• François Guiguet

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    J'ai découvert récemment les très beaux portraits de François Guiguet (1860-1937)

     

    Je suis restée longuement devant le tableau ci-dessus

    Elles voudraient bien savoir  les deux amies qui sont sur la gauche de la maman   qui tient le bébé à la robe blanche....

    Elles la harcèlent de questions

    Hésite-elle ou est-elle fermement décidée à ne rien dire ? Je ne sais...Je la sens trop accablée pour pouvoir parler  Et elle sait que garder le silence est parfois la meilleure façon de ne pas voir ses paroles travesties...

    Je crois qu'elle a choisi de se taire et ses compagnes n'auront qu'à inventer l'histoire qui ne leur a pas été racontée....

    Sa voisine de droite s'absorbe dans son ouvrage...mais elle n'en perd pas une miette..du dialogue muet qui s'est instauré  entre ses voisines...Elle sait, elle aussi que le silence , parfois,vaut mieux que les paroles

     

    Et moi, je me demande encore pourquoi cette femme m'intrigue autant, pourquoi elle m'attire...

    Peut-être que je me reconnais en elle et que cette scène m'en rappelle d'autres où j'ai été moi-même soumise au feu de questions indiscrètes!


  • Commentaires

    1
    Samedi 4 Septembre 2010 à 09:43

    Je vois aussi cette femme accablée de douleurs. Effectivement les autres s'interrogent, mais elle, elle est ailleurs..dans cet ailleurs ou on ne peut la toucher, seulement son enfant. Cet ailleurs de fuite, ou de protection. Merci de ce partage Gazou, belle approche de ce tableau, je ne suis pas certaine que j'aurais examiné la scéne de près si je l'avais découvert au musé. Bonne journée

    2
    Samedi 4 Septembre 2010 à 13:08

    Ce tableau est splendide ! Merci pour cette découverte partagée...

    J'aime bien ce qu'il t'a dit.

     

    Le silence est souvent la seule réponse dans ce cas-là.

    3
    Samedi 4 Septembre 2010 à 14:51

    Fascinant en effet le visage de cette femme sur lequel se lit une immense douleur!

    Bon dimanche Gazou

    Jackie

    4
    Samedi 4 Septembre 2010 à 14:52

    Oui, toute une histoire secrète erre dans ce beau tableau qui est loin d'être simplement un tableau bien peint. Il hurle une souffrance contenue, l'agitation n'explose pas dans le groupe d'amies mais ça palpite dans leur tête. C'est vrai que le beau bébé n'est pas le centre des pensées, même s'il est le centre du tableau. Sa mère est hors d'atteinte ...

     

     

    5
    Samedi 4 Septembre 2010 à 17:21

    bonjour

    je passe te souhaiter un bon weekend...tres bon artiste peintre...xxx

    6
    Samedi 4 Septembre 2010 à 17:40

    Bonjour,

     

    C'est tout simplement superbe: le tableau est intrinsèquement beau mais de plus votre commentaire l'éclaire d'un jour nouveau. Vous avez fait vivre une histoire: c'est cela l'art cela sert à cela si toutefois cela doit servir a quelque chose...

     

    Très bon week end et merci pour cette decouverte

     

    L.I

    7
    Samedi 4 Septembre 2010 à 18:24

    Pour moi c'est un joli tableau qui raconte la vie quotidienne...

    Bon week-end

    Jean

    8
    Samedi 4 Septembre 2010 à 20:02

    Comme ses yeux sont expressifs !

    9
    Samedi 4 Septembre 2010 à 20:50

    Une peinture émouvante et le texte est beau. Une réflexion intelligente.

    bonne soirée

    clem

    10
    Samedi 4 Septembre 2010 à 22:01

    Tu as parfaitement bien analysé la scène avec beaucoup de réalisme.Oui, le silence est parfois préférable en sachant bien que de toutes façons une traduction sera donnée!! Cette femme est soucieuse ou interrogative , elle fait de la peine.Son bébé n'arrive pas à la rendre heureuse .Bonne soirée, bises Gazou

    11
    Samedi 4 Septembre 2010 à 22:18

    Pour détendre l'atmosphère, je vous propose une autre hypothèse :

    ces deux femmes voudraient savoir

    avec quelle lessive elle lave aussi blanc !!!!!!

    12
    Samedi 4 Septembre 2010 à 23:05

    c'est vrai que moins on en dit mieux ça va, tout est si vite déformé

    bises

    13
    Dimanche 5 Septembre 2010 à 07:47

    Il est quand même nécessaire de pouvoir s'exprimer...Mais peut-être pas n'importe où et pas avec n'importe qui...Bon dimanche, Flipperine !

    14
    Dimanche 5 Septembre 2010 à 08:29

    même grise, la vie est là et le peintre nous la donne à voir..Il suffirait peut-être de epu pour qu'elle prenne des couleurs plus lumineuses

    15
    Dimanche 5 Septembre 2010 à 08:41

    Cette femme est absorbée dans des pensées auxquelles ses voisines voudraient bien avoir accès ! Mais elle a l'air si lointaine, que la présence des autres semble pour elle occultée...elle ne les voit pas, ne les entend pas.

    Bon Dimanche Gazou

    16
    Dimanche 5 Septembre 2010 à 08:43

    heureusement que tu es là Kasimir pour nous donner ta vision des choses !

    17
    Dimanche 5 Septembre 2010 à 20:11

    Je ne connaissais pas, mais j'apprécie beaucoup. merci pour ce partage

    Belle soirée et très bonne semaine à venir

    Jackie

    18
    Dimanche 5 Septembre 2010 à 22:10

    ah ça... le transfert qui se fait entre les oeuvres et nous, nous trouvons tous les oeuvres qui nous interpellent et nous ramène à nous...

    celle-ci est splendide

    je comprends ton absorption, au-delà même de la projection....

    doux bisous à toi

    et toute belle soirée à toi

    19
    Lundi 6 Septembre 2010 à 21:43

    cette femme est grave et belle mais fermée comme en opposition. C'est très fort

    20
    Mardi 7 Septembre 2010 à 07:39

    Le corps parle si fort, cela est langage...

    21
    Vendredi 10 Septembre 2010 à 07:43

    Oui en effet, tout est silence et c'est le sentiment que je ressens en premier... Mais que le silence est beau et fort quand il le souhaite ! Merci Gazou.

    22
    Vendredi 19 Novembre 2010 à 12:40

    Je ne connaissais pas ce peintre. J'aime beaucoup la douceur qui se dégage de ses oeuvres. Merci de me les avoir faites découvrir.

    23
    nicole 86
    Mardi 2 Juillet 2013 à 16:42

    Ce bébé sur les genoux dont personne ne s'occupe, il a une belle robe blanche et même un bracelet, mais qui lui parle ? qui le caline ? il n 'est pas collé à la poitrine de la femme, comme si, elle ne l'autorisait pas à s'appuyer contre elle, il faut qu'il apprenne à se tenir. Un bébé au regard pensif, qui a déjà compris qu'il ne fallait pas déranger.

    Le plus grand, il pourrait se lancer et marcher si des bras se tendaient pour l'appeler au lieu de le retenir dans cet position entre-deux, plus un nourisson, pas encore un enfant.

    La vie est grise, parme, bleu éteint.

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