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     Ma voisine m'a prêté un joli livre...

    Avant de lui rendre, il faut que j'en parle un peu ici

    Il s'agit du catalogue des peintures  de Marie Morel ,exposées à la Halle Saint-Pierre jusqu'en mars 2010

    L'écrivain Pascal Quignard n'hésite pas à la qualifier d'un des plus grands peintres vivants...Je ne sais et peu m'importe...

    Quelle importance ! être le plus grand ou le moins grand ?

    Je suis séduite, je suis stupéfaite, j'ai feuilleté ces pages à plusieurs reprises, j'y suis revenue...

    Elle allie les formes, les couleurs avec des mots,, des phrases entières même...

    Au milieu d'un tableau champêtre, elle écrit tout simplement...Je suis émerveillée...et on sent que c'est vrai...

    Ou elle écrit: tu crois être libre et ce n'est pas vrai et l'on voit une femme derrière des barreaux...

    D'autres tableaux sont franchement érotiques et obsédants...D'autres sont très sombres, d'autres très joyeux et oniriques...Je les redécouvre à chaque fois...

     

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    Photo Pierre Morel

    Marie Morel

    Marie Morel est née en 1954 à Paris. Dès l’enfance Marie dessine, peint, écrit ; elle ne s’arrêtera jamais plus.

    Marie entre à l’école nationale du cirque à Paris, en même temps elle va au conservatoire de musique, car ses parents refusent qu’elle entre à l’école des Beaux-Arts (« elle avait déjà tout ce qu’il fallait » disaient-ils, « ils auraient pu l’abîmer ! ») ; elle continue à peindre et à dessiner en même temps ; et fait sa première exposition en 1977.
    A 20 ans Marie décide de faire essentiellement de la peinture, elle expose son travail de plus en plus.
    Elle publie parallèlement à son travail de peintre, une petite revue d’art : « Regard », consacrée aux peintres et aux artistes qu’elle aime.
    Elle vit et travaille dans un petit village calme et isolé, dans les monts du Valromey.

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Ombres portées

     

    Émile Friant. Autoportrait à quinze ans (1878)  Autoportrait à 15 ans (1878)

     

     

     

    Di

    "La discussion politique", huile sur panneau datée de 1889 et estimée entre 30 000 et 50 000€"La discussion politique", huile sur panneau datée de 1889

     

    JJ'aime beaucoup les portraits  réalisés par ce peintre...On a  l'impression d'avoir ces personnages devant nous et de pouvoir entrer en conversation avec eux....Et j'ai  très envie de lire ce livre écrit par Philippe Claudel

     

    Au revoir Monsieur Friant

     

    « Les oeuvres peintes sont souvent de grands miroirs qui nous invitent à nous contempler. Notre matière profonde se mêle à celle que le peintre a déposée sur la toile. Ainsi naissent des frères parfois. Émile Friant, bien que né un siècle avant moi, en est un.
    Dans ce roman, j’ai voulu parler de lui, et parler de moi à travers lui, mener en quelque sorte une conversation imaginaire et sincère. Il s’est écrit alors que j’avais publié deux ou trois livres seulement, et il y en a eu bien d’autres depuis, mais de tous, c’est celui qui a laissé le plus de traces en moi. Sans doute parce qu’il recèle une fraîcheur et un élan que le temps n’est pas parvenu à faner. »  Philippe Claudel

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    La mer orageuse ou La Vague, de Gustave Courbet, 1869-1870.

     La tourmente envahit tout :  ciel et terre et eau

    Notre âme est-elle à l'image de ce tableau

    Que faire pour l'apaiser et lui faire goûter enfin à la sérénité?


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    Née en Australie, ancienne élève de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, Emmelene Landon vit et travaille à Paris depuis 1981. Ecrivain, peintre, traductrice et vidéaste, elle a réalisé des films et plusieurs livres dont «Le tour du monde en porte-conteneur», «La tache aveugle» et «La baie de la Rencontre».

    Ce nouveau récit «Marie-Galante», publié chez Gallimard, revient sur les deux séjours qu'elle a passés sur l'île antillaise avec son mari Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur de la célèbre maison d'édition P.O.L, disparu brutalement dans un accident de voiture à Marie-Galante en janvier 2018, où Emmelene Landon a été elle-même très grièvement blessée.

     

     

    Emmelene Landonla baie de l'Emeu

     

    Emmelene Landon




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    Hélène Daumain est née à Lyon en 1962. Elle étudie à l’Ecole d’Arts Appliqués de la ville de Lyon de 1972 à 1982. Elle s’inscrit également à l’Ecole Emile Cohl de 1996 à 2000. Avec un sens exceptionnel de la lumière, elle croque des personnages « que personne ne regarde » avec un réalisme et une justesse remarquable. Sa palette est sobre, ses gris contrastent avec l’émotion que suscitent les regards attendrissants de ses modèles. Hélène Daumain est une portraitiste émouvant

     

    Portraitiste émouvante, sa quête artistique se concentre dans ces quelques lignes : « J'aime regarder les gens ordinaires, les voir vivre. Je m’intéresse à ceux que l’on ne regarde pas. Je suis sensible à la solitude et l’enfermement de la personne, sa fragilité, que je perçois quelquefois comme celle d’un enfant. » La palette de l’artiste est sobre, ses gris, poussés en densité, contrastent avec l’émotion que suscitent les regards attendrissants et limpides de ses modèles, souvent des familiers, dont les visages « parlent » au peintre                            

     


    Hélène Daumain




     " Le peintre est à l'ouvrage, il respire la lumière, en évalue le grain ; il respire le silence, s'en imprègne; il songe tout éveillé, il veille à fleur de songe ; il sonde le visible, il caresse l'invisible. Il ne fait rien, il s'applique juste à devenir  lui-même rien - un corps de résonance, de réverbération, un passeur de lumière"   SYLVIE GERMAIN à propos de Rembrandt

    Je lis ces phrases de Sylvie Germain et je me demande...comment peut-on approcher l'invisible, le" caresser"..même si l'on n'est pas peintre...Comment être un passeur de lumière dans la vie quotidienne?
    Et que veut nous dire la jeune femme du tableau avec ses grands yeux étonnés et sa main sur la poitrine ? Est-elle elle  aussi à la recherche de l'invisible ?


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