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     C’est pour reprendre pied
    En ce rien qui t’espère
    Que tu te tiens debout
    À l’aube du vivant

    Le souffle de la terre
    Rejoint celui du ciel
    L’oiseau t’est compagnon
    Son chant ne faiblit pas

    Tu portes en toi le vent
    Le chemin et la source
    Et tu marches au dehors
    Aussi bien que dedans

    Comme un feu insoumis
    Gagnant dans les remises
    Tu sarcles sans relâche
    Les domaines de ta joie

    Plus l’arbre en toi s’élève
    De toutes ses racines
    Plus tu le laisses aller
    Faisant craquer tes bois

    De branches et de soleil
    Tu fais fleurir la terre
    Tu proposes un printemps
    Dont le royaume est là

    De bourgeons en feuillages
    Tu t’appropries l’espace
    Tu n’as pas d’autres biefs
    Que cette sève en toi

    Jean Lavoué
     
    Blavet, La bergerie, le 30 avril – Pont-Augan le 1er mai 2018

    www.enfancedesarbres.com

     


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  • "J'aime atteindre en moi une région de grand silence.

    C'est en cet instant que peut naître un poème.

    Pour que ce silence s'établisse, il faut que la pensée se vide de son activité.

    Il faut également que je n'ai ni intention, ni désir, ni attente.

    Il faut encore que je m'abandonne, me laisse dériver.

    Alors dans ce grand calme, ce vaste silence intérieur, se fait entendre le doux murmure"

                                     Charles Juliet (Gratitude)

     

    C'est le dernier tome du Journal de Charles Juliet...Je suis en train de le lire.

    Il a été publié l'an dernier...Je crois avoir lu tous ses livres: journaux, poèmes, études sur les peintres


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  •                                                              

     

       Claude Monet est un peintre que j'aime beaucoup.

    Il faut voir ses tableaux en vrai pour bien l'apprécier

    Les reproductions semblent  ternes  quand on voit les vrais tableaux

     

     

     
     
     
     
     
     
     
     
     
    "Les nymphéas, reflets verts". Peinture de Claude Monet 

    "Les nymphéas, reflets verts". Peinture de Claude Monet 

     
     

    L’exposition "Nymphéas. L’abstraction américaine et le dernier Monet", se tient actuellement au Musée de l’Orangerie jusqu’au 20 août.


      Les nénuphars de Monet font parties des oeuvres les plus célèbres au monde, ils sont à la fois l’œuvre la plus spectaculaire du peintre, mais aussi l’obsession de sa vie. L’artiste puise son inspiration dans son jardin de sa demeure de Giverny (Eure), où il capte la lumière changeante qui effleure les nymphéas tout au long de la journée. "C’était un atelier à ciel ouvert […] il était souvent là à contempler, voir les effets de la lumière sur les reflets" explique Gilbert Vahé, le chef jardinier de Giverny
     
     
    Détails des "Nymphéas" peinture de Claude Monet, à l'Orangerie de Paris 

    Détails des "Nymphéas" peinture de Claude Monet, à l'Orangerie de Paris 

     

    Durant les trente dernières années de sa vie, le peintre a fait 250 versions différentes de ce tableau.

     

    Détail des "Nymphéas" peinture de Claude Monet, au Musée de l'Orangerie 

    Détail des "Nymphéas" peinture de Claude Monet, au Musée de l'Orangerie 

     

     


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    Chant de nourrice

     

    " Dors, mon petit , pour qu'aujourd'hui finisse.

    si tu ne dors pas, si c'est un caprice,

    Aujourd'hui, ce vieux long jour,

    Ce soir durera toujours.

     

    Dors mon petit, pour que demain arrive,

    Si  tu ne dors pas, petite âme vive

    Demain, le jour le plus gai,

    Demain ne viendra jamais.

     

    Dors, mon petit, afin que l'herbe pousse,

    Ferme les yeux, les herbes et la mousse

    N'aiment pas  dans le fossé

    Qu'on les regarde pousser.

     

    Dors, mon petit, pour que les fleurs fleurissent

    Les fleurs qui, la nuit, se parent, se lissent

    Si l'enfant reste éveillé,

    N'oseront pas s'habiller.

     

    Mais s'il dort, les fleurs en la nuit profonde,

    N'entendant plus du tout bouger le monde,

    Tout doucement, à tâtons,

    Sortiront de leurs boutons.

     

    Quand il dormira, toutes les racines

    Descendront sous terre au fond de leurs mines

    Chercher pour toutes les fleurs

    Des parfums et des couleurs.

     

    Les roses alors et les églantines,

    Vite, fronceront avec leurs épines

    Leurs beaux  jupons à  volants

    Rouges, roses, jaunes, blancs.

     

    Les nielles feront en secret des pinces

    A leur jupe étroite et les bleuets minces

    Serreront leur vert corset

    Avec un petit lacet.

     

    Les lys du jardin si nul ne les gêne

    Iront laver leur robe à la fontaine,

    Et le lin qui fit un voeu

    Passera la sienne au bleu.

     

    Les gueules de loup et les clématites

    monteront leur coiffe et les marguerites

    Habiles repasseront

    Leurs bonnets et leur col rond.

     

    Et quand à la fin toutes seront prêtes

    En robes de noce, en habits de fête,

    alors, d'un pays lointain

    Arrivera le matin.

     

    Et saluant toute la confrérie,

    Le matin pour voir la terre fleurie,

    du bout de son doigt vermeil

    Rallumera le soleil.

     

    Et pour que l'enfant, mon bel enfant sage,

    Voie aussi la terre et son bel ouvrage

    Il enverra le soleil

    Le chercher dans son sommeil.

     

    Viens, mon petit, viens voir, chère prunelle,

    Pendant ton somme, écoute la nouvelle,

    Notre jardin s'est levé...

    Aujourd'hui est arrivé."

                      Marie Noël (Les chansons et les heures)

     


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                                                                           arbre mort devant Mirmande

     

      André Lhote,

    peintre, professeur et théoricien du cubisme.

    à l'occasion des cinquante ans de sa disparition,

    la ville de Mirmande lui rend hommage par une très belle exposition

    à l'église Sainte Foy

     

    img079.jpg 

     

    Né à Bordeaux en 1885,

    il s'intéresse très tôt à la peinture,

    c'est en 1925 qu'il fonde son Académie de peinture à Paris.

    C'est aussi , à cette époque, qu'il découvre le village de Mirmande qui, alors tombait en ruines.

    Lui en tombe amoureux, achète une maison et la restaure, y fait venir des amis, des artistes...

    Il y installe une Académie d'été pendant plusieurs années...

    On peut dire qu'il a beaucoup contribué à la renaissance du village.

    Il y a vécu 37 ans.

     

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                                                                                   les filles

     

     

    Il meurt à 77ans et laisse une empreinte incontournable dans l'univers du cubisme et  à Mirmande.

     

     

                                                                           

     

     

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                                                                                Portrait de Simone

     

                                              

                                                la Cadière (1957)


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