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     CAROL BERNIER
Terre, ciel ou mer no. 1, 2017
Technique mixte sur bois
46 x 46 cm

     

    Carol Bernier est née le 9 mars 1963 à Montréal, où elle vit et travaille.

    Depuis 1994, les œuvres de Carol Bernier ont été présentées dans le cadre d’expositions en solo à Montréal, à la galerie Simon Blais, ainsi qu’en Europe. Son travail fut également présenté au Mexique, ailleurs au Canada ainsi qu’à New York à l’occasion d’expositions collectives.

    Préoccupée par la lumière et la transparence, l’artiste a développé une technique de peinture à l’huile proche de l’aquarelle. De nombreuses couches superposées de couleurs et de vernis sont nécessaires à la réalisation d’une œuvre. Elle n’hésite pas à introduire des matériaux inusités comme le goudron pour enrichir les surfaces. Le résultat en est un tout en nuances et savamment texturé.

    Moins soucieux d’illustrer que de suggérer, le travail de Carol Bernier nous parle de l’enjeu éternel de la peinture, celui de rendre à notre regard, par la puissance de l’œuvre, une réalité intérieure.

    Dans son mémoire de maîtrise déposé en 1994, Carol Bernier a analysé la notion de la nécessaire solitude de l’artiste dans son processus de création. Cet ermitage qu’elle s’impose elle-même permet aujourd’hui à Carol Bernier de soutenir sa quête d’absolu et d’authenticité, dénuée d’idées préconçues.  Elle recherche un langage libre, sans restrictions et sans compromis : un mélange de douceur et de violence, de légèreté et de texture.

    Véritables pèlerinages, les voyages sont pour l’artiste une façon d’enrichir sa vision et d’aiguiser sa sensibilité. C’est lors de ses nombreux déplacements que Carol Bernier rencontra l’œuvre de maîtres tels que Rothko, Fra Angelico et Tàpies.

     

     L'effacement du rouge

     

       

     

     


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  •   Elle parle avec ses amies, elle en arrive à cette conclusion:

    "De toute façon, dans un couple, il y en a toujours un qui domine l'autre."

    Ses amies semblent étonnées, elles ne semblent pas partager cette opinion

    Mais seules leur mine, leur regard indiquent leur désapprobation, elles ne trouvent pas les mots pour exprimer ce qu'elles ressentent, elles cherchent  seulement à comprendre comment leur amie en est arrivée à une opinion si péremptoire.

    Certes, c'est ce qu'elle a vécu elle-même, mais depuis qu'elle vit seule, elle a su suivre ses intuitions et agir selon ses désirs. Elle pense donc qu'il en est de même pour chacun.

    Mais est-ce toujours le même qui domine l'autre?

    Et parfois n'est-ce pas celui qui reste dans l'ombre, celui qui semble ne jamais oser prendre une décision sans avoir consulté son conjoint, parfois n'est-ce pas lui qui domine en douce, l'air de rien?

    Comment distinguer l'apparence de la réalité vraie?

     

     

     


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    La mer

    " Loin des grands rochers noirs que baise la marée,

    La mer calme, la mer au murmure endormeur,

    Au large, tout là-bas, lente s’est retirée,

    Et son sanglot d’amour dans l’air du soir se meurt.

     

    La mer fauve, la mer vierge, la mer sauvage,

    Au profond de son lit de nacre inviolé

    Redescend, pour dormir, loin, bien loin du rivage,

    Sous le seul regard pur du doux ciel étoilé.

     

    La mer aime le ciel : c’est pour mieux lui redire,

    À l’écart, en secret, son immense tourment,

    Que la fauve amoureuse, au large se retire,

    Dans son lit de corail, d’ambre et de diamant.

     

    Et la brise n’apporte à la terre jalouse,

    Qu’un souffle chuchoteur, vague, délicieux :

    L’âme des océans frémit comme une épouse

    Sous le chaste baiser des impassibles cieux."


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     Agnès Roux, peintre  autodictate, habite à Etoile sur Rhône dans la région Rhône-Alpes.

    Elle nous propose, à travers ses peintures abstraites, de partager une émotion, un voyage dans l'imaginaire.

    Dans un mélange de douceur par les teintes et de force dans les lignes, Agnès nous invite à"lâcher prise";

    J'aurai peut-être l'occasion de la voir lors dune journée "peintres dans la rue" qui a lieu demain dans le petit village de Chabrillan, pas très loin de chez moi.

     

    danse de l'âme

     

    jardin secret

     

     

    bouquet de l'amour

     

     

    Enjouée


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    Il était plein de bonne volonté.

    Ce n'était pas une apparence, non, il était sincère et voulait faire de son mieux...

     

    Et  cependant il était toujours à côté de la plaque car il n'écoutait rien de ce qu'on lui disait, de ce qu'elle lui disait....

     

    Mais comment, me disais-je, peut-on agir aussi paradoxalement? comment peut-on, avec tant de bonne volonté, agir  cependant à l'envers de son désir?

    L'intelligence et la finesse ne lui faisaient pas défaut?

    Qui ou quoi l'empêchait d'agir avec plus de cohérence?

     

    C'est cela, il était empêché.

    Empêché, embrigadé, emprisonné dans une tour dont les murs étaient façonnés par des peurs énormes qui ne laissaient transparaître aucune clarté, des peurs si violentes qu'elles ne lui permettaient pas d'agir selon son désir et de donner le meilleur de lui-même.

     

    Qui ou quoi l'aiderait à y voir clair, à être lucide et à abattre enfin les murs de sa prison intérieure?

     

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