• Un drôle d'été

    Au mois de juillet, Trois personnes parmi nos connaissances et amis sont  mortes.

    Pourquoi employer une métaphore alors que ce mot-là dit bien ce qu'il veut dire.

    Ils ont quitté leur corps pour aller je ne sais où

    et nous ne les verrons plus sur cette terre,

    ce qui ne nous empêche pas de les garder en nous, au plus profond de notre coeur.

    Le premier, nous l'avions revu la veille du jour où il a dû rentrer à l'hôpital...

    Quinze jours après , il n'était plus là.

    Quelle fut notre stupeur ! Certes nous savions qu'il avait un cancer, mais lors de notre dernière visite, nous  avions eu des échanges  très agréables, il avait été très content de nous avoir et nous avions bavardé allègrement...

    Le deuxième aussi  était très malade....Cela faisait bien dix ans qu'il avait cessé le travail...Il avait subi plusieurs opérations difficiles...mais il tenait debout malgré tout et il occupait bien son temps ...Il était devenu le photographe de son village et il était  là chaque fois  que quelque chose de nouveau se passait...Mais la dernière opération lui fut fatale...

    Le troisième vivait en Belgique..il y avait plusieurs années que nous ne l'avions vu et nous ne savions pas qu'il était malade

     

    Et puis de nouveau, en ce dernier jour d'été,  nous apprenons la mort d'un des meilleurs amis de jeunesse de mon mari qui venait juste de lui poster une longue lettre, lettre qu'il ne pourra pas lire malheureusement.

    Et, Un jour, ce sera notre tour, alors tâchons de ne pas gaspiller ce temps qui nous est donné, efforçons-nous de le rendre le plus vivant possible, le plus joyeux  et le plus solidaire possible...Et ne nous décourageons pas si, un jour, le courage manque


  • Commentaires

    1
    catherine2
    Vendredi 25 Septembre 2015 à 14:27

     oui, vive la vie, vive cette drôle de vie,


    pétillante, qui se réinvente sans cesse


    goûtons au leger,au délicat, au pur , à l'aérien, au vaporeux,


    élevons nous encore et encore


    je t'embrasse fort gazou

    2
    Vendredi 25 Septembre 2015 à 14:32

    Pour moi aussi, ce fut un printemps/été hécatombe, quatre personnes, dont mon époux s'en sont allés...

    Nous les reverrons sans doute le jour où nous irons les rejoindre, jusque là il faut vivre comme tu dis, et pleinement,  depuis le départ de mon époux, j'essaie de vivre à fond, avec l'aide de mes enfants, de ma famille  et d'amis fidèles.

    Belle après midi

    3
    Vendredi 25 Septembre 2015 à 14:52

    Ces évènements que tu relates sont des rappels qui nous ramènent à notre commune réalité :

    nous sommes de passage.

    Un jour, nous-mêmes, évidemment, suivrons ce chemin.

    Demain peut-être.

    Profitons de ce bel aujourd'hui.

    Très bon week end Gazou, le premier de cet automne !

    4
    Vendredi 25 Septembre 2015 à 15:03

    Oui, la lettre ne pourra être lue... mais quelquefois, la lettre arrive après la mort de celui qui l'a écrite... lettre abandonnée sur la table d'écriture... et expédiée plus tard au destinataire... Stupeur quand on apprend... plus que la stupeur: la mort... au point que l'on fait peur ... Les gens qui vous croisent ne savent pas... ils ressentent et demandent: "Ça ne va pas?." et l'on sourit : seul le corps existe... 

    Je te raconte ce qui m'est arrivé. 

    Partage d'un immense chagrin (chagrin?.... noon! c'est pire.

    Affectueusement,

    Gigri

     

    5
    Vendredi 25 Septembre 2015 à 15:27
    eMmA MessanA

    Pensées pour toi et tes proches.

    Aujourd'hui, vivons en tentant d'éviter de nous chamailler...

     

    6
    Vendredi 25 Septembre 2015 à 16:02

    c'est vrai nous sommes des pas grand chose et trop souvent nous nous sentons beaucoup trop importants et nous voulons emplir tellement d'espace que comme la grenouille de La Fontaine nous voulons même déborder sur l'espace médiatique, faire de la mousse, faire parler de nous , s'emplir de bruit, de mots inutiles, seuls les actes restent et cette lettre écrite par ton mari, n'est pas une lettre morte car s'il l'a écrite c'est que sans doute il en a senti le besoin . parfois on écrit bien à des personnes disparues parce qu'elles nous sont chères

    7
    Vendredi 25 Septembre 2015 à 18:06

    C'est un peu la loi des séries, mais c'est triste

    8
    Vendredi 25 Septembre 2015 à 19:44

    Chaque mort nous rapproche de la notre et nous laisse à réfléchir.

    9
    Vendredi 25 Septembre 2015 à 20:48
    cathycat33

    Oui, beaucoup de départs... C'est dans l'ordre des choses mais à chaque fois un arrachement plus ou moins fort mais un arrachement quand même. Profiter de la vie est un plus beau cadeau à leur offrir plutôt que des larmes. Alors en avant ! vivons et souvenons nous c'est ce qu'il y a de mieux à faire. Bisous Gazou

    10
    Vendredi 25 Septembre 2015 à 21:42
    LADY MARIANNE

    bravo tu positives-  ce n'est pas toujours facile-
    vendredi dernier j'allais à l'enterrement de la femme d'un voisin âgé- 17 ans qu'elle était malade et ensuite alitée-
    on ne sait pas de quoi sera fait demain en effet- alors ne gâchons pas notre temps si précieux pour des broutilles-
    je t'embrasse- 

    11
    Samedi 26 Septembre 2015 à 14:52

    Je lis ton article juste au moment où je me disais que Bon Dieu, j'en avais connu des gens qui ne sont plus là aujourd'hui. 

    12
    Samedi 26 Septembre 2015 à 17:28

    plus nous vieillissons, plus de nos proches disparaissent ... et cela fait toujours de la peine. Et vivons chaque instant présent le plus complètement possible. Bises 

    13
    Dimanche 27 Septembre 2015 à 10:23

    Tu as raison, ne gaspillons pas le temps qui nous reste...

    Les amis disparus restent dans notre coeur.

    14
    Dimanche 27 Septembre 2015 à 15:53

    c'est pour cela qu'il faut profiter des bons moments que nous offre la vie

    15
    Dimanche 27 Septembre 2015 à 22:20

    Oh oui, il faut profiter de la vie tant qu'on le peut...

    16
    kgire
    Mercredi 30 Septembre 2015 à 22:16
    kgire

    Ton article me touche, et ses dernières lignes. Aimer la vie malgré tout ! Ne pas céder à la tristesse ni au découragement. Comme tu as raison mais comme en même temps c'est difficile parfois... Je lis ton article alors que je n'arrête pas de penser à ce mois de juillet terrible chez nous aussi, où une de mes amies a perdu son fils de 16 ans en quelques jours... 

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