avis de juristes classiques, ils rappellent aux musulmans l’importance de « se différencier » des mécréants (kouffar) et des associateurs ou polythéistes (mushrikin).

     

    Selon ces prédicateurs d’inspiration wahhabite, les musulmans doivent se tenir éloignés des chrétiens, en particulier de leurs « rassemblements les jours de fête », proscrire tout « échange de cadeaux » et même de vœux. Car selon eux « féliciter les infidèles pour leurs fêtes implique la reconnaissance de leurs pratiques impies ».

    « Vous fatiguez avec vos fatwas ridicules »,

    Ceux qui ont décidé d’adresser quand même leurs vœux aux chrétiens « semblaient plus nombreux cette année, notamment sur les réseaux sociaux, mais l’offensive salafiste aussi était au rendez-vous », note l’islamologue Seydi Diamil Niane, convaincu que « les gens en ont eu assez de ces lectures moyenâgeuses ». Bien décidé à participer à « la déconstruction de l’offre salafiste », il a lui même poussé un « coup de gueule » sur Twitter adressé à ceux qui « n’ont pas envie de partager avec nos ami-e-s chrétien-ne-s ces jours de fête ».

    « Libre à vous. Mais franchement vous fatiguez avec vos fatwas ridicules », leur a-t-il lancé. « Je ne crois pas une seule seconde en la trinité. (…) Mais bon sang, si ça fait du sens pour nos amis chrétiens, et bien que le “Père”, le “Fils” et le “Saint-Esprit” continuent d’illuminer leurs pas. Et surtout, mobilisons-nous pour des choses plus importantes : pour l’écologie, contre la pauvreté, pour la justice et l’égalité. Le tout dans la fraternité. »

    Imam à Villeurbanne et très actif sur Facebook, Azzedine Gaci a publié le 22 décembre un message demandant d’« arrêter de publier ou transférer les fatwas sur les fêtes de Noël ou du Nouvel An. Les musulmans sont assez matures et intelligents pour savoir ce qu’ils peuvent faire ou ne pas faire. »

    Le lendemain, après avoir reçu « des dizaines de demandes de personnes – notamment de convertis – qui (lui) demandaient de rappeler la position des savants », il s’est fait plus précis. Reconnaissant son incapacité « à faire changer d’avis ceux qui interdisent le fait d’adresser des vœux à des non musulmans pour leurs fêtes religieuses », l’imam a choisi de s’adresser plutôt « à toutes ces musulmanes et musulmans qui ont des parents, des conjoints, des enfants ou tout simplement des amis non musulmans et qui sont mal à l’aise avec cette question. Sachez qu’un grand nombre de jurisconsultes (fuqaha) n’y voient aucun inconvénient ».

    « On m’a toujours dit que c’est haram de souhaiter le Noël »

    La plupart de ses lecteurs ont approuvé, mais certains se sont insurgés. « En tant que musulmans, on se doit de ne pas faire ces fêtes, c’est une abomination totale même si dans nos familles certains sont chrétiens, je ne leur souhaite pas bonne fête », écrit une fidèle. « Depuis ma conversion 1982 on m’a toujours dit que c’est haram de souhaiter le Noël et nouvel an », ajoute une autre. « Le Coran ne change pas et ne se réforme pas. Gare à ceux qui changent la parole de dieu », met en garde un lecteur.

     

     

     


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