• -Il en est qui

     brisés par un évènement douloureux

    changent brutalement de vie

    et de l'activité triomphante et bienheureuse qui fut la leur

    se continuent dans l'immobilisme

    et les à quoi bon meurtriers

    -Il en est d'autres qui

    au plus fort de leur brisure

    maintiennent le masque sur leur figure

    et tels des pantins désarticulés

    s'évertuent à touver leur salut

    dans une action qui les éparpille

     et les démantibule

    tout autant et même davantage

     que le choc initial

    -Il en est aussi qui

    avec leur blessure

    créent de la beauté

    et l'offrent dans une oeuvre d'art:

    une danse,un poëme,

    une peinture ou un jardin...

    Tout est bon pour servir la VIE.


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  • Il était seul depuis longtemps
    mais il songeait toujours au temps
    où ils vivaient à deux...
    Rentrer dans son chez soi
    qui n'était plus un chez nous
    celà avait un goût de rien du tout...
    Sa vie a perdu sa saveur
    sa vie a perdu toute couleur,
    il ne sait plus saisir les petits bonheurs 
    qui passent tout près de lui.
    il a trop de nostagie...


    Je l'invite à venir manger chez nous...
    -Mais non,dit-il,j'ai l'habitude d'être seul...
    -Eh bien,justement,celà te changerait un peu
    -Celà ne changerait rien du tout,
    dit-il avec un brin de colère,
    ou bien il faudrait  que je prenne pension 
    pendant six mois !

    J'ai manqué d'à propos,
    j'aurai dû le prendre au mot....


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  •   Quand on lui demandait pourquoi elle se trouvait  dans une chambre d'hôpital, elle disait qu'elle ne savait pas mais, peu importait le pourquoi, elle n'en avait cure...Ici, 'elle était bien , vraiment très bien...Tout était bien, les personnes qui s 'occupaient d'elles étaient très gentilles...Les repas étaient très bons, disait-elle encore..Pourtant, elle ne mangeait guère...Mais elle était tellement heureuse de voir les repas tout prêts lui arriver sans qu'elle s'en soit souciée ...L'assiette pleine la réjouissait...Simplement de la voir, cela la nourrissait...
      Elle n'avait que  quatre dents...Elle disait : personne n'a rien compris, mes dents sont toutes tombées d'un seul coup...Ce n'était pas tout à fait comme cela que ça s'était passé...Mais elle avait oublié qu'elle avait un dentier et que son fils le lui avait enlevé , à son entrée à l'hôpital,de peur qu'il ne soit égaré...
      Son fils, il n'en revenait pas de voir comme elle avait changé...Avant, quand elle allait bien, elle était très solitaire et ne recherchait pas la compagnie des autres personnes..Il ne fallait pas la déranger, elle n'était pas très facile...Et depuis qu'elle était hospitalisée... elle était contente de tout, tout lui convenait...Elle souriait et bavardait gaiement avec qui se trouvait à ses côtés, elle ne cessait de dire son bonheur d'être là et de s'en réjouir.
      Elle avait beaucoup aimé sa maison  en Ardèche où elle avait toujours vécu , elle était isolée mais elle l'avait choisie ainsi et elle en était heureuse...Et puis ses forces déclinant, l'angoisse s'est emparée d'elle, de plus en plus prégnante, envahissante...Et un jour sa femme de ménage l'a trouvée au matin, hagarde, souillée, sans réaction...Elle a repris ses esprits peu à peu au contact du personnel soignant...Et maintenant, elle est en attente d'un lieu d'accueil où elle sera  entourée, soignée, rassurée, aimée même dans sa faiblesse...
      Peut-être, enfin , le fils et sa mère vont-ils se découvrir autrement ? Peut-être la vieillesse et la perte d'autonomie vont leur permettre une relation meilleure que celle qu'ils avaient connu jusqu'alors ?

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  • Elle avait toujours vécu seule et pourtant elle était très sociable.
    Elle n'avait jamais eu un emploi rémunéré et pourtant elle était très active et efficace.
    Elle ne se supportait pas  seule dans son appartement mais vivre avec un compagnon lui semblait tout aussi impossible.
    Elle poursuivait toujours d'hypothétiques études qui devaient la conduire à une plus grande autonomie financière.
    L'argent n'était pas le but de son existence, très peu lui suffisait.
    Elle aimait se mettre au service des autres et logeait souvent  chez les uns ou les autres...Elle n'était pas génante, elle était même de commerce agréable..Elle faisait le ménage avec plaisir et quand elle quittait la maison , celle-ci brillait comme un sou neuf..Elle mangeait très peu, elle arrivait toujours avec sa boîte de tisanes, c'était peut-être sa plus grosse dépense, et cela semblait suffire à ses besoins.
    Quelquefois, elle disait : je pars garder ma mère...Mais la mère , téléphonant à une amie, disait : tu te rends compte, elle est encore là.
    Elle s'était occupée de ses neveux et nièces pendant plusieurs années, sa soeur étant seule pour les élever, puis les enfants avaient grandi et elle n'avait plus été utile.
    Elle vivait comme une nonne mais elle n'appartenait à aucune religion
    Et sa chère liberté, si durement acquise,  devenait  peut-être un peu lourde à porter.

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  •  






     Petites routes tranquilles où nous roulons sereinement en admirant le paysage et en écoutant   les chants d'espérance de Marie Keyrouz...A l'écouter, je ressens une paix et une vitalité...un élan qui m'enchantent


    Dans Marvejols je découvre une très belle exposition de photos<: uniquement des portraits et parmi eux une centenaire...Regardez ces yeux malicieux et ce sourire rentré !
    elle est bien là la petite dame et elle n'est pas peu fière et elle a bien raison

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