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     Frédéric Brandon (1995).pngFrédéric Brandon en 1995
    Naissance 19 janvier 1943 (75 ans)            

    Frédéric Brandon, le peintre de la ligne 9 du métro parisien

    Par Jean-Francois Lixon @Culturebox
     
    "Havre-Caumartin" l'une des toiles de Frédéric Brandon

    "Havre-Caumartin" l'une des toiles de Frédéric Brandon

     
     

    La mairie du 9e arrondissement de Paris accueille une exposition des tableaux de Frédéric Brandon. Depuis sept ans ce peintre francilien s'inspire des stations de la ligne de métro n°9 et ses usagers. Entre pop art et réalisme, son oeuvre est à la fois clinique et touchante. Jusqu'au 16 septembre 2018.

    "Pont de Sèvres-Mairie de Montreuil". Soit une traversée de Paris d'ouest en est, ou l'inverse ! Frédéric Brandon est à la fois peintre et habitué de cette ligne, la 9. Pendant sept ans, il a concentré son travail sur les 36 stations qui traversent les quartiers populaires de l'est puis les plus huppés de la capitale au fil de son périple vers l'ouest.

     38 stations dont...

    La ligne 9 compte trente-sept stations, sans compter Saint-Martin, inaccessible et fermée. La préférée de l'artiste. Frédéric Brandon y a peint la bagatelle de 230 tableaux. Quelques dizaines d'entre eux sont exposés à la mairie du 9e (métro Bonne Nouvelle ) jusqu'au 16 septembre. Frédéric Brandon, lui, habite au terminus est, Mairie de Montreuil.

     

    Si j'étais à Paris, je prendrai volontiers le métro juste pour voir les oeuvres de ce peintre  et, bien sûr, je passerai à la mairie


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    Partir

     

     

     

    C'est sur un air de vielle

     

    Que la vieille est passée

     

    A pris sa canne en chêne

     

    Et son châle élimé

     

    Elle s'est levée et

     

    Sans regarder le feu

     

    Elle a pleuré la vieille

     

    La flamme est dans ces yeux

     

    La voilà qui s'éloigne

     

    Vacillante et courbée

     

    Imprégnée du silence

     

    Que ses pas ont laissé

     

    Puis elle pousse un cri

     

    Un tout petit cri gris

     

    Étouffé par le bois

     

    Et le froid de la nuit

     

    Qui l'accompagne un peu

     

    A tout petits pas tristes

     

    Et disparaît dans l'ombre

     

    De l'âtre ensanglantée

     

    Derrière elle la canne

     

    Et le châle élimé

     

    Ont revêtu le bois

     

    D'un océan ridé

     

    Seuls un crépitement

     

    Et le chant de la vielle

     

    Pleurent la mélodie

     

    Que son cœur a versé

     

    Hélène

     

     

     


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  • Il est huit heures du matin et déjà sonne le téléphone.

    Un monsieur que je ne connais pas désire me rencontrer.

    Il a 89 ans et je fais partie d'une association dont il fut l'un des membres fondateurs

    et bien qu'il ne puisse plus guère y participer à cause de ses difficultés  de  déplacement, la vie de cette association lui tient profondément à coeur.

    Et voilà plusieurs mois qu'il s'interroge pour savoir quelle décision, quelle contribution peut être la sienne pour la revivifier. Et l'autre matin,après de longues hésitations peut-être, il m'a téléphoné.

     

    Et me voilà devant lui. Tout d'abord, je le sens si  enfermé dans ses principes que je crois tout dialogue impossible. Je vais, me dis-je, être polie,je vais le rassurer, lui dire qu'il y a toujours des conférences intéressantes...et puis partir, oublier ce temps vide....Alors je l'écoute me dire ses inquiétudes, j'essaie de voir la situation avec ses yeux...Et trois quarts d'heure après, au moment de nous quitter,je ne sais quand s'est produite la métamorphose et quel déclic l'a provoquée...Mais le monsieur borné que j'avais devant moi et qui s'encolérait parce qu'un conférencier avait dit quelque chose qui ne lui convenait pas...Eh bien, ce monsieur m'interroge avec bienveillance pour savoir qui je suis et ce que je pense et je me surprends en train de lui diredire que j'accorde à chacun le droit de chercher son chemin...et il accepte mes dires sans être perturbé ...

    De la défiance  et du  mécontentement, il est passé au plaisir de la rencontre et de la découverte et il me répète plusieurs fois que je peux revenir le voir maintenant que je sais où il habite.

    Quand et comment s'est produite la transformation?  Je n'ai pas su m'en apercevoir, je n'ai pu que la constater une fois accomplie, et  cela me tracasse un peu,j'ai manqué d'attention. Ou peut-être dois-je en déduire que la transformation se produit toujours à notre insu ? Ou peut-être est-ce notre regard qui la provoque?

      Quand je suis entrée dans ce foyer de personnes âgées, malgré l'extrême propreté des lieux, la première sensation fut de répulsion. Ces vieilles personnes désoeuvrées qui attendaient, le regard vide, un je ne sais quoi qui ne viendrait pas, ces bribes de conversation qui sentaient l'aigre et le ressassé...Quelle tristesse ! Quelle tristesse !

    Mais quand je suis repartie, le vieil homme m'avait découvert une ouverture plus grande que celle que j'imaginais et me présentant sa femme dans une chaise roulante, il me dit avec tant de conviction :"Ma chère épouse" et elle, elle l'avait regardé d'un air si amoureux  "Mon cher époux" lui avait-elle dit et ensuite seulement elle m'avait regardé et m'avait souri.

    Le gris des couloirs était devenu bleu tendre, et comme les pouces de Tistou, le sourire des deux vieuxavait fait jaillir des fleurs et je suis repartie en respirant leur parfum.


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        Mirmande un jour de Mistral

     

     

    Né à Bordeaux en 1885,

    André Lhôte s'intéresse très tôt à la peinture,

    c'est en 1925 qu'il fonde son Académie de peinture à Paris.

    C'est aussi , à cette époque, qu'il découvre le village de Mirmande qui, alors tombait en ruines.

    Lui en tombe amoureux, achète une maison et la restaure, y fait venir des amis, des artistes...

    Il y installe une Académie d'été pendant plusieurs années...

    On peut dire qu'il a beaucoup contribué à la renaissance du village.

    Il y a vécu 37 ans.

     

    img078.jpg

                                                                                   les filles

     

     

    Il meurt à 77ans et laisse une empreinte incontournable dans l'univers du cubisme et  à Mirmande.

     

     

                                                                           

     

     

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                                                                                Portrait de Simone

     

     


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  • Encore un texte retrouvé  écrit il y a environ trente ans;

    Comme tout cela est ancien et pourtant actuel.

     

    Ami, pourquoi te battre

    avec les armes de ceux d'en face

    et pourquoi de petitesse en petitesse

    avancer la bouche pleine de fiel?

    Tu te déssèches, tu t'aigris,

    Tu te désertifies

    Et le lieu que tu veux défendre

      se rabougrit avec toi .

     

    Ami, prends un peu de hauteur,

    sois large, sois génèreux,

    délaisse la révolte stérile ,

    cesse les combats inutiles

    et invite les tous  à la rencontre.

    Crois naïvement à la fête.


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