• Elle se réveille...comme dans un tunnel;

    Elle  a bien dormi pourtant

    Et le ciel est même un peu moins gris que la veille.

     

    Pourtant devant elle nul horizon

    Une journée avec de mornes répétitions

    Une journée sans rythme et sans rime

    Une journée sans raison

    Une journée sans passion, sans projet, sans vie.

     

    Pas une lueur

    Un nuage s'étire en longueur

    dans le ciel gribouillé.

     

    Peut-être une lueur luit-elle ailleurs.

     

    C'est une journée en ruine

    avant même d'être commencée.

     

    Et pourtant il faut marcher, comme nous le chante Philippe Forcioli

    et voici les paroles de sa chanson 

     

     

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=oeG2I5Q5NwE#t=0s

     

     La vie comme une longue marche 

    Menant là où on ne sait où

    Grimper les six millions de marches

    Pour arriver au bord d'un trou

    II faut marcher il faut marcher

    En dépit de l'inéluctable

    II faut marcher il faut marcher

    Pour espérer trouver la vie aimable

     

    Des ailes des ailes aux pieds

    Quand le sable s'enfonce

    Des ailes des ailes au coeur

    Dans le jardin perdu touffu de ronces

    Des ailes par pitié des ailes par pitié

     

    La vie comme une longue errance

    Comme un berger à son troupeau

    cherchantpâture et transhumance

    Avec des loups avec des crocs

    II faut marcher il faut marcher

    Par ci par là de l'herbe pousse

    II faut marcher il faut marcher

    Pour trouver le ruisseau dessous la mousse

     

    Des ailes des ailes aux pieds

    Quand la terre est trop aride

    Des ailes des ailes au cœur

    Quand le sourire se noie au fond des rides

    Des ailes par pitié des ailes par pitié

     

    Ma vie mon cœur mon bel amour

    Mon tendre secret de merveilles

    Mon espérance au petit jour

    Ma longue nuit profonde veille

    II faut marcher il faut marcher

    Quelqu'un nous suit et nous devance

    II faut marcher il faut marcher

    Faire en un pas cent pas quelle drôle de danse

     

    Ainsi chantait le petit homme

    En son silence épouvanté

    Des Golgotha menant à Rome

    Jusqu'au plus humble des sentiers

    II faut marcher il faut marcher

    Répétait-il à sa sandale

    Encore un pas tu vas sauter

    Tu danseras c'est sûr dans les étoiles

     

    Des ailes n'en ai plus besoin

    Voici les temps où tout s'élève

    Les ailes neigent au jardin

    En grandes grâces et larges trêves

     

    Des ailes par milliers des ailes par milliers

    des ailes par milliers des ailes par milliers

     

    Paroles & Musique: P. Forcioli


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  • Description de cette image, également commentée ci-après

     

     

    Ici, en Rhône-Alpes, c'est le mois de la francophonie

    Et hier soir, je suis allée écouter ROBERT CHARLEBOIS.

    C'est un des géants de la chanson québécoise avec Gilles Vignault et Félix Leclerc.

    Je ne l'avais jamais vu, il est vrai que cela fait quelques années qu'il s'était absenté des scènes françaises.

     

    De loin, (nous étions au fond de la salle), il a une allure juvénile...Il est au piano pour les deux premières chansons puis il se lève mais ses jambes dansent même quand il est immobile, je sens qu'elles frémissent avant même qu'il ne se soit réellement mis en mouvement...

     

    La musique est un peu trop forte et même si les musiciens sont excellents, je trouve que c'est un peu dommage car on n'entend pas toujours les paroles...et pourtant, il a du coffre,  le chanteur, et une superbe voix...Bon, tant pis pour les paroles, je me laisse entraîner par le rythme et le temps passe très vite tant sa présence est forte et bienveillante et, de plus, il sait être très drôle aussi...

     

    C'est vraiment une bonne soirée


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  • 2713778749_5536175c36.jpg

    Ce fut une belle soirée.

    Une heure de spectacle seulement mais un enchantement

    La compagnie de danse Cie De Fakto qui vient du Mexique a monté une chorégraphie autour de la figure de  Frida Kahlo

    Cinq danseurs et un quatuor tentent de  recréer le monde douleur intériorisée  de cette peintre singulière...

    On y voit toute sa combativité, sa spontanéïté, son énergie farouche face à son destin tragique (elle  a eu toute jeune un terrible accident qui la laisse infirme et en proie à de terribles souffrances)

    Et pourtant , en travers de son dernier tableau , peint juste avant de mourir, elle a écrit: "viva la Vida"

     

    Et c'est ce prodigieux amour de la vie que Aurélien Kairo, le chorégraphe de ce spectacle, nous fait ressentir de façon très vive et très physique...Nous avons beau être assis, c'est tout notre être qui se met à danser en les regardant...Même les musiciens , à certains moments , participent à la chorégraphie.

