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    Gérard Zilberman


    Que me dit ce regard?
    Est-ce l'effroi,
    Est-ce l'extase ?
    Par quoi ou par qui 
    est-il captivé?
    Chacun l'a coloré de ses pensées...
    Certains ont dit: il me fait peur
    D'autres ont dit : il est émerveillé...

    Attiré et terrifié tout à la fois
    par cet invisible qui le fascine.

    "Qu'est-ce que je ne vois pas dans ce que je vois ? Cette question devrait accompagner chacun de nos regards"
                                                                               Bernard Noël

    "Dehors la lumière éblouit l'invisible
    Que se disent les deux figures?
    -Jusqu'où s'étend le bleu du doute?
    demande le philosophe
    -Jusqu'au parloir de l'orage?
    répond le poète.
    Dehors la lumière éblouit l'invisible."
                      Jean Lacarrière (d'après les tableaux de Chirico)

    Mais je trouve que cette interrogation va bien aussi pour ces deux tableaux-là


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    J.M. Coetzee, né en 1940, est l'auteur de deux récits autobiographiques et de 10 romans traduits dans 25 langues et abondamment primés. Deux d'entre eux: Michael K sa vie, son temps et Disgrâce ont été couronnés par le prestigieux Booker Prize et qualifiés de chefs-d'œuvre par la critique internationale.
    J.M.Coetzee a reçu le prix Nobel de littérature en 2003.

     

    Une femme, écrivain, face aux assauts de la vieillesse.

    Chaque jour qui passe la rapproche de l’ombre, et elle constate, avec calme et lucidité, la perte de ses facultés mentales. Autour d’elle se pressent les enfants, qui s’inquiètent pour elle et désirent qu'elle se rapproche d'eux.. Elle s’y refuse pourtant, préférant affronter sa fin de vie dans la liberté et l'indépendance de la solitude, s'interrogeant jusqu'au bout, sans relâche, sur le sens de sa propre existence .

    En sept tableaux , J. M. Coetzee nous offre un somptueux portrait de femme (Elisabeth Costello) et une leçon de littérature, aussi dense que brève. Dans une langue épurée, il touche au cœur de nos interrogations : que restera-t-il de nous lorsque nous serons partis ? que transmet-on à ceux qui restent ?) et elle les affronte avec élégance et humilité .

    A travers son double féminin, Coetzee envisage sa fin de vie et nous incite à faire de même.

    Son écriture est limpide et c'est un bonheur de le lire bien que le sujet  ne soit pas très gai.


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    C'est le printemps.

    Les filles sortent leurs longs cheveux.

    L'air les embrasse partout

    avec ses lèvres transparentes.

    Les fleurs veulent m"embrasser

    à peine suis-je entré dans le jardin,

    Les abresme sautent au cou.

    Les livres veulent être lus

    de ma bibliothèque.

    Des voix secrètes secrètent l'inconnaissable.

    La voix du vent prononce distinctement

    le mot "Bourrasque".

    Il est des cyclones

    qui ne frappent même pas à la porte.

    Ils entrent et sortent par le toit,

    sans le refermer.

    Laissez-nous le plaisir

    de vous assigner votre place,

    dit la dame du restaurant

    sur la"Trans" entre Montréal et Québec.

                                               Julos Beaucarne  (Monde neuf)

     


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    Il y a longtemps que vous n'avez pas vu de nouvelles boîtes aux lettres sur ce blog

    Ne croyez pas pour autant que j'oublie ma collection.

    Cliquez sur le lien au-dessus et vous en découvrirez de nouvelles et vous entendrez la  chanson de Bourvil .

    Je remercie  très  fort Armel Jade qui me l'a envoyé.

    Bon dimanche à tous et toutes mais n'attendez pas le facteur aujourd'hui.


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    Le peintre Michel Girard combat l'antisémitisme avec ses pinceaux

    Par J.M.Ogier, L. Landry @Culturebox
    Michel Girard a peint l'enfer dAuschwitz

    Michel Girard a peint l'enfer dAuschwitz

    © France 3 / Culturebox

     

     

     

    Le peintre Michel Girard est installé à Courseulles-sur-mer dans le Calvados. Il peint depuis longtemps les paysages de Normandie. Mais en 1973, un voyage à Auschwitz a bouleversé sa vie. Il est revenu chez lui avec la volonté de transcrire ce qu'il a ressenti sur place. Face à la recrudescence de l'antisémitisme il a décidé symboliquement d'exposer ses toiles devant la fenêtre de son atelier.

     

    "J'ai fait ma vie avec quelques tubes de couleur et des pinceaux" a coutume de dire Michel Girard qui est né en 1939 à Monluçon. Arrière-petit fils de Firmin Girard, un célèbre peintre ayant côtoyé Renoir et Monet, Michel Girard a commencé la peinture dans les années 60. 
    Depuis qu'il est installé à Courseulles-sur-mer, il peint avec un plaisir sans fin ces paysages de Normandie qui lui sont chers. 
    Il vit de sa peinture, soutenu par Paul Somemberg, un mécène juif qui, en 1973 l'a emmené à Auschwitz 

    Le voyage en enfer

    On a visité le camp, pièce par pièce; les cachots où les prisonniers étaient sur 1 m2 où on pouvait encore voir les graffitis faits avec leurs ongles. On se demandait : ça a existé? Oui, la réalité était là.

    Une visite qui a bouleversé Michel Girard. A son retour, il a peint l'horreur des camps dans un style inspiré de son maître Bernard Buffet.

    On voit sur le tableau que les visages ne sont pas grimaçants, ils sont résignés. J'ai essayé de rendre ce que j'ai ressenti.


    Reportage France 3 Normandie : L. Landry / C. Bézard / B. Munch
     


    Michel Girard a peint deux tableaux après sa visite du camp d'Auschwitz. Lui qui parcourt le monde depuis longtemps fait un constat inquiet : 
     

    J'ai vu au fur et à mesure des semaines venir une violence qui est insupportable parce que dans la vie on doit respecter certaines valeurs. Si on veut vivre ensemble, il faut respecter ces valeurs

    C'est pour cela que Michel Girard a mis en avant à la fenêtre de son atelier ces deux toiles témoins d'une histoire indélébile avec un mot manuscrit "Plus jamais ça".


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