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    Soleils couchants

     

    Une aube affaiblie
    Verse par les champs
    La mélancolie
    Des soleils couchants.

    La mélancolie
    Berce de doux chants
    Mon coeur qui s'oublie
    Aux soleils couchants.

    Et d'étranges rêves,
    Comme des soleils
    Couchants, sur les grèves,
    Fantômes vermeils,

    Défilent sans trêves,
    Défilent, pareils
    A de grands soleils
    Couchants sur les grèves.

    Paul Verlaine (1844-1896) ( Poèmes saturniens

     

     

    L'harmonie, la douceur, la beauté qui se dégagent  de ces quelques motsm'a toujours ravie...

    Je le dis à voix haute, je le redis, je le chante et, un instant  du moins, le monde devient pure merveille


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    J'ai découvert  ce tableau et ce commentaire dans Artips

     

     

     

     

     

     

     

    Voici une petite famille italienne du XVIIe siècle qui nous fixe d’un œil grave. À l’arrière-plan, le père. Au centre, le bébé allaité par… une personne très barbue. Mais qui cela peut-il bien être ?

    Ce tableau surprenant, peint par l’espagnol José de Ribera, est une commande du vice-roi de Naples. Ce dernier lui demande de représenter cette famille, et notamment cette "femme à barbe".

    Vous n'arrivez pas à voir les images ? Contactez-nous sur jean@artips.fr

    José de Ribera, Magdalena Ventura avec son mari et son enfant, 1631, huile sur toile, 212 x 144 cm, Hospital de Tavera, Tolède
    Voir en grand

     

     

     

    Son visage, velu et viril, contraste avec son sein rond, bizarrement placé au milieu du buste. Ajoutons à cela une pénombre tout à fait dramatique… Bref, tout ceci donne au tableau une curieuse étrangeté.

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    Détail de l'œuvre

     

     

     

    Heureusement, l’artiste ne nous laisse pas dans le flou. À droite, sous un coquillage symbolisant l’hermaphrodisme, Ribera peint une longue inscription. On y apprend que la femme en question est Magdalena Ventura, une Italienne âgée de 52 ans, mère de trois enfants.

    On découvre aussi que cette superbe barbe lui est apparue à la fin de la trentaine. Mais la raison d’être de cette toile tient dans les quatre premiers mots en latin : En magnum natura miraculum, ce qui signifie "un grand miracle de la nature".

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    Détail de l'œuvre

     

     

     

    Au XVIIe siècle, les "femmes à barbe" sont vues comme des prodiges, des raretés absolument fascinantes.

    Ce sont des "curiosités" que le vice-roi de Naples, commanditaire du tableau, collectionne avec ferveur. Il possède déjà d’autres portraits d’êtres au physique alors considéré comme monstrueux.

     

     

     

     

    Voilà pourquoi Ribera, à sa demande, représente Magdalena Ventura avec autant de soin et de réalisme.

    Mais l’artiste ne se contente pas de la réduire à sa seule bizarrerie : il peint son modèle avec beaucoup de dignité, et fait du portrait un de ses chefs-d’œuvre.

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    José de Ribera, Magdalena Ventura avec son mari et son enfant, 1631, huile sur toile, 212 x 144 cm, Hospital de Tavera, Tolède. Détail de l'œ


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     © France3Alpes

     

    je découvre cet article ce matin.

     

    je respire mieux. Le monde n'est pas dominé par la violence...Il y a des îlots de paix et de fraternité...l'espoir est permis.

     

     

     

     

    " On a souvent parlé des ronds-points, lieux devenus symboles. A Bonne-sur-Menoge en Haute-Savoie, c'est un village alternatif, "le Pacifiste" qui a vu le jour depuis le 5 décembre 2018 et qui dure encore.

    Ici se croisent des frontaliers, des ouvriers, des retraités, des mères au foyers et des gilets jaunes qui sont toujours en place. C'est d'ailleurs l'un des rares sites qui perdurent encore en Haute-Savoie. On y ressent comme une ambiance Restos du coeur à leur création.

    Au petit matin, tout ce petit monde se retrouve autour d'une tasse de café pour échanger, des idées, des actions ou des coups de klaxon. Le maire de Bonne-sur-Menoge est le premier à s'y rendre. C'est lui qui a trouvé ce petit bout de terrain au bord de la départementale, malgré les réticences de la préfecture."

