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       Entre le silence et la parole

                                                                                            Entre eux

                                                                                             longtemps

                                                                                             un silence épais

                                                                                      de peur et de cris mêlés

                                                                                       de cris étouffés

                                                                                au tréfonds le plus profond

     

                                                                                             Et soudain

                                                                                          un souffle léger....

                                                                                        Une parole ose se dire

                                                                                  et rencontre un coeur ouvert

                                                                                        une oreille attentive.

                                                                                        Lui se cache derrière

                                                                                             une gaudriole

                                                                                         une plaisanterie loufoque

                                                                                              mais il entend,
     

                                                                                                    Il écoute

                                                                                                     et elle,

     

                                                                                                     elle voit

                                                                                                      son âme

                                                                                                      qui sourit

                                                                                                      et elle répond

                                                                                                      à son sourire.


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    Les prénoms de Paris
    Le soleil qui se lève
    Et caresse les toits
    Et c’est Paris le jour
    La Seine qui se promène
    Et me guide du doigt
    Et c’est Paris toujours
    Et mon cœur qui s’arrête
    Sur ton cœur qui sourit
    Et c’est Paris bonjour
    Et ta main dans ma main
    Qui me dit déjà oui
    Et c’est Paris l’amour
    Le premier rendez-vous
    A l’île Saint-Louis
    C’est Paris qui commence
    Et le premier baiser
    Volé aux Tuileries
    Et c’est Paris la chance
    Et le premier baisé
    Reçu sous un portail
    Et c’est Paris romance
    Et deux têtes qui se tournent
    En regardant Versailles
    Et c’est Paris la France
     
    Des jours que l’on oublie
    Qui oublient de nous voir
    Et c’est Paris l’espoir
    Des heures où nos regards
    Ne sont qu’un seul regard
    Et c’est Paris miroir
    Rien que des nuits encore
    Qui séparent nos chansons
    Et c’est Paris bonsoir
    Et ce jour-là enfin
    Où tu ne dis plus non
    Et c’est Paris ce soir

    Une chambre un peu triste
    Où s’arrête la ronde
    Et c’est Paris nous deux
    Un regard qui reçoit
    La tendresse du monde
    Et c’est Paris tes yeux
    Ce serment que je pleure
    Plutôt que ne le dis
    C’est Paris si tu veux
    Et savoir que demain
    Sera comme aujourd’hui
    C’est Paris merveilleux
     
    Mais la fin du voyage
    La fin de la chanson
    C’est Paris tout gris
    Dernier jour, dernière heure
    Première larme aussi

    Et c'est Paris la pluie.     JACQUES BREL


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     La vie comme une longue marche 

    Menant là où on ne sait où

    Grimper les six millions de marches

    Pour arriver au bord d'un trou

    II faut marcher il faut marcher

    En dépit de l'inéluctable

    II faut marcher il faut marcher

    Pour espérer trouver la vie aimable

     

    Des ailes des ailes aux pieds

    Quand le sable s'enfonce

    Des ailes des ailes au coeur

    Dans le jardin perdu touffu de ronces

    Des ailes par pitié des ailes par pitié

     

    La vie comme une longue errance

    Comme un berger à son troupeau

    cherchant pâture et transhumance

    Avec des loups avec des crocs

    II faut marcher il faut marcher

    Par ci par là de l'herbe pousse

    II faut marcher il faut marcher

    Pour trouver le ruisseau dessous la mousse

     

    Des ailes des ailes aux pieds

    Quand la terre est trop aride

    Des ailes des ailes au cœur

    Quand le sourire se noie au fond des rides

    Des ailes par pitié des ailes par pitié

     

    Ma vie mon cœur mon bel amour

    Mon tendre secret de merveilles

    Mon espérance au petit jour

    Ma longue nuit profonde veille

    II faut marcher il faut marcher

    Quelqu'un nous suit et nous devance

    II faut marcher il faut marcher

    Faire en un pas cent pas quelle drôle de danse

     

    Ainsi chantait le petit homme

    En son silence épouvanté

    Des Golgotha menant à Rome

    Jusqu'au plus humble des sentiers

    II faut marcher il faut marcher

    Répétait-il à sa sandale

    Encore un pas tu vas sauter

    Tu danseras c'est sûr dans les étoiles

     

    Des ailes n'en ai plus besoin

    Voici les temps où tout s'élève

    Les ailes neigent au jardin

    En grandes grâces et larges trêves

    Des ailes par milliers des ailes par milliers

    des ailes par milliers des ailes par milliers

     

    Paroles & Musique: P. Forcioli

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=oeG2I5Q5NwE#t=0s

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  •                                                                    C'esr en lisant le blog de coumarine que j'ai découvert Rupi Kaur

                                                               et je l'en remercie.

     C'est la recette de  la vie

    pense à ces fleurs que tu plantes

    dans le jardin chaque année

    elles vont t'apprendre

    que les gens eux aussi

    doivent se faner

    tomber

    pourrir

    se redresser

    pour refleurir.



    Rupi Kaur

     

    Rupi Kaur est une poète, écrivaine et artiste féministe canadienne vit à Toronto, au Canada. Elle a commencé à dessiner et à peindre à l’âge de 5 ans : un passe-temps qu’elle a hérité de sa mère. Immigrée indienne, ne connaissant pas la langue de son pays d’adoption, elle ne pouvait pas parler anglais avec les autres enfants à l’école, elle se met alors à lire pour combler son sentiment de solitude. Mais dès qu’elle a appris la langue, les livres sont devenus ses meilleurs amis et elle a pu communiquer avec les autres.
    Elle a dessiné jusqu’à l’âge de 17 ans, et a étudié la rhétorique ainsi que l’écriture professionnelle à l’Université de Waterloo d’Ontario. Une vie rythmée par sa passion pour l’écriture et la mise en scène de son écriture, notamment à travers des lectures aux quatre coins du Canada. En novembre 2014, elle publiait son premier recueil de poésie, Milk and honey (lait et miel) et en octobre 2017, elle a publié son deuxième recueil de poèmes,


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    Le fleuriste a un jardin dans un faubourg, il y court au lever du soleil, et il en revient à son cou-cher ; vous le voyez planté, et qui a pris racine au milieu de ses tulipes et devant la solitaire, il ouvre de grands yeux, il frotte ses mains, il se baisse, il la voit de plus près, il ne l’a jamais vue si belle, il a le cœur épanoui de joie ; il la quitte pour l’orientale, de là il va à la veuve, il passe au drap d’or, de celle-ci à l’agathe, d’où il revient enfin à la solitaire, où il se fixe, où il se lasse, où il s’assit, où il oublie de dîner ; aussi est-elle nuancée, bordée, huilée, à pièces emportées, elle a un beau vase ou un beau calice ; il la contemple, il l’admire, Dieu et la nature sont en tout cela ce qu’il n’admire point, il ne va pas plus loin que l’oignon de sa tulipe qu’il ne livrerait pas pour mille écus, et qu’il donnera pour rien quand les tulipes seront négligées, et que les œillets auront préva-lu. Cet homme raisonnable, qui a une âme, qui a un culte et une religion, revient chez soi fatigué, affamé, mais fort content de sa journée ; il a vu des tulipes.                               La Bruyère


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