• Vers toujours plus de vérité

    Il lui disait :  tu es ma petite chérie.

    Cela lui faisait chaud au coeur.

    Elle avait enfin trouvé l'ami intime,

    à la fois proche et lointain,

    avec qui  creuser le puits de vérité,

    avec qui partager ses doutes, ses espoirs;

    avec qui elle pourrait être simplement ce qu'elle était;

    et lui, de même, se montrerait en toute simplicité.

     

    Et maintenant il oubliait de lui faire signe.

    Elle faisait simplement partie de son cercle d'amis,

    plus ou moins proches, plus ou moins lointains,

    et il se défilait, insouciant et distrait.

     

    Alors pourquoi lui avoir fait croire

    au début de leur rencontre

    qu'ils s'étaient

                  "reconnus"?

    Pourquoi ce lien  mystérieux qui s'était tissé entre eux,

    pourquoi ce secret délicat s'était-il évanoui?

     

    Y avait-il cru lui-même

    ou avait-il joué à y croire?

     

    Une amitié commençant par un leurre

    peut-elle devenir vivifiante.

      

    Et pourquoi pas?

     

    Il est des amours qui, en leur commencement,

    sont de pures merveilles

    et qui, pourtant, se terminent dans le désarroi

     

    Alors le chemin, en son envers, doit être possible aussi

    Et puis qu'importe, ce qui est donné n'est jamais perdu...

     

    Le seul regret que l'on puisse avoir est de ne pas avoir assez aimé.

     

     


  • Commentaires

    1
    Dimanche 4 Décembre 2011 à 09:33

    C'est vrai, ... ce qui est pris, dit-on... Mais il y a de la grandeur dans la fidélité... L'oubli laisse un gout amer... Quel courage d'entrevoir les choses de cette manière Gazou...

    2
    Dimanche 4 Décembre 2011 à 09:40

    Parler de la vie d'autrui est toujours complexe et délicat. Pourtant il est vrai que lors des premières rencontres un charme opère et il peut faire croire à une relation durable. Par la suite, si la déconvenue est trop grande, il vaut mieux s'éloigner. Évidemment, si on est allé loin dans l'intimité, la séparation est plus difficile et la blessure plus importante. De nombreuses blessures peuvent conduire à se blinder et à ne plus vraiment faire confiance. C'est quand même le risque, à mon avis ...

    3
    Dimanche 4 Décembre 2011 à 10:58

    Oui, "ce qui est donné n'est jamais perdu", je le pense aussi. Il y a comme cela des trajectoires qui se croisent puis s'éloignent sans qu'on sache pourquoi. Si on laisse sa porte ouverte, un retour est toujours possible...

    Amitiés. Alain

    4
    Dimanche 4 Décembre 2011 à 17:25

    Garder la "joie" d'avoir été un moment complice, d'avoir au moins cru compter pour l'autre... un moment...

    Au fait, c'est quoi, la joie ?

    La douceur d'un sourire gardé au fond du coeur.

    Bien à toi, Gazou.

    eMmA

    5
    Dimanche 4 Décembre 2011 à 17:54

    aimer et être déçu ce n'est pas mieux

    6
    Dimanche 4 Décembre 2011 à 19:08

    Le choc est en effet très rude, mais peut-être ne prenons-nous pas assez de temps pour connaître l'autre et  employons-nous le mot "ami" un peu trop tôt ????

    Belle soirée gazou

    7
    Dimanche 4 Décembre 2011 à 22:08

    La désillusion est amère, mais prend-on le temps de se connaître vraiment ? Cette " joie " d'une rencontre est comme un feu de paille. Ce qui est donné n'est jamais perdu , c ' est vrai si ce don est réel .... mais quand il n'y a qu'un seul qui souffre c'est bien dommage .Je te souhaite une douce soirée, bisous Gazou

    8
    Lundi 5 Décembre 2011 à 00:35

    ta dernière lignes est criante de vérité

    besos

    tilk

    9
    Lundi 5 Décembre 2011 à 08:34

     c'est drôle... ces coïncidences !

