• Je ne peux résister
    et je me hâte de rentrer
    Je laisse la voiture devant ma maison
    je pars sur le petit chemin qui passe près de chez nous
    J'entre dans le paysage givré comme dans un conte de fée
    transporté dans un ailleurs
    et je m'émerveille
    J'en ai le souffle coupé
    Est-ce aussi beau
    dans l'au-delà
    dis-moi,mon grand?
    Les arbres sont blancs,tout est blanc
    on croirait de la neige
    le moindre brin d'herbe est illuminé et
    semble enchanté par ses perles de givre
    Les buissons sont pleins de mystère 
    Un soleil timide
    nous honore de sa présence
    présence,ô combien bienfaisante
    quand depuis le matin
    un gris sombre presque noir
    nous enveloppe et nous hante
    A l'horizon soudain,j'aperçois
    le soleil couchant jaune orange et tout rond
    mais le temps d'ouvrir l'appareil photo
    il est devenu si pâle 
    que l'écran ne peut le capter
    Pas de photo
    mais le souvenir d'un instant parfait

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  • Je voulais continuer à parler de mon fils François-Noël...mais...J'ai relu le cahier blanc que sa soeur Sylvaine m'avait offert pour ce premier Noël sans lui...Et sur ce cahier,j'avais commencé à lui écrire...pour garder le lien,pour que son absence devienne présence...J'y ai mis les cartes que j'avais reçues,j'y ai retrouvé ce poëme de Andrée Chédid que je trouve plein de tendresse

    "Il y a des matins en ruines
    où les mots trébuchent
    où les clés se dérobent

    des soirs où le coeur s'ensable
    où le coeur se verrouille

    des jours où l'on se suspendrait
    au cou du premier passant
    pour le pain d'une parole
    pour le son d'un baiser"

    Certes,ce poëme nous parle de souffrance,de désespoir mëme mais l'on  n'est pas tout seul,il suffit de savoir regarder et de recevoir ce que les autres sont prêts à donner:une parole,un baiser ou un regard.

     


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  •   Par hasard,je redécouvre cette phrase de Christian Bobin  "Pour bien voir une chose,il vous faut toucher à son contraire.Vous n'avez jamais su voir autrement:par l'ombre,vous allez à la lumière.Par l'indifférence,vous atteignez à l'amour"
      Il confirme ce que j'écrivais samedi dernier...Je sais que beaucoup ont de la peine à accepter cela...On ne peut y croire que lorsqu'on en a fait l'expérience....
      Récemment,j'ai eu le plaisir d'entendre cet écrivain à la radio à l'occasion de la parution de son dernier livre"La dame blanche" où il parle de la poëtesse Emily Dickinson qui a vécu recluse (elle ne sortait jamais de chez elle) et pourtant fortement reliée à tout ce qui est vivant....dans une longue conversation avec les humains...Nul doute qu'il s'est senti quelques affinités avec cette étrange et lumineuse jeune femme ! Moi aussi,elle m'attire mais elle me fait peur....Si j'avais dû vivre ainsi isolée,je me serai étiolée,j'aurai sombré...Les autres me sont absolument nécessaires pour rester vivante,pour me stimuler....Quelle force incroyable lui a permis de rester reliée...Et quelle force aussi l'a obligée à un isolement aussi radical ?J'ai besoin de solitudes à certains moments mais j'ai besoin aussi de contacts...J'achèterai le livre de "la dame blanche"..Peut-être répondra-til à mes questions?

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  • Je viens de recevoir le re cueil de poëmes de Colette,je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous (son lien est sur mon blog)...En voici un que j'aime particulièrement
    Voyageuse

    "J'ai tant de murs dans la tête
    Tant de graffiti dans le corps
    Et une mémoire qui s'entête 
    A jeter l'ancre dans chaque port

    Tant de palmiers échevelés
    Et de terres ocres dans le coeur
    Tant de musiques emmêlées
    Aux sons magiques venus d'ailleurs

    Gouttes de harpe Place des Vosges
    Cornemuse grise sur les lochs verts
    Jeunes chants berbères à pleine gorge
    Flamenco droit sauvage et fier

    J'ai tant de gratte-ciel dans les yeux
    dont les donjons de verre s'élèvent
    Dans un élan vertigineux
    Comme miroirs à bout de rêves

    Tant de bonjours et tant d'adieux
    De départs arrivées retours
    Tant d'attachements à ces lieux
    que j'ai aimés de plus qu'amour

    Car en urgence de voyages
    Et folle passion des ailleurs
    Je pose rarement mes bagages
    Mais pose presque partout le coeur""


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  • "Avoir tout dit
    et ne plus rien dire
    Accéder enfin au chant
    par le pur silence
    T'ouvrant là 
    sans retenue

    S6001190.JPG


    A l'appel d'un geai
    Aux cris des cigales
    au pin jailli de toi
    te brisant les entrailles

    Sous le ciel uni 
    Qu'effleure seul 
    un nuage"








    "Bâtir le royaume à mains nues

    Sur les cailloux entrechoqués 

    De l'habitable étincelle"














    a

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