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    Christian  Anthérion est un peintre autodidacte.

    La femme est sa muse inspiratrice depuis plus de quarante ans.

    Des toiles aux couleurs chaudes, il y en a bien  une centaine dans son atelier à Valence.

    Tout un arc-en-ciel qui réjouit les yeux.

    En 2020, il exposera à Montélimar, puis à Lyon, puis en Allemagne.

     

     

     

    " Né le 14 juillet 1951 en Avignon au 26 rue des teinturier dans la Maison du Chiffre ,j ai grandi paisiblement dans ce vieux quartier d'Avignon...les pages suivantes vous dirons comment mon amour pour la peinture est né

     Je peins comme je respire je peins entouré de mes poetes preféres Verlaine Rimbaud Villon ....j aime peindre avec de la musique et Réggiani Barbara Vivaldi  m' accompagnent souvent. Les couleurs de la vie s'imposent à moi j aime les rouge j aime les visages j aime les couleurs vives

    mon thème de prédilection est la femme et je crois que je n'arriverai pas à épuiser ce thème

    l'art en génèral fait partie de ma vie, les grands Maitres bien sûr, Gauguin, De Stael, Modigliani

    De Saint Phalle, Picasso, Koons, Chagall, Van Gogh....................

    Lorsque je me promène, lorsque je circule en transport en commun, je suis boulimique du regard, j observe l attitude des gens et je peux être fasciné par le port de tête de certaine dames et cela me permet de préparer  dans ma tête l 'ébauche d une nouvelle toile. oui la rue est belle"

     


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                                                    le Mont Cervin

     

      He Yifu (1952-2008)

     

    On est d'abord un peu déconcertés...Est-ce vraiment nos Alpes qui sont représentées là?

    C'est vraiment un autre regard, une autre perception qui nous est proposée, une perception  d'abstraction poétique où l'on sent le souffle de l'énergie vitale et le silence de la montagne passer sur nous...

     

    "Ma peinture, dit He Yifu, est une résonance, un écho des sentiments éprouvés...Le peintre, comme le spectateur, doit faire preuve d'imagination.Il doit suivre les conseils de Qi Baishi :"La subtilité de la peinture chinoise consiste à chercher l'équilibre entre ressemblance et non ressemblance"

     

    De son oeuvre se dégagent une luminosité et une légèreté extraordinaire...On ne serait qu'à demi étonnés, devant certains tableaux, de voir la montagne s'envoler....

     

    La sensation du vide est aussi très présente

    "non pas un néant mais un réservoir d'énergies invisibles qui donnent vie au tableau"

     

    Parcourant les Alpes à différentes saisons,il réalisait sur place de nombreux croquis et des photographies, il prenait des notes sur l'ambiance et les impressiosn ressenties...Et il continuait son travail en atelier.

    La calligraphie, le sceau complètent les tableaux...Voici l'un des petits poèmes qui accompagnent une de ses oeuvres

                                              "Quand un homme se trouve au milieu des mnts qu'il épouse, il fait un avec les dix mille êtres, l'esprit concentrés et le corps dissous"


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     Le peintre Gérard Garouste rend hommage aux Justes du Chambon-sur-Lignon et appelle à résister au populisme

    Un géant chez les Justes. Star internationale, le peintre et sculpteur expose tout l’été au "Lieu de Mémoire"

    L\'une des toiles de Gérard Garouste exposées tout l\'été au Chambon-sur-Lignon en Haute-LoireL'une des toiles de Gérard Garouste exposées tout l'été au Chambon-sur-Lignon en Haute-Loire (CAPTURE D'ÉCRAN REPORTAGE FRANCE 3)

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    Stéphane HilarionRédaction CultureFrance Télévisions

    Mis à jour le 12/07/2019 | 17:07
    publié le 12/07/2019 | 17:07

    C’est l’un des artistes contemporains français les plus côtés, habitué à exposer dans les plus prestigieux musées et galeries dans le monde. Mais cet été, Gérard Garouste a choisi d’accrocher ses toiles dans un petit village de Haute-Loire. Et par n’importe lequel, le Chambon-sur-Lignon, distingué (avec les communes voisines) du titre de Juste parmi les nations pour avoir accueilli et protégé des milliers de juifs durant la Seconde guerre. Cette exposition exceptionnelle regroupe une sélection d’œuvres qui entrent en résonance avec l’histoire du village mais aussi avec celle de l’artiste.

