• Les réfugiés

     

     

      "Il a quitté son pays pour fuir la guerre entre les rebelles et les policiers. Il a traversé le Gabon, le Cameroun, le Nigeria, Bénin, le Mali, le Sénégal, la Mauritanie, le Maroc et l'Espagne", Raconte l'un des élèves de quatrième du collège Simone de Beauvoir, à Crolles, en Isère. 

        "Elle a fui la Guinée car sa famille voulait la marier de force à un homme qu'elle n'aimait pas", reprend un autre.

        Chacun son tour, les collégiens ont pris la parole pour relater l'histoire de réfugiés. Certains ont simplement parlé,d'autres          ont dessiné ou chanté.

       A leur façon, ils ont créé un spectacle, "Eux, c'est nous !", à partir de témoignages recueillis pendant une quinzaine de jours.  Ils ont rencontré une dizaine de migrants et une quinzaine d'associations locales venus les sensibiliser à la question      des   migrations.

       Apprendre le vivre-ensemble


       Le pari est réussi. Les clichés et les a prioris ont disparu. "J'entendais que les migrants venaient pour notre argent, pour    piquer nos emplois. En fait, on voit bien qu'ils veulent juste avoir le droit d'asile et s'intégrer", raconte l'une des collégiennes. 

       "C'est bien à cet âge là de leur apprendre à accepter les autres et à comprendre les situations des uns et des autres", dit Tatiana, l'une des réfugiée qui a accepté de témoigner.

     
                                      COLLEGE CROLLES RENCONTRE MIGRANTS
     
     
     
     

    Joann et sa soeur réfugiées du Soudan du Sud en Ouganda.

    JE SUIS SOLIDAIRE #Aveclesréfugiés

    Ce 20 juin, à l'occasion de la Journée mondiale du réfugié, nous rendons hommage à la résilience et au courage de plus de 65,6 millions de personnes qui ont été forcées de fuir les guerres, les persécutions et la violence. Mais ce jour est également l'occasion de saluer les populations qui accueillent ces personnes déracinées (réfugiés, déplacés internes), qui leur offrent refuge, leur font une place dans leurs écoles, et dans leurs sociétés.

    Nous vivons aujourd'hui dans un monde où les incertitudes sont fortes; l'instabilité économique, les soulèvements politiques et la violence près de chez nous peuvent donner l'envie de fermer les yeux ou de fermer nos portes. Mais la peur et l'exclusion ne nous mèneront pas vers un monde meilleur, elles ne peuvent mener qu'à la construction de barrières.

    Le temps est venu de changer de trajectoire. Et pour le mieux. 

    Grâce à notre travail, et notre présence dans plus de 125 pays dont souvent sur les lignes de front de conflits, nous sommes témoins au quotidien du courage, de la ténacité et des qualités exceptionnelles des réfugiés.

    Alors qu'ils ont perdu leur foyer, leur travail, et parfois leur famille, ils ne baissent pas les bras et trouvent l’énergie de recommencer à zéro. Dans un environnement favorable, les réfugiés apportent des solutions, pas des problèmes.

    Cela requiert d’ouvrir nos esprits, nos cœurs et nos communautés aux réfugiés. 

    Aus


  • Commentaires

    1
    Mardi 20 Juin à 19:29

    mon mari est bénévole au secours catholique et reçoit des migrants ayant des problèmes administratifs. Certains ont rapidement leur statut de demandeur d'asile, d'autres ont plus de difficultés. LEs dossiers doivent être complets avec toutes pièces justifiant leur venue en France. Pas évident d'ailleurs. L'immigration va continuer pour des tas de raisons, politiques, économiques et climatiques. 

    Intéressant de sensibiliser les enfants (et donc leurs parents). Une copine vue cette après midi demandant si l'aide reçue en France était importante, ce que lui disaient des voisins. En réalité, les demandeurs d'asile sont logés, nourris (en hiver surtout) par les restaurants du coeur, des aliments par la banque alimentaire ... et ils reçoivent 4 euros par jour et par personne durant la période de demande. 

     

    Bises et merci pour ton article. 

    2
    Mardi 20 Juin à 20:34

    ce genre d'action au sein d'une école  doit être soutenue par l'ensemble de la société, pour que chacun comprenne qu'un réfugié c'est avant tout un être humain en souffrance qui fuit l'impensable à nos yeux pour espérer trouver au sein de notre civilisation un droit de vivre ... 

    solidaire amitié .

    3
    Mardi 20 Juin à 21:13

    Le seul fait de voir les conditions atroces de leur voyage suffit à faire comprendre qu'ils ne viennent pas "pour le plaisir"... Au-delà du problème directement relationnel il y a ce défi lancé à l'humanité de s'homogénéiser de manière à ce qu'il n'y ait plus une classe de "nantis" et une autre de "défavorisés", et de devenir une grande fraternité.

    4
    Mercredi 21 Juin à 07:52

    Quand je pense à ces errances auxquelles toutes ces personnes qui demandent refuge ont été poussées ça me rend malade. Quand je pense à tous ces enfants qui débutent leur vie dans ce chaos c'est inhumain. Quand je pense à toutes ces guerres pour contrôler des territoires où pourraient vivre ces gens en paix ou du moins sans la peur des bombardements ça me révolte. Si les autorités le voulaient ces nouveaux arrivants pourraient être installés décemment sans que cela vienne concurrencer d'une quelconque manière les pauvres gens qu'il y a déjà chez nous et qui sont encore les plus partageux. Je suis fatiguée qu'on culpabilise toujours les mêmes alors que les décideurs qui détiennent les clés de la bourse pourraient un peu mieux utiliser les richesses produites pour satisfaire les besoins vitaux. Parfois je me dis aussi qu'on demande à la jeunesse de réparer les aveuglements des adultes et c'est un peu beaucoup. On a tendance à lui faire porter le baluchon.

    5
    Mercredi 21 Juin à 08:23
    Edmée De Xhavée

    Ce qui est surtout bon, c'est que la masse des "réfugiés" soit en fait "pixelisée", que chaque pixel soit un être avec son histoire. On ne peut pas les connaître toutes mais à plusieurs nous pouvons comprendre que la masse est faite d'êtres, avec des prénoms, des  histoires, des familles... 

    6
    Jeudi 22 Juin à 10:40
    Daniel

    Tu abordes un sujet important pour lequel , à mon avis, on n'a pas tout mis en œuvre, pour le traiter au mieux. Quand je vois ce qui se passe dans Paris, je me dis que le monde va vraiment mal. Des gens , des enfants vivent dans des conditions épouvantables.

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