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     A Paris le musée Jacquemart-André présente des oeuvres du peintre danois jusqu'au 21 juillet

     

     

     

     

     

     

     Diaghilev et Rainer Maria Rilke comptèrent parmi ses admirateurs. Son oeuvre témoigne également d'affinités frappantes avec les tendances de l'art d'aujourd'hui. Cette peinture figurative, très lisse, captive par un côté énigmatique, secret, et, une volonté de jouer sur une gamme réduite de couleurs. L'exposition présente une soixantaine de peintures, s'organisant non sur la chronologie, mais sur le principe de la variation à partir d'un thème.

     

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    Vilhelm Hammershøi ( 1864 – 1916 ) est un peintre danois avant tout connu  pour ses tableaux qui montre des intérieurs d’appartements.

     

    C'est l'artiste de la solitude, du silence et de la  lumière

    La lumière tient le premier rôle. Elle a la douceur de Vermeer, elle console et irradie


    Il commence sa série de peintures sur les intérieurs dans les années 1898 en peignant son appartement de Copenhague qui lui servait aussi d’atelier et qu’il avait volontairement décoré d’une façon minimaliste.

    Même quand, par la suite, il peint des appartements plus bourgeois, il garde cette esthétique étrange et énigmatique qui montre des pièces souvent vides.
    Quand elles sont habitées, c’est la plupart du temps par des femmes, de dos, qui ont l’air absorbées par leurs pensées sans qu’il ne se passe jamais une action.
    Cette atmosphère irréelle est renforcée par son utilisation quasi exclusive de tons gris, marron et bleus sans couleurs vives.

     

     

    Submergé par les avant-gardes du début du XXe siècle, Hammershøi a été oublié ailleurs qu'au Danemark. Redécouvert hors de ses frontières il y a seulement quelques années, il connait un regain d'intérêt.
     
    Ses intérieurs avec un personnage à l'air perdu "nous font penser à Edward Hopper, 40 ans plus tôt. C'est le même genre de sensibilité, c'est peut-être ça qui nous attire aujourd'hui" Jean-Loup Champion

     

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    Gérard Zilberman


    Que me dit ce regard?
    Est-ce l'effroi,
    Est-ce l'extase ?
    Par quoi ou par qui 
    est-il captivé?
    Chacun l'a coloré de ses pensées...
    Certains ont dit: il me fait peur
    D'autres ont dit : il est émerveillé...

    Attiré et terrifié tout à la fois
    par cet invisible qui le fascine.

    "Qu'est-ce que je ne vois pas dans ce que je vois ? Cette question devrait accompagner chacun de nos regards"
                                                                               Bernard Noël

    "Dehors la lumière éblouit l'invisible
    Que se disent les deux figures?
    -Jusqu'où s'étend le bleu du doute?
    demande le philosophe
    -Jusqu'au parloir de l'orage?
    répond le poète.
    Dehors la lumière éblouit l'invisible."
                      Jean Lacarrière (d'après les tableaux de Chirico)

    Mais je trouve que cette interrogation va bien aussi pour ces deux tableaux-là


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    Le peintre Michel Girard combat l'antisémitisme avec ses pinceaux

    Par J.M.Ogier, L. Landry @Culturebox
    Michel Girard a peint l'enfer dAuschwitz

    Michel Girard a peint l'enfer dAuschwitz

    © France 3 / Culturebox

     

     

     

    Le peintre Michel Girard est installé à Courseulles-sur-mer dans le Calvados. Il peint depuis longtemps les paysages de Normandie. Mais en 1973, un voyage à Auschwitz a bouleversé sa vie. Il est revenu chez lui avec la volonté de transcrire ce qu'il a ressenti sur place. Face à la recrudescence de l'antisémitisme il a décidé symboliquement d'exposer ses toiles devant la fenêtre de son atelier.

