• Différents et si semblables

    C'est un texte écrit en juillet 1990 et qui ressort aujourd'hui par hasard

     

    Les relations humaines m'ont toujours beaucoup questionné par leur complexité.

    Finalement il est quatre positions : on est soit la victime, soit le bourreau, soit le spectateur, soit le simple.

     

    La victime :

    Oh ! la rage d'être impuissant!

    Et quand la victime révoltée sort du trou

    qu'elle prenne garde à ne pas devenir bourreau

    tant le besoin de revanche peut nous posséder

    surtout si l'on n'en est pas conscient

     

    Le bourreau :

    La position du plus fort n'est pas enviable

    Il doit toujours se battre pour la conserver, agresser l'autre le premier pour garder l'avantage

    Et plus on le croit puissant et plus il tremble de peur au fond de lui.

     

    Le spectateur :

    Il a retiré son épingle du jeu

    Il regarde tantôt se projetant dans la victime, tantôt se projetant dans le bourreau, mais lui où est-il?

    Eternel absent

     

    Le simple

    Il accorde à chacun une place égale à celle qu'il s'accorde à lui-même sans que l'autre la revendique et il peut s'établir avec lui dans un échange réciproque : recevant ce que l'autre lui donne et donnant lui-même de sa personne .

    Les rapports sont riches, les conflits existent parfois et sont affrontés sans drames comme étant la vie tout autant que l'harmonie. Mais il est un temps pour l'harmonie et un temps pour le conflit et c'est dans ce va et vient continuel que la vie se déroule avec des poussées parfois douloureuses mais sans heurt destructeur.

    Longtemps, j'ai cru qu'en prenant le parti de la victime, j'épousais à coup sûr le parti le plus juste.

      A présent, je crois que le bourreau lui aussi est victime, esclave de son besoin de toujours prouver son pouvoir sous peine de ne plus exister...et je sais maintenant que la victime parfois se transforme en bourreau.


  • Commentaires

    1
    Marcel
    Vendredi 27 Juin 2014 à 15:18

    J'adhère assez fortement à cette analyse.


    Mais, suis-je toujours capable d'une telle sérénité?...

    2
    Vendredi 27 Juin 2014 à 16:49

    dans la société actuelle nous sommes tous des victimes

    3
    Vendredi 27 Juin 2014 à 19:07

    Je crois en effet, que les deux sont à plaindre, je serai du genre simple, sans parti prit...

     

    4
    Vendredi 27 Juin 2014 à 20:32

    j'aime ce que tu écris .. l'amour bienveillance, à cultiver, arrosons nos petites graines "simples". Bises vacancières ... je reviendrai te voir  à mon retour de vacances. 

    5
    Vendredi 27 Juin 2014 à 22:55
    erato:

    Une bonne analyse , le bourreau ou la victime peuvent se transformer en victime ou bourreau .Pourquoi , ne pas prendre le parti d'être simple?

    Bonne soirée Gazou

    6
    Samedi 28 Juin 2014 à 08:04

    Fut un temps où j'étais spectateur... mais un jour j'ai compris je devais devenir acteur...

    Mais cette proposition tu ne l'as pas faite!!!!

    Bon week-end

    Jean

    7
    Samedi 28 Juin 2014 à 15:51

    C'est une page à méditer...

    Pas facile de se contenter d'être acteur, simplement acteur. :)

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