• "Ecoutez donc toujours l'inconnu.

    Et rassemblez votre courage pour pénétrer dans l'inconnu.

    Pour accomplir votre croissance,il faut un grand courage, une absence de  peur...Le connu donne une certaine forme  de confort, de sécurité, d'assurance parce qu'il est connu

    On sait comment traiter avec lui. On peut rester endormi tout en traitant avec lui. Il n'est pas nécessaire d'être réveillé. c'est ce qui est commode avec le connu.

    Au moment où vous traversez la frontière du connu, la peur surgit parce que, désormais, vous ne savez plus ce qu'il faut faire ou ne pas faire...Vous pouvez faire des erreurs, vous pouvez vous égarer. Les gens s'accrochent au connu par peur. Et une fois qu'ils s'y accrochent, ils sont morts.

    La vie ne peut être vécue que dangereusement.

    Il n'y a pas d'autre façon de la vivre.

    Ce n'est qu'à travers le danger que la vie atteint la maturité, la croissance.

    Il faut être un aventurier, toujours prêt à risquer le connu pour l'inconnu.

    Et une fois qu'on a goûté aux joies de la liberté et à l'absence de peur,

    on ne s'en repent jamais car on sait ce que signifie vivre à l'optimum...

    Et même un simple moment de cette intensité-là est plus gratifiant qu'une éternité de vie médiocre.                          

                         OSHO (Le courage)

    Ce matin, ouvrant au hasard le livre de Osho, je tombe sur ces lignes

    et ce qu'il dit me paraît très juste mais comment fait-on pour dépasser sa peur?

    Certes cet après midi, me promenant sur des chemins forestiers, nous nous sommes aventurés sur des chemins inconnus mais le risque était vraiment mesuré puisqu'il suffisait de faire demi- tour pour retrouver des lieux plus familiers...et j'aime découvrir des chemins inconnus...mais seulement quand je sais  comment rejoindre  des lieux plus familiers.


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     Il y a quelques jours, j'ai reçu cet interview de Guy Corneau

    Ces paroles font-elles écho en vous?

                                                                               Qu'en pensez-vous?

                                                                             

    Quelles sont nos capacités de réparation intérieures, et comment pouvons-nous nous connecter à elles afin de nous guérir ? D’après Guy Corneau, survivant d’un cancer, il nous faut commencer par renouer un lien d’amour et de joie avec nous-mêmes.

     

    Psychanalyste québécois formé à l’Institut Carl Gustav Jung de Zurich, bien connu du grand public, Guy Corneau a été diagnostiqué en 2007 d’un cancer de grade 4, potentiellement terminal. Suivant différents traitements pour se soigner, à la fois conventionnels et holistiques, il a surtout contacté à travers cette épreuve la profonde nécessité de se reconnecter à la vie créative. Puissamment humain, son récit a impacté le public du congrès Nouvelle approche du vivant de Quantique Planète en novembre 2013. Témoin légitime qu’une guérison est possible, Guy Corneau nous parle de cet effort amoureux envers nous-même, que la maladie nous invite à faire.

    Vous parlez de la maladie comme d’un signal pour nous réveiller à la vie
    Oui. La maladie vient nous déranger et nous cherchons bien sûr à la guérir. Mais nous ne pouvons pas changer une chose en nous-mêmes, si nous ne sommes pas tout d’abord capables de la respecter et d’être à l’écoute de ce qu’elle veut dire. Qu’est-ce que la maladie vient éclairer ? Souvent elle parle d’une partie en soi que nous avons abandonnée, d’une partie de notre élan créateur qui est négligée, pour toutes sortes de raisons. Et si à la longue ces éléments-là ne sont pas écoutés, bien sûr ils se transforment en maladie pour que nous puissions les ressentir avec un peu plus d’acuité.
    Donc je parle de la maladie comme faisant partie de la santé, comme une parole de l’intelligence intérieure, mais aussi universelle, qui vient nous interpeller. Car la maladie parle de toutes sortes de choses, de nos zones de fragilités personnelles certes, mais aussi de notre environnement, de nos lignées familiales et de la relation que nous entretenons avec tout ça. Les épreuves m’ont par exemple permis de trouver des ressources, autant extérieures qu’intérieures, que j’ignorais complètement. Notre corps est donc comme un témoin de notre union ou de notre désunion avec la vie. Il témoigne de notre rapport ou de notre absence de rapport avec l’unité fondamentale qui sous-tend notre monde. Les maladies sont des invitations à des retrouvailles avec la sensation, pas juste le savoir, mais la sensation, d’une union avec la vie en nous et autour de nous.

