• Le conseil de discipline de la police a décidé d'exclure un agent pour manquement au droit de réserve. "une exclusion temporaire de 18 mois, dont 6 mois de sursis...

    Qu'a donc fait cet agent de la sécurité pour mériter une telle sanction?

     

    Sihem Souid a rendu publics les faits dont elle avait été témoin. et elle  dit qu'elle n'a fait que son devoir :

    "le droit de réserve n'a pas pour vocation de baillonner les fonctionnaires devant des faits illégaux...En théorie, j'aurais pu être poursuivie pour ne pas les avoir dénoncés" plaide-t-elle

     

    Généralement ce genre de sanction est validée dans un délai de quinze jours mais là, trois semaines ont passé...

     

    C'est que la liste des défenseurs de la policière ne fait que s'allonger:,Stéphane Hessel, la Licra, la ligue des Droits de l'homme, des soutiens politiques, UMP et socialistes, des syndicats de policiers...

     

    "Si l'exclusion  est confirmée, dit même un membre du Conseil de discipline devant lequel a été convoquée la jeune femme,,  c'est un peu comme si l'administration se rendait complice des actes délictueux que Sihem  Souid a dénoncés documents à l'appui."

     

    C'est dans le quotidien "La Croix" du mercredi 22 juin que j'ai découvert, ahurie, cette information

     

    Il serait temps de nous réveiller.


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  •   Je suis dans le TGV.

      En face de moi, un couple.Tous les deux sont absorbés dans la lecture d'un livre et cependant, je sens immédiatement, dès mon arrivée, qu'ils sont très épris l'un de l'autre...Leur attitude , par la suite, me confirmera mon intuition première mais il n'y a , au départ,  rien, aucun geste, aucun regard qui puissent m'orienter vers cette pensée...Néanmoins, je sens que chacun a su rejoindre l'intimité de l'autre et que les liens qui les unissent sont très forts.

    A ma gauche, une femme est allongée sur deux places et dort...Un jeune homme arrive, la touche légèrement et lui fait signe que sa place est  à côté de la sienne...Elle entr'ouvre les yeux et se redresse pour qu'il puisse s'asseoir et elle replonge dans le sommeil aussitôt...En face d'elle, un autre jeune homme occupe lui aussi deux places, il ne dort pas mais il a posé tous ses bagages sur le siège à côté du sien et il semble bien décidé à défendre son territoire...C'est du moins ce que je ressens....A un moment il se lève, va plus loin et pendant ce temps, voyant ces deux places vides, un autre homme  arrive, il a voyagé jusqu'alors debout près de la porte et nous interroge pour savoir s'il peut s'installer là...La dame , en face de moi, lui dit que, puisqu'il y a deux places, il peut bien  en prendre une...Lorsque  l'autre revient, il se lève et s'explique...mais l'autre n'a pas envie de bouger ses bagages...alors il n'insiste pas davantage et va se reposter debout près de la porte...La dame , en face de moi, est choquée et intervient...Je suis aussi choquée qu'elle mais je ne crois pas que j'aurai osé intervenir...Elle lui dit gentiment mais très fermement sa façon de penser..Elle cherche mon regard et je l'approuve autant que je peux...Elle ne regarde pas son compagnon, lui a détourné les yeux dès le début de la scène et ne veut rien voir...Le jeune homme bougonne, c'est quelqu'un qui n'aime pas être dérangé...Quelques instants après, on le voit ranger ses bagages sous son siège et il va dire au monsieur que la place est libre...Celui-ci vient s'installer..Au moment de partir, il adresse un regard souriant à son compagnon de voyage mais celui-ci  ne lui accorde ni un regard, ni le moindre sourire, il ne desserre pas les dents....

      Cette petite scène , qui peut paraître anodine, me laisse songeuse

    Et si  la muflerie du jeune homme l'avait conduit  à devenir violent, s'il avait agressé quelqu'un, serions-nous intervenus ?Aurions nous joué à celui qui n'avait rien vu ? Je m'interroge...

      J'ai aimé la façon très ferme mais sans aucune agressivité dont  cette dame a su parler au jeune homme


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  • 20100923_23092010_08.JPG

     

     

    Les voyez-vous les deux pigeons ?

    Ils étaient sur la tête de la Vierge quand je les ai aperçus

    et ils se becquetaient tendrement

    et avec ravissement.

    La Vierge elle-même en fut émue.

    Regardez comme elle est vive et radieuse,

    elle semble s'élancer vers nous

    pour nous partager quelque joyeux secret...

    Mais le temps que je sorte l'appareil,

    l'un des pigeons est allé se cacher...

     

    Si l'amour de deux pigeons a rendu la pierre vivante,

    alors qu'en sera-t-il de l'amour de deux humains?

    Il devrait pouvoir triompher de toutes les inerties.

     

     

    Ces deux pigeons, si vous avez lu le texte précédent, vous les avez reconnus.

    Ce sont ceux qui se sont posés sur la façade de la cathédrale de Gérone


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  • J'ai vu,

    J'ai vu deux jeunes hommes qui s'embrassaient fougueusement et se délectaient de se savoir regardés.

     

    J'ai vu, sur un banc, une très jeune femme avec un bébé minuscule dans les bras. Elle lui a donné le sein et elle, elle se rassasiait du regard que les passants posaient sur elle.

     

    J'ai vu deux pigeons qui s'azimaient d'amour tendre et qui avaient choisi pour lieu de leurs ébats, la tête de la Vierge que l'on peut voir sur la façade principale de la cathédrale de Gérone...Et elle les a accueillis avec beaucoup de grâce et de candeur, admirant l'élan de vie qui les rendait si gais. Eux, je suppose, ne sinquiètaient pas du regard des passants. Pourtant, quand j'ai voulu les photographier, l'un des deux est allé se blottir derrière la Vierge, trop pudique sans doute pour exposer ses amours.

     

    J'ai vu, seule à une table de café, une belle et jeune catalane. Elle aussi s'est éclipsée quand mon voisin l'a photographiée.

     

     


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  • P6060016.JPGTrois boîtes aux lettres (cliquez )

     

     

    Vous vous souvenez des trois boîtes aux lettres

    qui, au bord du chemin, faisaient la causette.

     

    L'autre jour, grande surprise, elles étaient toujours là,

    fidèles certes, mais bien alignées, sises sur un banc,

    elles ont pris des allures bien sages, bien résignées....

    Finies leur espièglerie,leur fou rire, leurs chansons.

    Ce sont maintenant gentes dames 

    bien convenables,

    bien comme il faut,

    ne parlant plus mal à propos.

    Ont-elles troublé l'herbe des champs

    par leurs bavardages incessants ?

    Maintenant, elles s'entretiennent dignement,

    à voix basse, sans aucun propos malséant.

    Où est-ce la venue de la quatrième,

    la petite nouvelle qui  a provoqué le changement  ?

     

     


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