    L’école des Prophètes  

    Tout est parti d’une visite à Tence en septembre dernier, à Istor dans le hameau de Chaumargeais, avec son épouse Élisabeth et la maire du Chambon Éliane Wauquiez-Motte. Converti au Judaïsme, Gérard Garouste, familier du Talmud, découvrait l’histoire de ces jeunes intellectuels juifs qui avaient fondé ici durant quelques mois L’école des Prophètes qui a contribué au renouveau du judaïsme français. Après la guerre, elle est devenue l’école juive d’Orsay à Paris, haut lieu culturel animé par des penseurs intéressés par l’éthique et la philosophie juives.  

    Il découvre aussi l’histoire du Chambon, de Tence, du Mazet-Saint-Voy... Tous ces villages et hameaux du plateau Vivarais-Lignon où les habitants, en majorité des Protestants, dont l’inconscient collectif gardait en mémoire les persécutions qu’ils ont subies eux-aussi à cause de leur religion, refusèrent la collaboration, décidèrent de résister par tous les moyens et surtout d’accueillir des Juifs, dont beaucoup d’enfants, menacés de déportation vers les camps de la mort. Le Plateau allait devenir la montagne-refuge comme l’ont surnommé les historiens.  

    Une oeuvre créée pour l'exposition

    L’idée d’une exposition faisant le lien entre cette histoire et l’œuvre de Garouste, fortement inspirée par la tradition talmudique, l’horreur de la Shoah et son histoire personnelle, était née. Elle a tout naturellement trouvé sa place au sein du Lieu de Mémoire, musée ouvert en 2013, qui retrace l’histoire des habitants du Plateau et de leurs actes de résistance face à nazisme. Pour l’occasion, il a réalisé une œuvre originale baptisée Le Sablier ou l’âkédat d’Yitshak.

     

     

    Résister encore et toujours 

    L’histoire des Justes du Plateau trouve un écho particulier chez Garouste dont le père, marchand de meubles, était antisémite et pétainiste notoire, condamné après la guerre à rembourser les biens qu’il avait volé à des Juifs. Une enfance traumatisée, des problèmes psychiatriques et une œuvre tourmentée au travers de laquelle il tente de d’exorciser ses démons. Une histoire qu’il évoquait dans son livre autobiographique : L'intranquille, autoportrait d'un fils, d'un peintre, d'un fou.  

    Avec cette exposition, c’est un message qu’il veut faire passer. Inquiet de la situation en Europe, il appelle les jeunes générations à un sursaut face à la montée de l’extrême droite, de l'antisémitisme. A faire acte de résistance.   

    Cette exposition s’adresse à l’Europe. Cette montée de l’extrême droite, ce populisme que l’on revoit partout, est à l’opposé de ce qu’il s’est passé au Chambon. Il faut résister.             Gérard Garouste  

    Gérard Garouste Le sablier ou l’âkédat d’Yitshak - 2019 - Huile sur toile 195 x 97 cm. Oeuvre créée pour l\'exposition au Chambon.Gérard Garouste Le sablier ou l’âkédat d’Yitshak - 2019 - Huile sur toile 195 x 97 cm. Oeuvre créée pour l'exposition au Chambon. (CAPTURE D'ÉCRAN REPORTAGE FRANCE 3)

    Une plaque commémorative en hommage aux Justes du Plateau est présente au Mémorial Yad Vashem de Jérusalem dédié au victimes de la Shoah.

    "Gérard Garouste et l'école des Prophètes" - jusqu'au 29 septembre 2019 - Lieu de Mémoire, 23 Route du Mazet, 43400 Le Chambon-sur-Lignon -


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     Où l'on découvre que les oeuvres d'art peuvent être prémonitoires.

    Cet  article a été présenté par Artips

    1903. L’artiste Käthe Kollwitz travaille sur un nouveau dessin. Elle semble inhabituellement anxieuse.
    Son jeune fils de sept ans Peter tente de la rassurer : "Calme-toi, maman. Ce sera très beau". L’artiste est alors loin de se douter que son dessin est douloureusement prémonitoire...

