• Je fais une petite pause...Je m'évade une petite semaine...A bientôt.

     

     

    " Il s'agit toujours d'avancer,

    Mais avancer dans quoi ?

     

    Pas seulement

    Dans cet espace

    qui s'étale devant toi

    Et que tu crois connaître,

     

    Non, avancer

    Dans un nouvel espace

    Dont tu ne désires

    Que ce dit ton besoin,

     

    Un espace qui toujours

    te demandera de l'aimer,

     

    De te fondre en lui,

    vous deux portés par cet amour

    qui vous engloutira

    Dans ce qui nous appelle."                Guillevic  (1995) poème inédit

     

     

     

     

     

     


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  •  Je poursuis l'article de hier et vous parle donc encore  de Robert Montaudouin car j'ai découvert ,sur Internet,

    quelques mots  d'une psychanalyste qui parle  de lui et de son oeuvre en termes très justes, me semble-t-il.

     

    Et voici l'artiste dans son atelier du Parol à Dieulefit

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    "En 2000, il redémarre la peinture et vit cette expérience comme « un énorme challenge, une liberté à conquérir », avec une envie très forte d’être en accord avec lui-même. Sa peinture raconte ce qu’il ressent de l’époque, de ses absurdités, et de l’humain, avant tout. Il sculpte aussi.

    Actuellement, son travail repose beaucoup sur la notion de déséquilibre ; déséquilibre que l’on ressent intensément en observant ses toiles, ses sculptures. Une bascule qui oblige à bouger, à « aller à l’aventure ».

    Son univers est peuplé d’hommes et de femmes, de poissons, d’oiseaux qui font partie de sa vie, et il n’aime rien tant que les merles qui se posent dans son jardin. « Cela nous rattache à la vie de par leur existence ». Il peint des chevaux aussi ; et des hommes qui chavirent et en même temps s’arriment à leurs dos puissants. "

    Le spectateur est parfois surpris, tout comme semblent l’être certains de ces personnages qui sursautent, tanguent, s’avancent ou s’enfuient un poisson sous le bras. Vers où courent-ils ?

     

    Robert Montaudouin, par Bernadette Audrain-Servillat pour la Revue Hypnose & Thérapies Brèves 29
    Bernadette AUDRAIN-SERVILLAT est Psychothérapeute, pratiquant les Thérapies Brèves, dont l'Hypnose Ericksonienne à Rezé (Nantes)
     
     
     Robert Montaudouin
     
     
     
     
     
    « Sa peinture raconte des petites histoires ; moments d’émotions humoristiques et dérisoires. Il cherche à valoriser l’existence humaine de l’instant entre joie et tristesse mélangées, peur et espérance…..un petit théâtre de la vie entre rêve et réalité. »
    Vanessa Attard - Ardèche TV
     
     
    Il faudra que j'aille le voir dans son atelier un de ces jours et ainsi avoir la possibilité de parler avec lui...J'aimerais bien savoir cequi se passe dans sa tête quand il commence un tableau, quelle histoire il se raconte, s'il s'en raconte une...

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  • Robert Montaudouin

    Hier nous sommes allés au vernissage d'une exposition

    Peut-être vous ai-je déjà parlé de ce peintre car, l'an dernier,  je l'avais vu dans son atelier à Dieulefit.

     

    Son univers est original, drôle et poétique tout à la fois, ses personnages fantasques, doux et bienveillants.

    Il transcrit ses sensations dans un travail de grande qualité, alliant puissance et sincérité.

    Nous avons beaucoup aimé.

     

                   

     

     

    Exposition : Robert Montaudouin


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  • ?

     

    D'où vient-elle ,

    Je ne sais plus

    Elle est d'une simplicité absolue

    Simplement elle s'est transformée et de boîte aux lettres

    elle est devenue petite maisonnette

    paisible, tranquille

    elle attend le courrier.

    les volets grand ouverts,

    elle guette le facteur.

    J'espère que celui-ci entend les mots aimables

    qu'elle lui adresse à chaque passage.


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  • Il y a des mois et des mois que je voulais aller la voir.

    C'est une ancienne collègue.

    Je sais qu'elle sera ravie de me voir mais qu'elle ne se déplacera pas elle-même pour venir jusqu'à moi.

    Donc, ce jour-là, je me décide.

    Tout d'abord, nous nous donnons des nouvelles des uns et des autres, des nouvelles de nos enfants, de nos autres anciennes collègues. Mais très vite, elle en vient à me parler de ce qui la préoccupe le plus.

    Ma soeur, me dit-elle, je ne sais pas quoi faire avec elle...Depuis qu'elle a perdu son mari, de la maladie d'Azheimer, elle sombre dans une profonde dépression....Elle est persuadée qu'elle a mal soigné son mari, qu'elle ne l'a pas fait entrer dans la maison de santé qui lui aurait convenu et que ses derniers mois sur cette terre ont été atroces et que c'est elle qui en est la cause parce qu'elle n'a pas su prendre les bonnes décisions. Et comme ce n'est pas vraiment elle qui a pris la décision , c'est son autre soeur  qui habite près de chez elle  et qui, voyant qu'elle n'arrivait pas à choisir un établissement ou un autre, c'est elle qui a dicté son choix...de sorte que, non seulement elle s'en veut à elle-même mais elle en veut aussi à sa soeur qui fait tout ce qu'elle peut pour l'aider mais n'y parvient point...Et ses enfants sont tout aussi impuissants à la sortir de ce cercle infernal.

    Elle est elle-même partie, ces jours-ci, dans une clinique spécialisée...Ses proches vont respirer un peu peut-être, reprendre des forces pour son retour... Je l'espère mais je sens ma collègue bien préoccupée et même angoissée....

    Reviens en début d'après-midi, on aura ainsi plus de temps pour bavarder, me dit-elle au moment où je m'en vais.  Je ne peux que l'écouter mais c'est moins que rien. Je reviendrai.

     


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