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    Pawel Kuczynski (Paweł Kuczyński) est un dessinateur polonais de 37 ans très talentueux qui réalise des illustrations subversives dénonçant les tristes réalités de notre monde.

    Diplômé de l’Académie des Beaux-Arts de Poznań (Pologne) en spécialité graphique, cela fait plusieurs années que cet artiste dessine des illustrations satiriques. Il a d’ailleurs reçu plus de 100 prix de récompenses depuis 2004.

    À travers ces différentes images ont y trouve des thèmes qui abordent les problèmes économiques, écologiques, la liberté d’expression ou encore les problèmes d’ordre politique.

    Pawel-Kuczynsky-illustration (1)

     

    Pawel-Kuczynsky-illustration (2)

     

    " L'artiste polonais Pawel Kuczynski a choisi de dénoncer les problèmes rencontrés par notre société à travers de pertinentes illustrations satiriques. Le dessinateur engagé, diplômé de l'Académie des Beaux-Arts de Poznan, a axé son travail sur la dénonciation dès 2004. Ses illustrations subversives, à la fois simples et abouties, pointent du doigt les incohérences d'un monde qui ne tourne pas toujours très rond.

    Pawel Kuczynski aborde ainsi plusieurs thèmes : l'exploitation de certaines catégories sociales, la surconsommation, l'isolation que peuvent provoquer les réseaux sociaux, la guerre, la fonte des glaces ou encore la politique. Les sujets évoqués dans ses créations sont parfois évidents et d'autres plus compliqués à figurer. Les couleurs pastels et les formes simples donnent à son travail une esthétique presque intemporelle, tout comme le sont - malheureusement - les sujets évoqués."

                                                                                                                  Constance Bloch

       Pawel-Kuczynsky-illustration (5) 

     

     

     

    C'est par un mail reçu ce matin que j'ai découvert cet artiste et comme je n'avais rien prévu pour le tableau du samedi, j'ai pensé qu'il serait bon de vous faire partager cette découverte intéressante


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    Georges Michel, le peintre qui influença Van Gogh

     

    "L'Orage" de Georges Michel.

    "L'Orage" de Georges Michel.

    © musée des beaux-arts de Strasbourg.

     

     

     

    "Méconnu aujourd'hui, Georges Michel est pourtant considéré comme un précurseur de l’école de Barbizon. Le Monastère Royal de Brou à Bourg-en-Bresse a consacré une grande exposition à ce peintre amoureux des paysages tourmentés et mélancoliques. Son style suscita l’admiration d'un certain Vincent Van Gogh.

    . Effets de lumières, ciels agités et lourds, paysages mélancoliques et empreints de romantisme... Ce n’est pas un hasard si Michel a été surnommé "le Ruysdaël français", en référence à Jacob van Ruysdaël, célèbre peintre des paysages hollandais.  

    "Le maître Michel" pour Van Gogh

    Il faut citer parmi ses admirateurs Vincent Van Gogh qui dans ses lettres à son frère Théo parlait de Michel en l’appelant "le maître Michel". Malgré tout, George Michel ne fut pas un peintre à succès mais selon Magali Briat-Philippe, la commissaire de l'exposition, "il fut à la mode dans les années 1870".



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     Tableau du samedi : Le joli monde de Makoto

     

     

    L’artiste peintre Hélène Daumain a étudié à l’Ecole d’Arts Appliqués de Lyon de 1979 à 1982. Avec un sens exceptionnel de la lumière, avec un réalisme et une justesse remarquable, elle croque des personnages « que personne ne regarde.» Portraitiste émouvante, sa quête artistique se concentre dans ces quelques lignes : « J'aime regarder les gens ordinaires, les voir vivre. Je m’intéresse à ceux que l’on ne regarde pas. Je suis sensible à la solitude et l’enfermement de la personne, sa fragilité, que je perçois quelquefois comme celle d’un enfant. » La palette de l’artiste est sobre, ses gris, poussés en densité, contrastent avec l’émotion que suscitent les regards attendrissants et limpides de ses modèles, souvent des familiers, dont les visages « parlent » au peintre.


    Hélène Daumain




     " Le peintre est à l'ouvrage, il respire la lumière, en évalue le grain ; il respire le silence, s'en imprègne; il songe tout éveillé, il veille à fleur de songe ; il sonde le visible, il caresse l'invisible. Il ne fait rien, il s'applique juste à devenir  lui-même rien - un corps de résonance, de réverbération, un passeur de lumière"   SYLVIE GERMAIN à propos de Rembrandt

    Je lis ces phrases de Sylvie Germain et je me demande...comment peut-on approcher l'invisible, le" caresser"..même si l'on n'est pas peintre...Comment être un passeur de lumière dans la vie quotidienne?
    Et que veut nous dire la jeune femme du tableau avec ses grands yeux étonnés et sa main sur la poitrine ? Est-elle elle  aussi à la recherche de l'invisible ?

