• le 7 décembre

    Il y a six mois, j'ouvrais la première page de mon blog....
    Il y a trente et un ans,en fin de matinée, mon plus jeune enfant venait au monde et il y a douze ans il s'en repartait...un grand vide...vie et mort s'emmêlent...présence et absence se  confondent...

    Tu n'es plus là et pourtant tu es là, tu tiens toute la place...Les premières semaines,je te sentais derrière mon épaule droite...


    Joie et douleur mêlées...Je me dis que , enfin tu ne souffres plus, enfin je ne suis plus morte d'inquiétude...

    Le pire est arrivé, il n'est plus à craindre..

    .Mais c'est intolérable, on ne met pas au monde un enfant pour,quelques années plus tard le porter en terre...

    il y a maldonne,il faut recommencer la partie mais rien ne se recommence et tout se vit...

    Et tu es là,derrière mon épaule , et surtout au plus profond de moi, et tu me dis:

    "tout ce que je n'ai pas vécu, vis le à ma place, tout ce que je n'ai pas admiré, admire le pour moiI".. .Si je me laissais aller,ce serait comme si je te faisais mourir une seconde fois...Alors, je vis mon enfant, je vis !


  • Commentaires

    1
    Vendredi 7 Décembre 2007 à 08:29
    je pense fort à toi
    2
    Vendredi 7 Décembre 2007 à 09:49
    Bouleversée, je ne peux que partager un peu de loin (mais de très près tout de même) cette terrible douleur avec toi, le pire des deuils au monde, celui de son enfant, celui qu'on ne peut pas arriver à faire vraiment... Toi tu le fais pour lui, magnifique preuve d'amour et de courage. Je t'embrasse
    3
    Vendredi 7 Décembre 2007 à 11:32
    je ne peux empêcher une larme de couler. Gazou, ma douce, tout tes mots je les ressens au fonds de mon âme, on a en commun l'expérience douloureuse des départs et des absences? de nos absents qui vivent avec nous, en nous. et comme tu dis, "vivre" pour eux , les laisser "vivre" à travers nous, c'est ce qu'on peut offrir à leurs âmes. je pense très fort à toi, et à lui.
    4
    Vendredi 7 Décembre 2007 à 11:35
    Je ne peux même pas, ne veux pas imaginer ce douleur là, mais je suis à côté de toi, tant qu'on peut dans la souvenance. Le livre dont je parle aujourd'hui dans mon blog, existe traduit en français, je viens le trouver "Les disparus" et il a reçu le prix Medicis des livres étrangers pour 2007. Je crois vraiment que il vaut le temps et l'effort.
    5
    Vendredi 7 Décembre 2007 à 13:16
    je viens de poster un billet pour toi. http://mal-de-m-re.over-blog.com/article-14429610.html
    6
    Vendredi 7 Décembre 2007 à 15:07
    Les disparus que l'on a aimés sont ceux qui vous donnent sans doute le plus de force ! Bien à toi !
    7
    Vendredi 7 Décembre 2007 à 18:33
    Que dire...bien sûr qu'il est là, il le sera tjs. Et d'y parler, ça le rend même davantage présent ! Ghislain.
    8
    Vendredi 7 Décembre 2007 à 19:09
    Continue de vivre car tes mots sont magnifiques. Mes meilleures pensées t'accompagnent . Amicalement
    9
    Samedi 8 Décembre 2007 à 18:24
    merci à toi.
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    Lundi 10 Décembre 2007 à 15:34
    magnifique et poignant Gazou
    11
    Mardi 11 Décembre 2007 à 18:40
    Je t'embrasse de tout mon coeur
    12
    Mardi 11 Décembre 2007 à 18:54
    Je passe sur la pointe des pieds. Votre douleur m'émeut tellement que je ne puis rester tout à fait silencieux. Je comprends que vous ayez besoin des mots pour extérioriser votre peine si profonde. Je comprends que vous ayez besoin de vous remémorer les mots de votre fils. Je comprends mais ne puis mesurer vraiment, j'en suis sûr, l'ampleur de cette solitude que vous partagez avec votre cher disparu. Bon courage.
    13
    zilberman
    Mardi 2 Juillet 2013 à 17:14
    Quelle volonté, Solange. Je t'admire. Gérard
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