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    Beauté et  vérité, mais ces hautes vagues

    Sur ces cris qui s'obstinent. Comment garder

    audible l'espérance dans le tumulte,

    Comment faire pour que vieillir, ce soit renaître,

    Pour que la  maison s'ouvre, de l'intérieur,

    Pour que ce ne soit pas que la mort qui pousse

    Dehors  celui qui demandait un lieu natal ?

                       Yves Bonnefoy ( Les planches courbes)


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    franceinfo Culture  
     
     
    L\'artiste syrienne Amani al-Ali travaille sur une peinture dans son appartement d\'Idlib.

      Amani al-Ali décrit les ténèbres de la vie quotidienne dans la région d'Idleb (nord-ouest de la Syrie),

    théâtre d'intenses bombardements depuis trois mois.

    "Je cherche à communiquer ce que les autres ont du mal à exprimer", explique l'artiste de 30 ans, dans son atelier,

    penchée sur une tablette, stylo numérique à la main. Dominée par les jihadistes, la région d'Idleb, qui abrite environ trois millions d'habitants, est soumise depuis fin avril aux frappes du régime de Damas et de son allié russe.


    Dans ses caricatures et peintures, Amani al-Ali, longue veste rouge et foulard de dentelle blanche sur la tête,

    dénonce notamment l'indifférence de la communauté internationale face à l'effusion de sang.

    Sur l'un des croquis, le monde est ainsi dépeint en forme d'autruche enfouissant sa tête

    dans un amas de crânes ensanglantés, alors que des missiles rouges pleuvent autour.

    Un autre dessin intitulé l'Aïd à Idleb montre un avion de chasse larguant des bonbons remplis de TNT

    au lieu des confiseries habituellement distribuées durant la célébration qui marque la fin

    de la fête musulmane du ramadan.

    Du noir et blanc, des tâches rouges, les couleurs des dessins s'inspirent, selon l'artiste, de la vie quotidienne des habitants de la région. "Nous ne voyons que du sang, des ténèbres et de la destruction", déplore Amani al-Ali.

    Un dessin de l\'artiste syrienne Amani al-Ali. 

    "Commencer une nouvelle vie"

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les violences ont tué plus de 780 civils

    dont plus de 190 enfants depuis fin avril, en dépit d'un accord conclu en septembre entre la Russie,

    allié indéfectible du régime syrien, et la Turquie, parrain de certains groupes rebelles.

    Amani al-Ali n'a pas hésité à épingler ce pacte en l'esquissant sous forme de papier taché de sang.

    L\'artiste syrienne Amani al-Ali, dans son atelier d\'Idleb.\"Ce que j\'entends le plus, c\'est que je suis une femme et que je ne devrais pas dessiner de telles choses\", confie-t-elle.

     

     

    Avant le déclenchement de la guerre en Syrie en 2011, la jeune femme enseignait les arts dans une école privée à Idleb. Mais après la conquête de la région par des groupes rebelles en 2015, elle décide de "commencer une nouvelle vie" en s'essayant à la caricature pour dépeindre les multiples réalités d'une guerre qui a fait plus de 370 000 morts et provoqué le déplacement de millions de personnes. La jeune femme, dont les croquis ont été exposés aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, a réalisé ses premiers dessins en cachette car son père lui interdisait cette activité. "J'ai rompu avec les coutumes et la tradition" et dû "me confronter à mes parents pour réussir à imposer la vie que je voulais", dit-elle à l'AFP, regrettant qu'il soit mal vu dans sa société pour une femme de s'adonner à la caricature.

    Éradiquer les stéréotypes

    La jeune artiste n'épargne pas les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) qui ont pris le contrôle du nord-ouest de la Syrie, faisant fi des arrestations et assassinats ciblant les voix dissidentes. En novembre 2018, l'une des figures du soulèvement contre le régime de Damas à Idleb, également critique des groupes extrémistes, Raëd Fares, a été abattu par des inconnus. "Beaucoup de gens me disent que je devrais faire attention", admet Amani al-Ali. Un de ses dessins représente un homme barbu injectant à travers une seringue géante les interdits religieux dans le crâne d'un autre homme.