                               par Daniel Despin


     

     

     

    Ce matin aussi, en passant près d'un rond-point, je vois un curieux gilet jaune...Tout seul, c'est curieux..... je m'approche et je vois que c'est un bonhomme fait avec deux grosses pierres: l'une pour la tête et l'autre pour le corps et on l'a habillé d'un gilet jaune...En voilà, me dis-je que l'on n'accusera pas de violence et qui m'a l'air bien sympathique. Au retour, je me propose de le photographier...Mais plus de gilet jaune ! Les deux gosses pierres sont posées à terre, il n'y a plus personne...Dommage !

     


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    Chanson pour les enfants l’hiver

    Dans la nuit de l’hiver
    Galope un grand homme blanc
    Dans la nuit de l’hiver
    Galope un grand homme blanc
    C’est un bonhomme de neige
    Avec une pipe en bois,
    Un grand bonhomme de neige
    Poursuivi par le froid.

    Il arrive au village.
    Voyant de la lumière
    Le voilà rassuré.

    Dans une petite maison
    Il entre sans frapper ;
    Et pour se réchauffer,
    S’assoit sur le poêle rouge,
    Et d’un coup disparaît.

    Ne laissant que sa pipe
    Au milieu d’une flaque d’eau,
    Ne laissant que sa pipe,
    Et puis son vieux chapeau.

    Jacques Prévert

     


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  •  C'est un livre que je viens de découvrir, que j'ai lu très rapidement et il serait bon que je le relise...

    J'ai été happée par l'histoire de ce jeune garçon, élevé par un vieil homme qui a su lui enseigner l'essentiel sans beaucoup de mots mais en vivant lui-même ce qu'il désirait transmettre à cet enfant qui lui avait été confié.

    J'ai été étonnée par la maturité et la sagesse de ce jeune garçon, par la liberté que le vieil homme sait lui accorder.

     

     

    Richard Wagamese, né en 1955 en Ontario, est l’un des principaux écrivains indigènes canadiens. En activité depuis 1979, il a exercé comme journaliste et producteur pour la radio et la télévision, et est l’auteur de treize livres publiés en anglais par les principaux éditeurs du Canada anglophone. Wagamese appartient à la nation amérindienne ojibwé, originaire du nord-ouest de l’Ontario, et est devenu en 1991 le premier indigène canadien à gagner un prix de journalisme national. Depuis lors, il est régulièrement récompensé pour ses travaux

     

     

     

    Lorsque Franklin Starlight, âgé de seize ans, est appelé au chevet de son père Eldon, il découvre un homme détruit par des années d’alcoolisme. Eldon sent sa fin proche et demande à son fils de l’accompagner jusqu’à la montagne pour y être enterré comme un guerrier. S’ensuit un rude voyage à travers l’arrière-pays magnifique et sauvage de la Colombie britannique, mais aussi un saisissant périple à la rencontre du passé et des origines indiennes des deux hommes. Eldon raconte à Frank les moments sombres de sa vie aussi bien que les périodes de joie et d’espoir, et lui parle des sacrifices qu’il a concédés au nom de l’amour. Il fait ainsi découvrir à son fils un monde que le garçon n’avait jamais vu, une histoire qu’il n’avait jamais entendue.

     

    Des extraits:

     Tout ce que je peux faire,c'est te montrer comment devenir une bonne personne. si tu apprends à devenir un homme bon, alors tu seras un bon indien. du moins, c'est comme ça que je crois que ça marche. Maintenant, il faut que tu lui fasses des remerciements.

    Des remerciements?

    - Au chevreuil. Y va nous nourrir pendant un bon bout de temps, y va  nous donner une bonne peau à  tanner. alors tu fais une prière et tu le remercies de nous avoir donné sa vie à cause qu'il prend soin de la nôtre maintenant. Notre vie. c'est important.

    - Comment je fais ça?

    - Je n'ai jamais été très porté sur les prières. Du moins, pas comme dans les églises.. Mais moi, je crois que tout est sacré. alors, quand je dis quelque chose, j'essaie toujours de ressentir ce que je ressens et de dire ce qui en vient. ça m'a toujours suffi comme ça.

     


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