    Oui, aimer, s'attacher, c'est prendre des risques...C'est pourquoi il faut savoir créer des liens tout en gardant un peu de distance...apprendre à aimer en toute gratuité...et d'abord s'aimer soi-même suffisamment pour que les déceptions inévitables  ne nous anéantissent pas mais nous apprennent à aimer mieux et jusqu'à la fin nous sommes tentés d'agir comme des enfants exigeants et querelleurs et jusq u'à la fin, je l'espère, nous apprenons à mieux aimer ....

    Bonne journée Maryse et merci pour ce partage

    10
    Lundi 5 Décembre 2011 à 12:50

    Voilà les mots que je préfère et que je voudrais ne pas oublier

    Et puis qu'importe, ce qui est donné n'est jamais perdu.

    On peut trouver du bonheur, de la joie dans le don qu'on a fait de bon coeur et avoir , malgré tout, encore quelques regrets pour n'avoir pas reçu (ou pris) assez. Normal ? Huamin, c'est sûr.

    Bonne journée.

    Bisous, Gazou.

    11
    Lundi 5 Décembre 2011 à 22:16

    Une situation qui fait mal, mais l'important c'est le souvenir des bons moments.En amitié comme en amour certains ont du mal à rester fidèle.

    12
    Mardi 6 Décembre 2011 à 20:24

    Où l'as tu trouvée cette loi des deux pieds? Je suis tout à fait d'accord avec tes propos mais parfois les choses ne sont pas si simples et l'on a bien du mal à savoir où l'on veut être...mais l'on peut y arriver...bonne soirée, Catherine!

    13
    Mardi 6 Décembre 2011 à 20:35

    ce sont parfois les échecs qui nous aident à progresser...Bonne soirée!

    14
    Mercredi 7 Décembre 2011 à 07:41

     Tes trois derniers posts. tintent avec mon ressenti. Belles et lucides images.

    J'accroche ton blog dans mes liens. Bonne journée.

     

    15
    Jeudi 8 Décembre 2011 à 22:08

    je suis 'accord avec toi !

    les echecs ....trop ,c'est trop ,

    c'est de nouveau la tete sous l'eau....!

    il faut l'aimé cette haine, si l'on veux s'en sortir.....

    pardon de t'avoir derranger!

    @ bientot

    16
    Vendredi 9 Décembre 2011 à 16:45

    Il y en a qui ne savent pas le mal qu'ils font... alors, il faut garder le bien qu'ils ont fait comme un doux souvenir.

    17
    MARYSE
    Mardi 2 Juillet 2013 à 16:28

    Quelle étrange coïncidence!

    Hier au téléphone avec une amie conteuse d'Ardèche nous avons parlé ce cela pendant de très longues minutes.Une relation amicale, limite amoureuse (virtuelle) pour elle, des repas, des promenades, des échanges intellectuels qui ont duré tout un été en plus... et d'un coup.... PLus rien même pas un coup de fil...Ce cordon "ombilical" qui en a fait rire et pleurer plus d'un.

    UN choc pour mon amie, très dur.. Le choc car l'amitié était vivace... Enfin paraissait!!!!

    Quel désenchantement que ces blessures  d'amis. L'homme a 8O ans comme quoi il n'y a pas d'âge pour jouer aux ados...

    Cela rappelle les premiers tourments dans la cour de l'école..

     Elle me parle plus "Je lui parle plus' et ces gros chagrins cachés derrière tout ça. 

    18
    catherine2
    Mardi 2 Juillet 2013 à 16:28

     

    ce texte m'amène jusqu'à la loi des 2 pieds :" si vous vous trouvez  dans une situation ou vous n'apprenez rien, ni ne contribuez rien, servez vous de vos deux pieds et rendez vous à un endroit qui vous plait davantage ..Peu importe ne restez pas là à vous sentir malheureux". La loi telle qu'énoncée peut sembler hédoniste mais même l'hédonisme à sa place, nous rappelllant que les gens malheureux ont peu de chances d'être productifs

     

    19
    lenez o vent
    Mardi 2 Juillet 2013 à 16:28

    rien n' est parfait

    garder le bon, le mauvais, un échec pour faire mieux après

    bisous gazou

    20
    enriqueta
    Mardi 2 Juillet 2013 à 16:28

    C'est toujours difficile d'admettre que celui qui nous a aimé ne nous aime plus.

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