    "Ce que j'entends le plus, c'est que je suis une femme et que je ne devrais pas dessiner de telles choses", rapporte l'artiste, qui pense avoir autant de fans que d'ennemis et se réjouit de voir son travail et son courage loués à l'étranger. "Lors de mon exposition au Royaume-Uni, de nombreux académiciens britanniques ont été surpris de voir une femme faire de tels dessins sous le règne (des jihadistes) de HTS", raconte-t-elle. Ses dessins sont désormais montrés en France et une exposition est en préparation en Turquie. Si la jeune artiste risque d'y être absente faute de visa, elle espère que son travail pourra contribuer à faire la lumière sur les multiples formes de violence à Idleb et à éradiquer les stéréotypes associés aux femmes dans cette région. Celles-ci ne sont pas "sans voix, incapables de quitter leur maison et toujours vêtues de noir"

     


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  • Ce matin, je lis cet article de Denis Vigneau-Dugué (frtv info.fr/auvergne-rhone alpes) et cela me redonne courage

     

    A 50 ans, Jean-Michel Dor a changé de métier. Il a tourné le dos au monde de la banque, dans lequel il a travaillé pendant 30 ans, pour se lancer dans une franchise de livraison de repas à domicile sur Annecy, les Menus Services.

    La décision a été murement réfléchie et prise en famille. Elle correspondait à une volonté de redonner du sens à sa carrière.

    Mais Jean-Michel n'a pas choisi la facilité. Il a perdu quelques kilos depuis le début de son activité en novembre 2018.

    Il faut dire qu'il s'occupe de tout.

    La préparation des commandes en chambre froide de 6h30 à 8h30.

    Puis la livraison de 8h30 à 12h30 avant le travail administratif l'après-midi.

    Mais le moment qu'il préfère, c'est quand il endosse son costume de livreur à domicile. Car il va à la rencontre de ses clients. Des personnes du 4è âge pour la plupart. 

    Betterave, parmentier de volaille, clafoutis...  Madeleine Pochat-Cotilloux, 95 ans, vérifie sa commande. Elle est heureuse de bénéficier de ce service "à la carte" ! 

    "C'est formidable parce qu'on peut choisir d'une semaine sur l'autre et on regarde les menus qui nous plaisent et on commande avec ma fille ce qu'on a choisi et ça arrive sur la table"

    La toute jeune entreprise se porte déjà plutôt bien. Les nouveaux clients arrivent régulièrement grâce à Astrid, l'épouse de Jean-Noël qui se charge de toute la partie commerciale.
     

    A Annecy, un ancien banquier se reconvertit en livreur de repas à domicile


    Jean-Noël Dor ne regrette pas une seconde son ancien métier.

    "On voit qu'on sert à quelque chose et c'est ce que je voulais, redonner du sens à ma carrière.
    Evidemment il y a plein de changements,  je suis revenu dans l'opérationnel,  je ne suis plus dans un bureau en train d'étudier des tableaux exel. Il n'y a pas de sot métier mais là je suis revenu dans le monde réel."


    Jean-Noël pense déjà à la suite. Il envisage d'engager rapidement des collaborateurs et espère ouvrir dans les prochaines années d'autres agences à Aix-les-Bains et Annemasse.


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    " Nous naissons d'un tableau,

    D'un poème, d'un souffle,

    D'un rêve étonné,

    Posé sur les paupières du jour,

    Une parole au bord du silence

    Est notre vraie nature.

    Nous allons sans pourquoi

    Vers le chant qui nous possède;

    Nous quittons l'apparence

    Pour le secret.

    Nous réalisons alors

    Ce rien que nous sommes,

    Saisi soudain sans y penser

    Par le mystère et par l'Amour."

                            Jean Lavoué

     


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    Christian  Anthérion est un peintre autodidacte.

    La femme est sa muse inspiratrice depuis plus de quarante ans.

    Des toiles aux couleurs chaudes, il y en a bien  une centaine dans son atelier à Valence.

    Tout un arc-en-ciel qui réjouit les yeux.

    En 2020, il exposera à Montélimar, puis à Lyon, puis en Allemagne.

     

     

     

    " Né le 14 juillet 1951 en Avignon au 26 rue des teinturier dans la Maison du Chiffre ,j ai grandi paisiblement dans ce vieux quartier d'Avignon...les pages suivantes vous dirons comment mon amour pour la peinture est né

     Je peins comme je respire je peins entouré de mes poetes preféres Verlaine Rimbaud Villon ....j aime peindre avec de la musique et Réggiani Barbara Vivaldi  m' accompagnent souvent. Les couleurs de la vie s'imposent à moi j aime les rouge j aime les visages j aime les couleurs vives

    mon thème de prédilection est la femme et je crois que je n'arriverai pas à épuiser ce thème

    l'art en génèral fait partie de ma vie, les grands Maitres bien sûr, Gauguin, De Stael, Modigliani

    De Saint Phalle, Picasso, Koons, Chagall, Van Gogh....................

    Lorsque je me promène, lorsque je circule en transport en commun, je suis boulimique du regard, j observe l attitude des gens et je peux être fasciné par le port de tête de certaine dames et cela me permet de préparer  dans ma tête l 'ébauche d une nouvelle toile. oui la rue est belle"

     


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