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    « Mettre une touche de couleur sur la toile, c’est semer une graine de paix et de lumière. »  Bang Hai Ja

     

     

     

     

     

     

    souffle de lumière - 2014

    Bang Hai Ja, Souffle de lumière, Peinture

     

    "De tout coeur de tout corps
    peindre en écoutant le chant de la vie
    voir les couleurs se marier
    s'aimer
    les traits s'unir et danser
    voir apparaître l'espace libre
    s'ouvrir l'oeil au coeur
    puis tracer le trait unique
    sur  l'infini du ciel."      Bang Hai Ja,peintre et poète coréenne

     

     

     

    bang-hai-ja

     

     

     

    Bang Hai Ja, qui fut parmi les premiers artistes coréens à venir s'installer et travailler en France, compte à son actif plus de 80 expositions personnelles en Corée, en Europe, en Amérique et partout dans le monde.

    Elle poursuit sa quête de lumière, à la fois artistique et spirituelle, à travers ses réalisations picturales. Selon l'artiste, il s'agit de la lumière intérieure, de celle qui ne peut être vue que par « l'oeil du coeur ». Elle désire que son oeuvre soit le reflet de la lumière intérieure qui émane de chaque matière. C'est l'acte de peindre qui la remplit d'énergie et de lumière, éléments vitaux de la vie"', et lui permet de transcrire l'essence des choses. Ce processus correspond en fin de compte, pour l'artiste, à un accomplissement de soi.

    Bang Hai Ja fait partie de la première génération de l'art abstrait coréen. Dans cet art qui aspire à se libérer de toute représentation, elle découvre la lumière par le biais de la matière. L'artiste situe aussitôt ses recherches dans l'union de la lumière et de la matière ; l'incorporel rejoint ainsi le corporel et les deux éléments opposés se confondent.  Dans un état méditatif, elle applique ainsi ses couleurs, sur un géotextile ou un papier de riz, comme si elle semait des mots dans ses poèmes, activité qui accompagne le plus souvent sa création picturale. Telle une constellation, ses toiles scintillent tout comme chacun de ses mots et gestes, et nous bercent par leur douce lumière chatoyante, rendant lumineux ceux qui les contemplent. Chez Bang Hai Ja, peindre c'est d'abord et avant tout transmettre, partager et faire découvrir cette énergie, cette lumière qui est en nous.

     

    Bang Hai Ja, Aube, Peinture

    Aube (2014)

     


     

     

     


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  • Simplement besoin de fleurs aujourd'hui

     

    " Ils m'appellent lilas!

    Disait-il à la rose

    Et la rose riait

    De ce nom peu banal.

     

    Ils m'appellent la rose!

    Disait-elle au lilas.

    Et le lilas pensait

    Que ce n'était pas mal.

     

    Jasmin et chèvrefeuille

    Entre eux s'amusaient bien

    d'être garçon ou fille

    au caprice des mots.

     

    Mais qu'ont-elles à rire

    Se demandait l'enfant

    Ces fleurs impertinentes

    Que j'arrose le soir?

     

    Les fleurs ont d'autres noms

    Au secret des corolles

    Celui qui les saurait

    Serait fleur à son tour;

     

    Ils m'appellent lilas

    Disait-il à la rose.

    Mais l'abeille emportait

    Son vrai nom sur ses ailes."   (L'oiseau de demain)

                                                       Robert Sabatier

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    Printemps, printemps, où es-tu passé ?

    J'ai beau te chercher

    J'ai beau voir tes fleurs border les talus,

    s'épanouir dans les jardins,

    dans les vergers.

    En moi, c'est toujours l'hiver,

    c'est toujours le froid  et la raideur.

    En moi rien ne ressuscite.

    Où dois-je te chercher?

    Où est la clé?

    Quel mot, quel geste, quelle offrande

    dois-je déposer à tes pieds

    pour que tu consentes à m'habiter?


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    " Un homme parfois

     

    T'es-tu jamais renseigné sur moi, étranger,

    toi qui me vois toujours plongé dans le cafard,

    sais-tu ce que je suis, ce que je voudrais être?

     

    Un homme quelquefois, avec ses six enfants,

    reçoit en tout quatorze dollars par semaine.

    Quand ses enfants, après l'école, seront grands

    ils connaîtront le même sort, ils souffriront

    en silence, à moins qu'un beau jour ils se révoltent.

     

    C'est pourquoi tu me vois plongé dans le cafard.

    Mon coeur aspire à tout ce que l'homme est capable

    de posséder de beau sur cette vaste terre.

    Chaque fois que je vois mon peuple travailler

    dans les champs, les bureaux, les usines, partout,

    chaque fois que je vois une prostituée

    désespérée marchander son corps pour survivre,

    il me prend l'envie de devenir un corbeau

    pour voler aussi haut que lui

    et pour purifier mon pays. "

                            Milton William

    Il est le poète le plus représentatif de la communauté de Trinidad et Tobago, îles des petites Antilles


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    Les mots coulent de  sa bouche

    Ils coulent, toujours les mêmes

    Et elle ne les reconnaît pas....

    Ils disent le manque

    ils disent la lassitude

    ils disent l'angoisse qui la guette

    partout où elle va...

    Et elle se demande s'ils disent vrai...

    "Je n'en peux plus , dit la voix

    vivre est trop fatigant,

    la beauté du monde je ne la vois pas

    à quoi bon continuer..."

    Et la litanie recommence

    les mots tournent en boucle et ne peuvent plus s'arrêter

    les mots la paralysent

    elle ne sait plus où elle en est....

     

    Mais rester muette serait peut-être pire...


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