Par gazou .
Il arrive chez nous,
il nous dit :"on va à la catastrophe". Je sens un poids glisser sur mes épaules : si l'avenir est aussi sombre, qu'attendons-nous pour en finir?
Allons-nous béatement attendre que le chaos s'installe autour de nous et que nous soyons réduits à l'impuissance totale?
Puis la colère me prend mais je m'efforce de la cacher car je sais que, s'il joue toujours les Cassandre, c'est qu'il est malheureux lui-même et qu'en attendant toujours le pire, il est sûr de ne pas être déçu, il ne peut qu'être enchanté si les événements se déroulent d'une façon plus agréable que prévu...
On lui propose de manger avec nous à midi , il semble accepter mais il a un copain qui habite assez proche de chez nous et il va d'abord lui faire une visite.
Il nous appelle un moment après pour nous dire que le copain l'ayant invité lui aussi, il reste chez lui et reviendra nous voir avant de partir.
Le temps passé là-bas a dû être agréable car il ne revient que vers dix-sept heures.
Je lui dis que, croyant qu'il allait partager notre repas, j'ai acheté trois petites tommes pralinées et qu'il ne va pas s'en aller sans manger sa part...Je m'attends à un refus car je sais qu'il mange assez peu...Mais non, il a l'air ravi ...et déguste son gâteau avec beaucoup de plaisir...J'en suis surprise !
Curieusement, je trouve qu'il a changé de visage...et même de discours...Les événements, eux, n'ont pas changé...mais peut-être les examine-t-il avec un autre regard...Le bon accueil qui lui a été fait dans les deux maisons l'ont rendu un peu moins pessimiste peut-être...
J'en suis bien aise car, à force d'attendre le pire, on finit par le faire arriver.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog