La maison du pendu
Né à Aix en 1839, mort à Aix en 1906, Cézanne à toujours été profondément attaché à sa Provence natale.
"Quand j'étais à Aix, il me semblait que je serais mieux autre part, maintenant que je suis ici, je regrette Aix.
Quand on est né là-bas, c'est foutu, rien ne vous dit plus".
Cézanne, en grand observateur de la nature, connaissait parfaitement la géologie de son pays. Les chemins de la campagne aixoise qu'il arpente dès l'adolescence avec Emile Zola, n'ont plus de secret pour lui. Ses pas le conduisent sur les bords de l'Arc, sur la route du Tholonet, au cœur des carrières de Bibémus, sur la colline des Lauves, dans les champs qui entourent le Jas de Bouffan et dans les pinèdes de la colline de Valcros, à proximité des bastides de Bellevue et de Montbriand. Partout la Sainte-Victoire domine le paysage. Il en fera son motif de prédilection : 44 huiles et 43 aquarelles témoignent de son attachement à la montagne.
Lorsque Cézanne n'est pas à Aix, il vit et travaille à L'Estaque, petit village de pêcheurs sur les bords de la Méditerranée ou à Gardanne où il s'installe avec compagne et enfant entre 1885 et 1886.
Inlassablement il peint la nature provençale. Ses paysages sacralisés sont aujourd'hui conservés dans les grands musées internationaux ou des collections particulières.
autoportrait
portrait.
Les grandes baigneuses


le vase de tulipes
" L'art est une religion. Son but est l'élévation de la pensée." Cézanne
"Cézanne ne cessait de répéter : il faut travailler, il faut travailler.
On peut prolonger sa pensée en ajoutant : travailler sur la toile pour travailler en lui-même.
Pour être plus libre, plus vaste, plus riche, mieux armé, mieux centré. Pour vivre dans une croissante intimité avec lui-même.
Pour s'approcher davantage de cet absolu continûment et et douloureusement poursuivi.
Pour vivre à la pointe de lui-même, et dans une tension extrême, capter et figurer l'infiniment subtil."
Charles Juliet

Tous les admirateurs de Cézanne le savent bien c’est ici que l’on ressent avec le plus d’intensité la présence du peintre. En novembre 1901, Cézanne achète à Joseph Bouquier, une petite propriété de campagne entourée de 7000 m2 de terrain agricole, planté d’oliviers et de figuiers, bordé par le canal du Verdon, sur la colline des Lauves. Le chantier achevé après dix mois de travaux, Cézanne écrit à sa nièce, Paule Conil, le 1er septembre 1902 : « La petite Marie a nettoyé mon atelier qui est terminé et où je m’installe peu à peu ». Il rassemble entre ces murs, avec son matériel de peintre, tous les objets qui lui sont chers et qu’il met en scène dans ses dernières natures mortes. Tous les jours, inlassablement, Cézanne quitte son appartement de la rue Boulegon pour venir travailler dans son grand atelier à la campagne. Il se lève très tôt, va à son atelier en toute saison, de six heures à dix heures et demie, revient prendre son repas à Aix, et repart aussitôt après au « motif » ou paysage jusqu’à cinq heures de l’après-midi. Des dizaines d’œuvres, aujourd’hui conservées dans les grands musées du monde, dont ses dernières « Grandes Baigneuses », ont été peintes dans cet atelier de lumière et de silence. (Vikipédia)
J'espère, un jour, pouvoir visiter ce lieu