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    Portrait de Käthe Kollwitz, 1906
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    Le thème est particulièrement dramatique : il s’agit d’une femme nue, assise sur le sol, serrant dans ses bras le corps sans vie de son enfant.
    L’artiste se prend elle-même pour modèle et pose devant un miroir avec son fils dans le rôle du mort. Pas des plus joyeux, comme activité.

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    Käthe Kollwitz, Femme avec un enfant mort, 1903, estampe, 41 x 48 cm, The British Museum, Londres
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    Kollwitz est ce qu’on appelle une artiste expressionniste. Cela signifie qu’elle cherche à exprimer ses émotions, même les plus violentes, grâce à son art.

    Pour ce faire, l’artiste a depuis plusieurs années renoncé à la couleur, et ne travaille qu'en noir et blanc. Cela donne à ses créations une intensité dramatique encore plus forte, comme c’est le cas ici.

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    Détail de l'œuvre

     

    Onze ans plus tard, le destin finit par la rattraper… Dès le début de la Première Guerre mondiale, son fils se porte volontaire. Il part au front et Käthe Kollwitz note dans son journal : "Peter dit qu’il reviendra sûrement. Cher enfant bien aimé !"

    Ses espoirs sont rapidement réduits à néant. Dix jours plus tard, l’annonce tombe : Peter a été tué au combat. L’artiste se retrouve alors véritablement dans le rôle de mère éplorée qu’elle avait dessiné quelque temps plus tôt.

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    Peter Kollwitz, le plus jeune des fils de Käthe Kollwitz, 1914
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    Käthe Kollwitz ne se remettra jamais de cette perte. De son chagrin naissent plusieurs œuvres tragiques, des dessins et aussi des sculptures.
    Mais au lieu de montrer la violence des combats, comme les autres artistes, elle se concentre sur la douleur de ceux qui restent.

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    Käthe Kollwitz, Parents en deuil, 1932, granit, cimetière militaire allemand de Vladslo, Belgique
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    Ah, ceux qui ne croient pas au soleil d’ici sont bien impies » écrivait Vincent Van Gogh à son frère Théo en 1888, évoquant la lumière dorée de la Provence.

     Le Semeur au soleil couchant Le Semeur au soleil couchant Crédits : Van Gogh, Arles, 1888, huile sur toile, 64 × 80,5 cm. Otterlo, Kröller-Müller Mu - Getty

     

    En février 1888, Vincent Van Gogh quitte Paris pour s’installer à Arles, attiré par la chaleur et la lumière provençales. Ce départ est un moment crucial dans la vie et le travail du maître néerlandais. Loin des teintes grises et bleutées des paysages du nord, la peinture de Van Gogh s'emplit de lumières dorées et soufrées, de couleurs franches révélées par ce grand soleil jaune. Jan Blanc, professeur d’histoire de l’art spécialiste de la période moderne à l’Université de Genève, revient sur l'importance de ces éléments dans la peinture de Vincent Van Gogh. 

    "Le soleil c'est une condition de possibilité d'une réforme de l'art par Van Gogh, la capacité à pouvoir voir et dessiner et peindre différemment ; sous un angle différent sous une lumière différente, et c'est en même temps une résistance qu'il cherche. Il insiste beaucoup sur l'idée selon laquelle le soleil va fatiguer son corps, va fatiguer son esprit. Cette fatigue est une façon pour lui de se sentir vivant et de pouvoir lutter avec les éléments.      

    Le jaune n'est pas simplement une couleur mais une matière. Van Gogh travaille avec des effets d’empâtement pour donner le sentiment d'une sorte d'irradiation, il veut rendre compte des radiations du soleil, ce n'est pas simplement une lumière : c'est une énergie, une force.      

    Van Gogh s'identifie au soleil. L'adoration est une façon pour lui de s'incarner dans ce soleil (...) Il veut devenir un soleil parce qu'il veut pouvoir ensuite irradier lui-même cette lumière, une nouvelle lumière sur la nature, sur l'art, sur la représentation de ce monde dont il voudrait être en quelque sorte le défenseur. "

     

         Jan Blanc, professeur d’histoire de l’art spécialiste de la période moderne à l’Université de Genève

     

     

     


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