    Qu’en est-il de nos capacités d’auto-guérison ?
    J’ai découvert, à travers le cancer, que rien ne pouvait me sauver de moi-même. J’ai eu à sortir d’une attente irréaliste et magique, celle que la chimiothérapie, les médicaments, mon acupuncteur, mon homéopathe, mon énergéticien, mon tai chi, pouvaient me sauver. J’ai avant tout compris que toutes ces approches rassemblées constituaient un environnement soignant, favorable à l’éveil du médecin intérieur en moi. L’environnement soignant est absolument nécessaire pour stimuler nos mécanismes d’auto-réparation, mais il est important de prendre conscience que ces mécanismes viennent de l’intérieur. Les mécanismes de guérison sont constamment là, prêts à nous aider. Il n’y a pas besoin de les inventer. Tout en nous veut guérir et tout veut se régénérer. Il s’agit d’accompagner de notre volonté, de nos intentions conscientes, ce que la nature fait déjà.
    Notre état intérieur est donc primordial dans cette remise en santé, pour ce processus de régénération. J’ai vu l’importance de renouer avec une présence à moi-même beaucoup plus respectueuse, tendre, qui amène inévitablement de la joie. Et c’est cette joie intérieure qui guérit. Elle donne le message à nos cellules qu’il y a de la vie, et nos cellules répondent en fabriquant de l’immunité, parce qu’elles veulent vivre.

    Devons-nous donc agir sur notre état intérieur pour guérir ?
    Notre état intérieur est la seule chose sur laquelle nous avons un peu de maîtrise. Nous avons structuré des façons d’être, des façons de faire, des croyances, des peurs, pour éviter l’impact de la répétition des blessures. Donc chez chacun, une personnalité s’est mise en place à notre insu, au départ parce qu’il fallait survivre. Mais avec le temps cette personnalité devient aussi une prison, elle se rigidifie. Alors nous cherchons le bonheur et l’ouverture, mais en même temps, nous craignons de nous ouvrir. Nous voulons changer mais ne pas bousculer notre zone de confort. Du coup, sans vraiment le vouloir, nous sommes aussi beaucoup dans la fermeture.
    Donc oui, il faut agir sur nos états intérieurs pour stimuler la vie et nos capacités de guérison qui n’attendent que nous. Je ne dis pas que c’est facile, mais nous sommes beaucoup plus que le petit personnage auquel nous nous sommes identifiés. Donc ça commence par se concevoir comme un ensemble énergétique intelligent et en évolution, qui donne naissance à l’être que nous sommes, et qui est connecté au monde et à d’autres champs énergétiques intelligents visibles ou invisibles. Il faut élargir le connu pour se redécouvrir, et redécouvrir la réalité dans laquelle nous baignons. De toutes façons, si nous restons avec nos rigidités nous allons mourir avec elles alors qu’il est peut-être encore temps de suivre le chemin de la vie, de retrouver la fluidité. Mais c’est vrai que ça va toujours demander une sorte d’effort parce que le personnage a prouvé son efficacité par rapport à la survie, et on y est attachés. Et la peur de ne pas être aimé est aussi très ancrée en nous. Une voix nous dit « si tu changes, si tu oses autre chose, on ne va plus t’aimer, tu vas être rejeté, tu vas de nouveau souffrir ». Changer nous demande un effort amoureux envers nous même.

    Il y aurait un choix de vie à réitérer constamment ?
    Oui, petit à petit, nous apprenons à dépasser les peurs et les rigidités. Cela demande une attention consciente pour être en mesure de choisir la joie, l’amour, l’ouverture. C’est pour cela que les tibétains parlent du guerrier de lumière. Nous devons choisir et cultiver nos états intérieurs, et les nourrir. Vous pouvez choisir aujourd’hui d’aller vers la sérénité et tenter de rester dans cette position intérieure, qui est joyeuse et qui est tranquille en même temps. Et là, toutes sortes de choses vont venir vous percuter. Toutefois, à chaque fois, vous allez choisir de retrouver votre axe de sérénité consciemment. Peut-être faudra-t-il le faire 100 fois dans la journée pour que ça s’installe de façon plus permanente.
    C’est un peu comme faire du sport, même si on sait que c’est bon pour nous, il y a toujours un petit effort à faire. Je pense que la chose la plus radicale qui puisse arriver sur notre chemin c’est de pratiquer un amour sans conditions et sans attentes, de pratiquer une joie sans raison, comme une offrande à l’univers. Peu importe ce qui arrive aujourd’hui, je choisis d’être joyeux et c’est une sorte d’ascèse. Ce qu’il faut comprendre c’est que ce choix, qui demande une auto-discipline, est au final un cadeau que l’on se fait à soi-même. Et ce cadeau, personne d’autre que nous ne peut nous l’offrir.


