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     IL y a quelque temps, j'ai vu cette pièce de théâtre dans un petit village de  campagne

    et cela m'a réjouie.

    L'histoire, au début, m'a paru un peu abacadabrante  mais c'était très bien joué et je m'y suis laissée prendre.

    Un homme et une femme , échappés d'un asile, sont accueillis par un frère et une soeur qui ont vécu toute leur vie,

    ensemble dans cette maison. On ne sait plus, à la fin, qui est fou et qui a besoin d'être enfermé. Chacun a ses particulariés.

    Qui est normal ou pas?

     

     

     

     
    Deux couples qui n’auraient jamais dû se rencontrer, deux couples tellement normaux, ou peut-être pas, vont contre toute attente, par un beau clair de lune, se découvrir, se plaire puis se déplaire. Ils vont finalement se trouver à travers la musique, les chansons, le vin, la bonne bouffe, la vie quoi ...

     


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    Dans un coin de ma ville

    Elodie Santos

    Dans un coin de ma ville
    sont posés 4 géants
    un peu comme un milieu, une île,
    une fontaine aux éléphants

    Dans un coin de ma ville
    on entend carillonner
    souvent, alors on cherche asile
    pour apprécier le temps

    Dans un coin de ma ville
    est une grande place allongée
    ou les gens marchent, badinent
    Hiver, été, le coeur léger

    Dans un coin de ma ville
    coin qui n’existe pas encore
    j’aime à l’imaginer fragile
    et doux comme un trésor

    Elodie Santos, 2015


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    Vous n'arrivez pas à voir les images ? Contactez-nous sur jean@artips.fr

    Ce tableau appartenait au Métropolitan Museum de New York.

    Un spécialiste avait déclaré qu'il avait été peint par un suiveur de Rubens et présentait peu d'intérêt.

    En 2013, le Museum, ayant besoin d'argent, s'en débarrasse pour quelques centaines de milliers de dollars.

    Le tableau est alors nettoyé et réévalué.

     

    Cette fois, on juge que la délicatesse et l’émotion du portrait ne peuvent être que de la main de Rubens lui-même.

    La modèle serait sa propre fille, Clara Serena. Le Metropolitan s’en mord les doigts, mais il est trop tard. L’œuvre repasse en vente, cette fois pour plusieurs millions de livres !

    Aujourd’hui, le sublime portrait est chez un collectionneur privé, bien content que le grand musée se soit trompé !

    Vous n'arrivez pas à voir les images ? Contactez-nous sur jean@artips.fr

    Petrus Paulus Rubens, Portrait de Clara Serena Rubens à 12 ans, vers 1620, huile sur bois, 36 x 26 cm, collection privée. Détail de l’œuvre


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     Je viens de terminer ce livre qui est une biographie romancée de Gustave Roud. Gustave et sa soeur Madeleine ont vécu ensemble toute leur vie dans la maison des parents. Lorsqu'elle meurt, quatre ans avant lui, il est tout désemparé

    L'auteur nous parle de la vie qui passe et qu'il faut affronter chaque matin, il nous parle de la vie domestique dans sa simplicité et sa beauté, de la nature offrant des sensations toujours neuves....Cette vie peut paraître monotone tant elle est répétitive mais ce n'est qu'une apparence  car elle est intensément vécue et féconde.

     Maintenant, je n'ai qu'une envie : découvrir l'oeuvre de Gustave Roud, ses poèmes  et son journal...Il y a une profonde cohérence entre ce qu'il a écrit et sa vie.

     

    – "Gustave Roud  m'inspire par sa façon de mener sa vie, oui. Madeleine m’inspire tout autant. Ils me touchent dans leur façon de faire des choix, d’accepter la vie qui en découle et de la vivre le plus pleinement possible. La vie consiste bien au bout du compte à occuper chacune de ses journées. Et la manière dont Gustave et Madeleine occupaient les leurs m’émeut. Ma vie, nos vies sont d’abord faites de choses banales et sans suspens. Mais elles nous construisent, jour après jour. Il faut donc croire que ces choses apparemment anodines ont de l’importance. C’est à cela que j’ai essayé de redonner de la valeur, à travers cette façon dont Gustave et Madeleine avaient d’être intensément présents au monde." dit San Pellegrino

     

     


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    LA POÉSIE SEULE…


        « Je crois que l’homme au plein de sa vigueur et de sa force, et qui le sent assez pour ne pas douter de son regard, de son ouïe, est, à la lettre, un aveugle et un sourd.

    Je crois que seuls certains états extrêmes de l’âme et du corps : fatigue (au bord de l’anéantissement), maladie, invasion du cœur par une subite souffrance maintenue à son paroxysme, peuvent rendre à l’homme sa vraie puissance d’ouïe et de regard.

    Nulle allusion, ici, à la parole de Plotin : « Ferme les yeux, afin que s’ouvre l’œil intérieur. » Il s’agit de l’instant suprême où la communion avec le monde nous est donnée, où l’univers cesse d’être un spectacle parfaitement lisible, entièrement inane, pour devenir une immense gerbe de messages, un concert sans cesse recommencé de cris, de chants, de gestes où tout être, toute chose est à la fois signe et porteur de signe.

    L’instant suprême aussi où l’homme sent crouler sa risible royauté intérieure et tremble et cède aux appels d’un ailleurs indubitable.


        De ces messages, la poésie seule (est-il besoin de le dire ?) est digne de suggérer quelque écho.

    Souvent elle y renonce en pleurant, car ils sont presque tous balbutiés à la limite de l’ineffable.

    Elle s’éveille de sa connaissance, les lèvres lourdes encore de paroles absentes ou folles qu’elle n’ose redire – et qui contiennent la vérité.

    Ou si elle ose les redire, c’est qu’elle semble avoir oublié leur origine, leur importance. Elle divulgue en deux vers un secret bouleversant, puis se taît. »


    Gustave Roud, « Bouvreuil », in Air de la solitude [1945], in Gustave Roud par Philippe Jaccottet, Seghers, Collection Poètes d’aujourd’hui, 1968, rééd. 2002, pp.

     

     

    Je vous reparlerai de Gustave Roud.


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