• Affiche Les Femmes du 6ème étage
     
     
    Les Femmes du 6ème étage
     
    Un voisin, toujours heureux de partager ses découvertes avec d'autres, nous a prêté le DVD
    de ce film sorti en 2011
    Et j'ai vraiment aimé...A certains moments, j'ai ri de bon coeur...
    A d'autres j'ai surtout été touchée par la tendresse qui s'en dégage.
    J'ai trouvé intéressant de redécouvrir la mentalité des bons bourgeois des années 60.
     
    Jean-Louis Joubert, incarné par Lucchini, est un agent de change rigoureux et un peu coincé
    et il découvre, ébahi puis ravi, l'univers des bonnes espagnoles qui vivent au sixième étage
    de son immeuble. Les chambres sont inconfortables mais la bonne humeur et l'entr'aide sont très présentes
    et il découvre que c'est là qu'il se sent bien. Pourra-t-il changer de vie et comment?

    Sandrine Kiberlain est l'épouse et Natalia Verbeke  est la bonne du couple.

    Tous les acteurs  jouent leur rôle avec justesse...Il y a de l'humour.  C'est un bon moment de détente

    mais ce film nous incite aussi à la ,réflexion.

     


     

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  • Il y a quelques jours, nous avons vu un film qui promettait d'être drôle.

    "Un film hilarant pour les uns, dit un critique de Télérama, lourd et raté pour les autres".

    Pour moi, il n'est ni l'un ni l'autre...Je n'ai pas beaucoup ri...

    Je ressentais la situation de ce" garçon comme vraiment douloureuse et cela ne me donnait pas envie de rire..

    Mais cependant, malgré quelques scènes un peu lourdes, je ne dirai pas que ce film est raté...

    Je pense même que c'est bien qu'il existe.

     

    Mais tout d'abord que je vous raconte l'histoire en grande partie autobiographique.

    Guillaume Gallienne a déjà joué de nombreuses fois son histoire au théâtre et il a voulu la tourner dans un film

    pour se confronter à d'autres personnages, dit-il...Au théâtre il les incarnait tous...Dans le film, il ne joue que lui-m

    et sa mère...Guillaume enfant est en admiration devant les femmes et cherche à les imiter, sa mère surtout

    et il y réussit fort bien, à tel point que tout le monde le prend pour un homosexuel et que lui-même ne sait pas

    où il en est..Et c'est cette perte d'identité qui, pour moi, est douloureuse et angoissante mais peut-être ai-je tort de ne pas

    savoir en rire puisqu'il semble la vivre plutôt bien  et qu' il a pu trouver sa véritable identité et rencontrer celle qu'il aime ...

    Mais une telle éducation aurait pu être totalement destructrice et,quoi qu'il en dise,

    je n'ai pas envie d'admirer cette mère...Les dernières images du film la réhabilitent un peu cependant.

     

    Je constate une fois de plus combien les mêmes mots, les mêmes images, la même histoire peuvent nous

    toucher  différemment : certains vont trouver de quoi rire là où d'autres ne ressentiront que de l'inquiètude et même de

    l'angoisse...Ce que nous avons vécu nous-même et notre caractère expliquent ces différences de perception, l'idéal étant de

    pouvoir comprendre ce qui se passe dans la tête et dans le coeur de chacun. Entreprise difficile mais passionnante!

     

     

     

     

     

     


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  • Rodriguez performs at Lincoln Hall in Chicago, in September, 2012 (Photo credit: Barry Brecheisen/Invision/AP)

     

     

     

    L'autre soir, ma voisine vient me demander si je veux aller au cinéma avec elle...Je ne sais rien du film qu'elle propose mais je lui fais confiance et je me dis : pourquoi pas?

    C'est rare que j'aille voir un film sans savoir de quoi il s'agit mais une fois n'est pas coutume.

     

    Au début j'ai un peu de peine à suivre..mais très vite, je suis captivée...

    C'est l'histoire véridique d'un chanteur folk : Sixto Rodriguez

    Il a grandi à Détroit, dans un quartier pauvre

    Il a fait quelques concerts dans sa jeunesse, il a sorti un disque : COLD FACT, puis un suivant...

    Il y parle des habitants autour d elui, de la drogue, du sexe, d'un monde désenchanté....  

    mais comme il n'avait pas vraiment du succès dans son pays...il a disparu de la scène...

     

    Mais, alors que l'on n'a plus trace du chanteur, la légende court qu'il s'est suicidé sur la scène, voilà que ses disques se vendent  en Afrique du Sud et connaissent un succès phénoménal....Les jeunes blancs hostiles à l'apartheid trouvent en lui la voix de la liberté et il devient leur symbole...Plus de 500 000 disques  sont vendus...

     

    Heureusement, dans les années 90, un journaliste sud-américain lance une recherche pour savoir qui était ce chanteur, car on ne sait rien sur lui, et comment il est mort, et il apprend qu'il est vivant, qu'il est devenu ouvrier dans le bâtiment, qu'il vit  très modestement et qu'il a trois filles...Il prend contact avec lui et son entourage...C'est bien lui.

     

     Une tournée en Afrique du Sud est alors organisée : 5 concerts, tous à guichet fermé.

    On lui fait un accueil  délirant : des applaudissements à tout rompre.