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  • '" Plus un humain se trouve enfoncé dans une déchéance physique ou morale,

    plus il a besoin d'une intensité d'amour

    pour faire jaillir le meilleur de son humanité.

    Seigneur, allume dans nos coeurs une telle flamme d'amour,

    qu'elle fasse tressaillir ceux que nous rencontrons,

    afin que tous deviennent beaux."            Soeur Emmanuelle

     

    Afin que tous deviennent beaux !

     

    C'est dans la revue "Sources" que j'ai trouvé cette prière à laquelle il me semble que l'on peut adhérer

    quelque soient nos croyances...C'est bien quand ils reçoivent de l'amour

    et deviennent ainsi davantage

    capables d'en donner eux-mêmes

    que les hommes deviennent beaux .


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  • "Et pourtant, à tout moment, nous pouvons prendre un nouveau départ.

    Tout début a la pureté de l'innocence.

    Plus difficile est le développement, car les parasites, les confusions et les complications et tous les excès du monde font irruption, quand l'innocence cède la place à l'expérience.

    Le plus dur, c'est la fin.

    Mais lâcher-prise nous donne le seul goût de vraie liberté : la fin devient un commencement,

    une fois de plus, et la vie a le dernier mot.

    Quand, dans un village africain,le conteur parvient au terme de son histoire, il appuie la paume de sa main sur la terre et il dit; "Je dépose mon histoire ici".

    Puis, après un court silence, il ajoute :

    "Afin que quelqu'un d'autre puisse la reprendre un jour."

                               Peter Brook (Oublier le silence)

     

     

     Petite pause : Je reviens la semaine prochaine

     

     

     

     

     

     

    T


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  • J'apprécie beaucoup vos commentaires même si j'y réponds assez rarement directement.

    L'autre jour, à l'article "Le temps d'une vie", l'un d'eux m' a particulièrement questionné , le voici:

     

    "Quelles belles et intéressantes interrogations ! Qu'ai je fait de ma vie ? Tout le monde devrait s'interroger sur son passé, son vécu pour voir devant lui afin de mieux goûter la beauté de la vie qu'elles que soient nos peines.

    S'interroger sur soi permet d'apprécier notre responsabilité personnelle dans nos relations avec le monde.

     

    Les guerres entre les hommes continuent avec une barbarie qui ne baisse jamais la garde. Elles continuent parce qu'il manque un savoir raisonné, une interrogation de chacun sur ses propres pensées. Nous sommes pratiquement tous des criminels. Combien d'entre nous appelons à la paix ?"

     

    C'est vrai, je suis d'accord, nous sommes responsables

    et le monde, tel qu'il est, c'est nous qui l'avons construit..en partie

    et avant de vouloir changer le monde, changeons nous nous-même...

    Et quelqu'un a dit, je ne sais plus qui :"celui qui ne sait pas est un ignorant mais celui qui sait et qui ne fait rien est un criminel"

    Hors, de nos jours, si nous voulons savoir ce qui se passe dans le monde, nous sommes informés

    Et que faisons-nous pour que la paix vienne? Rien ou peu de chose

    Nous sommes donc tous des criminels...

    Mais quand nous avons dit cela, sommes-nous plus avancés?

     

    Certes, une prise de conscience est nécessaire, c'est le début de toute action...

    Mais se reconnaître comme un criminel, va-t-il nous aider à agir?

    Il me semble que cela va plutôt nous désespérer et nous rendre apathiques...

    Si nous sommes si mauvais, à quoi bon vivre?

    Ou, si nous sommes si mauvais,, ne nous préoccupons plus des autres, vivons selon notre bon plaisir et essayons d'oublier tout ce qui nous encombre

    Car si nous avons une si mauvaise opinion de nous-mêmes, si nous nous aimons si peu, comment pourrions-nous aimer les autres et songer à leur bien-être?

    Alors, au lieu de nous culpabiliser à outrance, peut-être vaut-il mieux faire le pari de la bienveillance

    envers soi-même et envers les autres, croire que les hommes peuvent être bons et fraternels

    et tenter de l'être le plus possible là où nous vivons.

     

     

     


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