    Il y a une force inouïe, de l'humour, une très belle expression des sentiments

    et nous repartons vivifiés.


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  •  

    Courants-d-air.jpg

     

     

    Le ciel maussade de ce jour a été illuminé  par le charmant spectacle qu'un groupe de chanteurs musiciens mous a offert à la ville voisine.

     

    Un bel assortiment du malheur de la chanson française

     

    Un cocktail d'humour, de gravité, d'engagement, de passion

     

    14 chanteurs et leur pianiste

    Et ils ne se contentent pas de chanter, ils jouent leurs chansons, ils les mettent en espace.

    Il n'y a pas que nos oreilles qui se régalent..mais nos yeux et notre coeur tout autant.

     

    Certaines de ses chansons sont connues

    il y a des chansons de  Alain Souchon, Anne Sylvestre, Sanseverino, Francis Lemarque, Higelin, Romain Didier,  Alain Leprest

    mais aussi  Fredo de Bernard Dimey,  "Je t'écris d ela main Gauche de Danièle Messia injustement oubliée..   Les mots de Vintrigner...

    La variété de la chanson française est vraiment un bonheur de découverte...

     

    Nous rentrons chez nous juste au moment où la neige virevolte de tous côtés..heureusement ,   la route n'est pas trop longue..et c'est un plaisir de retrouver son chez soi


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    Le maître indien du sitar, Ravi Shankar, qui a influencé de nombreux artistes étrangers, des Beatles au violoniste classique Yehudi Menuhin, est décédé aux Etats-Unis à l'âge de 92 ans.

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    Photographe : Ravi Raveendran :: Le maître indien du sitar, Ravi Shankar, le 25 février 2004 à New Delhi photo : Ravi Raveendran, AFP

    Ravi Shankar, père de la chanteuse de jazz et pop-folk Norah Jones, est décédé dans un hôpital de San Diego, où il avait récemment subi une intervention chirurgicale pour le remplacement d'une valve cardiaque.

    Le Premier ministre indien, Manmohan Singh, a fait part de sa tristesse et évoqué la perte d'"un trésor national et d'un ambassadeur mondial de l'héritage culturel de l'Inde".

     

     

    Ravi Shankar, qui vivait en Californie, était né dans la ville sacrée de Bénarès, sur les bords du Gange, le 7 avril 1920. Il venait d'une famille de brahmanes, la plus haute caste dans la complexe société traditionnelle hindoue. 

    Le guitariste des Beatles, George Harrison, devint son élève dans les années 1960 et tous deux collaborèrent ensuite à plusieurs projets, notamment lors d'un concert de bienfaisance pour le Bangladesh en 1971. Harrison avait surnommé Ravi Shankar "le parrain de la World Music".

    En plein mouvement hippie, il s'était produit au festival de Woodstock (Etats-Unis) en 1969 aux côtés de Janis Joplin et Jimi Hendrix, devant près de 500.000 spectateurs.

    Bien que les sons envoûtants du sitar aient irrigué la pop music depuis quarante ans, en partie grâce à lui, ils gardent le même pouvoir de fascination chez les Occidentaux.

    Tantôt méditative, tantôt échevelée mais toujours raffinée et complexe, cette musique construite en partie sur l'improvisation est hypnotique et mystérieuse, propice au vagabondage de l'esprit, comme hors du temps.

    Dans une déclaration publiée de New York via le compte Twitter du musicien, sa veuve, Sukanya, et sa fille, Anoushka, ont expliqué que "sa santé était fragile depuis plusieurs années et jeudi (dernier), il a subi une opération qui pouvait potentiellement lui donné un nouveau souffle".

    "Malheureusement, en dépit des meilleurs efforts des chirurgiens et des médecins à son chevet, son corps n'a pas résisté à la fatigue de l'opération. Nous étions à ses côtés lorsqu'il est décédé", ont-elles ajouté.

    "Même si c'est un temps de chagrin et de tristesse, c'est aussi le temps du remerciement et de la gratitude pour l'avoir eu dans nos vies", ont ajouté les deux femmes.

    Sa famille et la fondation Ravi Shankar ont expliqué qu'il souffrait de problèmes respiratoires et cardiaques.

    Selon le texte de son entourage, le musicien s'était produit pour la dernière fois en concert le 4 novembre à Long Beach, en Californie, avec sa fille Anoushka, joueuse de sitar accomplie.

     

    .
     
    Vous pouvez l'entendre en cliquant au-dessus

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