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Confinement

 

 

"Et cependant, ce qui rend si pénible, si difficile, presque si odieux ce temps de vacances absolues, c’est précisément que nous sommes réduits à nous-mêmes, un peu comme ce que disait Pascal : "Rien n’est si insupportable à l’homme que d’être dans un plein repos". Précisément parce que la vie, c’est le mouvement, et comme le dit également Pascal, "le repos entier, c’est la mort"… De sorte que lorsque nous n’avons plus rapport aux autres, tout se passe comme si nous n’avions plus rapport à nous-mêmes. Evidemment, demeurent encore la radio, la télévision, qui sont des divertissements mais nous n’avons rapport qu’à des images que nous recevons et il n’y a rien que nous ne puissions donner."

                                                   Nicolas Grimaldi, philosophe

 

 

Et vous, comment le vivez-vous?

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U
Merci pour ce beau texte Gazou , ne perdons pas espoir le printemps sera à son apogée quand nous pourrons enfin nous promener !
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R
Déjà vu ce texte sur la toile et je le trouve aussi très beau. Bisous
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C
L'occasion de faire un vrai retour sur soi-même. Je pense à tous les vrais isolés, ceux qui ne voient plus leur famille, qui n'ont pas Internet, je pense à tous ceux-là. <br /> <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> <br />
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F
La vie est mouvement, mais elle nous invite à ressentir la vie qui se passe en nous et c’est bien ce qui peut faire peur, se retrouver seul avec soi-même, car l’on ne se connaît pas vraiment… ce temps de confinement nous incite donc à faire cette pause. Même si mes proches me manquent, je trouve que ce silence, cet arrêt fait beaucoup de bien à la nature et donc à nous-mêmes. Prends bien soin de toi Gazou et bonnes journées !
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G
Jusqu'ici ça se passe bien. Mon confinement n'est que partiel puisque je travaille toujours, ma position ayant été déclarée « essentielle ». Je trouve difficile de ne pas pouvoir aller lire dans mes cafés préférés. Ici il fait encore froid pour lire à l'extérieur et pour rouler en vélo. J'ai trop peu de contact, même distanciés, avec les gens. <br />  <br /> À l'épicerie on échange des sourires tout en gardant ses distances. C'est usant que de ne jamais toucher aux gens, ne serait-ce que de tendre la main, faire la bise, tenir le bras... Si quelqu'un me touche, je me sens à la fois coupable et vulnérable. Si l'intervenant ne transporte pas le virus, c'est peut-être moi qui l'ai. Je n'aime pas l'idée. Inutile d'espérer me rendre au cinéma, à la bibliothèque au musée ou au théâtre. Je retourne alors chez moi, prisonnier de la télé ou de la radio. J'aime ces médias, à la condition de les choisir. <br />  <br /> Je suis à la fois grégaire et solitaire. Je ne peux donc pas satisfaire ma propre nature. 
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