• Je sors de chez moi pour aller voir une voisine.

    Je rencontre deux jeunes enfants qui déambulent et me disent bonjour.

    Je leur réponds et nous commençons un brin de causette...

    - C'est que nous sommes chez notre mamie et nous lui avons dit que nous voulions nous promener dans le village, me disent-ils tout fiers de cette liberté qu'on leur accorde...

    Ils ont l'air bien éveillés et raisonnables et je leur souhaite une bonne promenade...

    Un moment après, je rentre chez moi et je les retrouve presque au même endroit. Le coeur du village est petit et on a vite fait d'en faire le tour...On se salue ànouveau et je vois qu'ils ont quelque chose à  me dire

    - Vas-y, dit la grande à son frère qui doit avoir 5 ans ...Et le petit s'approche et me dit :

    -Est-ce que vous voulez faire de la course à pied ou une promenade avec nous ? me demande-t-il.

    J'aimerais leur faire plaisir,ils sont bien sympathiques tous les deux et j'aimerais vraiment les connaître tant le contact est facile avec eux...mais on m'attend à la maison...

    - Une autrefois, leur dis-je

    Mais je suis très flattée quand même qu'ils m'aient cru capable de faire de la cours à pied avec eux, ce qui , hélas, n'est plus dans mes possibilités....


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  •  Je reçois ce mail de la revue "Source" et j'ai hâte de recevoir ce numéro, ne serait-ce que pour écouter Christiane Singer..

    J'ai eu le bonheur de la rencontrer à plusieurs reprises et ce fut pour moi des moments précieux...

     

     

    "Une chanson de Claudio Capéo nous a inspiré le thème de ce numéro :
    « Si je m’endors, me réveillerez-vous ? »
    Pour Christian Bobin, cette question « est géniale parce qu’enfantine et vitale », écrit-il à notre journaliste, Nathalie Calmé. « Il n’y a peut-être que cette seule question à se poser au long de nos jours…»

    Dans ce numéro, des réponses d'horizons diverses à explorer à travers de nombreux regards et paroles ainsi qu'à travers un DVD - film qui accompagne ce numéro : une conférence de Christiane Singer lors d'une de nos premiers Forums en 1994. Elle y développe justement ce thème : "réveiller le souvenir de notre identité véritable". Le bonheur est grand de l'entendre et de la voir dix ans après que sa voix se soit tue, du moins sur un certain plan."

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  •  

     

    Bien assis sur sa chaise rempaillée,

    pleinement en accord

    avec cette maison qui lui était destinée

    avant sa naissance,

    en accord avec ces champs qui sont les siens,

    avec cette terre accueillante qui l'a vu naître

    et qui le verra mourir.

    Toute la vie pour lui se résume

    à ces quelques lopins de terre,

    à cette maison ancestrale

    et aux siens qui l'habitent

    ou y retournent régulièrement.

     

    Il ne connaît que cela mais il le connaît bien :

    cette terre lui a donné ses racines

    et ailleurs ne le concerne pas

    ou plus exactement ailleurs est inclus

    dans ce qu'il connaît déjà.

    Il est d'ici et de maintenant.

    Et même ce temps passé

    dont il égrène les souvenirs

    avec un si évident plaisir

    ce n'est que du passé.

    C'est l'instant d'aujourd'hui

    qui est à vivre.

     

    Il n'a pas l'habitude de recevoir des inconnus

    et pourtant il est avec nous entièrement disponible.

    Pas de regret, pas de révolte,

    à peine un peu de nostalgie...

    La vie d'aujourd'hui est bonne,

    je ne suis pas si vieux que ça, semble-t-il dire...

    L'avenir est devant lui;

     

    Je regarde ce paysan et je pense à mon père.

     

     

     

    Cet après-midi, à la radio, j'entends quelqu'un qui parle de Jean Giono qui a si bien parlé de sa terre

    et qui disait : "pourquoi partir, il y a tant de beauté à découvrir dans le talus qui est devant la maison,

    pourquoi partir? Tout est là "

    Et j'ai repensé à ce texte écrit , il y a déjà quelques années, au retour d'un petit voyage dans l'Aveyron...


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  •  

      Il était une fois deux petits yeux éberlués, un peu paumés, et toujours désaccordés...

    Quand l'un regardait à droite, l'autre regardait à gauche...

    C'était très inconfortable.

    C'était, on peut le dire, intolérable.

    Un jour, n'y tenant plus, l'oeil gauche ouvrit les volets de sa fenêtre intérieure,

    donna un grand coup à l'oeil droit qui se vit précipité dans un gouffre profond.

     

    L'oeil gauche le suivit tout en s'excusant de sa maladresse volontaire

    mais c'était la seule façon d'obtenir que son compagnon vienne avec lui dans ce périlleux voyage.

    C'est du moins ce qu'il pensait.

     

    Combien dura leur chute?

    On ne peut le dire.

    Le temps s'était arrêté.

     

    Le tic-tac de l'horloge reprit  quand ils atteignirent le fond   du gouffre.

    L'oeil droit était si éberlué qu'il en oublia de se plaindre et regarda l'oeil gauche qui lui souriait.

    Il ne le vit pas car au fond du gouffre il faisait très noir

    mais il sentit son sourire qui l'auréolait d'une douce chaleur.

    Ils s'approchèrent l'un de l'autre et avancèrent tout droit.

    Une étendue glacée s'ouvrait devant eux.

    Ils se mirent à patiner, légers, rapides, allègres.

    Ils dansaient, ils voltigeaient, ils s'envolaient.

    Le froid de la glace les avait mis en mouvement et au plus profond du gouffre

    où ils avaient trouvé leur unité et merveille ils n'étaient plus désaccordés....

     

    Leurs querelles s'étaient envolées dans un passé nébuleux...

    Ils se trouvèrent bientôt rassénérés et pétillants de malice

    grâce à cette course folle sur l'étendue glacée...

     

      Alors l'oeil droit tapota l'épaule de l'oeil gauche et lui dit :

    Il est temps de rejoindre nos petites maisons

    Désormais ensemble nous scruterons le même horizon

     

     


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  • Depuis l'an dernier, la mairie offre, à l'occasion de la nouvelle année, un goûter aux personnes âgées de la commune.

    et je trouve que c'est une excellente initiative puisqu'elle favorise les rencontres...

    C'était, il y a deux jours.

    L'an dernier un chanteur était venu égayer  la rencontre.

    Cette année, c'est un diaporama sur le Vietnam qui nous est proposé et c'est celui qui a  fait ce voyage qui nous le commente.

    Et j'ai la surprise  d'entendre plusieurs personnes parmi les villageois poser des questions et manifester un grand intérêt à tout ce que nous expliquait le commentateur. Ainsi donc leur âge et leurs problèmes de santé ne les empêchait pas de rester curieux et passionnés par ce qui se passait  loin de chez eux.

    Ce qui a le plus touché et même émerveillé celui qui nous présentait les photos, outre les beaux paysages, c'est l'accueil simple et chaleureux des gens de ce pays...Ils ont beau être dans des conditions de vie difficiles et même parfois misérables, ils gardent le sourire et reçoivent les voyageurs avec confiance et générosité...Trop de confort rendrait-il craintif et méfiant?

    Ensuite, évidemment, nous avons mangé la galette et dégusté  une clairette et chacun a  pu prendre des nouvelles des uns et des autres...Ce fut un bon moment...Chez nous  aussi, les sourires fleurissaient sur les visages.


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