Par gazou .
J’appelle Dieu la bonté dans son essence. Celui qui vit de manière désintéressée porte Dieu dans son cœur, même s’il ne l’appelle pas Dieu. Dieu, c’est un mot en quatre lettres. Employer un mot ou ne pas l’employer, quelle importance ? Il faut vivre en Dieu, qu’on le prie ou non. On ne peut prier un Dieu lointain, indifférent aux déchaînements de la violence et de la guerre. Je ne crois pas en un tel Dieu.
Dans certains drames de la vie, on touche une profondeur de souffrance inouïe. Je pense à ces jeunes, sapés dans leurs forces vives par accident ou maladie. Ils demandent le droit à l’euthanasie. Parfois même leurs proches, au risque de devoir rendre des comptes à la justice, leur donnent la mort. Une mère qui donne la mort à son enfant peut le faire par amour. Je comprends cela. je pense que moi-même j’aurais été tentée d’agir ainsi. Du moins dans un premier temps. Pourtant j’aurais aussi cherché en Dieu la solution.
Soeur Emmanuelle
Mon testament spirituel, Flammarion
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