• C'est un texte écrit en juillet 1990 et qui ressort aujourd'hui par hasard

     

    Les relations humaines m'ont toujours beaucoup questionné par leur complexité.

    Finalement il est quatre positions : on est soit la victime, soit le bourreau, soit le spectateur, soit le simple.

     

    La victime :

    Oh ! la rage d'être impuissant!

    Et quand la victime révoltée sort du trou

    qu'elle prenne garde à ne pas devenir bourreau

    tant le besoin de revanche peut nous posséder

    surtout si l'on n'en est pas conscient

     

    Le bourreau :

    La position du plus fort n'est pas enviable

    Il doit toujours se battre pour la conserver, agresser l'autre le premier pour garder l'avantage

    Et plus on le croit puissant et plus il tremble de peur au fond de lui.

     

    Le spectateur :

    Il a retiré son épingle du jeu

    Il regarde tantôt se projetant dans la victime, tantôt se projetant dans le bourreau, mais lui où est-il?

    Eternel absent

     

    Le simple

    Il accorde à chacun une place égale à celle qu'il s'accorde à lui-même sans que l'autre la revendique et il peut s'établir avec lui dans un échange réciproque : recevant ce que l'autre lui donne et donnant lui-même de sa personne .

    Les rapports sont riches, les conflits existent parfois et sont affrontés sans drames comme étant la vie tout autant que l'harmonie. Mais il est un temps pour l'harmonie et un temps pour le conflit et c'est dans ce va et vient continuel que la vie se déroule avec des poussées parfois douloureuses mais sans heurt destructeur.

    Longtemps, j'ai cru qu'en prenant le parti de la victime, j'épousais à coup sûr le parti le plus juste.

      A présent, je crois que le bourreau lui aussi est victime, esclave de son besoin de toujours prouver son pouvoir sous peine de ne plus exister...et je sais maintenant que la victime parfois se transforme en bourreau.


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  • Hier ma voisine vient me voir et elle me raconte.

    Mon fils, me dit-elle, est allé  avec sa femme voir la grand-mère de celle-ci.

    C'est une vieille dame qui vit seule depuis longtemps.

    A quatre-vingts ans, elle montait encore allègrement ses escaliers.

    Mais, à présent, à quatre vingt quatorze ans, elle a des problèmes de motricité importants et,

    il y a quelques mois, elle a dû se résoudre à aller en maison de retraite.

    Et là devinez ce qui s'est passé!

    Non, ce n'est pas un conte de fée, c'est la réalité vraie !

    Là, elle a trouvé un amoureux : un homme de quatre vingt dix-sept ans.

    Ses petits enfants ont été éblouis par leurs regards amoureux, la tendresse exquise

    dont ils s'enveloppaient l'un et l'autre.

    Et auprès de ses deux jeunes amoureux nonagénaires, ils ont découvert une source d'eau vive

    et leur  amour mutuel en a été renouvelé.

    On peut donc être dépendants et cependant rayonnants et apporter encore beaucoup aux autres.


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  •             

    Si tu veux être toujours le plus fort,
    tu seras un éternel perdant.
    Tu perdras encore plus que le plus faible
    Tu perdras son amitié
    Tu perdras le goût de l'échange,
    la saveur princière de la simplicité,
    la subtile et délicieuse sensation
    de vibrer au même rythme
    que l'autre qui est en face de toi.
    Si tu as besoin de toujours te montrer
     le plus fort,
    c'est que tu as au fond de toi
    terriblement peur
    alors guéris vite de ta peur
    La vie est simple
    et s'ouvre à toi comme un fruit délicat.

     

    Ces mots, je les avais écrits à un de mes élèves, il y a longtemps.

    son père, quand il était venu l'inscrire, avait dit à la directrice :"Mon fils est un  génie"

    Et le fils se sentait obligé de répondre au désir de son père et , bien qu'intelligent, il en devenait arrogant et fatigant...

    Je n'ai jamais su ce qu'il avait compris mais je l'avais vu changer d'attitude peu à peu en cours d'année

    et j'en avais été soulagée


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  • Elle vient vers moi en tendant la main;

    J'ai une pièce de deux euros dans la poche, je la lui donne avec plaisir.

    Elle me réclame un euro de plus.

    Je détourne la tête,  je  trouve qu'elle exagère, elle me prend pour une bonne cruche, me dis-je...

    Elle insiste...je rentre à la FNAC, ouf, elle reste au dehors....

    Mais, un moment plus tard, évidemment je me retrouve dans la rue et ma brave dame est là qui aussitôt vient vers moi.

    Je m'attends à entendre la même demande mais non, elle me dit merci....

    Elle m'a donc reconnue..et moi je suis tellement ahurie que je n'ai pas un regard pour elle, pas un sourire...

    La peur d'être harcelée m'a fait me refermer comme une huître....quel dommage !

    Une prochaine fois, j'espère, je saurai sortir des a-priori  et mieux m'adapter à la situation...Je pense que

    ces personnes ont besoin de notre regard tout autant que de notre aumône.


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  • http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=MhAXmPmTvqw

     

    c'est sur le blog de Yog que j'ai découvert cette vidéo

    et j'ai eu envie de la partager avec vous à mon tour.

    Comment cela résonne-t-il en vous?

    Et est-ce que la météo que j'ai publiée hier s'est avérée exacte?


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