• C'est en lisant le dernier journal de Charles Juliet que j'ai découvert ces conseils qui me semblent très justes...J'aime la façon très simple avec laquelle il les donne.

    Et même si l'on écrit des alexandrains, il en est de très beaux...ce qui doit primer, me semble-t-il, c'est d'abord de trouver les mots qui exprimeront avec le plus de justesse ce que l'on ressent et que l'on désire partager avec ceux qui nous liront.

    Ce qui doit primer,  c'est l'authenticité.

     

     A une  lycéenne

     

      " Si tu veux écrire un  poème

       surtout surtout

       ne  cherche pas

       à faire de la  poésie

       laisse-toi simplement

       traverser par les mots

       qui te viennent

       Ce que tu sens ce que tu ressens

       cette brume qui veut

       prendre corps

       laisse-la

       s'épancher sur

       la page

       Surtout n'enjolive pas

       ce qui t'est donné

       Tiens-toi au plus intime

       au plus vrai de toi-même

       et les vers apparus

       deviendront ces pépites

       que les chercheurs de vie

       aiment à trouver

       au creux de leur tamis. "

                               Charles Juliet (Gratitude,20 octobre 2007)


    17 commentaires
  •  

     

    " Je passais mes vacances

    Devant un rosier blanc,

    Rose au coeur de la France,

    Rosier au coeur tremblant.

     

    Une abeille s'y pose,

    Les mésanges aussi.

    Rose au coeur de la rose,

    Fleur des jours sans souci.

     

    Et puis la nuit s'y pose

    - Les étoiles aussi -

    Noire au coeur de la rose,

    Et l'aube y pleure aussi.

     

    Je passais mes vacances

    Devant un  rosier blanc.

    Dans un pays de France

    Dont je rêve souvent. "

                      Maurice Fombeure

     


    15 commentaires
  •  

     

    L'éternité n'est pas de trop
     
    Je viens de terminer ce livre que j'ai beaucoup aimé
     
    François Cheng est né en 1929 dans la province de Shandong, non loin du yang Tsé et des brumes du Mont Lu.
    Il vit en France depuis 1949. Universitaire, poète, calligraphe, traducteur en chinois de Baudelaire, Rimbaud, René Char, des surréalistes etc., auteur d'essais remarquable sur la poésie et l'art de la Chine, il a reçu en 1998 le prix Fémina pour son premier roman Le dit de Tianyi publié par Albin Michel et le prix André Malraux du livre d'art pour Shitao : la saveur du monde (Phébus).
     
     
     
    L'éternité n'est pas de trop - Cover image

     

     François Cheng arrête la course du temps et nous fait toucher l'éternité.
    En Chine, au XVIIème siècle, Dao-sheng a d'abord été vendu enfant à une troupe de comédiens itinérants, et il est devenu joueur de violon;  et lors d'un concert, pour avoir osé sourire à la jeune Lang-ying, promise au seigneur Zhao, il a été envoyé au bagne. Ayant réussi à s'échapper , il trouve refuge dans un monastère taoïste où il apprend l'art de la médecine et de la divination. Parvenu à l'âge mûr, il part à la rencontre de celle qui n'a jamais cessé d'habiter son coeur....
     L'histoire d'amour interdite entre Dao-sheng et Dame Ying  montre la puissance de l'esprit, qu'il soit appelé Souffle par les taoïstes ou âme par les chrétiens.  Du simple contact de leurs deux mains naît une communion des âmes qui irradie de sensualité comme l'acte d'amour ultime.
     François Cheng fait un délicat éloge de la patience et de la spiritualité. Il  dissèque les comportements humains dans ce qu'ils ont de plus vil comme de plus noble. J'ai savouré son style imagé

    C'est une véritable quête de sens qui nous élève.

      Dans" L'éternité n'est pas de trop" l'amour est vécu comme absolu. Il est le seul porteur du dépassement de soi, il permet de pénétrer le mystère de l'univers et d'accéder au sentiment d'éternité. dans une Chine en pleine mutation qui s'ouvre aux autres civilisations il est aussi le lien qui permet le dialogue et l'ouverture à l'autre. Une vision hautement exigeante et spirituelle des rapports amoureux où l'intensité, la ferveur, le dépouillement et l'engagement sont les clefs de toute métamorphose. Un roman d'une rare puissance, intense et envoûtant qui peut toucher tous les publics.


    14 commentaires
  • Self-portrait as the Allegory of Painting (La Pittura) - Artemisia Gentileschi.jpg
    Autoportrait en Allégorie de la peinture 1638-1639, Royal Collection, Windsor
     
     
    Naissance 8 juillet 1593
    Rome
    Décès Vers 1652
    Naples
    Activité Peintre
    Lieux de travail Florence (1610-1620), Gênes (1621), Rome (1622-1626), Venise (1627), Naples (1630)
       
       
       
       
     

    Artemisia Lomi Gentileschi, née le 8 juillet 1593 à Rome et morte à Naples vers 1652, est une artiste peintre italienne de l'école caravagesque.

    Vivant dans la première moitié du XVIIe siècle, elle reprend de son père Orazio la limpide rigueur du dessin en lui ajoutant une forte accentuation dramatique héritée de l'œuvre du Caravage et chargée d'effets théâtraux, ce qui contribua à la diffusion du caravagisme à Naples, ville dans laquelle elle s'installe en 1630.

    Elle devient une peintre de cour à succès, sous le patronage des Médicis et de Charles Ier d'Angleterre.

    Remarquablement douée et aujourd'hui considérée comme l'un des premiers peintres baroques, l'un des plus accomplis de sa génération, elle s'impose par son art à une époque où les femmes peintres ne sont pas facilement acceptées. Elle est également l'une des premières femmes à peindre des sujets historiques et religieux. Elle nous a laissé d'elle un autoportrait d'une grande vigueur qui dénote une maîtrise consommée de son art.

    On attribue à son viol et au procès humiliant qui s'ensuivit certains traits de son œuvre, l'obscurité et la violence graphique qui s'y déploient, en particulier dans le tableau célèbre qui montre Judith décapitant Holopherne. Ses peintures expriment souvent le point de vue féminin


    13 commentaires
  • © France 3 RA© France 3 RA

    Thamer Aljouhari est un réfugié Syrien doté d'une force herculéenne. Aujourd'hui, il avait pour but d'entrer dans le Guinness Book des records en tractant un camion de plus de 11 tonnes sur plus de 10 mètres. Un exploit couronné de succès, réalisé à Epinouze, sa commune d'accueil dans la Drôme.

    Par Dolores Mazzola Publié le 21/10/2018 à 19:08

    Sa puissance tient dans sa chevelure. Thamer Aljouhari n'est pas sans rappeler un certain Samson !  Thamer Aljouhari est une force de la nature... depuis l'enfance.

    Aujourd'hui, il s'était donné pour objectif d'entrer dans le Guinness Book des records en réalisant un exploit peu banal : tracter avec sa chevelure un poids lourd sur plus de 10 mètres. Pour être homologué le livre des records avait proposé de mandater un de ses agents. Coût du déplacement : 5000 dollars. Trop cher pour Thamer Aljouhari, réfugié syrien arrivé à Epinouze en 2015.

    C'est grâce à un direct avec Londres via des téléphones portables qu'il va pouvoir faire valider son exploit. Car avec sa chevelure, le jeune syrien est parvenu à tracter l'engin de 11 tonnes et 240 kilos sur 10 mètres 70.  Thamer doit encore patienter quelques semaines avant la validation de son record.

    11 commentaires