• 33 jours de Léon Werth

    33 jours par Werth               C'est l'histoire de la débacle.

    Les allemands s'apprêtent à envahir Paris. C'est le 11 juin  1940

    Et un ami  conseille , insiste même pour que Léon Werth quitte Paris et aille se réfugier dans le Jura.

    Le voyage qui devait durer quelques heures va s'étaler sur 33 jours

     

    Trente-trois jours d'exode sur les routes de France, mitraillées par les Allemands ,

    encombrées par des milliers de voitures surchargées de valises et de matelas 

    Werth note tout : le courage et l'hospitalité de certains, la veulerie des autres devant les uniformes allemands.

    Plus fort que toutes les images que l'on connaît de cette période tragique,

    ce texte est un reportage plein de ces mots jetés dans la peur ou la colère par les otages de l'exode.

    Avec sa femme, son fils , Werth est dans sa Bugatti « trois litres de 1932 », qui tousse dans les embouteillages et sera

    finalement tirée par un attelage de chevaux.

    Il croise des fantassins français qui se traînent comme « des ombres débraillées » et des soldats allemands qui se comportent déjà en maîtres.

    Il nous fait vivre l'ambiance de cette époque tourmentée...

    Il nous parle de la première personne qui les héberge et qui, pourtant, va accueillir les premiers soldats allemands

    avec le champagne tant elle est contente de les voir...Les soldats français n'auront droit, eux, qu'à une bouteille de vin ordinaire....

    Il nous parle de ces soldats allemands qui veulent les persuader que ce n'est pas Hitler qui veut la guerre mais les anglais

     Eux,ils ont hâte que la guerre soit finie et donc qu'il ne faut pas avoir peur d'eux...

     

    Werth est un grand ami de Saint-Exupéry qui lui a dédicacé "Le Petit Prince"


  • Commentaires

    1
    Jeudi 26 Janvier à 15:59

    Merci, ce livre me tente, je note le titre.

    2
    Jeudi 26 Janvier à 16:30

    Oui, Léon Werth était un grand ami de Saint-Ex, et c'est même à celui-ci qu'il a confié son manuscrit en 1940 ; hélas, celui-ci a été égaré par l'éditeur New-Yorkais et heureusement retrouvé par la suite. Le fils de Léon Werth, Claude s'est installé dans ma ville et je connais son épouse, très artiste.

    Il est décédé récemment (voir ici) et la ville d'Issoudun rend hommage à son père.

    3
    Jeudi 26 Janvier à 16:39

    Un livre qui va m'intéresser. Quand j'étais petite ma maman racontait comment elle était partie sur les routes avec ses soeurs, son père et mon grand-frère dans sa poussette. Mon papa était sur le champ de bataille. Elle a vu des horreurs, une maman qui avait perdu ses enfants et qui les cherchait partout ( elle était devenue folle) ...

    4
    Jeudi 26 Janvier à 20:20
    Durgalola
    Ce journal des évènements me fait penser à ma voisine qui a fait partie des lorrains chassés de chez eux. Le maire choisissait ceux qui restaient. Leur maison etait occupée par des soldats allemands. Eux ont été séparés, son père vers toulouse et sa maman, grand mere et elle en Dordogne. Il faut garder la mémoire pour que cela ne revienne pas. Quand j'ai rencontré ce syrien qui a tout perdu. Il etait artisan peintre et qu'il voit qu'en France c'est difficile de s'intégrer, attendant la reponse de son dossier. La guerre bouleverse tout. Bises
    5
    Jeudi 26 Janvier à 20:51
    On ne racontera jamais assez cet exode vécu par nos parents pour mieux comprendre tous ceux qui aujourd'hui encore ont à fuir les guerres !
    Amitié
    6
    Jeudi 26 Janvier à 22:48

    Ça semble un livre très intéressant, j'aimerais le trouver ici.

    7
    Vendredi 27 Janvier à 14:18

    je n'ai pas lu ce livre, mais je connaissais Léon Werth.

    Merci pour la découverte, Gazou.

    Passe une douce journée.

    8
    Florentin
    Vendredi 27 Janvier à 16:03

    Ton texte et cette histoire me font songer à ce que vivent aujourd'hui les migrants ... 

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