    Hélène Daumain


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  •  Tableau du samedi : Le joli monde de Makoto

     

     


    Gérard Zilberman


    Que me dit ce regard?
    Est-ce l'effroi,
    Est-ce l'extase ?
    Par quoi ou par qui 
    est-il captivé?
    Chacun l'a coloré de ses pensées...
    Certains ont dit: il me fait peur
    D'autres ont dit : il est émerveillé...

    Attiré et terrifié tout à la fois
    par cet invisible qui le fascine.

    "Qu'est-ce que je ne vois pas dans ce que je vois ? Cette question devrait accompagner chacun de nos regards"
                                                                               Bernard Noël

    "Dehors la lumière éblouit l'invisible
    Que se disent les deux figures?
    -Jusqu'où s'étend le bleu du doute?
    demande le philosophe
    -Jusqu'au parloir de l'orage?
    répond le poète.
    Dehors la lumière éblouit l'invisible."
                      Jean Lacarrière (d'après les tableaux de Chirico

     

    Cet article est déjà paru en juillet 2009


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  •  Tableau du samedi : Le joli monde de Makoto

    Fernand Léger

     

     

    Fortement marqué par Paul Cézanne, représenté au Salon d’Automne de 1907, il se distingue du cubisme de Picasso et de Braque par une recherche systématique de contrastes de formes poursuivie jusqu’en 1914. Deux tableaux emblématiques "Les Toits de Paris" et "l'Etude pour La Femme en bleu", tous deux de 1912, restituent parfaitement cette quête.

    La carrière de Léger est soudainement interrompue par la première guerre mondiale dans laquelle il sert comme soldat. Son retour à Paris coïncide en 1918 avec un changement radical de thèmes tels que les disques ("Les Disques dans la ville", 1920), et les remorqueurs ("Le Grand Remorqueur", 1923) où domine largement une imagerie inspirée de la machine et du dynamisme urbain.

    Bien Puis la figure refait alors son apparition, notamment dans une série de personnages féminins exécutée à partir de 1921 ("Le Déjeuner", 1921 et "Femme au bouquet", 1924), proche du classicisme contemporain de Picasso. L’expérience de la guerre encourage Fernand Léger à explorer les nouveaux médias, en particulier le cinéma. Celui-ci lui inspire en 1924 un premier film sans scénario, le Ballet mécanique.



    Peu à peu, au début des années 1930, Léger se fait l’avocat d’un type d’image plus accessible au grand public. Ses peintures les plus importantes de la décennie, "La Joconde aux clés" et la "Danseuse bleue" également de 1930, ainsi qu’"Adam et Eve" (1934), participent d’un nouveau réalisme proche des images renvoyées par les médias contemporains, par leur monumentalité et leur caractère iconique.

    A la suite de l’Occupation de Paris, Léger gagne les Etats-Unis en 1940. L’une de ses premières productions américaines est consacrée aux figures stylisées des plongeurs ("Les Plongeurs polychromes", 1942-1946 et "La Danse", 1942). D’autres suivront sur le thème des acrobates ("L’Acrobate dans le cirque", 1947-1948) et des cyclistes.

     

     

     

    Le 14 juillet, 1914
    Huile sur toile, 65,5 x 58,5 cm
    Donation Nadia Léger et Georges Bauquier, 1969
    Musée national Fernand Léger, Biot Inv.97027

    C’est dans le paysage urbain moderne que Léger trouve le fondement de sa pratique artistique. D’abord avec les vues des toits de Paris depuis la fenêtre de son atelier, ensuite avec la série des Toits et fumées où la géométrie des toits s’oppose aux fumées vaporeuses. Progressivement Léger s’engage dans la «bataille des couleurs».

    «Je voulais arriver à des tons qui s’isolent, un rouge très rouge, un bleu très bleu. Delaunay allait vers la nuance et moi carrément vers la franchise des couleurs et du volume… en 1912, j’ai trouvé des couleurs pures inscrites dans une forme géométrique».

    Ce 14 juillet 1914, la ville  est un spectacle de formes et de couleurs scandées par les musiques des fanfares qui n’échappent pas au peintre. L’illusion du mouvement produite par le va et vient des lignes courbes est rythmée par la traversée verticale des mats. L’espace est dense, élastique, dénué de perspective logique. Le cerne noir malhabile traduit le geste spontané du peintre qui «tient» son idée.

    "Le 14 juillet" est sans doute la dernière toile achèvée par Léger avant sa mobilisation le 2 août 1914. «La guerre m’a prise et m’a empêchée de réaliser ce que je voulais». Il ne s’est jamais séparé de cette peinture, comme pour ne pas perdre la trace des derniers instants riches et heureux de sa vie d’artiste.


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