    Lui accueille ce succès inattendu dans une sérénité totale...Il est heureux et calme, il est là où il doit être, et là où il est, que ce soit dans les chantiers ou sur la scène, il fait du mieux qu'il peut.Il fait ce qu'il a à faire.

    Il semble indifférent à la gloire qui arrive un peu tard, à l'argent qu'il ne lui pas été donné pendant toutes ces années pour ces ventes de disques qui ont été faites sans qu'il en soit informé.

    Ce qui l'affecte le plus, c'est qu'il y a toujours autant d'injustices....

    Quand il revient chez lui, il reprend son travail et ne change rien à sa vie, il donne l'argent de ses concerts.

     

    Il est en passe de devenir un chanteur mondialement connu depuis que le film documentaire de MALIK BENDJELLOUL l'a fait connaître et a gagné un Oscar....

    Il va donner deux concerts à Paris au mois de juin mais il paraît qu'il n'y a déjà plus de places ....

     

    Alors , si le film passe près de chez vous, ne le manquez pas !


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  •   Hier soir, à la ville voisine, je suis allée voir en avant première le film  sur Pierre Rabhi.

     

    Une émission lui sera consacrée sur France 5 vendredi prochain à 21 heures 30 et le premier hors série" Kaisen" lui est entièrement consacré

     

    Ce film qui paraîtra en salles le 27 mars souhaite stimuler en chacun de nous,le désir de participer au changement du monde, par notre propre changement.

     

    Né dans le désert saharien, paysan, écrivain, pionnier de l'agroécologie,

    il défend un mode de société plus respectueux des hommes et de la terre et soutient des pratiques agricoles accessibles à tous et particulièrement aux plus démunis.

     

    Nous avons pu le voir et l'entendre après le film ainsi que la réalisatrice.

     

    Lui, je l'avais déjà rencontré, il vit en Ardèche, ce n'est pas loin de chez nous, et les Amanins: un des centres où ses idées sont appliquées, c'est encore plus proche...

    Je suis toujours étonnée par la force qui émane de ce petit homme d'apparence fragile, par sa simplicité et sa modestie

    C'est un homme   actif,  entreprenant  :  plusieurs organisations ont été créées pour incarner ses idées (Terre§ Humanisme , la ferme des enfants, le Hameau des Buis , Colibris, Les Amanins, le monastère de Solan) et, dans le film, ceux qui ont collaboré avec lui nous ont été présentés.

    Et cependant, il nous raconte cette histoire .

    Avec un voisin,  ils sont en train de couper du bois et , pour tenir tout un hiver, il en faut du bois,... le soir approche, ce moment merveilleux où même les oiseaux se taisent tant le silence est intense...un magnifique coucher de soleil leur offre toutes les couleurs de l'arc en ciel...lui s'arrête, saisi par tant de beauté...son voisin s'approche de lui étonné de le voir ainsi pétrifié...lui ne voulant pas rompre le silence enchanteur lui fait simplement un signe de la main pour lui dire  : regarde...et le voisin lui dit : ah oui, nous avons bien fait au moins dix stères

    Et Pierre Rabhi de conclure: si nous perdons la capacité d'admirer, il nous manque quelque chose d'essentiel.

     

    Il nous dit encore combien il est important pour lui d'être cohérent ...que sa façon d'être  et d'agirsoit en accord avec ce qu'il dit...Car ainsi  seulement il peut se sentir en harmonie avec la beauté de la Vie

     


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  • Alain Resnais (à droite) avec ses comédiens lors du tournage du film « Vous n’avez encore rien vu ».

     

     

    Il a beau avoir plus de 90 ans, Alain Resnais est encore un jeune homme plein de malice, d'humour et de légèreté.

     

    et j'ai eu plaisir à voir son dernier film : "Vous n'avez encore rien vu"

     

    Tout est limpide et convaincant. J'admire sa capacité à toujours se renouveler.

     

    Le temps n'existe plus: le passé et le présent  se mêlent.

     

     

    Et qu'importe : Orphée et Eurydice est une histoire d'amour  immuable qui s'est jouée et se jouera encore des milliers de fois...ET qu'importe qui la joue?  C'est une histoire qui nous concerne tous.

     

    Fiction et réalité s'entrelacent...Mensonge et vérité tout autant.

     

    Alain Resnais filme" l' Eurydice"  de Anouilh et, pour cela, a demandé à ses plus fidèles acteurs de venir encore une fois jouer dans un de ses films.

     

    On imagine que cette Eurydice a été créee par un certain Antoine D'Anthac qui meurt et convoque , par testament, tous les comédiens qui ont joué dans cette pièce afin qu'ils visionnent cette même pièce jouée par une jeune troupe.

     

    Ce que vivent alors ces jeunes comédiens se mêle alors à ce qu'ont vécu leurs aînés, il y a dix, vingt ou cinquante ans.  Les répliques sont ainsi doublées et triplées mais on ne perd jamais le fil, on est capté malgré soi...

     

     

    Et bien qu'il filme l'amour absolu comme un jeu du destin qui ne trouve sa raison d'exister que dans la mort, il n'y a pas de tristesse....mais plutôt une grande joie de jouer, une joie de vivre ...Et c'est plutôt contagieux!


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