Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Grande

 Il y a quelques jours, nous allons voir un spectacle à la Comédie de  Valence;
Il s'appelle "Grande"...Les deux artistes sont acrobates, comédiens, chanteurs et, pendant presque deux heures, ils nous subjuguent par leur énergie...Il s'agit de Vimala Pons et Tsirihaka Harrivel..
 
Nous en ressortons essoufflés et courbattus tant le rythme paraît insoutenable et leurs figures époustouflantes...En quelle matière sont-ils faits pour avoir une telle vitalité?
 
Ils nous font voir une relation de couple avec  ses hauts et ses bas.Et c'est ainsi que Tsirihaka se retrouve suspendu au-dessus du sol accroché à une porte avant de se laisser glisser sur un toboggan ou que Vimala se dévêt de la quantité inouïe de vêtements qu'elle porte, de la mariée à la nudité en passant par la femme d'affaires, l'infirmière, la bonne soeur...Et elle se déshabille  en portant sur sa tête un mannequin grandeur nature.
 Si elle porte, c'est qu'elle "supporte" les émotions de la vie, et s'il glisse, c'est qu'il "chute" au fil de ses désillusions.
Au fil des numéros, c'est notre vie d'aujourd'hui qu'ils racontent, les disputes amoureuses, les déceptions, la politique. Rien n'est gratuit. Lorsque Tsirihaka fait du lancer de couteau, on entrevoit une seconde Poutine et Trump dans la cible. Lorsque Vimala porte sur la tête une machine à laver, c'est pour donner la parole à une infirmière "lessivée" par le boulot.
Tendre et gai, cruel et triste, le spectacle explore toute la gamme des émotions sans un temps mort.
 
 
Fonçant d'une action à l'autre, ils slaloment entre les tableaux comme s'ils jouaient leur vie (ou presque) chaque soir.
 
 
 

" Lorsque Tsirihaka Harrivel s’accroche à un filin dirigé par Vimala Pons qui le conduit devant un toboggan de huit mètres de haut à la pente vertigineuse et qu’il se laisse glisser avant de rebondir sur ses pieds une seconde et quelques dixièmes plus tard, la salle entière retient son souffle et laisse échapper un cri de surprise. “Première chute”, annonce-t-il dans le micro avant d’annoncer le numéro suivant : “Quand je tiens à quelqu’un.” On le voit alors prendre à deux mains la jambe d’un pantalon accroché à un filin et se laisser suspendre à nouveau à huit mètres de hauteur ainsi que toute la chaîne de vêtements qui compose cette étrange corde dont on devine qu’il va bientôt en faire son terrain de jeu."

 

 lQuant à moi, je ressors  du spectacle, ébahie certes, comment ne pas l'être devant les prouesses de ces artistes hors normes...Ebahie  mais pas ravie...Ce rythme trépidant et parfois violent  n'est pas ce que je préfère...Les plus jeunes , sans doute, ont davantage apprécié ...J'admire cependant les prouesses des artistes.

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
Suis comme toi, chère Gazou ! je fuis tout spectacle violent et stressant ! et en ce qui me concerne, ça ne me manque pas du tout, au contraire...<br /> Merci de ce partage et bisous
Répondre
L
Cela doit-être un beau spectacle
Répondre
Q
Je ne sais pas que dire.<br /> Je crois que je partage assez ton point de vue.<br /> Bises et douce journée Gazou.
Répondre
E
Je te comprends , je pense comme toi.<br /> Bonne soirée Gazou
Répondre
D
avant que tu ne donnes ton avis, je pensais qu'il manquait un rien de vide, d''espace ; toutefois, à la fin du spectacle, tous deux doivent être out ! bises
Répondre