• Marie de Hennezel

    Hier , des voisins me proposent de venir avec eux écouter une conférence de Marie de Hennezel.

    J'ai lu plusieurs de ses livres, il y a quelques années. Malgré la fatigue, je me laisse tenter.

    J'ai bien envie de la voir et de l'entendre, cette personne dont je ne connais que les écrits.

    Comme je n'ai pas d'attente particulière, je  ne peux pas être déçue.

    Il y a beaucoup de monde, nous nous trouvons une place tant bien que mal.

    Elle parle lentement et chacun de ses mots est habité.

    Elle ne cherche pas à convaincre, encore moins à briller.

    Simplement, elle communique son expérience.

    Elle qui s'est beaucoup occupée de personnes âgées ou agonisantes, nous dit et c'est surtout cela que je retiens

    Etre vieux, c'est être quelqu'un vers qui on vient comme vers une source.

    Disponibilité, lenteur, bienveillance, confiance sont des contre-valeurs qu'apportent les personnes âgées.

    La vieillesse est un voyage vers l'intériorité, elle nous permet de développer la capacité d'émerveillement,la  contemplation, la présence.

    Alors, je pars en me disant : soyons heureux de vieillir....Et vous?


  • Commentaires

    1
    Dimanche 4 Février à 15:02

    par les temps miséreux qui courent, moi non plus, je ne suis pas triste de vieillir ... tout en aimant la vie !

    amitié 

    2
    liedich
    Dimanche 4 Février à 15:10

    "Mourir, cela n'est rien, mourir, la belle affaire, mais vieillir" disait Brel. Marie de Hennezel prend le contrepieds et j'aime aussi cette approche. Je comprends "claudeleloire" dans son analyse et pourtant, j'aime vieillir pour ce que cela donne que l'on ne peut avoir que quand l'on devient sage et donc "moins jeune". Merci Gazou. Douce journée.

    3
    Dimanche 4 Février à 15:20

    J'aime cette idée que la vieillesse est un voyage vers l'intériorité. 

    Et le temps devenu disponible pour simplement " être " , et non pas forcément " faire ".

    Bin dimanche.

    4
    Dimanche 4 Février à 15:27

    Sans être désespérée de vieillir, je dois dire que je ne suis pas non plus heureuse, car beaucoup de choses ne sont plus à ma portée...je trouve cela plutôt triste!

    5
    nicole 86
    Dimanche 4 Février à 15:32

    La vieillesse est voyage vers l'intériorité, pourquoi attendre si tard pour commencer le voyage ? Petits enfants, adolescents, jeunes adultes, s'ils étaient aidés, pourraient se mettre en chemin plus tôt et peut-être aller plus loin. Ce n'est pas la mode et c'est bien dommage !

    6
    Marcel
    Dimanche 4 Février à 15:48

    En ce qui me concerne, je n'ai peur ni de vieillir, ni de mourir.

    Mais je ne voudrais pas continuer à vivre si je suis trop diminué,

    et je ne voudrais pas, non plus, trop souffrir.

    En attendant, j'ai toujours quelques projets, simples d'ailleurs.

    Le prochain est d'aller voir une expo dont tu as parlé:

    Celle de Jules Adler à Dole.

    7
    Dimanche 4 Février à 15:59

    je sens l'âge qui me transforme et l'accepter n'est ce pas ? Accepter de mourir un jour comme cette voisine décédée d'un cancer avant hier, un si beau sourire. 

    Merci pour ce partage encore une fois. Bises.

    8
    Dimanche 4 Février à 16:32

    Tout le monde n'est pas égal devant la vieillesse et perdre ses capacités cognitives ne développe en rien la capacité d'émerveillement. Dans la maison de retraite où je me rends tous les jours beaucoup se révoltent, crient "au secours", veulent rentrer chez eux, se sentent perdus. Ma mère me demande souvent ce qu'elle va devenir, ne sait pas où elle va dormir, comment elle va manger, qui va s'occuper d'elle..... Alors "la disponibilité,la lenteur, la  bienveillance, la confiance" .... sans parler des rivalités, des discordes, des petits jalousies entre résidents! Ce n'est jamais aussi simple que ce que veulent bien nous décrire tous ces gourous du bonheur à tout prix . Pour moi la vieillesse est un naufrage et je sais que dès que je deviendrai un poids pour les autres je ferai ce qu'il faut pour ne pas être une charge.

