•   Il lui dit:"ce n'est pas possible d'être aussi ignorante,tu vis en dehors du monde"
      Elle quitte la pièce où il se trouve,les larmes aux yeux.
      Va -t-elle s'effondrer comme tant de fois et pleurer sur son sort?
      Non,le temps en est passé,"elle a un peu grandi",elle sourit,ce n'est pas grave,il ne pense pas ce qu'il dit et puis même s'il le pense,cela ne change rien à ce qu'elle est.
      Elle peut se réjouir de la vie qui continue,du soleil matinal,des nuages qui s'amoncellent,,de la pluie qui vient,des roses du jardin si belles épanouies,des amis qu'ils vont rencontrer ce soir et avec qui il retrouvera sa bonne humeur;
      Merveille ! Un moment après,elle a fait la paix en son coeur,elle revient vers lui,elle sourit,oublieuse des paroles blessantes..Et elle  le découvre,agréable et attentif.

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  • Toi et  ta soif
    tu veux l'art sacré
    tu veux la pureté

    Toi qui avoues
    ne rien comprendre à ce  monde absurde
    et plus tu vieillis et moins tu comprends
    ce monde où chacun se replie
    jaloux,méfiant
    où chacun veut être le vainqueur
    ce monde où les pays
    sont à l'image des individus
    fourbes et avides de pouvoir.

    Toi qui rêves de bonté
    et de génèrosité
    Toi qui voudrais accéder à une réalité plus vaste
    T'entendre dire que tu n'as pas les pieds sur terre
    t'irrite et te blesse
    et tu te réfugies dans la peau de l'écorché vif
    de l'éternel incompris
    et tu te délectes dans ce rôle de victime
    et tu savoures la souffrance qui t'est octroyée...

    La douleur peut être source de création
    Elle rehausse celui qui l'éprouve
    au-dessus du niveau commun
    elle le rend pur et unifié
    mais cette fausse simplicité n'est qu'un trompe l'oeil...

    Le plus grand amour est en germe
    en chacun de nous
    mais tout aussi fort le désir de détruire...
    Laissons notre ombre
    épouser notre lumière


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  • "Que déjà je me lève en ce matin d'été
    Sans regretter longtemps la nuit et le repos
    Que déjà je me lève
    Et que j'ai cette envie d'eau froide
    Pour ma nuque et mon visage
    Que je regarde avec envie
    L'abeille en grand travail
    Et que je la comprenne
    Que déjà je me lève et voie le buis
    Qui probablement travaille autant que l'abeille
    Et que j'en sois content
    Que je me sois levé au-devant de la lumière
    Et que je sache:la journée est à ouvrir.
    Déjà,c'est victoire."

    C'est toujours avec autant de plaisir que je retrouve ce poème...Pourquoi exiger de soi ce que l'on est incapable de donner certains jours gris...pourquoi ne pas se réjouir tout simplement de nos petites victoires...La journée est à ouvrir avec l'énergie dont on dispose aujourd'hui...Les temps d'allégresse reviendront en leur temps.


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  • "Vous avez dans le coeur une chanson à chanter et une danse à danser.Mais la danse est invisible et le chant-vous ne l'avez pas encore entendu.Il est caché au plus profond de votre être.Il doit être amené à la surface,il doit être exprimé.C'est ce que signifie"la réalisation du soi"  OSHO


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  • Avec l'accord de "Nadouce",j'ai pensé qu'il serait intéressant de partager avec vous ce commentaire
    "Chantent et pleurent tout à la fois en moi,
    les amours pas aimées,
    les danses pas dansées,
    les enfants pas nés,
    les coupes vidées à demi,
    la douleur qui n'a pas fait suffisamment mal,
    la joie qui ne m'a pas suffisamment réjouie
    ,la passion que j'ai fuie,
    la bonté que j'ai mesurée,
    les élans aux ailes amputées,
    les dons pas donnés,
    les mots pas prononcés,
    tout ce que j'ai mesuré,
    tout ce que j'ai tu,
    et l'idéal que je n'atteignis pas"
    Angela Croitoru

     

     

    Voilà chère Gazou, voilà bien longtemps me semble t’il que je ne suis pas rentrée dans tes mots.

    La vérité est bien simple, puisqu’il me faut m’avouer bien faible parfois dans la vie de tous les jours.

    Le travail ces jours derniers a été très pénible… déchirant, même..

    Qu’importe, puisque aujourd’hui.. je sens en moi, encore une fois… Je sens le besoin de me battre et d’arracher à la vie quelques heures de douceur.

     

    A cet instant, je prends du temps sur le programme de la journée pour venir vers toi.

                                        Je souris…..

    Comme je me sens « moi » en lisant le poème d’Angela Croitoru.

    Je souris car évidemment je suis égale à moi-même…. Je n’adhère pas aux mots « si jolis »d’Angela Croitoru.. ni à ton explication et aux commentaires qu’ont incité ce texte.

     

    Qui suis-je donc pour ne rien comprendre de ce que vous semblez voir à la lecture de ce poème ?


    Moi, je ne regrette pas les amours pas éprouvés

    Je ne regrette pas les danses pas apprises

    Je ne regrette pas les enfants que je n’ai pas eus

    Je ne regrette pas les coupes non bues

    Peut être à bien réfléchir… oui je regrette les joies où je ne me suis pas suffisamment réjouie

    Par contre je ne peux regretter la passion… puis que je m’y suis entièrement plongée

    La bonté… Nous la mesurons toujours trop ! là je regrette

    Je ne regrette pas les élans de cœur avortés… On doit aussi réfréner nos pulsions qui nous poussent vers l’inconnu, alors que prés de soi le « tout » est là, à portée de bonheur.

    Je ne regrette pas les dons non donnés… un don ne peut devenir banal… il doit rester don.

    Je ne regrette pas les mots tus.. Le silence parfois en dit plus long

    Je ne regrette pas d’avoir mesuré le « tout ».. Car c’est l’age qui fait que le tout est important. Avant la jeunesse est intrépide.. Insouciante.. Immodérée… et tant mieux… C’est la jeunesse !

    Je ne regrette pas l’idéal… Oh, non, combien je ne regrette pas l’idéal… Car rien ne peut être idéal… Rien… et c’est un bien.. Car nous ne serions plus des hommes mais des Dieux…

    Je ne peux rien regretter… puisque « lui » était à mes côtés..

     

    Ma réponse va certainement te paraître présomptueuse… Elle l’est, j’en suis consciente…

    Mais en vérité, elle est le tout du « Nous » que nous formions, mon mari et moi …

     

    J’ai passé un moment agréable à te lire et à écrire ma réponse… oui, un moment de douceur… Merci pour cet agréable partage..

    A bientôt de te lire. Je t’embrasse.


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