• Il est bon de terminer sa journée

    en revivant en pensée tous les bons moments qu'elle nous a offerts.

    C'est ce que je me disais hier soir  :

    Un appel téléphonique inattendu et amical,

    une longue conversation avec ma fille,

    un échange avec ma voisine,

    la rencontre d'une personne le matin puis d'une autre l'après-midi et toutes deux  se réjouissent de ma bonne mine

    et je sens que ce n'est pas pure gentillesse de leur part, que c'est ce qu'elles pensent

    et je sens le spectre de la maladie s'éloigner, je vais pouvoir tourner la page, je me sens moins fragile,

    j'ai plus d'énergie...mais j'ose encore à peine y croire et que d'autres me le disent me fait du bien...

    Je cueille tous ces petits bonheurs du jour pour m'en réjouir à nouveau et préparer ceux à venir aujourd'hui.

     

     


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  • Comme une ritournelle

    bien rôdée

    dans ma tête

     elle s'entête

    et se répète

    et m'assombrit

    et me réduit.

     

    Comme une mécanique stupide

    qui déroule insipide

    toujours les mêmes mots

    sans tenir compte du réel

    si divers et si chatoyant,

    elle dit des mots que je ne reconnais pas,

    des mots qui ne sont pas miens,

    des mots pour détruire,

    des mots pour anéantir.

     

    Des mots qui veulent étouffer

    la cantilène très douce,

    "petite voix sous la mousse"

    qui, "discrète et légère",

    murmure la beauté de la Vie,

    et nous réconforte et nous réjouit.

    Mais parfois elle bouillonne,

    et s'indigne qu'on la veuille baillonnée.

    Et elle entonne un chant de liberté . 


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  • Ces jours-ci je rencontre une personne au parcours singulier.

    Il fut d'abord instituteur.

    Puis rejoignant son désir premier il est devenu pasteur.

    Mais  trop différent des autres et mal accepté par certains il est obligé de se retirer .

    Pour assurer sa subsistance, il devient ouvrier agricole.

    Et actuellement, après avoir suivi une formation, il est devenu géobiologue et il se plaît énormément dans ce  travail....

     Et moi qui ,toute ma vie, ai toute ma vie occupé la même fonction, j'admire cette faculté de changement et d'adaptation.

    Ett je me demande ce qui m'a maintenu dans le même travail, dans un même lieu toute ma vie.

    Est-ce la peur du changement ?

    Est-ce par  fidélité, besoin d'approfondir un même sillon et de m'y maintenir?

    Est-ce la certitude d'avoir trouvé la bonne place, celle où je devais être, où je pouvais donner le meilleur de moi-même?


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  • 2013juin11-les-fleurs-du-jardin--Boncompain-044.jpg

     

    C'était la fête de l'école.

    Nous avions promis à notre petit fils d'aller l'écouter chanter  avant de partir chez nous.

     

    Et voilà les six classes enfantines réunies.

    Et ce n'est pas rien de faire chanter tout ce petit monde.

    Certains sont plus préoccupés de faire des signes à leurs parents que d'ouvrir leur bouche pour chanter...

    D'autres suivent leur rythme à eux et oublient de regarder la maîtresse qui s'efforce de battre la mesure...

    Malgré tout, c'est très agréable de les écouter et de les regarder...Leurs mines sont réjouies et certains sont très concentrés et chantent  de tout leur coeur.

     

    Nous, nous les avions déjà entendus , ces chants...La veille nous avions eu droit  un petit concert maison.

    Et après avoir chanté, notre petit fils nous avait conviés à en faire autant...Les papis et les mamies aussi doivent chanter, nous avait-il dit...

     

    Et nous voilà de retour chez nous...

     

    Mais pourquoi  ne vendez-vous pas votre maison ? nous avait-il dit la veille

    Et comme je lui demandais pourqoi, il me répondit :

    comme çà, vous resteriez toujours avec nous

     

    Merveilleuse candeur de l'enfance!


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  • C'est un dimanche de grisaille, de brume et de froidure...

     

    J'ouvre la porte deux ou trois fois hésitant à sortir....et pourtant l'envie est là, je n'aime pas rester enfermée une journée entière, il me semble n'avoir vécu qu'à demi...mais est-ce bien raisonnable, quand une bronchite coriace vient juste de s'éloigner, d'aller s'exposer au froid ?

     

    Les occupations , à l'intérieur , ne manquent pas : je lis, j'ouvre des ouvrages que je n'avais pas ouverts depuis longtemps, je blogue, j'écoute de la musique..

    .J'écoute la radio : j'ai le plaisir d'entendre Christophe André et sa voix apaisante...Le soir c'est Anne Sylvestre..eh oui, elle chante encore ...et une biographie va paraître sur elle...

     

    Je goûte le silence, je le savoure

     

    Je regarde les oiseaux qui se posent sur les arbres dénudés du jardin

     

    Un écureuil  grignote les pignons du cyprès et semble se délecter, insoucieux des rigueurs de l'hiver.

    Je le prends en photo, mais à travers la vitre, il paraît flou.

    J'ouvre la fenêtre mais le bruit l'alerte et je le vois disparaître derrière les branches....

     

    Le soir , je fais quelques exercices devant la cheminée où flambe un bon feu qui crépite joliment à mes oreilles.

    Tous mes sens sont en éveil et chaque moment est parfait

     

    Quelques appels téléphoniques ponctuent la journée...

     

    Comme tout cela est bon aujourd'hui !


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