      • Lundi 5 Février à 08:05

        Il est bien évident que, lors de cette conférence, Marie de Hennezel parlait à des personnes qui n'avaient pas perdu leurs capacités cognitives, avec ces dernières, et tu en sais quelque chose, l'approche est tout à fait différente....Je ^pense bien àtoi , Azalaïs, et à ta maman

    9
    Dimanche 4 Février à 18:32

    Sûrement une conférence intéressante.

    Personnellement, cela ne me gène pas de vieillir.

    Chaque âge a ses bonheurs.

    Je me dis que j'ai bien vécu et l'age me permet d'être plus "sage", plus compréhensive.

    Ce que je craindrais le plus, c'est de vieillir et de perdre mes moyens, ne plus être autonome.

    Je connais ça avec la maman de mon mari 95 ans et qui n'est plus, comme elle était...

    Mais, elle vit avec nous et nous la choyons avec nos enfants, petits-enfants, arrières petits-enfants.

    Bisous Gazou, douce soirée

    Aimée

    10
    Dimanche 4 Février à 18:36

    Les circonstances ont fait que je me suis retrouvé à table avec Marie de H. à Paris,  aux débuts années 90 je crois.  Nos échanges n'avaient pas porté sur la vieillesse. Elle n'était d'ailleurs pas connue sur ce créneau  à l'époque, ni là pour ça. Mais je garde le souvenir d'une personne  qui m'avait marqué par sa présence à elle-même et aux autres.

    Je suppose que tu rapportes un aspect de sa conférence et  et non pas une synthèse de celle-ci, car sa pensée me semble beaucoup plus fouillée et pertinente que cela.

     Je pense qu'on lui doit surtout son action militante en faveur des personnes âgées, de la fin de vie, des soins palliatifs, et de son influence politique auprès de François Mitterrand  En faveur de ce qu'il est convenu d'appeler le grand âge.

     

     

     

      • Lundi 5 Février à 08:10

        En effet, je  ne fais pas un résumé de la conférence, je  dis seulement ce qui m'a le plus touchée, ce jour-là, dans les propos de Marie de Hennezel.

        Elle nous a dit aussi que c'était F. Mitterand qui avait créé la première unité de soins palliatifs et lui en avait proposé d'être la psychologue, que c'était donc lui qui l'avait introduit dans ce travail et qu'elle lui en était très reconnaissante

         

    11
    Dimanche 4 Février à 19:04

    Marie de Hennezel, j'ai lu plusieurs de ses livres, j'aime ce qu'elle dit, j'aime comment elle ressent les choses, j'aime comment elle aime les gens...
    Bonne soirée, Gazou.

    12
    Lundi 5 Février à 09:53

    Une femme merveilleuse...

    On peut se raconter beaucoup d'histoires différentes au sujet de la vieillesse, la plus sereine sera certainement celle de l'acceptation du corps qui se dégrade et du monde qui change un peu sans nous. On peut alors entrer en silence pour mieux admirer les merveilles qui nous entourent... peut-être...

    Belle journée à toi.  brigitte

    13
    Lundi 5 Février à 15:58
    daniel

    Mon sentiment est ambigu. Je regrette de perdre un peu de mes forces, donc de ma vitalité. Mais pour tout le reste, je suis d'accord avec elle: recul, sagesse, meilleure compréhension, présence. Et je sais de quoi je parle !! Vieillir c'est s'enrichir des expériences vécues. Quant à ma capacité d'émerveillement j'y tiens beaucoup ! 

    14
    Mardi 6 Février à 09:00

    J'ai eu l'occasion de la croiser... j'ai aimé son écoute et sa douceur.

    Ceci étant, j'ai chez moi un livre d'elle que je n'ai pas encore lu.. ma PAL déborde.

    Merci pour ta page du jour.

    Passe une douce journée. Bisous.

    15
    Vendredi 9 Février à 14:10

    Hélas la plupart des personnes âgées que je rencontre n'ont pas cette capacité, ils sont incapables de comprendre ce processus d'émerveillement qu'ils pourraient vivre. Sans doute que tout cela se travaille beaucoup plus tôt. Je commence maintenent! 

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