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    Une scène du film britannique de Ken Loach, "La Part des anges" ("The Angels' Share").  

     

    Il avait envie d'aller voir ce film.

    Cela ne me coûtait guère de l'accompagner

    mais il est vrai que j'y allais sans conviction...

     

    Nous avons pourtant passé un très agréable moment...

    C'est une comédie certes et il y a des moments très, très drôles

    mais Ken Loach nous y parle de jeunes délinquants qui évitent la prison de justesse et doivent faire des travaux d'intérêt génèral...Et le sujet n'est pas drôle du tout...

    Les comédiens jouent avec tant de verve et de naturel que je m'y suis totalement laissée prendre et qu'à plusieurs reprises, j'ai eu le coeur serré tant j'avais peur d'une catastrophe...

    Mais Ken Loach est un incurable optimiste et tout se termine on ne peut mieux et ça fait du bien de rêver un moment, c'est même absolument nécessaire...Simplement, il ne faut pas confondre  le rêve et la réalité et, quand on rêve, savoir que l'on rêve, sinon, on se laisse gouverner par ses illusions...

    Mais revenons à notre film : la qualité des répliques et la saveur des gags valent vraiment le déplacement.


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    Ils vivaient dans la rue. Ils couchaient sur des cartons. Pour survivre ils mendiaient ou ils volaient les passants ou ils poussaient les chariots des handicapés...Certains étaient eux-mêmes  handicapés...et voilà qu'ils se retrouvent quelques-uns, qu'ils s'entraînent sous la direction de Ricky et ils forment le meilleur orchestre du Congo Kinshasae t maintenant ils vont sur les scènes du monde entier...

    On croirait un conte de fées mais c'est une réalité d'aujourd'hui.

    Dans la musique, ces personnes, au départ peu favorisées par le sort, ont trouvé une raison d'espérer.

    Un film raconte leur aventure,un film de Renaud Barret et Florent de la Tullaye, et il a eu un franc succès. On ne peut qu'admirer leur courage et leur joie de vivre.

    Et c'est ce que nous avons vu hier soir grâce à une vidéo prêté par un ami.

     

    Benda Bilili veut dire" au-delà des apparences"


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  • Des voisins me proposent d'aller au cinéma

    Viens avec ton mari, me dit-elle

    Je lui propose

    Il me répond que ce film n'est pas drôle et , lui, quand il veut aller au cinéma , c'est uniquement pour se distraire..Moi, les films réputés drôles, ne me font génèralement pas rire et je ne cherche pas particulièrement à me distraire, le temps passe déjà si vite, si en plus on cherche à se distraire, il va s'accélerer encore plus...Or, le temps, j'aime bien le savourer....

     

    Je choisis d'aller voir un film comme je choisis de lire un livre ou quelquefois c'est le livre ou le film qui s'imposent à moi...Je sais , de source certaine, que je vais trouver là, dans ces mots ou dans ces images, quelque chose qui va combler mon attente, une lumière qui va éclairer ma route, une graine d'espoir qui va me permettre de me redresser, la possibilité de mieux comprendre des êtres qui, à priori, semblent très loin de moi...Et si, en même temps, cela permet de passer un bon moment, bien sûr, ce n'est pas de refus ....

     

    Et vous , pourquoi allez-vous au cinéma ou pourquoi n'y allez-vous pas?


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    http://www.youtube.com/watch?v=vPEZUUQm6F0&feature=player_detailpage

     

     

                                                           C'est un film étonnant

                                                            Peut-on faire rire sur un sujet aussi consternant?

                                                            C'est pourtant bien une comédie

    et non un documentaire comme je l'avais imaginé...

     

    C'est décalé, malicieux, burlesque

    ça ressemble à du Charlie Chaplin, nous dit un monsieur qui a beaucoup apprécié le film 

    Moi, j'ai quand même eu un peu de peine à rire car les situations qui nous sont décrites, pour la plupart, sont bien réelles et la réalité dépasse la fiction en horreurs...

    Au premier abord l'extrême pauvreté, les ruines où vivent ces gens, le sort qui s'acharne sur ce pauvre pêcheur, cela ne porte pas à rire.

    Mais, nous assure une autre dame qui connaît des palestiniens : eux-mêmes rient beaucoup de leurs malheurs car l'humour sauve du désespoir...

    La violence n'est pas occultée mais elle est toujours traitée sur le mode burlesque

    On peut se demander si cet humour foutraque serait aussi bien apprécié en Palestine et en Israël qu'il l'est en France?

     

    J'ai bien aimé la fin, certains la trouvent peut-être infantile... J'ai aimé le message de paix qu'il apporte..On a besoin d'utopie, on a besoin d'idéal, on a envie de croire à cette fable et ce film est porteur d'espoir...Il y a de très belles images...Et je pense que ceux qui oeuvrent pour la paix sont plus réalistes que ceux qui veulent faire disparaître leurs voisins...Ce film insiste davantage sur ce qui rassemble les hommes que sur ce qui les oppose...Il dénonce l'absurdité du conflit, la stupidité des extrémistes de tout bord...C'est un message de réconciliation.

                                                              

                                            "Ensemble nous ferons éclore un ciel

                                              qui guérira nos blessures

                                              et portera jusque chez nous

                                              le parfum d'une terre nouvelle."

     

    C'est la conclusion du film...Je ne vous raconte pas l'histoire...Allez le voir !  Ce sera mieux!


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    img047-copie-1L'ARTISTE: C'est un film de Michel Hazanavicius,

    et hier soir (incroyable, c'est la deuxième fois que nous allons au cinéma dans le même trimestre !)

    nous sommes allés le voir et ce fut un très agréable moment.

    Pas un moment d'ennui et pourtant c'est un film muet  tout en noir et blanc : il veut rendre  hommage à l'acteur Georges Valentin qui fut un acteur célèbre du cinéma muet et que l'avènement du cinéma parlant fit sombrer dans l'oubli.

     

    Il y a de tout dans ce film: de la légèreté, du drame, des retrouvailles, de la drôlerie, un chien super intelligent et fidèle...qui sauve son maître

    Jean Dujardin et Bérénice Béjo, les deux acteurs principaux, jouent à merveille...L'ambiance des années 1920 est très bien reconstituée 

     

    En regardant ce film, on peut s'interroger sur les nouveaux mondes que les progrès de la technique nous ouvrent mais aussi sur tous ceux qu'elle nous ferme ...La séquence qui m'a le plus frappée est celle où le son fait une irruption brutale et cauchemardesque, seul l'artiste reste muet...

    Mais tout se termine bien...en dansant


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