     

    "J'ai fait ma vie avec quelques tubes de couleur et des pinceaux" a coutume de dire Michel Girard qui est né en 1939 à Monluçon. Arrière-petit fils de Firmin Girard, un célèbre peintre ayant côtoyé Renoir et Monet, Michel Girard a commencé la peinture dans les années 60. 
    Depuis qu'il est installé à Courseulles-sur-mer, il peint avec un plaisir sans fin ces paysages de Normandie qui lui sont chers. 
    Il vit de sa peinture, soutenu par Paul Somemberg, un mécène juif qui, en 1973 l'a emmené à Auschwitz 

    Le voyage en enfer

    On a visité le camp, pièce par pièce; les cachots où les prisonniers étaient sur 1 m2 où on pouvait encore voir les graffitis faits avec leurs ongles. On se demandait : ça a existé? Oui, la réalité était là.

    Une visite qui a bouleversé Michel Girard. A son retour, il a peint l'horreur des camps dans un style inspiré de son maître Bernard Buffet.

    On voit sur le tableau que les visages ne sont pas grimaçants, ils sont résignés. J'ai essayé de rendre ce que j'ai ressenti.


    Reportage France 3 Normandie : L. Landry / C. Bézard / B. Munch
     


    Michel Girard a peint deux tableaux après sa visite du camp d'Auschwitz. Lui qui parcourt le monde depuis longtemps fait un constat inquiet : 
     

    J'ai vu au fur et à mesure des semaines venir une violence qui est insupportable parce que dans la vie on doit respecter certaines valeurs. Si on veut vivre ensemble, il faut respecter ces valeurs

    C'est pour cela que Michel Girard a mis en avant à la fenêtre de son atelier ces deux toiles témoins d'une histoire indélébile avec un mot manuscrit "Plus jamais ça".


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      C'est un tableau à contempler

    pour oublier un moment la violence des hommes,

    il suffit de s'imprégner des nuances du bleu, de la lumière du jour, du souffle de l'air

     

     "Ce que je rapporterai d'ici, dit Monet qui séjourna à Antibes en 1888,

    sera la douceur même,du blanc, du rose,du bleu, tout cela enveloppé de cet air féerique".

                      

                          La lumière qu'il a captée n'éblouit pas, elle transfigure

     

                                

    CAntibes vue de Salis, par Claude Monet


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     Elle est une des premières peintres féministes à être reconnue de son vivant.

     

    Après sa mort, elle sera malheureusement oubliée et vue comme un excellent sous-ordre du courant conservateur et bourgeois. Cézanne dit de son Labourage nivernais qu’il est « horriblement ressemblant », c’est-à-dire trop réaliste de son point de vue. Finalement, c’est parfois davantage sa vie émancipée que l’on retient à la fin du XXème siècle, où des auteurs rédigent de nouvelles biographies de Rosa Bonheur. Elle reste un modèle pour les femmes peintres du XXème siècle, qui la citeront en exemple pour défendre le fait que les femmes puissent devenir membres du jury du Salon des artistes français.

     Labourage nivernais de Rosa Bonheur - Musée d'orsay

    Rosa Bonheur est un modèle pour les artistes femmes du début du XXe siècle. Elles font référence à elle dans leur lutte pour que les femmes deviennent membres du jury du Salon des artistes français.

    À la fin du XXe siècle, plusieurs auteurs publient de nouvelles biographies de Rosa Bonheur fondées sur le caractère exceptionnel de sa vie en tant que femme. Ces ouvrages lui valent un renouveau de notoriété, alors qu'on juge ses réalisations artistiques confiner au kitsch ou au mièvre.

    De mai à août 1997, une grande rétrospective sur Rosa Bonheur s'est tenue au musée des Beaux-arts de Bordeaux (sa ville natale). L'exposition sera reprise, fin 1997, au musée de Barbizon, puis à New-York, au musée Dahesh, début 1998.

    Rosa Bonheur commence à être redécouverte comme une « artiste LGBT », comme le témoigne sa présence dans l'exposition "La mirada del otro" du Musée du Prado à l'occasion de la World Pride 2017.

     


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